La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • « Ces gens-là » ce sont les habitants d'une cité de transit auprès desquels l'auteur a enquêté systématiquement. « Nous devons remercier Colette Pétonnet de nous donner aujourd'hui un livre passionnant, admirablement pensé et écrit sur ce sujet, écrit Roger Bastide dans sa préface, mais il faut aller plus loin ; il faut la féliciter d'avoir appliqué à ce sujet les méthodes de l'ethnologie, en vivant dans la cité qu'elle décrivait, en utilisant l'observation participante, les entretiens continus, au fil des heures et des saisons. Ce qui fait que la Cité de La Halle revit devant nous, avec ses commérages dans les couloirs, ses drames ou ses moments de fête, les rites secrets des caves et les aventures des jeunes dans la « brousse » environnante. Car la « maison » ici, ce n'est pas seulement l'appartement, c'est aussi le couloir, l'escalier, les caves ou la cour, chaque sous-groupe, groupe sexuel ou groupe d'âge, ayant son domaine propre, qu'il façonne et qui le façonne. »

  • Les générations ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes. Privilégiées ou sacrifiées par l'Histoire, elles forgent leur identité au contact des événements politiques, des mutations économiques, sociales et culturelles qui marquent leur jeunesse. Dans ce livre passionnant, synthétisant un grand nombre d'enquêtes sociologiques et d'opinion, Bernard Préel brosse l'histoire des générations récentes et celle de leurs relations. Relations complexes où se jouent, souvent sur fond d'incompréhensions et de conflits, des questions centrales : la transmission des valeurs et du patrimoine, les relations au sein du couple et de la famille, le rapport au travail et à la consommation. Le choc des générations propose ainsi à chacun de se confronter au portrait de sa génération. Dans cette fresque vivante, souvent drôle, Bernard Préel réserve une place particulière aux enfants du baby boom, Il montre en effet que, depuis leur révolte, en Mai 68, les rapports entre les générations se sont brutalement inversés. La jeunesse moderne - la génération Gorbatchev et, plus encore, la génération internet - ne se contente plus, en effet, de se rebeller. Elle dicte désormais sa loi aux générations précédentes et, en particulier, à celle de ses parents qui, obsédés par la peur de vieillir, s'approprient la culture jeune de leurs enfants. Avec le risque qu'un jour prochain, ces derniers instruisent le procès de leurs parents, enfants gâtés des Trente Glorieuses.

  • En Afrique, au Moyen-Orient ou dans les républiques de l'ex-Union soviétique, des organes de presse sont directement utilisés pour lancer des appels à la haine et à la violence. Devant la montée de ces médias de la haine, Reporters sans frontières, une organisation de défense de la liberté de la presse dans le monde, a envoyé des journalistes dans une dizaine de pays, pour enquêter.

  • Le tiers monde est - et sera longtemps encore - rural, malgré la forte urbanisation qu'il connaît depuis une vingtaine d'années : en l'an 2000, un habitant sur deux vivra dans les campagnes, et assurera l'alimentation des villes. C'est dire l'importance à venir des campagnes dans l'économie du tiers monde. Mais celui-ci est multiple : quoi de commun entre les zones désertiques du Sahel et la pampa argentine, entre les hauts plateaux andins et les rizières de l'Asie du Sud-Est, entre le Nord-Est brésilien et la Chine ? L'auteur connaît bien ces différentes situations, et mène dans ce livre une étude comparative et prospective des enjeux économiques, sociaux, culturels et environnementaux qui se nouent dans les campagnes. Deux réalités accablent ces continents : la pauvreté, sans cesse grandissante des paysanneries, et la fragilisation des solidarités villageoises. Jacques Chonchol propose, pour faire échec à la pauvreté, de revaloriser l'aspect rural, d'encourager une industrialisation appropriée aux campagnes et aux paysans, de favoriser l'émancipation des femmes qui sont à la base des cultures, de rétablir les nécessaires équilibres avec l'écosystème. Mais ces diverses propositions doivent être resituées dans leur contexte, et c'est pourquoi l'ouvrage effectue, chapitre après chapitre, un véritable tour du monde. Le déficit alimentaire, les problèmes fonciers, l'intervention de l'État, l'enseignement agricole, l'influence du modèle occidental de développement, les structures familiales, l'échange inégal ville/campagne, etc., différent d'une région à une autre. La ville, la modernité, la division internationale du travail, lancent de véritables défis aux communautés rurales. Les réponses sont à formuler et à mettre en oeuvre dès aujourd'hui.

  • La modernité déferle sur notre monde, elle nous envahit pour notre salut ou pour notre infortune. Elle est devenue une référence presque obsessionnelle pour les hommes d'État du tiers monde, comme pour les dirigeants soviétiques ou chinois, pour les eurocrates, comme pour les chefs d'entreprise, pour les stratèges nucléaires, comme pour les théologiens, pour les gens de médias, comme pour les experts en ingénierie sociale, pour les vendeurs de lessive, comme pour les urbanistes. C'est ce moment planétaire que le présent essai tente d'analyser, en prolongeant la réflexion proposée il y a six ans dans De la modernité. La modernité-monde s'inscrit, et se met en scène, dans des lieux de modernité, des lieux dont l'image fortement symbolique ouvre ici chaque chapitre et introduit ses analyses : Hongkong et Beaubourg, les stades géants et la forêt amazonienne en feu. Notre modernité-monde est là et bien là. Il y a ceux qui aiment, ceux qui sont plutôt révulsés, ceux qui réfléchissent, ceux qui ne se résignent pas au grand lâchez-tout, ceux qui sont prêts à s'adapter avec réalisme, ceux qui s'acharnent à chercher une issue, une alternative... De la modernité, que faut-il avoir le courage de remettre en cause, ainsi notre gaspillage, notre profusion, nos privilèges face à la misère du monde ? Et que faut-il plutôt s'efforcer de maîtriser lucidement, notamment dans le domaine des innovations technologiques ? J'espère communiquer au lecteur ma conviction que la première question est au moins aussi importante que la seconde.

  • Pour la population juive de France pendant l'Occupation, il fallait, soit se conformer à une législation assassine, soit désobéir et courir les risques de la clandestinité. L'auteur est historien et fut animateur de la résistance juive communiste pendant la guerre.

  • Effectuant une analyse critique des principales propositions pour l'emploi des responsables politiques français (Balladur, Chirac, Seguin, Barre...), l'auteur, inspecteur du travail, et membre du Parti socialiste depuis 1994, plaide pour une politique différente. dont il dresse les grandes lignes.

  • Reconstruire un pouvoir politique : réaliser cet objectif conditionne tout progrès de société. Or les partis politiques qui visent à exercer le pouvoir d'Etat ne se posent pas encore la question. En sollicitant les commentaires, reproduits ici, d'une dizaine de personnalités d'horizons très divers, l'auteur montre que le débat est possible et peut être fructueux.

  • Face aux déchaînements d'horreur en Algérie, l'opinion internationale semble tétanisée. Beaucoup d'observateurs disent : on ne comprend pas, on ne sait pas ce qui se passe vraiment. [...] Le rapport de Reporters sans frontières - Algérie, la guerre civile à huis clos - dénonce l'étrange inaction du pouvoir dans la recherche des assassins de journalistes, l'impitoyable censure qu'il exerce sur la presse, et l'interdiction de fait qu'il a imposée de toute enquête indépendante sur les violences ; le rapport de mission de la FIDH - La levée du voile : l'Algérie de l'extrajudiciaire et de la manipulation, établi à partir de témoignages particulièrement accablants recueillis sur place, montre que la lutte légitime de l'État algérien contre le terrorisme est menée, depuis 1992, en violation complète des conventions sur les droits de l'homme dont il est pourtant signataire (pratique généralisée de la torture, séquestrations arbitraires et disparitions, exécutions sommaires, milliers de prisonniers d'opinion, exactions encouragées des milices, etc.) ; - le rapport de l'organisation américaine Human Rights Watch - Algérie, des élections à l'ombre de la violence et de la répression - revient, à l'issue d'une mission sur place, sur les conditions très particulières des élections législatives du 5 juin 1997 (exclusion de certains opposants, censure, climat de violence, etc.) ; - et, enfin, le rapport d'Amnesty International - Algérie : la population civile prise au piège de la violence - analyse les exactions des groupes armés d'opposition, le rôle singulier des milices d'autodéfense armées par le pouvoir, le mur du silence construit par ce dernier pour entraver les enquêtes indépendantes, et l'indifférence de l'opinion internationale. Un ensemble de textes sans équivalent, qui ne permettra plus de dire : On ne savait pas.

  • Dans ce livre d'entretiens, Michel Charzat, maire du XXe arrondissement de Paris explique à Claude Neuschwander, consultant auprès des collectivités locales et des organisations de l'économie sociale, que la démocratie locale, école et creuset de l'autonomie, est le moyen nécessaire, sinon suffisant pour stimuler un nouvel appétit de démocratie chez nos concitoyens.

  • Pierre Vallières, journaliste québécois de 35 ans rédacteur du Devoir, co-directeur de « Cité Libre » puis animateur de « Parti-Pris » et enfin fondateur de « Révolution québécoise », a été arrêté en 1967 à New York alors qu'il manifestait en compagnie de son camarade Charles Gagnon sa solidarité avec des militants du Front de Libération du Québec. Lui-même militant de cette organisation, il devait être accusé de la responsabilité politique et morale (à défaut de la responsabilité matérielle dont il a toujours été admis qu'elle n'était pas en cause) d'un attentat meurtrier commis contre une usine qui venait de lock-outer ses ouvriers grévistes. Extradé au Québec, il a été condamné, en 1968, à la prison à vie, peine qu'il subit au pénitencier de Montréal. Cet essai écrit en prison est à la fois l'autobiographie d'un jeune ouvrier canadien autodidacte et l'analyse de la situation de ces Québécois qui, pour lui, dans le monde américain, font figure de "nègres blancs".

  • « Pute ! », « Salope ! » En France, pays de la galanterie, c'est avec ces mots que, dans la rue comme à l'Assemblée nationale, des hommes s'adressent encore publiquement à des femmes, célèbres ou non. Le 8 mars 1999, Florence Montreynaud, écrivaine, féministe et intellectuelle parisienne de plus de cinquante ans, en a eu assez des insultes sexistes subies par les femmes en France. Elle s'est dit : « Ça suffit ! » et montrant les crocs, a lancé avec des ami-es le Manifeste des Chiennes de garde qui a rapidement recueilli des centaines de signatures. L'outil privilégié des Chiennes de garde : le communiqué de presse envoyé aux médias, pour soutenir une femme insultée en public. Afin de faire le ménage dans les propos orduriers. Afin qu'on entende la souffrance des femmes. Afin que la honte ne soit plus portée par elles, mais qu'elle retombe sur les machos eux-mêmes. Afin d'élever le débat public, où les insultes sexistes passent encore trop souvent pour une forme d'humour. Dès les premières actions, les critiques ont fusé de toutes parts : « Quand même, vous auriez pu trouver un autre nom ! », « Vous êtes des Parisiennes intellos », « Vous ne vous intéressez qu'aux gens célèbres », etc. Florence Montreynaud a soigneusement consigné les objections adressées aux actions provocatrices des Chiennes de garde. Aujourd'hui, dans ce livre drôle et incisif, elle répond systématiquement à ces détracteurs. Ce qui lui fournit l'occasion de dresser un réquisitoire contre le machisme ordinaire de la société française. Oui, affirme Florence Montreynaud, les mots peuvent faire mal. Oui, les insultes blessent Oui, il faut d'autres mots pour tisser de nouveaux liens, empreints de respect entre hommes et femmes. Dire NON aux insultes sexistes, c'est dire OUI à la dignité des femmes... et des hommes.

  • Producteur et animateur de l'émission Résistances sur Antenne 2, brutalement mis à l'écart par la direction de la chaîne, l'auteur nous raconte son expérience d'homme de télévision à travers l'histoire de ces 3 ans et demi de magazine des droits de l'homme.

  • En novembre 1977, un référendum permet aux habitants de Mons-en-Baroeul (29 000 habitants dans la banlieue lilloise) de choisir directement les grandes orientations de leur budget communal. La nouvelle municipalité, d'Union de la gauche, cherche à approfondir la démocratie locale. À travers le récit vivant de leur expérience et son analyse critique, le maire, Marc Wolf, et Jacqueline Osselin nous montrent que ces questions sont importantes pour la gauche. Car c'est dans sa façon, aujourd'hui, de mener les luttes et d'exercer les pouvoirs périphériques (en particulier locaux), qu'elle se prépare à exercer demain le pouvoir d'État et à amorcer la transition au socialisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Persuadé d'avoir un rôle essentiel à tenir dans le fabuleux pari du redémarrage de l'Iran, Bani Sadr répond aux questions de Jean-François Deniau, auteur de Des Armes pour l'Iran.

  • Du livre de Pascal Bruckner, Le Sanglot de l'homme blanc, aux colloques de Liberté sans frontières, la mode parisienne est à l'anti-tiers-mondisme. Le directeur de la revue Hérodote s'attaque aux idées trop simples et aux conformismes de l'heure.

  • L'auteur a recueilli des témoignages dans le cadre de son travail bénévole au service de réadaptation de Marseille. Il montre que ce microcosme n'existerait pas sans la complicité du public et l'indifférence de la société.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Amérique centrale est-elle la cinquième frontière de l'Europe, comme l'ont qualifiée des intellectuels français dans un appel au Congrès américain pour qu'il reconduise l'aide aux contras antisandinistes ? Cette région n'est-elle qu'un nouveau champ clos de l'affrontement planétaire entre les deux superpuissances ? Pour répondre à ces questions - et à bien d'autres - les auteurs de ce livre ont, délibérément, renoncé aux oeillères européocentristes, qui limitent trop souvent la perspective des observateurs de cette nouvelle zone de tension. S'appuyant sur de nombreux reportages réalisés sur le terrain, des entretiens avec des responsables de tous bords, et de nombreux documents officiels ou confidentiels, ils nous donnent à connaître, objectivement, les points de vue des différents protagonistes. Les principaux se trouvent d'abord sur place : gouvernements confrontés à de profondes crises, possédants accrochés à leurs privilèges, guérilleros rêvant de révolutions, et tous les autres aspirant à la paix. C'est cette fournaise que les États-Unis tentent d'éteindre, avec de puissants moyens politiques, économiques et militaires. Mais Washington doit aussi compter avec les autres acteurs du drame centroaméricain : l'Union soviétique, Cuba, les puissances régionales, l'Europe et l'Église. Écrit pour un large public, sérieusement documenté, ce livre apporte des analyses originales, et une synthèse complète sur l'un des dossiers les plus brûlants de la scène géopolitique mondiale.

  • Un système social peut très bien tenir debout en tournant le dos aux aspirations des individus. Les jeunes, de plus en plus mal dans leur peau, en apportent à leur insu la confirmation éclatante. Car on est loin, six ans après, des promesses de libération que les événements de mai avaient fait naître. Certes on se bat encore çà et là, mais sans grande illusion et, dans sa masse, la jeunesse, faute de perspectives, semble se résigner. Qui porte la responsabilité de cet enlisement ? Il est facile de faire le procès d'un pouvoir répressif, d'un P.C. démobilisateur et d'un ultra-gauchisme débile. On oublie trop l'incroyable complicité dont la jeunesse a été et demeure la victime. Car qui, dans les partis ou dans les groupes, a cherché à comprendre les jeunes au lieu de les flatter et à les aider au lieu de s'en servir ? Hissée sur un piédestal, la jeunesse, dès lors, ne pouvait qu'échouer et décevoir. Rompant avec cette pratique, l'auteur s'adresse aux jeunes, mais aussi aux adultes, parents ou enseignants, avec une franchise souvent brutale. Il montre comment, dans cette société, le culte de l'argent accapare les êtres, appauvrit les personnalités, compromet toute éducation et fait, en définitive, des enfants des mal-aimés aussi peu aptes à s'insérer dans le système qu'à le contester. Cet essai appelle donc jeunes et adultes à une prise de conscience, suivie d'un changement de comportement et de mode de vie. C'est seulement à cette condition, que la révolution sera voulue et préparée, et non vécue comme un fantasme ou un alibi. Grande victime, avec la femme, de la société bourgeoise moderne, le jeune, tout comme la femme, ne pourra se libérer que par une remise en cause radicale et douloureuse de sa propre éducation.

empty