Éditions Prise de parole

  • Au Canada, les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à être tuées par leur partenaire intime. Ce fait, combiné à une théorie usuelle qui aborde ce type de meurtre comme un acte rationnel - l'homme tue dans le but de contrôler, la femme pour se protéger - tend à essentialiser les sexes.

    La recherche ici présentée donne une lecture différente du phénomène. Elle repose sur un échantillon de meurtres du conjoint - 120 au total, perpétrés par autant d'hommes que de femmes -, et deux ensembles de données : les décisions de la Commission des libérations conditionnelles du Canada et les transcriptions des audiences devant la Commission. En examinant les circonstances des homicides, l'histoire des meurtriers et l'évolution du crime dans le système judiciaire, elle révèle que l'explication de ces actes ne peut être fondée sur la base de la masculinité ou de la féminité.

    «Le meurtre du partenaire intime» démontre que chaque homicide survient dans une relation particulière tout en présentant des facteurs récurrents ; et qu'il se situe entre le prévisible et l'imprévisible, la conscience et l'inconscience, du geste posé. À ce titre, l'approche relationnelle que proposent les chercheurs a pour avantage d'aborder l'humain dans la complexité de ses dimensions rationnelles et émotives et devient un outil pour mieux comprendre le maricide et l'uxoricide, voire les dynamiques propres à chaque sexe.

  • « Une sociologie qui ne se donne pas l'attitude de la philosophie comprend peu ; une philosophie qui ne se donne pas les contraintes empiriques de la sociologie comprend trop. » Sur un ton tantôt personnel, tantôt théorique, « Suites sociologiques » retrace le cheminement d'un sociologue qui en vient à créer des modèles d'analyse qui rassemblent des champs séparés, aussi à transformer en hypothèses à vérifier des notions longtemps érigées en vérités.

    La sociologie est dominée par quatre grands thèmes : la division de la société en classes, l'organisation de la société en fonction du pouvoir, le rapport entre la structure sociale et les actions des individus, la nature de l'action sociale. Pourtant, la sociologie démontre elle-même que ces questions sont obsolètes.

    On sait que l'être humain est un être social, historique, communicationnel, rationnel, émotif, que la pensée humaine a pour corollaire le langage, que les langues humaines sont historiques. Rares, pourtant, sont les cadres théoriques où toutes ces évidences sont intégrées.

    C'est vers une sociologie ayant cette envergure que Simon Laflamme a été conduit, par son cheminement en recherche et sa passion pour sa discipline.

  • «Enjeux de la médiatisation à l´université» s´intéresse à la façon dont l´intégration des technologies de l´information et de la communication (TIC) en milieu universitaire révolutionnent l´enseignement. L´ouvrage s´interroge, plus particulièrement, à la place qu´occupent les TIC à l´université et à leur contribution à la redéfinition des pratiques éducatives. Les cinq chapitres de l´ouvrage cherchent à éclairer comment les TIC obligent les professeurs à se resituer : à remettre en question leur rôle, voire leur contribution et leurs visées.

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