Yves L

  • Jean Seghers est inquiet : sa station-service a été déclarée en faillite. Son veilleur de nuit-mécanicien lui réclame ses indemnités et, de surcroît, il craint que sa femme entretienne une liaison avec le président du tribunal de commerce.
    Alors, il va employer les grands moyens.

  • Pas dupe

    Yves Ravey

    « Livre après livre, Ravey creuse dans ses obsessions, et ses personnages forment une grande famille d'inadaptés toujours un peu égarés. On ne sait si le narrateur de Pas dupe, Salvatore Meyer, est un idiot ou un roublard, une victime ou un meurtrier ; il est le narrateur du livre et nous raconte ce qu'il veut bien nous raconter. Mais il va avoir affaire à un coriace : l'inspecteur de police Costa Martin Lopez.
    L'intrigue est à la fois précise et farfelue, semée d'embûches pour égarer le lecteur. Jusqu'au dernier paragraphe on ne saura pas qui dupe qui, car cette histoire en apparence banale s'avère abracadabrante. La question de départ - l'amant ou le mari ont-ils provoqué l'accident de Tippi ? - se complexifie alors qu'on découvre les circonstances du drame. En particulier l'étrange relation de soumission que Salvatore Meyer semble avoir entretenue avec sa femme, et son rôle de souffre-douleur, voire de larbin, qu'il a joué dans l'entreprise de son beau-père où il est employé - une entreprise de démolition, soit dit en passant. Tout ceci intrigue l'inspecteur tout droit sorti d'un film de série B.
    La langue de Ravey colle parfaitement à cet univers. Une écriture blanche, maîtrisée, où l'auteur glisse quelques formules dignes d'un dialogue des années 1950. Vous êtes un des premiers, monsieur Meyer, à venir sur les lieux, vous êtes son mari, et vous ignoriez ce qu'elle allait faire dans la ville voisine, sur une route aussi dangereuse, si tôt le matin, c'est curieux, non ? Mais, même si l'on étudie tous les aspects de ce texte, quelque chose encore nous échappera. Car il y a un mystère Ravey.
    Le narrateur comme les autres protagonistes de Pas dupe sont embarqués malgré eux dans une société qui les encourage à miser l'argent qu'ils n'ont pas et à endosser des rôles pour lesquels ils ne sont pas taillés. Il y aura seulement une phrase sur le milieu d'origine de Salvatore Meyer. Elle indique que son père vit dans un mobile home, sur un parking, quelque part en Arkansas. Et cette phrase est peut-être la clef du roman entier. » (Sylvie Tanette, Les Inrockuptibles)

    Pas dupe a paru initialement en 2019.

  • Koridwen est la dernière survivante d'un hameau de Bretagne. Avec l'aide du vieux Yffig, elle a inhumé les neuf autres habitants du coin. Puis le vieux Yffig est mort à son tour, et Koridwen l'a enterré lui aussi. Avant de mourir, la mère de Kori lui a confié une enveloppe laissée par sa grand-mère, à ouvrir le jour de ses quinze ans. Cette lettre, qui parle d'un long voyage et de mondes parallèles, fait si étrangement écho au message reçu sur Warriors of Times que Koridwen est ébranlée malgré elle. Elle décide d'aller chercher son cousin Max et de se rendre avec lui en tracteur au rendez-vous à Paris.

  • Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison à l'organisation très stricte. Chacun d'eux sait qu'il devra en partir lorsqu'il aura trop grandi. Mais qu'y a-t-il après la Maison ?... Le premier tome de cette époustouflante trilogie d'Yves Grevet a reçu 12 prix littéraires à ce jour.0300Soixante-quatre enfants, répartis en quatre classes d'âge (les Bleu clair, les Bleu foncé, les Violets et les Rouges), passent quatre années enfermés dans une grande maison aux règles de vie très rigides et méticuleusement définies, où le sport - étonnant jeu de l'Inche auquel on joue à quatre pattes, la balle entre les dents... - et l'instruction - cours de biologie et d'agriculture essentiellement - tiennent une grande place. Tout écart de conduite est sévèrement puni par les "César", des personnages énigmatiques qui apparaissent au moment où l'on s'y attend le moins, et ont toujours un oeil sur tout. Aucun des enfants n'a de souvenirs de son passé, mais tous sont persuadés qu'ils ont beaucoup de chance d'être hébergés dans la Maison et vivent dans la hantise que leur lit ne "craque" - les lits sont extrêmement fragiles. Car dès lors qu'un Rouge dépasse la taille réglementaire et brise son lit, il sort de la Maison et on ne le revoit plus jamais...0600Le Télégramme - 30 mars 2008« (...) Ce premier tome d´une trilogie à paraître est captivant (...) A tel point que l´on se sent frustré de ne pas pouvoir tout de suite passer au deuxième tome ! » Corinne Abjean France Bleu Ile de France - 11 mai 2008 "(...) l´auteur a une imagination débordante et on le suit pas à pas dans cette maison étonnante. A découvrir absolument !!! (Vivement le second tome !). » Martine BrésonPage - Avril/mai 2008 -« (...) Un premier tome captivant, dont on attend avec impatience la suite : l´aventure à l´extérieur de la Maison. » Armelle Pommet, Librairie La Procure Quimper Yaka Mag -Mai 2008 -« Premier tome d´une série qui mêle admirablement roman d´aventures, fable sociologique et science-fiction. » Blog des librairies Sorcières - Mai 2008« (...) Voilà un roman passionnant, riche et bien construit, à l´écriture efficace : vivement la suite !. » Okapi - 15 au 30 juin 2008 -« Découvre vite l´univers de ce roman de SF, facile à lire et riche en suspense. » Jessica Jeffries-Britten Je Bouquine - Juin 2008 -« Vous aimez la science-fiction ? Lisez Méto, une nouvelle série captivante, écrite par un auteur français. » P. Parageau DLire - juin 2008 -« (...) Du début à la fin de ce livre, tu seras aspiré dans un univers étrange, inventé de plume de maître par Yves Grevet. (...) on est très impatients de connaître la suite. » F.M Ecran fantastique - Juin 2008 -« (...) Ce huit clos achevé, on n´a qu´une envie : lire la suite de cette trilogie imaginée par un écrivain également professeur des écoles. » Claude Ecken www.ricochet-jeunes.org - Juin 2008« (...) Yves Grevet a parfaitement maitrisé un mystère qui rode jusqu´après la dernière page... Captivant, et à suivre. » Sophie Pilaire Mon quotidien - juin 2008 -« Découvre « METO » , une saga mystérieuse et inquiétante ! » R. Botte www.sfmag.net - Juin 2008 -La Maisonse lit avec beaucoup de plaisir et on a très envie de connaître la suite du parcours de Méto. » Serge Perraud France Bleu Besançon - 25 juin 2008 -« (...) Ceci est le premier volet d´une trilogie qui s´annonce exceptionnelle ; malheureusement, il va falloir s´armer de patience en attendant la suite. » Marie-Ange Pinelli Le Figaro - 26 juin 2008 -« (...) les lecteurs à partir de 12 ans risquent bien de ne pas décrocher. » Françoise Dargent Le Figaro magazine - 28 juin 2008 -« Ce premier tome d´une trilogie d´anticipation navigue entre l´atmosphère des films de Costa-Gavras et l´univers de Sa Majesté des Mouches, suscitant parfais un délicieux malaise. (...) l´auteur révèle la face cachée de l´âme humaine face à l´apprentissage de la liberté. Magnifique. »Marie Rogatien Khimaira - Juillet-Août 2008 -« (...) La Maison est le premier volet de la trilogie « Méto », signée Yves Grevet. Il nous dépeint là un monde bien étrange, et nous fournit auta

  • La période 2020 - 2050 sera la plus bouleversante qu'aura jamais vécu l'humanité en si peu de temps. L'effondrement de notre civilisation industrielle s'y produira à l'échelle mondiale, probablement dans les années 2020, certainement dans les années 2030. L'ouvrage examine les origines écologiques, économiques, financières et politiques de cet effondrement et, surtout, leurs relations systémiques.

  • Au travers de son oeuvre, poèmes ou essais, Yves Bonnefoy s'adressait toujours à autrui. Voyant dans la poésie une « poignée de main », selon le mot de Celan qu'il aimait rappeler, il a donc pratiqué l'entretien comme un genre littéraire de grande dignité. La rencontre, par écrit, avec chacun de ses interlocuteurs fut chaque fois l'occasion d'une recherche commune, lors des entretiens sollicités par des revues tout autant que lors de ceux dont il prenait l'initiative avec tel ou tel de ses amis. Dans ce nouveau volume qui fait suite à Entretiens sur la poésie (1972-1990) et à L'Inachevable, Entretiens sur la poésie (1990-2010) sont réunis treize des entretiens des dernières années et un essai, Ut pictura poesis. Sous l'angle de l'expérience poétique et de la manière dont il la comprend, Bonnefoy mène une réflexion sur les grands aspects de l'exister humain : la musique, le souvenir, les figures parentales, les mathématiques, le désir d'unité, le dialogue, le lieu, la peinture, ou l'usage des mots. Il évoque aussi, en quelques occasions, certaines périodes de sa vie et de sa création : ainsi la solitude de son enfance ou les étapes de son rapport avec la musique et les musiciens.

  • Quoi faire quand il semble qu'il n'y aurait plus rien à faire ? Une seule solution : faire avec. Trouver dans le « faire avec » une vraie puissance politique. Faire avec ce qui est là (ou ce qu'il en reste), faire avec nos amis mais aussi avec nos ennemis. Nouer des partenariats improbables et développer par contagion des hospitalités inédites. Yves Citton propose des solutions inventives pour faire face à la casse du modèle qui a porté notre développement au bord du gouffre.

  • Méto T.2 ; l'île

    Yves Grevet

    Le deuxième tome de la trilogie d'Yves Grevet, dont le premier volet a enflammé le public comme les critiques.0300Méto et ses camarades ont enfin franchi les portes de la Maison, livrant un combat terrible pour leur liberté. Méto est grièvement blessé lors de la bataille... Lorsqu'il se réveille, il se rend compte que ses paupières ont été collées et qu'il est entravé à un lit. Où est-il ? Et ses amis, sont-ils encore en vie ?...Un imaginaire incroyable, de l'action, une réflexion sur notre monde et notre société : Yves Grevet excelle dans un roman "total".

  • Avec un humour fortement teinté de noir, Y. Paccalet prévoit que l'homme programme sa propre disparition en ne respectant pas son environnement, en saccageant terres et mers, en ne se préoccupant que de richesses et de pouvoirs. En fait, l'humanité n'obéit qu'à ses pulsions sexuelles, territoriales et hiérarchiques. Et quand elle aura disparu, la vie reprendra...

  • Un tome 3 qui dépasse tout ce que le lecteur des tomes 1 et 2 pouvait rêver !
    0300De retour à la Maison, Méto est séparé de ses proches et désigné aux yeux de tous comme le « traître ». Mais les César le conduisent bientôt dans une partie de la grande demeure tenue secrète et réservée aux membres du groupe E, une élite chargée d'effectuer des missions sur le continent..."Le Monde" autour de l'île enfin dévoilé au lecteur, des révélations en cascade, une vertigineuse uchronie sur notre histoire moderne.

  • Après vingt ans d'absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête.
    Elle lui fait savoir qu'elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.
    Une discussion s'engage entre eux et ça démarre très fort.

    « Comme dans un roman policier, on reste suspendu à l'action, dans l'attente de son dénouement. C'est bien le destin des protagonistes qui est en jeu, leur avenir, leur vie et leur mort. Simplement, cette action, si minutieusement décrite fût-elle, sans échappée ni digression, donne au lecteur un sentiment de forte (mais indéterminée) inquiétude. Chef d'orchestre, Yves Ravey ne cherche à imposer aucun point de vue - même si un lointain arrière-fond de préoccupations politiques et sociales, morales aussi, est présent. Finalement, le charme très singulier de son art est concentré dans la diffusion et l'organisation de cette inquiétude. » (Patrick Kéchichian, La Croix)

    « À mesure que l'on accorde de moins en moins de crédit à ce que raconte Marcello Martini, on s'accroche, car Yves Ravey, lui, on le croit sur parole. Il donne des détails pour que l'effet de réel soit atteint au plus vite, les petits gestes de la vie quotidienne, justes, vécus, indéniables, comme on le dit de l'oreille, il a l'oeil absolu. Pas de fioritures, il écrit simple, court, nerveux, sec, sévère, modeste, il écrit au bistouri, tranche là où ça fait mal. Il donne l'impression de sauter des phrases, pour gagner du temps, mais aucune ne manque, pour couper le souffle du lecteur, il pousse le texte vers son destin, vers sa chute, vers sa fin. Ce n'est pas un thriller, un page-turner, comme ils disent, en français, non, il n'y a pas d'autre suspense que la sensation fébrile de lire avec un colt sur la tempe. Allez jusqu'au bout, vous verrez bien comment on peut jouer à la roulette russe avec une cartouche d'encre violette. » (Jean-Baptiste Harang, Le Magazine littéraire)

    Ce roman a paru en 2017.

  • Roman picaresque autour de la figure légendaire de la princesse des Ursins, qui fut diplomate au service de Louis XIV et gouverna la moitié de l'univers, telle que la raconte l'homme de dix-huit ans plus jeune qui l'aima et partagea sa vie quarante années durant. Un deuxième roman splendidement écrit d'Yves Revert, entre Les Mémoires de Saint-Simon et l'Ingrid Caven de Jean-Jacques Schuhl.

  • Des fictions à destination des 13-30 ans, en prolongement de l'exposition Renaissances de la Cité des sciences et de l'industrie. " Le Monde d'Avant est en train de s'effondrer, ou n'existe déjà plus. Il faut construire le Monde d'Après. Le réinventer. Changer les mentalités, les modes de fonctionnement. Six grands noms de la science-fiction échafaudent des univers possibles, à portée de main, qui sont autant de raisons de croire en l'avenir, en un avenir désirable. Vous ferez la connaissance de Violette, Agnès, Yüna, Karl, Gwen, Sofia et des habitants de la Douceur... Que ces personnages de fiction vous accompagnent dans vos rêves d'une société solidaire plus juste et plus humaine. " Denis Guiot, directeur de l'anthologie.

  • Latche ; Mitterrand et la maison des secrets Nouv.

    C'est un lieu-dit non loin de la côte Atlantique, au coeur de la forêt landaise. Une petite route y mène, bordée de chênes-lièges et de pins : Latche. Ce qui n'était à l'origine qu'une bergerie en ruine acquise par le futur président dans les années soixante pour abriter ses amours avec la jeune Anne Pingeot devint, au fil des ans, le repaire de la Mitterrandie.

    Autour de Latche gravitaient la tribu du président et des personnalités politiques en visite sur les terres du dirigeant de gauche, tous et toutes soumises aux rituels obligés : visite au couple d'ânes et balade en forêt. Les courtisans comme les amis sulfureux s'y sont ainsi bousculés, de Jean-Jacques Servan-Schreiber à Jacques Attali en passant par Édith Cresson, Jean Daniel, François de Grossouvre et René Bousquet, l'ancien chef de la police de Vichy. Dormant sur place, pour leur dernier séjour en dehors de ce qui fut l'URSS, Gorbatchev et sa femme en repartirent avec des rêves de datcha tandis qu'Henri Kissinger, des années auparavant, avait quitté la propriété rassuré après une rencontre secrète avec le président d'une France passée à gauche.

    Ce livre dresse autant le portrait aiguisé de la Mitterrandie que celui, intime, d'un homme qui avait fait de ce coin des Landes son autre pays à l'abri des bruissements élyséens. Les murs de la bergerie resteront à tout jamais chargés de ces petites histoires, anecdotes cocasses, drames personnels mais aussi grande Histoire qui, ensemble, construisirent le « mythe » Latche.

  • Les Borgia

    Jean-Yves Boriaud

    Mythes et réalités d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance.Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia - Alexandre, César et Lucrèce - ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée.
    D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455 Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492 Alexandre VI, qui, s'il compromet sa fonction dans plusieurs scandales, donne à l'Église, par la force, un territoire comparable à ceux des États-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Église, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. À Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille.
    Sous la plume légère et savante de Jean-Yves Boriaud, la saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Église, entre pourpre et sang, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.

  • Économie de l'attention, incapacité de se concentrer, armes de distraction massive, googlisation des esprits : d'innombrables publications dénoncent le déferlement d'images et d'informations qui, de la télévision à Internet en passant par les jeux vidéo, condamnerait notre jeunesse à un déficit attentionnel pathologique.Cet essai propose une vision d'ensemble de ces questions qui prend à contre-pied les lamentations courantes. Oui, la sur-sollicitation de notre attention est un problème à mettre au coeur de nos analyses économiques, de nos réformes pédagogiques, de nos réflexions éthiques et de nos luttes politiques. Mais, non, l'avènement du numérique ne nous condamne pas à une dissipation abrutissante. Comment rediriger notre attention ? À quoi en accorder ? Faut-il que chacun apprenne à « gérer » ses ressources attentionnelles pour être plus « compétitif », ou faut-il plutôt nous rendre mieux attentifs les uns aux autres ainsi qu'aux défis environnementaux (climatiques et sociaux) qui menacent notre milieu existentiel ? Ce livre défend la seconde voie. Il pose les fondements d'une écologie de l'attention comme alternative à une suroccupation qui nous écrase. Il espère que vous trouverez le temps de le lire...Yves Citton est professeur de littérature à l'Université de Grenoble et co-directeur de la revue Multitudes. Il a notamment publié Renverser l'insoutenable (Seuil, 2012) et dirigé un ouvrage collectif intitulé L'Économie de l'attention. Nouvel horizon du capitalisme ? (La Découverte, 2014).

  • Petit traité de l'évolution humaine" L'homme de Néandertal était petit, râblé, puissant. On le voit bien meilleur boxeur et catcheur, quand les premiers Homo sapiens étaient certainement plus forts à la course à pied. Ce serait drôle de voir leurs différentes qualités sportives si vous les mettiez tous les deux sur un stade ! " Comment s'est opéré le passage de la quadrupédie à la bipédie ? Qu'appelle-t-on chez les sportifs le syndrome de Lucy ? Quand l'homme a-t-il développé sa capacité à jouer ? Quel avenir envisager pour l'
    Homo sapiens toujours en quête de performances nouvelles ?
    Par le prisme du corps et du sport, Yves Coppens nous livre un passionnant petit traité de l'évolution humaine, faisant le point sur les connaissances que nous en avons aujourd'hui et sur le fruit de ses propres recherches. Il décrit le passé et questionne l'avenir de l'homme, préférant à un certain pessimisme ambiant une curiosité et un enthousiasme toujours renouvelés.

  • Dans une ville basse enveloppée d´un brouillard opaque - la nox -, les hommes sont contraints de pédaler ou de marcher sans cesse pour produire leur lumière. Comme l´espérance de vie y est courte, la loi impose aux adolescents de se marier et d´avoir un enfant dès l´âge de dix-sept ans.

    Lucen a peur de perdre celle qu´il aime, la rebelle Firmie, qui refuse de se plier à la règle. Il sent aussi ses meilleurs amis s´éloigner de lui. L´un d´eux, Gerges, s´apprête à rejoindre la milice qui terrorise les habitants, un autre, Maurce, un groupe terroriste. C´est l´heure pour Lucen de faire des choix qui détermineront toute son existence.

    Au même moment, dans des territoires épargnés par la nox, la jeune Ludmilla ne se résigne pas au départ forcé de Martha, la gouvernante qui l´a élevée, injustement renvoyée par son père. Elle décide de tout tenter pour la retrouver.

  • Un siècle avant Christophe Collomb, un souverain malien, Abou Bakari II, monte une expédition, traverse l'Atlantique et, le premier, atteint les rivages de l'Amérique. Légende ou réalité? Enquête rigoureuse- et pittoresque- d'un ethnologue français.

  • Le prix du travail bien fait ; la coopération conflictuelle dans les organisations Nouv.

    Réhabiliter le conflit pour améliorer la qualité du travail. La proposition n'est contradictoire qu'en apparence. Yves Clot et ses collègues montrent, à partir de l'action, comment le conflit autour de la qualité du travail peut devenir une méthode de coopération dans les organisations : c'est à ce prix que le travail bien fait est possible. À ce prix aussi qu'une écologie du travail devient crédible.
    On peut rendre sa souveraineté au travail contre tout ce qui mine la fierté de l'acte professionnel en l'écartant de la boucle de décision. Ce livre explique comment s'y essayer en instituant la coopération conflictuelle, entre salariés comme entre ces derniers et leur hiérarchie. C'est la qualité du travail qui rassemble. Dans un monde saturé de conflits, le conflit de critères autour de la qualité du travail n'a pourtant pas droit de cité, laissant le travail " ni fait ni à faire " nous abîmer et abîmer la planète.
    Yves Clot et ses collègues, en s'appuyant sur le récit de trois longues expériences de travail collectif, dans un EHPAD, dans le service de la propreté d'une grande ville et dans une usine automobile, regardent ce conflit en face. Au passage, ce sont les frontières entre dirigeants et dirigés qui se trouvent redessinées.

  • Le 3 juin 1959, Yves Klein donne une conférence à la Sorbonne : "L'évolution de l'art vers l'immatériel". Porte d'entrée idéale vers son oeuvre et sa biographie, ce texte révèle les motifs constitutifs de son oeuvre: le rituel, la couleur, le vide, le judo, le ciel et le feu... Au-delà de la provocation et la performance, il élabore une théorie autant poétique que spirituelle d'un art sans limites, à l'instar du travail d'un John Cage sur le silence.
    Nombre des pistes esquissées ici aboutiront dans les années suivantes. Yves Klein élaborera par exemple une Architecture de l'air, ou encore délivrera des reçus aux acquéreurs d'oeuvres immatérielles. Avant de mourir, il confie à un ami : "Je vais entrer dans le plus grand atelier du monde. Et je n'y ferai que des oeuvres immatérielles."

    Yves Klein (1928-1962) est un artiste français. En 1957, il met au point le "bleu Klein", signature de ses monochromes. En 1958, il expérimente sa technique emblématique du "pinceau vivant" : une femme au corps enduit de peinture qu'elle applique sur la toile. Dès lors, Klein s'évertue à s'affranchir de la ligne et du dessin. Il a une première crise cardiaque en 1962, après avoir assisté à la projection de Mondo Cane, dans lequel son travail est tourné en dérision. Il meurt le 6 juin 1962.

  • Le temps de l'enfance Nouv.

    En dix souvenirs, Antoine, l'alter ego de Yves Viollier, nous tend ce miroir qui renvoie à des histoires qui sont autant de diamants de la mémoire. Ce ton si juste du romancier, c'est autant celui du poète que celui du mémorialiste des vies ordinaires, celles qu'ont vécu nos aïeux.
    Antoine ne veut rien perdre du temps de l'enfance et des chemins creux de Château- Fromage. C'est son socle. Tout part de là. Sa mémé Lise le prenait par la main et lui ouvrait les yeux au monde. Il pédalait sur son vélo et éprouvait ses premiers émois auprès de Cocotte, la garde-barrière. Son horizon tutoyait l'infini.
    Et les voix, les gestes, les bonheurs et les souffrances de ceux qui l'ont aidé à grandir sont autant de diamants de la mémoire. Olympe qui aimait les hommes, Irma qu'on a mal aimée, Marcellin que l'amour a fui, Henri qui est allé le chercher de l'autre côté de la terre.
    C'est le regard du mémorialiste des vies ordinaires qu'Yves Viollier pose avec douceur sur ses personnages.

  • Hiver 1910. Jean-Jacques Liabeuf, 24 ans, ouvrier cordonnier dans le quartier des Halles, est injustement condamné pour proxénétisme par des ripoux de la brigade des moeurs. Il entreprend de laver son honneur par ses propres moyens : des brassards cloutés, une lame affûtée et un revolver. Il devient un légendaire « tueur de flics » dont l'action d'éclat fera de nombreux émules, tout en gagnant la sympathie de la presse révolutionnaire. Après un procès retentissant, son exécution donnera lieu à l'une des plus grandioses émeutes populaires du XXe siècle, aux cris de : « Vive Liabeuf et mort aux vaches ! » Un an plus tard naissait la bande à Bonnot.

    Yves Pagès est auteur et éditeur chez Verticales (Gallimard).

  • Sur la nouvelle liste de l'Education nationale, Cycle 2, niveau 2.
    Le père d'Abel, qui est garde-forestier en Guyane, ramène un soir à son fils un anaconda blessé. Abel décide de le soigner et de le garder. Mais la présence d'un serpent dérange les habitants du quartier. L'un d'eux oserait-il s'en prendre au malheureux animal ?

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