Éditions Dominique Leroy

  • L'oeuvre maudite d'Oscar Wilde...
    Un prolongement à visage découvert du Portrait de Dorian Gray, autobiographique et sulfureux, d'un érotisme cru et d'un romantisme désespéré, racontant les amours homosexuelles et tragiques de René Teleny et Camille Des Grieux.
    Tout Wilde est là : sa recherche du plaisir, le pressentiment de sa chute, ses références littéraires, ses personnages, ses aphorismes.
    Oscar Wilde est à la fois Teleny et Des Grieux : séducteur et infidèle, amoureux passionné, jaloux impénitent, initiateur et disciple, il se livre sans voile dans ce roman troublant.
    Teleny, publié pour la première fois anonymement à Londres en 1893 été attribué à Oscar Wilde par Maurice Girodias dès 1958, puis par son biographe H. Montgomery Hyde en 1975, dont les plus récentes conclusions sont rassemblées dans « l'enquête littéraire » qui ouvre la présente édition.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).

    Roman numérique, 236 pages, couverture en couleurs et en noir et blanc.

  • « Cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fait connaître le vrai beau du libertinage. »
    Ce conte érotique met en scène un vilain prêtre, l'héroïne Érosie adepte des amours saphiques et un jouvenceau tout frais émoulu du collège qui va la guérir de sa haine des hommes et lui faire découvrir d'autres plaisirs, il tient en deux lettres qu'Érosie envoie à son amie Juliette. Érosie résume ainsi son récit : « Mais avoue donc que mon inimaginable aventure a bien de quoi mettre en défaut tout système sur la cause et les effets de l'amour et de la volupté ! Qui m'eût dit, lorsque je reçus ton dernier baiser, il y a si peu de temps, que presque aussitôt je serais radicalement guérie de mon antipathie contre le sexe masculin, et, bien pis, que sans m'amuser à prendre graduellement mes licences par un fatal concours d'incidents, je me trouverais impromptu coiffée du bonnet de docteur. »
    Nerciat, soldat, bibliothécaire et espion, fut, dans ses romans, un philosophe hédoniste, il veut que « cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fasse connaître le vrai beau du libertinage ». Alexandrian confirme : « Le chevalier Andréa de Nerciat a été certainement le plus grand romancier érotique de toute l'Europe, sachant exprimer le pire libertinage sans être vulgaire, n'avilissant jamais l'esprit en excitant les sens. »
    L'édition originale du Doctorat Impromptu, un des meilleurs ouvrages de Nerciat, fut publié en 1788, on retrouve ensuite une édition en 1866 à Bruxelles par Poulet-Malassis accompagnée des gravures de 1788.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Roman numérique illustré, 70 pages, orné de 9 illustrations en hors-texte de Zyg Brunner, couverture en couleurs illustrée par Zyg Brunner.(Enfer de la BnF, cote n° 121)

  • On peut dire que À la feuille de rose est un remake pornographique de l'Éducation sentimentale, pimenté par les thèmes favoris du divin marquis.
    Cette farce en un acte et en prose narre les aventures d'un jeune couple de bourgeois provinciaux qui s'imagine passer leur nuit de noces dans un hôtel alors qu'il s'agit d'un lupanar de la pire espèce. Le maître des lieux fait croire aux deux époux que les prostituées qui défilent sont les femmes de l'ambassadeur de Turquie. La présentation des clients est prétexte à une sorte de guignol obscène qui donne lieu à des scènes d'exhibitionnisme, de lesbianisme et de coït collectif. M. et Mme Beauflanquet participeront malgré eux à cette débauche.
    La pièce À la feuille de rose, Maison turque fut représentée le 13 avril 1875, pour la première fois, chez les peintres Becker et Leloir, dans leur atelier de la rue de Fleurus.
    Cette comédie de moeurs « très libres » en prose fut écrite par le plus pervers des naturalistes, Guy de Maupassant. Aucun doute ne peut subsister sur l'identité de l'acteur-auteur qui reconnut son oeuvre par ces mots : « Nous allons, quelques amis et moi, jouer une pièce absolument lubrique....Inutile de dire que cette oeuvre est de nous. » Flaubert apporta le lieu de l'action, une maison close de Paris : la Maison turque (inspirée par un bordel parisien des bords de Seine à l'enseigne de la « Maison de Zoraïde », fréquentée par des gens beaucoup moins recommandables que les clients de la « Maison Tellier » citée par Flaubert dans l'Éducation sentimentale, mais Maupassant y ajouta un parfum sadique, celui-là même que l'on retrouve dans ses poèmes qui reprennent les thèmes de La Philosophie dans le boudoir (Ma source, 69, La Femme à barbe). On peut donc dire que À la feuille de rose est un remake pornographique de l' Éducation sentimentale, pimenté par les thèmes favoris du divin marquis.
    Cette pièce ne fut publiée pour la première fois qu'en 1945 et à un tirage confidentiel de deux cent vingt-cinq exemplaires, ce qui explique que Guy de Maupassant n'eut pas à subir les foudres de la justice pour cette oeuvre très leste.
    L'oeuvre érotique de l'auteur de Boule de Suif nous fait découvrir un Guy de Maupassant inconnu, libertin et hédoniste, qui aimait le vin et les femmes.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Cette collection offre aux amateurs avertis, aux chercheurs, les titres de littérature érotique répertoriés par Guillaume Apollinaire et Pascal Pia jusqu'en 1972, date à laquelle on n'ajouta plus de nouveaux livres dans l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France à Paris.
    Pièce de théâtre numérique illustrée, 102 pages, ornée de 5 illustrations anonymes en hors-texte, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote n° 1464)


  • Véritable apologie du plaisir, « c'est le procès du père Girard et de sa pénitente la belle Cadière, qui a servi de cadre à cet ouvrage, et les noms des deux personnages sont ici anagrammatisés en Dirrag et Eradice » cite Apollinaire dans son Enfer de la Bibliothèque Nationale.
    En effet ce roman est inspiré d'un fait divers scandaleux, ce fut l'affaire de Jean-Baptiste Girard, jésuite qui séduisit en 1730 une jeune carmélite âgée de 17 ans Catherine de Cadière alors qu'il était recteur du Séminaire royal des aumôniers de la marine à Toulon et son confesseur.
    Alexandrian dévoile les anagrammes de ce roman à clés : « Thérèse, fille d'un bourgeois de Vencerop (Provence), est mise au couvent de Volnot (Toulon). Elle se lie avec Éradice (Cadière) et assiste en cachette aux leçons de piété que lui donne le père Dirrag (Girard). » « Oubliez et laissez-vous faire » lui dit-il en glissant entre ses cuisses « le cordon de Saint-François, qui par son intromission, doit chasser tout ce qui reste d'impur dans le corps de sa pénitente ». Son éducation terminée, dans la seconde partie du texte, Thérèse s'installe à Paris où elle ne connaît personne. Mais, bientôt, elle va se lier d'amitié avec sa voisine Madame de Bois-Laurier qui lui racontera sa vie galante. Enfin dans la troisième et dernière partie du roman, Thérèse rencontre à l'Opéra un comte, honnête homme, qui la conduira dans son château en promettant de respecter ses désirs et ses aversions. Véritable traité d'onanisme, ce récit s'achèvera cependant sur un coïtus interruptus - Thérèse abhorre la grossesse ! - sachant que « les femmes n'ont que trois choses à redouter : la peur du diable, la réputation et la grossesse »
    Cet ouvrage publié pour la première fois en 1748, anonymement, fut tout d'abord attribué à son éditeur François-Xavier d'Arles de Montigny, détenu huit mois à la Bastille pour la publication de Thérèse qui heureux de cette paternité ne la dénia point. Apollinaire, dans son Enfer de la Bibliothèque Nationale indique que Thérèse fut aussi attribué à Diderot, hypothèse qu'aborde également Jacques Duprilot dans sa préface à l'édition de 1980, hypothèse purement fantaisiste ! Sade est formel, il affirme par la voix de Juliette qui dresse l'inventaire d'une bibliothèque libertine dans son Histoire : « Thérèse Philosophe, ouvrage charmant du marquis d'Argens, le seul qui ait montré le but... l'unique qui ait agréablement lié la luxure et l'impiété et qui donnera enfin l'idée d'un livre immoral ».
    Un des ouvrages les plus réédités au 18e siècle, de 1748 à la révolution française, on recense déjà près d'une trentaine d'édition.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n°402)

    Roman illustré numérique (eBook à télécharger), 87 pages, orné de 16 illustrations en couleurs et 20 illustrations en noir et blanc, couverture en couleurs.

  • Pour les femmes et les hommes libres, la recherche consciente et joyeuse de la volupté donne du sens à l'existence.
    Après avoir partagé un hédonisme priapique, Laure dit à sa tendre amie et confidente : « Tu connais ton pouvoir sur moi ; tu sais combien je te chéris ; tu réunis aujourd'hui tous les sentiments de mon coeur. Je t'apporterai un bijou semblable à celui de Valsay, mais moins dangereux ; s'il n'est moins naturel... J'irai à mon tour essuyer tes pleurs. Oui, tendre amie, oublions l'univers, pour ne nous en tenir qu'à nous-mêmes. »
    Ce livre est un roman pédagogique à la manière d'Émile et un roman autobiographique à la manière de La Vie de mon père. Mirabeau dit avant Fourier que toutes les pratiques sexuelles sont possibles si elles s'accompagnent d'une bonne éducation et du bonheur d'aimer tendrement.
    L'oeuvre érotique de Mirabeau est empreinte d'une savoureuse atmosphère de libertinage, celui du XVIIIe siècle, époque où les esprits éclairés tenaient pour droit naturel et inaliénable la recherche du plaisir physique, au même titre que celui du bonheur ou de la liberté.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Roman numérique illustré, 156 pages, orné de 6 illustrations anonymes, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote n° 832)

  • « L'obscénité disparait presque, la boue et le sang se sèchent au feu du style... »
    L'intrigue est fort concise, Alcide, un proche de la comtesse Gamiani, intrigué et attiré par la maîtresse de maison, se cache, un soir, chez elle, pour surprendre ses secrets. Il découvre qu'elle est lesbienne et assiste à ses joutes saphiques avec son amie, Fanny. Alcide, ne pouvant résister à ce spectacle, pénètre dans l'arène surchauffée et se jette sur la jeune fille, mais la comtesse se mêle à leurs ébats et se révèle insatiable telle une « Prométhée femelle dévorée par cent vautours ».
    Au comble de l'excitation, elle se retire dans une autre pièce avec sa camériste Julie et appelle son énorme chien ! Pendant les périodes de repos, chacun des protagonistes fera le récit de ses plus folles expériences amoureuses.
    Alcide tente d'arracher Fanny des griffes de la comtesse, sans y parvenir. Gamiani se confie : « Oh ! oui, je personnifie les joies ardentes de la matière, les joies brûlantes de la chair ! Luxurieuse, implacable, je donne le plaisir sans fin, je suis l'amour qui tue ! ». Il lui faudra donc éprouver l'orgasme suprême, l'extase ultime, en mourant ! À l'aide d'un aphrodisiaque, elle empoisonne Fanny et s'empoisonne elle-même en disant : « Je meurs dans la rage du plaisir, dans la rage de la douleur ».
    Publié pour la première fois en 1833 par l'éditeur Poulet-Malassis, fort bien placé pour connaître le véritable auteur, il affirmait d'emblée : « On a des preuves que M. Alfred de Musset est l'auteur de ce roman ». Il est indéniable que le Cénacle romantique savait parfaitement que Musset était bien l'auteur de ce texte. Dans la préface de l'édition de 1864, reproduite au début de la présente livraison, l'éditeur de l'époque, Vital-Puissant relate les circonstances qui ont participées à l'écriture de Gamiani.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Pièce de théâtre numérique, 104 pages, orné de 12 illustrations en couleurs de Achille Deveria, couverture en couleurs.(Enfer de la BnF, cote n° 415)



  • Pichard illustre pour notre plus grand plaisir un des « buts de l'être humain », conscient qu'il s'agit d'éclairer un véritable catéchisme des actes d'amour et de rituels à la gloire de notre corps.
    Les Kama Soutra ou comme le voudrait une traduction plus littérale « Aphorismes sur l'amour » sont en fait un traité des règles de l'amour écrit en sanscrit vers le premier ou le deuxième siècle de notre ère par Mallinaga Vatsyayana. En dépit de son indéniable contenu érotique, c'est un ouvrage qui participe de l'art et de la philosophie religieuse de l'Inde.
    Voici donc ce texte mythique illustré par Georges Pichard, dessinateur entre autres de Paulette (avec Georges Wolinski), Blanche Épiphanie, Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope ou La Comtesse rouge.
    Roman graphique, 320 pages, 48 planches en noir et blanc et couverture de Georges Pichard.

  • Sexie

    Claude Seignolle


    Des histoires crues, des contes pour adultes, gourmandises pour les sens.
    Spontanés, inattendus, parfois cocasses, toujours excitants, ces « contes et récits licencieux » constituent une sorte de folklore d'alcôve, une véritable ethnologie de la gaudriole sexuelle exhibée au grand jour. En de petits tableaux priapiques, le narrateur nous promène, au gré de sa fantaisie de Paris à Moscou en passant par l'Autriche et de nombreuses régions en France.
    « ...Sexie est telle qu'en vos désirs les plus secrets, les plus ardents, les plus subtils ; elle a les traits de celle dont vous aimeriez être l'heureux amant.
    Oui, Sexie possède l'incommensurable charme, l'infinie beauté, l'inévitable attirance de la baiseuse... »
    Cette dernière édition intégrale de Sexie ou l'Éloge de la nymphomanie a été revue et corrigée par son auteur qui s'est longtemps caché sous le pseudonyme de Starcante.
    Claude Seignolle a eu le privilège d'entrer de son vivant dans l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France à Paris dans les années 1960, et ses ouvrages érotiques font partie des 1730 ouvrages répertoriés par Guillaume Apollinaire et Pascal Pia. Nous sommes heureux de l'accueillir dans cette collection éponyme.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Roman numérique, 428 pages, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote n° 1515, 1538).

  • Épanouissement amoureux et sexuel sous la contrainte : trois femmes, trois récits érotiques.
    L'épanouissement sexuel et amoureux des femmes est le thème clé des récits d'Isabelle Lorédan. La soumission un moyen d'y parvenir. Confiance en l'autre, confiance en soi sont irrémédiablement liées.

    Un, deux, trois... Nous irons en croix
    Jean va au devant des souhaits de sa femme en la dominant et en confiant à une complice le soin de la punir avec ce martinet de cuir acheté un peu plus tôt dans la soirée...

    Que la chair exulte !
    Quand Louise amorce, sur un site de rencontres, un dialogue avec Jean-Luc, elle est loin de se douter de la tournure que prendra sa vie sexuelle. Sa confiance en elle grandit et Louise s'abandonne à ses fantasmes et à ceux de son partenaire...

    Poupée de chair
    Histoire d'amour dans laquelle les sentiments profonds de deux êtres s'expriment dans une relation de domination, Poupée de chair est un récit érotique intense et émouvant.
    La présente édition comprend les nouvelles et la novella publiées dans la collection e-ros sous les titres Un, deux, trois... Nous irons en croix, Que la chair exulte ! et Poupée de chair.

    Isabelle Lorédan vit en Haute-Saône et compte à ce jour une quinzaine de textes érotiques publiés chez divers éditeurs.
    Collection e-ros D/s créée par ChocolatCannelle, des récits de Domination et de soumission, échanges de pouvoir érotique.
    Un recueil numérique de nouvelles, 104 pages, couverture en couleurs illustrée par Chairminator, Sandokan et Jahyra.

  • Sexy et entreprenantes, les femmes de ces nouvelles fortement épicées aiment le sexe et le prouvent.
    Une agence immobilière qui met en relation propriétaires esseulées d'un certain âge et jeunes étudiants sans le sou, une AMAP conviviale où l'on ne goûte pas qu'aux fruits et aux légumes, un site Internet sur la sexualité qui crée des scoops, un bar-hôtel qui cacherait un réseau de prostitution et un château où se déroulent de somptueuses fêtes réservées à la haute société : ces cinq « affaires » alertent la police, la gendarmerie ou la presse. Toutes sont classées X pour la crudité des scènes et des propos. L'humour n'y fait cependant pas défaut.
    La présente édition regroupe les publications suivantes : Affaires classées X, À L'Estaminet et Orgie au château de Bonpré réunies dans un unique recueil.
    ChocolatCannelle aime les formats courts. Elle ne croit d'ailleurs pas à l'adage du « plus c'est long, meilleur c'est ». Quoique, tout dépend du sujet.
    Collection e-ros & ceteri créée par ChocolatCannelle, où l'érotisme prend des chemins de traverse. Saveur des mots crus et sexualité plurielle.
    Un recueil numérique de nouvelles, 104 pages, couverture en couleurs illustrée par Virgilles, et Chairminator.

  • La première édition de L'École des biches ou Moeurs des petites dames de ce temps a été imprimée en 1868 à Bruxelles à soixante-quatre exemplaires, sans nom d'auteur. Dans les différentes éditions parues, de 1868 à 1880, les éditeurs ont fourni des renseignements sur les auteurs possibles ainsi que sur les personnages. La plupart des bibliographes et catalogueurs de littérature érotique pensent, comme J. M. Lo Duca, que le seul auteur possible pour cette oeuvre est Ernest Baroche (1829-1870), fils d'un ministre de la justice écorché par Victor Hugo dans Les Châtiments. Ernest Baroche s'inspire visiblement de la structure exemplaire des Dialogues de Luisa Sigea de Nicolas Chorier, son confrère au parlement de Grenoble. Malgré cet exemple auguste, il ne nous offre pas un chef-d'oeuvre de la littérature, il se contente de nous proposer un chef-d'oeuvre du roman érotique dans toute son efficacité. Le comportement de ses personnages - deux hommes et trois femmes - est déchaîné : chez les femmes surtout, dont le langage devance les fioritures habituelles.
    L'École des biches est « un manuel théorique et pratique de libertinage », un « manuel en action » qui eut son heure de gloire grâce à une préface de Sylvestre Bonnard (pseudonyme de Pierre Dufay). C'est un récit très osé qui se présente comme une vaste pièce de théâtre, selon une solide tradition discursive. Les scènes les plus scabreuses sont plus dites que décrites. L'impact érotique n'en est que plus fort et permet de réaliser à peu près tous les fantasmes de l'accouplement amoureux, à deux, à trois... Dans ce genre, fort d'un équilibre exemplaire, L'École des biches a rarement été égalé. Sa fraîcheur demeure, preuve de son charme et de sa qualité.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n° 21).
    Pièce de théâtre illustrée numérique , 121 pages, orné de 2 illustrations, couverture en couleurs et en noir et blanc.



  • Jusqu'à la première édition de cet album, le nom de Carlõ évoquait seulement le mythique illustrateur d'introuvables romans libertins publiés dans les années 1930. Avec plus de 340 dessins, cette nouvelle édition présente la quasi-totalité d'une oeuvre secrète, inaccessible et fascinante.
    Femmes altières vêtues de chevreau glacé, princes cruels et pirates divers rivalisent d'imagination pour asservir des victimes qui trouvent dans ces traitements de bien bizarres satisfactions. Après avoir révélé, dans Mignonnes Mignonnettes, les photographies coquines contemporaines des dessins de Carlõ, Robert Mérodack étudie cet artiste mystérieux, les ouvrages qu'il a illustrés et l'énorme influence qu'il a exercée aussi bien sur John Willie, le créateur de Sweet Gwendoline que sur Gene Bilbrew, Eric Stanton ou Bill Ward...
    De cette confrontation résultent des découvertes concernant l'histoire d'un genre méconnu, mais également l'identité réelle des auteurs illustrés par Carlõ. Cependant, même débusqué sous le pseudonyme d'un caricaturiste, Carlõ reste mystérieux. Parce que son oeuvre est géniale et inattendue, parce que son humour est aussi cruel que tendre, parce qu'il est devenu à l'illustration ce que L'Histoire d'O est au roman, ce qu'André Breton appelait «un infracassable noyau de nuit».
    Collection créée par Robert Mérodack.
    Collection Vertiges Souvenirs.
    Recueil de dessins, 100 pages, illustré de plus de 340 dessins en couleurs et en noir et blanc de Carlõ, couverture en couleurs.

  • Bon-chic, bon-genre, chapeaux d'avant-guerre et bas nylon d'après, guêpières froufroutantes ou combinaisons de soie sauvage, pudeurs rêveuses jaillies de magazines de mode d'un monde sans pilule mais déjà atomique, Liz et Beth télescopent les Fifties et les visions d'outre-média. Elles ont lu SAS et la Comtesse de Ségur, le Grand Meaulnes et Kate Millet.
    Jeunes filles, jeunes femmes ou femmes jeunes, le passe-temps des dames et des demoiselles de Monsieur Lévis interpelle notre nostalgie dans les moiteurs chaudes et crissantes de longues cuisses indémaillables. En osant un voyage initiatique au pays de Lesbos, elles sont les ambassadrices d'une sensuelle féminité.
    Bande dessinée numérique, 46 pages, 40 planches en couleurs, couverture en couleurs de Georges Lévis.


  • La plume est légère et ne trahit pas la pensée du Divin Marquis. Subtil ou glacé, le pinceau de Cavell vitalise encore davantage ce qui était énergie et mouvement chez Juliette.
    La rencontre de Juliette et de l'ogre Minski tient dans Les Prospérités du Vice une place toute particulière. En effet, l'ermite de L'Apennin partage le goût du mal des autres personnages de Sade mais il les dépasse largement : sorcier, anthropophage, reclus dans les montagnes, protégé par les volcans, Minski entretient avec la nature des rapports si fantastiques, si effrayants que Juliette et Sbrigani contraints de s'enfuir pour lui échapper renonceront à le tuer.
    Philippe Cavell présente ici un nouveau développement de son art. Les architectures - et jusqu'à la composition des planches - ne sont pas sans rappeler le Piranèse (Italie oblige...), on pense à la fois aux gravures coloriées du XVIIIe siècle et aux peintures de Clovis Trouille. Depuis Transes Mécaniques et Nini Tapioca, chaque nouvel album de Philippe Cavell s'est démarqué du précédent, comme s'il ne pouvait se satisfaire de la perfection acquise. Juliette de Sade représentait la maîtrise de la bande dessinée en noir et blanc. Jessica Ligari inventait une conception de la couleur dont on a pu comprendre ensuite qu'elle devait aboutir aux miniatures fantastiques de L'Ermite de l'Apennin.
    Collection Vertiges Bulles.



    Bande dessinée numérique, 54 pages, 44 planches en couleurs, gardes et couverture en couleurs de Philippe Cavell.

  • Les mignonnes mignonnettes présentées ici, connurent un sort prestigieux puisqu'elles bénéficiaient de l'appellation de cartes postales, même si les PTT eurent sans doute très rarement l'occasion de les acheminer. (A strictement parler, les mignonnettes étaient ces photos plus ou moins déshabillées vendues sous le manteau, jusqu'à la fin des années 1960, aux abords de Montmartre à Paris.)
    Alors, pardonnez la légère inexactitude du titre: les belles jeunes filles de papier sépia sont si mignonnes que le terme de mignonnettes leur convient mieux encore qu'à leurs petites soeurs clandestines.
    Voici donc deux cent neuf cartes postales « légères » réalisées entre 1925 et 1937, en particulier dans les Studios Yva Richard et Filmart. Elles sont rares et précieuses, en elles-mêmes. Mais ce recueil est d'autant plus remarquable qu'il présente près de vingt séries de trois à cinq photographies avec le même modèle dans des poses différentes. Ainsi, au-delà d'une collection exceptionnelle, se dégage la première conception des « portfolios » de photos de charme.
    Ancêtres des pin-up sophistiquées du glamour, les mignonnes mignonnettes sont souriantes et coquettes par jeu, par goût, par bonheur de vivre. Devant l'objectif, elles expriment la joie de montrer leur corps, et le plaisir de savoir le montrer.
    Après soixante-dix ans, elles débordent encore de vie et de malice, et leur clin d'oeil nous provoque toujours avec la même intensité.
    Postface de Robert Mérodack.
    Album de photographies numérique, 84 pages, 209 cartes postales reproduites en sépia, couverture en couleurs.

  • De 1947 à 1963, l'éditeur Irving Klaw, fondateur de la Nutrix Corporation, publia environ deux cent cinquante planches de Jim rassemblées en une quinzaine de récits. Contrairement à Eric Stanton, publié par le même éditeur, Jim était surtout intéressé par l'illustration pure qui permet de mettre en valeur les corps et les poses, plutôt que par la bande dessinée ou les séries d'illustrations qui privilégient la continuité narrative. Ses oeuvres présentent donc une cohésion thématique plus apte à exprimer avec humour les inventions répétitives, fantaisistes, voire délirantes de l'art du bondage. La liberté créatrice de Jim se manifeste d'autant plus qu'après avoir vénéré Carlõ, le grand innovateur du genre, il s'est détaché peu à peu de son influence pour en devenir le véritable continuateur.

    Les deux récits présents dans ce recueil : La Prise de Rome par Juno et ses Guerrières et La Revanche de la Contessa sont un parfait exemple de cette maturité. Les situations pseudo-historiques ne l'empêchent pas de prendre avec la réalité historique une distance surréaliste. La favorite de Louis XIV sera-t-elle guillotinée pour avoir kidnappé` sa rivale ? Sera-t-elle obligée de retirer ses bas à couture (rien de moins !). Juno abattra-t-elle les remparts de Rome ?
    Introduction et traduction de Robert Mérodack.
    Texte en français et en anglais.
    Collection créée par Robert Mérodack.
    Collection Vertiges Passions.
    Roman graphique, 50 pages, 84 illustrations en noir et blanc de Jim, couverture mise en couleurs par May.



  • Roman galant naturaliste publié en 1880, année pornographique !
    Dans ce roman, Florentine et Julia sont mariées grâce à leur cousine, la colonelle Briquart. Elles découvrent les plaisirs du sexe et la recherche de la volupté est le moteur du livre. Par un style clair et une étude des moeurs de son époque la Vicomtesse de Coeur-Brûlant montre son sens de l'observation et son habileté à décrire des scènes érotiques avec finesse.
    « Un des seins de la jeune femme s'était échappé à demi de son fourreau blanc et dressait sa petite tête avide de jouissance : délicatement, Gaston la saisit entre ses lèvres en feu et la roula doucement. Julia, sous cette enivrante caresse se tordait de volupté. D'une main envahissante, il lui caressait les reins, glissait aux aines en gravissant doucement sur les collines ; enfin, il saisit à deux mains les cuisses de la jeune femme, les écarta et promena sa langue avide sur les contours purpurins qui bordent l'entrée du temple de l'amour... ».
    C'est par un récit « parsemé de recommandations sur la façon de déshabiller et de caresser une femme » que la Vicomtesse de Coeur-Brûlant entre en littérature érotique. Considérée comme l'une des éclaireuses de la sexualité féminine, on s'est pourtant longtemps posé la question sur la véritable identité de l'auteur de ce roman. Est-ce Guy de Maupassant comme on l'a souvent supposé ? Le doute est vendeur et les éditeurs ont rusé pour entretenir le mystère. On sait aujourd'hui que son auteur fut la marquise de Mannoury d'Ectot (1835-1890), petite-fille du chimiste Nicolas Leblanc.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Roman numérique, 273 pages, couverture en couleurs et en noir et blanc. (Enfer de la BnF, cote n° 52).

  • Et elle songea que l'esclave mâle était un accessoire indispensable au bonheur d'une femme.
    Une île déserte, un fabuleux trésor enfoui, une femme et quatre hommes : histoire connue, pense-t-on ? Ils vont s'entretuer pour la possession de la femme et de celle du trésor... Point du tout, car cette femme n'a rien d'ordinaire : elle est la Despote aux Seins Nus !
    Ses longs cheveux de jais tombaient sur ses épaules comme un épais voile noir et, sur son front, en une frange froide qui soulignait le gris rituel de ses yeux.
    Simplement parée de sa nudité et d'un revolver à crosse de nacre, la Baronne Madleen sait régner sur les hommes. Elle sait aussi bien réduire à l'esclavage ceux qui se donnent à elle, corps et âme, que ceux qu'elle soumet de force à ses caprices.
    Le voisinage de l'or, le climat, l'isolement alimentent cette poudrière de sexe et de mort.
    Adapté d'un fait divers authentique, ce roman exalte le pouvoir fascinant d'une femme qui n'hésite pas à transformer les hommes qui l'entourent en objets sexuels sans volonté ni courage, entièrement soumis à la dictature suprême de son désir.
    C'est en 1970 que Marika Moreski publia son premier roman Les Bêtes à plaisir. Son éditeur la présentait alors comme « un nouveau Sade en jupons ». Depuis, une vingtaine de romans ont vu le jour qui font autorité dans les milieux sadomasochistes. Fervente prêtresse de la domination féminine, cette svelte et brune jeune femme régnait alors sur une cour d'esclaves « triés sur le volet » selon ses propres termes.
    Collection Le Septième Rayon. L'idée centrale de cette collection est de tenter de se défaire d'une certaine image normalisée de l'érotisme. Des textes contemporains qui veulent tout simplement faire le point sur toutes les disciplines, un érotisme jubilatoire et dynamique traduisant une libido sans tabou ni interdit, impudique et libérée.
    Cette nouvelle édition a été revue et corrigée par l'auteure.
    Prix de lancement jusqu'au 25 avril : 5,49 euros, ensuite : 6,99 euros

    Roman numérique, 176 pages, couverture illustrée par May.

  • Les aventures très galantes d'un groupe international d'infirmières volontaires pendant la Grande Guerre...
    Ce petit roman érotique écrit par une soi-disant Miss Clary F... (les trois points se portaient bien à l'époque), publié par le prétendu éditeur Sammy de New York, semble avoir été écrit en 1919, extrait du catalogue de l'éditeur de l'époque.
    Petites alliées, roman vécu :
    « Quelques jeunes filles de nationalités différentes ont voulu se mêler à la Grande Guerre, cherchant dans ses dangers et ses horreurs des sensations nouvelles, en quelque sorte sadiques. Avec une admirable belle humeur qui ne se dément pas un instant, elles satisfont toutes leurs dépravations, toutes leurs perversions au milieu de scènes sanguinaires. L'une d'elles raconte ses troublantes aventures et sait, en des tableaux d'une luxuriante et luxurieuse poésie, évoquer les voluptés les plus inconcevables. »
    Sauf le théâtre de guerre (ici, l'Europe), Petites alliées n'est pas sans rappeler, humour en moins, Les Onze Mille Verges d'Apollinaire (théâtre oriento-asiatique). Il y avait des visions dans l'air, à l'époque. D'aucuns surent les cueillir à leur manière, n'oubliant pas de savoir aussi écrire. Un livre qui suggère des références à Nerciat et à Apollinaire ne peut être indifférent.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).
    Roman numérique, 115 pages, couverture en couleurs par Philippe Cavell.


  • Le livre majeur de la littérature érotique allemande, les Mémoires d'une Chanteuse allemande, a été attribué à une célèbre cantatrice du XIXème siècle, Wilhelmine Schroeder-Devrient, qui défraya la chronique par ses moeurs dissolues et ses très nombreux amants et amantes.
    Dans sa version originale, ce roman épistolaire en deux volumes fut publié pour la première partie en 1868, soit huit ans après la mort de la chanteuse lyrique, et pour la seconde partie en 1875. Guillaume Apollinaire découvrit ces deux ouvrages lors d'un voyage à Strasbourg et fut si enthousiasmé par sa lecture qu'il décida d'éditer le texte. C'est ainsi que parurent en France deux éditions en 1913, l'une, édulcorée, aux « Maîtres de l'Amour », collection que dirigeait Apollinaire qui avait assuré la traduction du livre avec l'aide de Blaise Cendrars. Les préfaces des différentes éditions sont reproduites, et Guillaume Apollinaire, qui signa la préface à l'édition clandestine « Dr H. E. », semble persuadé que l'auteur est bien une femme.
    Dans ses premières lettres, la narratrice conte son éducation sexuelle. Les dernières lettres de Wilhelmine Schroeder-Devrient, qui constituent le second volume, narrent sa vie sexuelle de femme, d'autant qu'après avoir lu Nerciat, la chaude soprano a découvert Sade et perfectionné ses expériences. Tout y est, dans un crescendo déchaîné prenant pour cadre les plus grandes capitales d'Europe. C'est cette seconde partie que nous vous proposons ici, dans une collection où devait obligatoirement figurer ce qui reste l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature érotique.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n° 851).


    Roman numérique, 82 pages, orné d'une illustration anonyme, couverture en couleurs de Georges Lévis.


  • Pour que son amour échappe à l'emprise du temps et à l'érosion du désir, Pierre veut atteindre l'absolu : posséder totalement sa femme Claudine, l'obliger à une soumission complète et aveugle, pénétrer son âme et son corps de toutes les manières possibles, lui faire goûter les joies troubles de l'asservissement sexuel.
    L'épouse docile et son maître obscur s'engagent sur la voie de la perversion : Pierre la guide hors des sentiers classiques de l'amour conjugal, l'offrant en spectacle ou en pâture à d'autres hommes, l'obligeant au saphisme, lui faisant connaître les affres et les délices de l'humiliation ou de la violence.
    L'itinéraire érotique des amants les conduit à des plaisirs extrêmes : les « expériences »s'enchaînent à un rythme soutenu, décrites dans un style très précis qui rend un hommage appuyé au marquis de Sade ou à « Histoire d'O ». Un jeu extatique mais dangereux, qu'on ne saurait observer d'une manière tout à fait détachée...
    Un roman qui s'inscrit dans la plus pure tradition de l'initiation libertine.


    Collection Le Septième Rayon, des personnages issus de notre vie quotidienne vivent des péripéties dont le caractère insolite ne contredit pas la dimension « vécue ».


    Roman numérique, 344 pages, couverture en couleurs par May.


  • La Dominatrice domptée
    - Tu éprouveras seulement les impressions que je voudrai te faire ressentir et dans la mesure où je le voudrai.
    « Je peux te battre à ma guise (je lui donnai une gifle sur la joue), te mordre (je me penchai pour en faire le simulacre) ou bien te baiser (je lui embrassai les deux paupières)...
    « Avant d'être dûment punie pour avoir eu l'audace de me battre, avant de recevoir un nombre de coups double de ceux que j'ai reçus de toi, tu resteras ligotée et entièrement immobilisée afin de bien comprendre que tu dépends complètement de ma volonté.
    « Et maintenant tu vas sentir ce que bon me plaira de te faire sentir. Pour commencer ce sera de la honte. Pense bien à ceci : une demoiselle fière, jolie et bien plus forte que le gamin (comme tu m'appelles) qui se trouve auprès d'elle, s'est laissée subjuguer par ce gamin et reçoit de sa part des gifles comme une toute petite fille, comme un enfant désobéissant. »
    On retrouve dans ce roman, l'univers fantaisiste, sensuel et fétichiste de la Select-Bibliothèque, une collection sans égale qui parut de 1905 à 1937 et dont aucun volume n'avait été réédité. Ceci est le deuxième volume de cette collection que nous rééditons, le premier titre Attelages Humains, illustré par Esbey, est également de Bernard Valonnes.


    Roman numérique, 188 pages, couverture en couleurs de Esbey.



  • Si les châtiments corporels sont souvent décriés comme excès d'une époque révolue, c'est que l'on confond une cruauté égoïste avec la sévérité raisonnée dictée par des relations d'affectueuses dépendances.
    « Souvent mon regard se portait sur un groupe de deux photos en couleurs qui me causait un sentiment fort trouble. Elles représentaient une très grande jeune fille, à genoux et appuyée sur les mains, donc à quatre pattes, seulement vêtue de ses bottes et sous-vêtements intimes de teinte noire. Sur l'une des photos, elle paraissait seulement en pénitence, sa culotte diaphane lui moulant les formes, tandis que sur la seconde, sa culotte était baissée jusqu'à mi-cuisses, laissant voir en toute leur plénitude, ses fesses effrontément découvertes, tandis que, tourné vers je ne sais qui, son visage trahissait une crainte indicible. »
    Ce récit nous introduit dans un milieu où un jeune couple, approuvant la sévérité comme expression de leur tendresse réciproque, tombe par des nécessités matérielles sous la dépendance de deux femmes exigeantes, adeptes de « l'éducation anglaise », complices sensuelles mais compréhensives qui conduisent nos amoureux vers leur réussite avec une sévérité adaptée aux caractères des jeunes victimes.
    Collection Le Septième Rayon, Des personnages issus de notre vie quotidienne vivent des péripéties dont le caractère insolite ne contredit pas la dimension « vécue ».
    L'idée centrale de cette collection de « petits romans » clandestins des années 1960 est de tenter de se défaire d'une image normalisée de l'érotisme. Les textes publiés tenteront simplement de faire le point sur toutes les disciplines, un érotisme jubilatoire et dynamique traduisant une libido sans tabou ni interdit, impudique et libérée.
    Roman numérique, 194 pages, couverture en couleurs par Durieux.


  • - Quiconque m'accepte comme maîtresse devient mon esclave. C'est pourquoi je vous en parle sérieusement. Supposez que je vous achète toutes les deux, ainsi que votre mère. Vous m'appartiendrez ; de ce jour là, je ferai de vous ce que je voudrai... Or mon caprice sera de vous élever et de vous dresser comme des chevaux, de vous atteler à une voiture légère dans laquelle je me promène ; qu'en dites-vous ?
    - Si nous étions vos esclaves, nous demanderiez-nous notre avis ?
    - Ah ! certes non !
    - Alors pourquoi vous répondre ?...


    On retrouve dans ce roman illustré par Espey, l'univers fantaisiste, sensuel et fétichiste de la Select-Bibliothèque, une collection sans égale qui parut de 1905 à 1937 et dont aucun volume n'avait été réédité.

    Roman numérique, 94 pages, orné de 8 illustrations et couverture en couleurs de Esbey.

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