Littérature générale

  • Jean Seghers est inquiet : sa station-service a été déclarée en faillite. Son veilleur de nuit-mécanicien lui réclame ses indemnités et, de surcroît, il craint que sa femme entretienne une liaison avec le président du tribunal de commerce.
    Alors, il va employer les grands moyens.

  • Pas dupe

    Yves Ravey

    « Livre après livre, Ravey creuse dans ses obsessions, et ses personnages forment une grande famille d'inadaptés toujours un peu égarés. On ne sait si le narrateur de Pas dupe, Salvatore Meyer, est un idiot ou un roublard, une victime ou un meurtrier ; il est le narrateur du livre et nous raconte ce qu'il veut bien nous raconter. Mais il va avoir affaire à un coriace : l'inspecteur de police Costa Martin Lopez.
    L'intrigue est à la fois précise et farfelue, semée d'embûches pour égarer le lecteur. Jusqu'au dernier paragraphe on ne saura pas qui dupe qui, car cette histoire en apparence banale s'avère abracadabrante. La question de départ - l'amant ou le mari ont-ils provoqué l'accident de Tippi ? - se complexifie alors qu'on découvre les circonstances du drame. En particulier l'étrange relation de soumission que Salvatore Meyer semble avoir entretenue avec sa femme, et son rôle de souffre-douleur, voire de larbin, qu'il a joué dans l'entreprise de son beau-père où il est employé - une entreprise de démolition, soit dit en passant. Tout ceci intrigue l'inspecteur tout droit sorti d'un film de série B.
    La langue de Ravey colle parfaitement à cet univers. Une écriture blanche, maîtrisée, où l'auteur glisse quelques formules dignes d'un dialogue des années 1950. Vous êtes un des premiers, monsieur Meyer, à venir sur les lieux, vous êtes son mari, et vous ignoriez ce qu'elle allait faire dans la ville voisine, sur une route aussi dangereuse, si tôt le matin, c'est curieux, non ? Mais, même si l'on étudie tous les aspects de ce texte, quelque chose encore nous échappera. Car il y a un mystère Ravey.
    Le narrateur comme les autres protagonistes de Pas dupe sont embarqués malgré eux dans une société qui les encourage à miser l'argent qu'ils n'ont pas et à endosser des rôles pour lesquels ils ne sont pas taillés. Il y aura seulement une phrase sur le milieu d'origine de Salvatore Meyer. Elle indique que son père vit dans un mobile home, sur un parking, quelque part en Arkansas. Et cette phrase est peut-être la clef du roman entier. » (Sylvie Tanette, Les Inrockuptibles)

    Pas dupe a paru initialement en 2019.

  • Au travers de son oeuvre, poèmes ou essais, Yves Bonnefoy s'adressait toujours à autrui. Voyant dans la poésie une « poignée de main », selon le mot de Celan qu'il aimait rappeler, il a donc pratiqué l'entretien comme un genre littéraire de grande dignité. La rencontre, par écrit, avec chacun de ses interlocuteurs fut chaque fois l'occasion d'une recherche commune, lors des entretiens sollicités par des revues tout autant que lors de ceux dont il prenait l'initiative avec tel ou tel de ses amis. Dans ce nouveau volume qui fait suite à Entretiens sur la poésie (1972-1990) et à L'Inachevable, Entretiens sur la poésie (1990-2010) sont réunis treize des entretiens des dernières années et un essai, Ut pictura poesis. Sous l'angle de l'expérience poétique et de la manière dont il la comprend, Bonnefoy mène une réflexion sur les grands aspects de l'exister humain : la musique, le souvenir, les figures parentales, les mathématiques, le désir d'unité, le dialogue, le lieu, la peinture, ou l'usage des mots. Il évoque aussi, en quelques occasions, certaines périodes de sa vie et de sa création : ainsi la solitude de son enfance ou les étapes de son rapport avec la musique et les musiciens.

  • Avec un humour fortement teinté de noir, Y. Paccalet prévoit que l'homme programme sa propre disparition en ne respectant pas son environnement, en saccageant terres et mers, en ne se préoccupant que de richesses et de pouvoirs. En fait, l'humanité n'obéit qu'à ses pulsions sexuelles, territoriales et hiérarchiques. Et quand elle aura disparu, la vie reprendra...

  • Après vingt ans d'absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête.
    Elle lui fait savoir qu'elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.
    Une discussion s'engage entre eux et ça démarre très fort.

    « Comme dans un roman policier, on reste suspendu à l'action, dans l'attente de son dénouement. C'est bien le destin des protagonistes qui est en jeu, leur avenir, leur vie et leur mort. Simplement, cette action, si minutieusement décrite fût-elle, sans échappée ni digression, donne au lecteur un sentiment de forte (mais indéterminée) inquiétude. Chef d'orchestre, Yves Ravey ne cherche à imposer aucun point de vue - même si un lointain arrière-fond de préoccupations politiques et sociales, morales aussi, est présent. Finalement, le charme très singulier de son art est concentré dans la diffusion et l'organisation de cette inquiétude. » (Patrick Kéchichian, La Croix)

    « À mesure que l'on accorde de moins en moins de crédit à ce que raconte Marcello Martini, on s'accroche, car Yves Ravey, lui, on le croit sur parole. Il donne des détails pour que l'effet de réel soit atteint au plus vite, les petits gestes de la vie quotidienne, justes, vécus, indéniables, comme on le dit de l'oreille, il a l'oeil absolu. Pas de fioritures, il écrit simple, court, nerveux, sec, sévère, modeste, il écrit au bistouri, tranche là où ça fait mal. Il donne l'impression de sauter des phrases, pour gagner du temps, mais aucune ne manque, pour couper le souffle du lecteur, il pousse le texte vers son destin, vers sa chute, vers sa fin. Ce n'est pas un thriller, un page-turner, comme ils disent, en français, non, il n'y a pas d'autre suspense que la sensation fébrile de lire avec un colt sur la tempe. Allez jusqu'au bout, vous verrez bien comment on peut jouer à la roulette russe avec une cartouche d'encre violette. » (Jean-Baptiste Harang, Le Magazine littéraire)

    Ce roman a paru en 2017.

  • Roman picaresque autour de la figure légendaire de la princesse des Ursins, qui fut diplomate au service de Louis XIV et gouverna la moitié de l'univers, telle que la raconte l'homme de dix-huit ans plus jeune qui l'aima et partagea sa vie quarante années durant. Un deuxième roman splendidement écrit d'Yves Revert, entre Les Mémoires de Saint-Simon et l'Ingrid Caven de Jean-Jacques Schuhl.

  • Un siècle avant Christophe Collomb, un souverain malien, Abou Bakari II, monte une expédition, traverse l'Atlantique et, le premier, atteint les rivages de l'Amérique. Légende ou réalité? Enquête rigoureuse- et pittoresque- d'un ethnologue français.

  • Le temps de l'enfance Nouv.

    En dix souvenirs, Antoine, l'alter ego de Yves Viollier, nous tend ce miroir qui renvoie à des histoires qui sont autant de diamants de la mémoire. Ce ton si juste du romancier, c'est autant celui du poète que celui du mémorialiste des vies ordinaires, celles qu'ont vécu nos aïeux.
    Antoine ne veut rien perdre du temps de l'enfance et des chemins creux de Château- Fromage. C'est son socle. Tout part de là. Sa mémé Lise le prenait par la main et lui ouvrait les yeux au monde. Il pédalait sur son vélo et éprouvait ses premiers émois auprès de Cocotte, la garde-barrière. Son horizon tutoyait l'infini.
    Et les voix, les gestes, les bonheurs et les souffrances de ceux qui l'ont aidé à grandir sont autant de diamants de la mémoire. Olympe qui aimait les hommes, Irma qu'on a mal aimée, Marcellin que l'amour a fui, Henri qui est allé le chercher de l'autre côté de la terre.
    C'est le regard du mémorialiste des vies ordinaires qu'Yves Viollier pose avec douceur sur ses personnages.

  • Et meurent les marionnettes Nouv.

    Quand le costume de Guignol se teinte de sang.
    Le jeune marionnettiste du théâtre de Guignol du parc de la Tête d'or à Lyon est retrouvé assassiné sur l'île Barbe, au milieu de la Saône.
    Les marionnettes étaient toute sa vie. C'est donc dans son cercle familier qu'Alice Amelin, commandante de la PJ chargée de l'enquête, cherche une piste : parmi les habitués des allées du parc, de son Guignol mais aussi de son zoo, dont la vénérable éléphante Clochette fascine tant les enfants - à commencer par le fils d'Alice, Eliott.
    Rien de bien concluant jusqu'à ce qu'Alice découvre, chez un sculpteur sur bois du Vieux-Lyon, une marionnette de femme aux yeux verts, en sweat-shirt et en jean, que le jeune homme avait, peu de temps avant sa mort, spécialement commandée.
    Ce personnage, bien éloigné du répertoire classique de Guignol, a-t-il joué un rôle dans la triste fin du marionnettiste ?

  • Un livre salutaire et accessible, qui invite à prendre soin de soi par temps difficiles

    Dans un monde où l'activité humaine maltraite l'environnement et malmène l'individu, où les crises économiques et sociales se succèdent, comment rester lucide sans être désespéré ?

    Inspiré par les grands penseurs de l'Antiquité, eux aussi confrontés en leur temps à cette même question, Jean-Yves Leloup propose un ensemble de conseils pour construire une vie libérée de l'inquiétude. Son enseignement, soutenu par une quinzaine de méditations accessibles à tous, nous appelle à surmonter les obstacles, vivre avec nos maux, écouter notre corps, respecter nos émotions et nos désirs.

    Dans cet ouvrage lumineux, Jean-Yves Leloup nous apprend à prendre soin de nous-même et à vivre en harmonie avec notre être profond.

  • Je célèbre la voix mêlée de couleur grise / Qui hésite aux lointains du chant qui s'est perdu / Comme si au delà de toute forme pure / Tremblât un autre chant et le seul absolu.

    Extrait de "À la voix de Kathleen Ferrier", in Hier régnant désert Poèmes regroupe les recueils Anti-Platon, Du mouvement et de l'immobilité de Douve, Hier régnant désert, Dévotion, Pierre écrite, Dans le leurre du seuil.

  • Avant de mourir à l'hôpital militaire de Montauban, Louis m'a révélé l'existence de sa fille Mathilde dont il avait perdu la trace. Il savait seulement qu'elle avait passé des années en hôpital psychiatrique et qu'on lui avait retiré la garde de son enfant. Il m'a alors demandé de la retrouver. Et j'ai promis. Sans illusion. Mais j'ai promis. Et c'est bien par elle que tout a commencé. « Les habitués le savent, les néophytes le pressentent d'emblée : on n'est jamais trop minutieux, trop circonspect, lorsqu'on entreprend la lecture d'un roman d'Yves Ravey. Jamais trop soucieux de la moindre précision atmosphérique, géographique ou généalogique, de la couleur d'une robe, d'un canapé ou du mobilier d'une chambre d'hôtel, d'un modèle de voiture ou du parfum fruité d'un milkshake... D'où vient que chaque détail, si réaliste et trivial soit-il - et il l'est, très généralement -, fait l'effet tout ensemble d'élément capital et de bombe à retardement subrepticement déposée, affleurant à la surface d'une prose limpide, n'attendant que le bon moment pour exploser et révéler son potentiel funeste ? Allez savoir, mais c'est ainsi : avant même que s'enclenche véritablement la mécanique de haute précision qu'est toute intrigue d'Yves Ravey, l'attention est aiguë, le lecteur aux aguets - l'oeil écoute. » (Nathalie Crom, Télérama) Ce roman est initialement paru en 2014.

  • Madame Rebernak ne veut pas recevoir son cousin Freddy à sa sortie de prison. Elle craint qu'il ne s'en prenne à sa fille Clémence. C'est pourquoi elle décide d'en parler à maître Montussaint, le notaire qui lui a déjà rendu bien des services.

    « Ce n'est pas un huis clos, d'ailleurs de page en page le décor change : ici, dans un faubourg, une maison neuve toute simple, avec véranda et remise au fond du jardin ; là, à la sortie de la ville, la rivière où pêcher ou se baigner ; plus loin, au coeur du bourg lui-même, l'église, le cimetière, le Jolly Café avec sa terrasse, et, sur la place de l'Abbaye, la belle propriété du notaire. Ce n'est pas un huis clos, donc, mais on s'y croirait pourtant, tant on se sent vaguement oppressé, sur le qui-vive, comme avançant en terrain miné, dès lors que s'entrouvre la porte de cet univers provincial, replié sur lui-même, que madame Rebernak parcourt à cyclomoteur, vaillante, infatigable : de la maison familiale où, veuve, elle élève seule ses deux enfants adolescents, au collège où elle est agent de service, passant par la rivière où elle garde un oeil sur les faits et gestes de sa fille Clémence, et par la station-service Shell où, le soir, son fils étudiant se fait un peu d'argent de poche.
    Circonspecte, vigilante, telle est madame Rebernak, chez qui l'amour des siens épouse les contours d'une attention sévère et sans relâche. Une prudence un peu âpre qui se mue en tension inquiète le jour où, dans le paysage, surgit le cousin Freddy.
    Derrière la linéarité de l'intrigue, l'harmonie discrète et précise de l'écriture, la simplicité des dialogues, s'impose dès les premières pages une narration tendue à l'extrême, dont le ressort intimiste n'exclut pas l'ancrage fort dans un contexte social soigneusement observé et analysé, régi par la relation dominant/dominé, mais où les rébellions et les renversements de rapports de force sont possibles - dussent-ils être violents. C'est madame Rebernak qui en fournira ici la preuve en acte - femme simple, droite, rigoureuse, femme puissante et mère courage, dont ce roman constitue un attentif et admirable portrait. » (Nathalie Crom, Télérama) Ce roman d'Yves Ravey est paru en 2013.

  • Pour la toute première fois depuis l'apparition de l'humanité, l'obésité tue plus que la famine.
    Tous les ans, 4 millions de personnes sur Terre décèdent directement ou indirectement de l'obésité. Si nul ne réagit, l'incroyable seuil d'un milliard d'adultes et de 250 millions d'enfants malades sera atteint dès 2030.
    En s'appuyant sur un travail de trois ans d'enquête, ce livre raconte l'inimaginable : l'histoire de l'obésité qui se fabrique sous nos yeux, depuis une génération.
    Comment et pourquoi cette pandémie non infectieuse inédite et dont les effets ont été décuplés par la COVID-19, a-t-elle pu s'installer durablement et sournoisement dans le monde entier ?
    Il est urgent de comprendre pour réagir, nous sommes tous concernés.

  • Diplomate iconoclaste, Jean-Yves Defay a parcouru le monde au service de la France durant près de quarante ans. Ses différentes missions l'ont mené sur les cinq continents.
    Durant trois ans il va diriger le service de la valise diplomatique et du Chiffre au ministère des Affaires étrangères. Il y organise alors le convoyage de ces mystérieuses « sacoches et valises » inviolables et protégées par le secret d'État, participe à des missions diplomatiques délicates, doit faire face à des situations insolites et décider de gestes humanitaires.
    Son témoignage documenté et savoureux nous invite dans les sous-sols du Quai d'Orsay.
    Fonctionnement du courrier diplomatique, étude des sceaux, rançons, courriers explosifs, magouilles des services spéciaux de tous les pays, transports d'oeuvres d'art, d'antiquités en danger de mort, cette effervescence fourmillant d'anecdotes, racontée avec humour et finesse, offre au lecteur une plongée inédite au coeur d'un des services les plus mystérieux de Marianne.

  • '"Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ?" comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme.
    Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse.
    Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.'
    Jean-Yves Tadié.

  • Enlèvement avec rançon

    Yves Ravey

    Max et Jerry ne se sont pas revus depuis que Jerry a quitté la maison familiale pour l'Afghanistan. Max, son frère, est resté comptable dans une entreprise d'emboutissage. Et, si, un soir, Jerry passe la douane en fraude pour un retour de quelques heures parmi les siens, c'est que, comme Max, il poursuit un objectif qui devrait lui faire gagner beaucoup d'argent. Le plan ne peut échouer. Quitte à employer les grands moyens.

  • Le 1 er août 1914, le tocsin résonne ; tous les hommes valides sont mobilisés et parmi eux Louis, instituteur à Cheux. Sa femme Hélène, fille de paysans du bocage, et leur fils Pierre partent habiter dans la ferme de la belle-mère de Louis. Ils y demeureront durant toute la guerre, offrant leur sueur à l'exploitation familiale.
    En quatre ans, Louis ne reviendra que trois fois en permission. Des étreintes du couple naîtra la petite Blanche. Une naissance entachée par l'absence.
    A la ferme, plus de nouvelles du soldat. Le 11 novembre, l'armistice est signé. Les mois s'écoulent et Louis n'a toujours pas écrit. Est-il vivant, mort ou disparu ?
    Bouleversements, passions, deuils se succèdent dans ce roman où s'entrecroisent l'horreur des tranchées et le quotidien de personnages gouvernés par la loi des saisons et les travaux des champs.

  • La parole iconoclaste d'une éleveuse militante qui défend une agriculture à hauteur d'homme pour une alimentation de qualité. La trajectoire de Stéphanie Maubé est hors du commun. Parisienne née sur l'île de la Cité, elle menait carrière dans l'audiovisuel et le graphisme jusqu'à sa rencontre avec un éleveur de moutons dans le Cotentin. À trente ans, elle décide d'une reconversion radicale. Aujourd'hui, Stéphanie produit des agneaux de grande qualité, dans un site exceptionnel et protégé. Son histoire, c'est celle d'une bergère rebelle qui se bat contre vents et marées pour un futur prometteur.

  • Votre vie est nulle et vous n'êtes même pas sûr d'exister ? Ce livre est fait pour vous !
    À tous ceux qui ne sont gâtés ni par la nature ni par les aides fiscales, voici dix leçons pour enfin apprendre à faire de votre vie un triomphe de chaque instant : bien planifier votre naissance, écraser votre voisin en pleine conscience, être résilient sans souffrir, trouver en vous la volonté de vouloir, méditer, inspirer et, surtout, expirer.
    Autant d'indispensables conseils pour sourire à la vie, a fortiori si vous n'avez plus de dents.
    N'est-ce pas une excellente nouvelle ?
    Le manuel de développement personnel que Schopenhauer et Desproges auraient voulu offrir à tous leurs amis.

  • Cet homme au visage de colis sans adresse.
    Cette petite fille aux questions qui bouleversent.
    Ce square qui les accueille, jour après jour.
    Ce caillou qui nous parle finalement de nous.
    L'auteur de ce texte n'a pas dévoilé son identité. Il a laissé son manuscrit entre les mains de Jean-Yves Revault, dont il appréciait les travaux, en lui demandant de bien vouloir « l'arranger un peu ».
    Si toutefois cet ouvrage cheminait jusqu'à lui, nous aimerions qu'il sache que nous aurons toujours une pensée pour lui en poussant le petit portail du square Armand Trousseau, à Paris.

  • Bruno Lescot est en cavale. Sa jeunesse, il l'a passée à collectionner les délits, jusqu'à son dernier exploit, ce faux braquage qui a coûté la vie à un policier. Aujourd'hui, coupable tout désigné aux yeux des juges, il préfère disparaître. C'est donc sans lui que se déroule son procès, et que s'enchaînent les expertises et les témoignages de ceux qui l'ont côtoyé. Le portrait qui se dessine alors est celui d'un homme de sac et de corde, aux fidélités multiples, prêt à toutes les aventures, pourvu qu'elles défient l'ordre et ses gardiens dont il aime à se moquer.
    Car Lescot est un ironiste d'un genre particulier, plaçant si haut la liberté qu'il est prêt à la perdre pour un mot d'esprit retors.
    Encore heureux ? Une bombe littéraire. Au lecteur d'allumer la mèche.


  • A partir de certains éléments de la vie d'une peintre qui a existé, Yves Viollier a tissé une histoire bouleversante autour de la filiation, de la création, du secret, le long des eaux douces de la Venise verte.

    Le père et la fille se tenaient par la main, les yeux fermés. On aurait dit qu'ils dormaient.

    " On les a trouvés ainsi que je le raconte dans leur maison des Ombrages. C'était après la Grande Guerre, au Gué-des-Marais. En ce temps-là, on ne pardonnait pas le suicide. Alors, le père et la fille !
    Louise, jeune artiste-peintre au talent précoce, exposait déjà dans les salons en compagnie des plus grands. Elle avait un bel avenir. La loi du silence a pesé sur le village. Des bruits ont couru sans que le mystère soit élucidé.
    Je suis allé tourner dans ce pays d'eau et de ciel aux couleurs changeantes qu'on appelle Venise verte. J'ai lu les journaux de l'époque et recherché des tableaux de celle qui m'a inspiré cette histoire, et que j'ai prénommée Louise. J'ai visité sa maison que j'ai baptisée Les Ombrages. Et j'ai essayé de remonter par le roman les chemins d'un destin qui les a décidés à se prendre par la main. Pour qu'ils revivent. Et que nous apprenions à les connaître. Afin, peut-être, que nous les aimions.

  • Ce roman est le récit de la vie d'une femme d'Afrique Centrale, Niwalie. Son père, chasseur de léopard, se retrouve engagé par la Première dame comme garde du corps. Bonne élève, presque toujours seule avec sa mère, Niwalie grandit en nous racontant le monde qui l'entoure avec poésie et humour. La narratrice nous relate l'existence de ses proches, et dépeint l'Afrique qui l'entoure. L'Afrique qu'elle connaît et à laquelle elle appartient, celle de la souffrance, celle de la rue, qui n'est pas dupe des claques dans le dos que s'échangent les puissants, du règne sans partage de quelques-uns au détriment de tous les autres. Défaite des mères car en Centafrique, la fête des mères est la plus grande des fêtes. Et c'est aussi le récit d'une sanglante fête des mères que nous fait Niwalie...

    Adrienne Yabouza exerçait comme coiffeuse à Bangui avant de fuir la République centrafricaine en 2013. Elle vit aujourd'hui en France, à Guingamp, où elle bénéficie de l'asile politique.Yves Pinguilly est né à Brest en 1944. Fin connaisseur du continent africain qu'il fréquente depuis quarante ans, il est l'auteur de nombreux romans ou récits ayant pour cadre l'Afrique.

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