Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • 4 septembre (Fontaine-la-Verte), un an. Un an déjà que je tiens ce journal... Le temps n'a pas d'épaisseur. Il est transparent comme l'aile de l'abeille. Les reflets des nuages ou les irisations de l'eau font, quelquefois, croire qu'il a du corps. Il présente des nervures. Il émet des bourdonnements. Ce sont des simulacres. Temps qui passe, graminée jaunie, l'odeur du soleil dans l'herbe. J'ai vu des spectacles de nature prodigieux sur la Calypso de Cousteau. J'en ai contemplé de sublimes dans la vieille Europe. J'ai voulu chanter la splendeur discrète ou triomphante des herbes et des insectes, des lézards, des oiseaux et des arbres. Ils recèlent des secrets plus subtils que des miracles. Trois cent soixante-cinq jours de suite, fidèlement, avec scrupule et ravissement, j'ai noté ce que j'ai observé au hasard de mes lieux de vie, de la Côte d'Azur à la Normandie, de Paris à la Flandre, des montagnes de la Savoie aux collines du Lazio italien. J'ai tenté de transcrire les couleurs, les mouvements, les parfums et les sons. J'ai mêlé la science à la littérature, la poésie à la botanique, la zoologie à la philosophie. J'ai cherché à retrouver l'esprit des Rêveries de Jean-Jacques Rousseau, du Journal de Thoreau et des Journaux de Basho. Avec des méditations sur le sens des choses et des haikus pour le plaisir. Questions de science et traits d'ironie. Hors de tout genre. Avec des photographies que j'ai prises comme des croquis sur le terrain...

  • A une époque aussi lointaine qu'indéterminée, certains « Êtres », totalement différents de l'homo sapiens, lui ont succédé dans le gouvernement de la planète. Ils découvrent une bande magnétique sur laquelle un des derniers hommes, Théodore Leblanc, a fixé un suprême message : à la fois l'histoire de sa vie et la chronique de la fin de l'humanité. Ce que contient ce message et comment, à travers lui, les « Êtres » jugent les hommes, ce n'est pas ici le lieu de le dévoiler. Disons seulement que l'anticipation, telle que la conçoit Yves Gandon, ne s'accompagne d'aucun dévergondage de l'imagination ; elle se maintient dans les frontières de la logique et du possible, et le récit en prend un accent de vérité hallucinant : tout nous touche parce que rien ne nous y est étranger. Aussi bien n'a-t-on pas oublié que, avec « Le Dernier Blanc », publié en 1945, Yves Gandon fut l'un des tout premiers écrivains français à donner à la « science-fiction » ses lettres de noblesse.

  • A quarante-trois ans, ayant marié sa fille unique depuis deux jours, Jean Miracle décide de refaire sa vie. Par hasard, il trouve à louer la chambre même qu'il occupa vingt ans plus tôt, avant son mariage ; seuls les propriétaires ont changé : ce sont maintenant deux femmes, une habilleuse du théâtre des Variétés, ex-chanteuse à voix, et sa fille Angélique. Faisant fi du danger que représentent ces deux femmes, il s'installe... Evoquant son passé, vivant avec appétit le présent, Jean Miracle nous entraîne à sa suite dans un roman vif et vivant, riche d'événements, de personnages et de paysages, qui se lit avec le sourire du plaisir sur les lèvres.

  • En huit récits qui ont pour cadre le Japon, la Thaïlande, Hong-Kong, le Kenya, le Pakistan, la Colombie, le Brésil, Tahiti, la Côte d'Ivoire, Yves Gandon redonne soudain à un genre qui a ses lettres de noblesse une nouvelle jeunesse. Ici, la froide observation du reporter d'« A la recherche de l'Eden » cède le pas à la curiosité passionnée du romancier, ou mieux de l'amateur d'âmes, et des aventures comme celles de Reïko, Azra, Foubéro ou Lili nous apparaissent étonnamment révélatrices. Ces visages de femmes éclairent d'une lumière neuve la terre des hommes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Entre le savoir passé et le savoir à venir, J.-Y. Casgha ouvre pour nous ses dossiers.

  • « L'hippopotame à moteur », c'est ce camion qui représente toute la fortune de Julien, ex-légionnaire établi dans un pays d'Afrique, et de son copain noir, Joseph. Pour gagner d'un coup l'argent nécessaire à la réalisation de leur rêve - un garage près d'Avignon - ils acceptent de transporter de l'autre côté de la frontière d'un pays en guerre une cargaison de médicaments et de vivres d'urgence. Aidés par les uns, pourchassés par les autres, ils se lancent sur d'effroyables pistes... L'Afrique et les Africains que décrit Yves Le Ménager, il les connait bien : réalisateur de télévision, il a tourné là-bas de très nombreux films pour « Aventure moderne », « Continents pour demain », et « Itinéraires de l'aventure ». L'hippopotame à moteur, son premier livre, est à la fois un document et un vrai roman d'action, vif et généreux comme son auteur.

  • En treize ans, l'océanographie française en a perdu vingt-trois : l'avance du début des années 60 a disparu ; depuis 1970, pas une seule percée vraiment novatrice. Écartés, les pionniers de l'après-guerre ont été remplacés par des fonctionnaires. De plus en plus nombreux. Des immeubles ont poussé, les budgets ont enflé, le train de vie s'est doré, mais l'imagination s'est asséchée. Hormis les pétroliers du large qui n'ont besoin de personne, on n'ose plus rien d'original. La mer, prise en main par les bureaucrates, coûte de plus en plus cher aux Français. Mal orientée, l'aquaculture patauge. Faute de perspective industrielle réelle, on réinvente le mythe du fabuleux métal. Avec indifférence, on laisse la terre envenimer la mer. Quant à la fantastique énergie océanique, personne ne s'en occupe sérieusement. Il faut changer de cap. Il en est encore temps. C'est maintenant ou jamais.

  • Rompant avec le matérialisme d'hier, la science d'aujourd'hui - physique nucléaire, biologie, parapsychologie - ouvre un large champ à l'explication métaphysique de notre univers. La médecine recueille, de ses réanimés, de stupéfiantes et concordantes relations des phénomènes éprouvés au cours d'un coma profond : dédoublement du corps, sensation de présences, bien-être, lumière douce aperçue au bout d'un tunnel obscur... jusqu'à la "barrière infranchissable". C'est au-delà de cette barrière que commence ce livre. Hors toute trace de spiritisme, il reproduit textuellement, venant de dix sources différentes, 650 communications spontanées transmises mentalement de l'Au-delà à des vivants. Il montre comment l'homme, réduit ici à un état limité, recueille à sa mort le plein héritage de sa nature divine et poursuit, avec les êtres chers retrouvés, une progression merveilleuse dans l'amour divin.

  • Le livre - Il ne s'agit pas ici d'un livre "de plus" sur la fameuse guerre de six jours, qui vit la foudre tomber du ciel, le matin du 5 juin 1967, pour meurtrir la puissance arabe péniblement regroupée par Nasser et armée par les Russes il s'agit DU livre, qui n'avait pas encore été écrit, sur ces événements fulgurants et dramatiques qui ont bouleversé la situation au Moyen-Orient, et dont l'onde de choc continue à se répercuter. Parmi les nombreux ouvrages présentés jusqu'alors au public, aucun n'a offert le tableau vivant complet ni l'étude en profondeur qu'appelait le sujet. L'histoire de la guerre de six jours est facile à raconter, quand on l'a suivie comme Yves Cuau, à partir de la victoire-éclair de l'aviation israélienne à l'aube du 5 juin. Mais Israël faillit bien ne pas se décider à attaquer ; Israël traversait à ce moment-là une crise intérieure dramatique : la plupart de ses généraux étaient même désespérés. Nasser a fait quelque temps figure de gagnant... L'élément nouveau de ce livre est qu'il retrace, jour par jour, souvent heure par heure, toutes les étapes préliminaires de l'affaire, et non seulement dans les deux camps, juif et arabe (à travers le détail minutieux des préparations et des préparatifs, tout le travail d'élaboration des états-majors, toute la stupéfiante mise en place des services secrets israéliens, etc.), - mais encore dans le monde entier. Les crises de conscience, les convulsions intestines des nations dressées face à face, les luttes de pouvoir - tout est là. Mais, à chaque instant, les grandes capitales étrangères aussi, avec le jeu subtil de leurs rivalités, leurs réactions à l'événement, que ce soit dans les chancelleries ou à la tribune de l'O.N.U., sont présentes. La troisième guerre d'Israël était incompréhensible en dehors de son long contexte moyen-oriental et international. Pour la rétablir dans ce contexte, il fallait du temps, du recul, la connaissance familière et vécue des problèmes, dans les deux camps, que possède Yves Cuau. Il a connu Nasser et son entourage, ainsi que tous les chefs des autres nations arabes. Il connaît bien Dayan, Rabin, Eshkol, Eban. Il connaît aussi, pour avoir vécu parmi lui, le petit peuple de tous ces pays. Tout cela est dans son livre. On y suit les grandes manoeuvres de la politique et celles, sanglantes, de la guerre. On y est avec les hommes d'État, dans le secret de leurs décisions. On y est avec les combattants, dans le ciel où rugissent les « Mirages » et les « Mig », dans la tempête de sable soulevée par les blindés du Sinaï, dans la violence des corps à corps... Tout cela, vrai, sobrement conté, fait d'Israël attaque un livre passionnant comme un roman, mais aussi une belle oeuvre d'historien.

  • La fontaine de Vaucluse o L'univers sous les ondes o La plongée avec ou sans scaphandre o Premières photos sous-marines o Plongeurs d'or de Californie o Au-delà des récifs o Les requins de Rareka o Un sous-marin franchit le pôle Nord o Trésors artistiques livrés par la mer o La vie animale dans les grands fonds o Le renflouement du « Leonardo da Vinci » o Exploration du paquebot naufragé « Andrea Doria » o Au fond d'une rivière de la jungle o Sous-marin de poche contre croiseur japonais o Les cycles de l'eau o La grotte de Wakulla o Plongées dans les mers polaires o Par quatre kilomètres de fond, etc.

  • Entre le savoir passé et le savoir à venir, J.-Y. Casgha ouvre pour nous ses dossiers.

  • « L'hippopotame à moteur », c'est ce camion qui représente toute la fortune de Julien, ex-légionnaire établi dans un pays d'Afrique, et de son copain noir, Joseph. Pour gagner d'un coup l'argent nécessaire à la réalisation de leur rêve - un garage près d'Avignon - ils acceptent de transporter de l'autre côté de la frontière d'un pays en guerre une cargaison de médicaments et de vivres d'urgence. Aidés par les uns, pourchassés par les autres, ils se lancent sur d'effroyables pistes... L'Afrique et les Africains que décrit Yves Le Ménager, il les connait bien : réalisateur de télévision, il a tourné là-bas de très nombreux films pour « Aventure moderne », « Continents pour demain », et « Itinéraires de l'aventure ». L'hippopotame à moteur, son premier livre, est à la fois un document et un vrai roman d'action, vif et généreux comme son auteur.

  • Rompant avec le matérialisme d'hier, la science d'aujourd'hui - physique nucléaire, biologie, parapsychologie - ouvre un large champ à l'explication métaphysique de notre univers. La médecine recueille, de ses réanimés, de stupéfiantes et concordantes relations des phénomènes éprouvés au cours d'un coma profond : dédoublement du corps, sensation de présences, bien-être, lumière douce aperçue au bout d'un tunnel obscur... jusqu'à la "barrière infranchissable". C'est au-delà de cette barrière que commence ce livre. Hors toute trace de spiritisme, il reproduit textuellement, venant de dix sources différentes, 650 communications spontanées transmises mentalement de l'Au-delà à des vivants. Il montre comment l'homme, réduit ici à un état limité, recueille à sa mort le plein héritage de sa nature divine et poursuit, avec les êtres chers retrouvés, une progression merveilleuse dans l'amour divin.

  • La fontaine de Vaucluse o L'univers sous les ondes o La plongée avec ou sans scaphandre o Premières photos sous-marines o Plongeurs d'or de Californie o Au-delà des récifs o Les requins de Rareka o Un sous-marin franchit le pôle Nord o Trésors artistiques livrés par la mer o La vie animale dans les grands fonds o Le renflouement du « Leonardo da Vinci » o Exploration du paquebot naufragé « Andrea Doria » o Au fond d'une rivière de la jungle o Sous-marin de poche contre croiseur japonais o Les cycles de l'eau o La grotte de Wakulla o Plongées dans les mers polaires o Par quatre kilomètres de fond, etc.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Voici l'histoire d'un Marseillais que la mer passionne depuis qu'il est enfant. Un jour de 1952, près de Marseille, un bateau bizarre est amarré : la Calypso du commandant Cousteau. Falco se présente. Il est engagé dans l'équipe. Il ne la quittera plus. Croisières scientifiques et cinématographiques en mer Rouge et dans l'océan Indien. Coraux, requins, dauphins, baleines... Falco participe au tournage du Monde du silence, palme d'Or à Cannes, en 1956. Très vite, il devient le chef plongeur de la Calypso. Il court le monde, des Caraïbes à l'Alaska et des Seychelles à l'Antarctique. Tout naturellement, Cousteau lui demande de devenir le capitaine de la Calypso. Personne au monde n'a couru autant de milles marins à bord d'un navire océanographique, exploré autant d'épaves, accompli autant de plongées au royaume des murènes et des gorgones, des cachalots et des requins-baleines... Albert Falco mérite bien son surnom : le plus dauphin des hommes !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce nouveau roman d'Yves Gandon est celui de la dispersion - la grande dispersion que fut, pour tout un peuple, et souvent pour chaque famille, l'été 1940, celui de la défaite et de l'exode... Le train que Albert Dupont prend le 11 juin n'atteindra jamais Troyes, sa destination. Cent fois arrêté en rase campagne, et dévié, et bombardé, il finira par échouer à Clermont-Ferrand, quatre jours plus tard. Cependant, Jean-François, le fils cadet d'Albert Dupont, a quitté Paris à l'approche des Allemands, sur une vieille bicyclette. Augustin, le fils aîné, sergent dans l'Est, se replie comme il le peut vers le centre de la France. Sabine, la fille, après la mort de son mari sur la route de l'exode, regagne Troyes. Deux mois plus tard, ils se retrouvent presque tous à Paris, se demandant anxieusement ce que sera demain... Tel fut l'été sinistre de 1940 pour la famille d'Albert Dupont. Tel - ou peu s'en faut - il fut pour d'innombrables familles françaises. C'est dire que ce roman est celui de tout un peuple dispersé par le souffle de la guerre en ces jours terribles. Beaucoup s'y reconnaîtront.

  • Le livre - Il ne s'agit pas ici d'un livre "de plus" sur la fameuse guerre de six jours, qui vit la foudre tomber du ciel, le matin du 5 juin 1967, pour meurtrir la puissance arabe péniblement regroupée par Nasser et armée par les Russes il s'agit DU livre, qui n'avait pas encore été écrit, sur ces événements fulgurants et dramatiques qui ont bouleversé la situation au Moyen-Orient, et dont l'onde de choc continue à se répercuter. Parmi les nombreux ouvrages présentés jusqu'alors au public, aucun n'a offert le tableau vivant complet ni l'étude en profondeur qu'appelait le sujet. L'histoire de la guerre de six jours est facile à raconter, quand on l'a suivie comme Yves Cuau, à partir de la victoire-éclair de l'aviation israélienne à l'aube du 5 juin. Mais Israël faillit bien ne pas se décider à attaquer ; Israël traversait à ce moment-là une crise intérieure dramatique : la plupart de ses généraux étaient même désespérés. Nasser a fait quelque temps figure de gagnant... L'élément nouveau de ce livre est qu'il retrace, jour par jour, souvent heure par heure, toutes les étapes préliminaires de l'affaire, et non seulement dans les deux camps, juif et arabe (à travers le détail minutieux des préparations et des préparatifs, tout le travail d'élaboration des états-majors, toute la stupéfiante mise en place des services secrets israéliens, etc.), - mais encore dans le monde entier. Les crises de conscience, les convulsions intestines des nations dressées face à face, les luttes de pouvoir - tout est là. Mais, à chaque instant, les grandes capitales étrangères aussi, avec le jeu subtil de leurs rivalités, leurs réactions à l'événement, que ce soit dans les chancelleries ou à la tribune de l'O.N.U., sont présentes. La troisième guerre d'Israël était incompréhensible en dehors de son long contexte moyen-oriental et international. Pour la rétablir dans ce contexte, il fallait du temps, du recul, la connaissance familière et vécue des problèmes, dans les deux camps, que possède Yves Cuau. Il a connu Nasser et son entourage, ainsi que tous les chefs des autres nations arabes. Il connaît bien Dayan, Rabin, Eshkol, Eban. Il connaît aussi, pour avoir vécu parmi lui, le petit peuple de tous ces pays. Tout cela est dans son livre. On y suit les grandes manoeuvres de la politique et celles, sanglantes, de la guerre. On y est avec les hommes d'État, dans le secret de leurs décisions. On y est avec les combattants, dans le ciel où rugissent les « Mirages » et les « Mig », dans la tempête de sable soulevée par les blindés du Sinaï, dans la violence des corps à corps... Tout cela, vrai, sobrement conté, fait d'Israël attaque un livre passionnant comme un roman, mais aussi une belle oeuvre d'historien.

  • En treize ans, l'océanographie française en a perdu vingt-trois : l'avance du début des années 60 a disparu ; depuis 1970, pas une seule percée vraiment novatrice. Écartés, les pionniers de l'après-guerre ont été remplacés par des fonctionnaires. De plus en plus nombreux. Des immeubles ont poussé, les budgets ont enflé, le train de vie s'est doré, mais l'imagination s'est asséchée. Hormis les pétroliers du large qui n'ont besoin de personne, on n'ose plus rien d'original. La mer, prise en main par les bureaucrates, coûte de plus en plus cher aux Français. Mal orientée, l'aquaculture patauge. Faute de perspective industrielle réelle, on réinvente le mythe du fabuleux métal. Avec indifférence, on laisse la terre envenimer la mer. Quant à la fantastique énergie océanique, personne ne s'en occupe sérieusement. Il faut changer de cap. Il en est encore temps. C'est maintenant ou jamais.

  • Voici l'histoire d'un Marseillais que la mer passionne depuis qu'il est enfant. Un jour de 1952, près de Marseille, un bateau bizarre est amarré : la Calypso du commandant Cousteau. Falco se présente. Il est engagé dans l'équipe. Il ne la quittera plus. Croisières scientifiques et cinématographiques en mer Rouge et dans l'océan Indien. Coraux, requins, dauphins, baleines... Falco participe au tournage du Monde du silence, palme d'Or à Cannes, en 1956. Très vite, il devient le chef plongeur de la Calypso. Il court le monde, des Caraïbes à l'Alaska et des Seychelles à l'Antarctique. Tout naturellement, Cousteau lui demande de devenir le capitaine de la Calypso. Personne au monde n'a couru autant de milles marins à bord d'un navire océanographique, exploré autant d'épaves, accompli autant de plongées au royaume des murènes et des gorgones, des cachalots et des requins-baleines... Albert Falco mérite bien son surnom : le plus dauphin des hommes !

  • Ce nouveau roman d'Yves Gandon est celui de la dispersion - la grande dispersion que fut, pour tout un peuple, et souvent pour chaque famille, l'été 1940, celui de la défaite et de l'exode... Le train que Albert Dupont prend le 11 juin n'atteindra jamais Troyes, sa destination. Cent fois arrêté en rase campagne, et dévié, et bombardé, il finira par échouer à Clermont-Ferrand, quatre jours plus tard. Cependant, Jean-François, le fils cadet d'Albert Dupont, a quitté Paris à l'approche des Allemands, sur une vieille bicyclette. Augustin, le fils aîné, sergent dans l'Est, se replie comme il le peut vers le centre de la France. Sabine, la fille, après la mort de son mari sur la route de l'exode, regagne Troyes. Deux mois plus tard, ils se retrouvent presque tous à Paris, se demandant anxieusement ce que sera demain... Tel fut l'été sinistre de 1940 pour la famille d'Albert Dupont. Tel - ou peu s'en faut - il fut pour d'innombrables familles françaises. C'est dire que ce roman est celui de tout un peuple dispersé par le souffle de la guerre en ces jours terribles. Beaucoup s'y reconnaîtront.

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