Presses Universitaires de France

  • Il n'y a pas un récit unique de la France mais des récits multiples, convergents ou divergents. Au lieu de poser d'emblée la question du récit national qui fait l'objet d'affrontements idéologiques, La France en récits examine la manière dont les récits qui font la France se composent, se superposent, mais aussi s'opposent et s'affrontent. Au-delà de la diversité des lieux de mémoire, c'est à travers l'analyse de ces récits que l'on comprend comment se forge et se transforme l'identité de la France, à la fois une et divisée. L'ouvrage aborde ainsi les réalités du pays à travers une plongée dans les récits portant aussi bien sur la vie "concrète" (la géographie, le paysage, la gastronomie, les vins, la vie intellectuelle, etc.) que sur la langue française, des moments historiques majeurs, des personnages centraux mais aussi sur la vie sociale, institutionnelle et politique.

  • Êtes-vous spéciste ? Autrement dit, trouvez-vous normal que l'on exploite des animaux pour la seule raison qu'ils ne sont pas humains ? En particulier, vous autorisez-vous à en manger certains ? Si c'est le cas, à l'instar des racistes qui opèrent une discrimination fondée sur la race, vous seriez un adepte d'une idéologie qui opère une discrimination arbitraire fondée sur l'espèce. C'est en tout cas la thèse de ce livre qui entreprend une déconstruction en règle de ce spécisme.
    Constitué de textes fondamentaux du combat antispéciste français écrits ce dernier quart de siècle en faveur d'une société égalitaire, il offre une réflexion très critique des modes de pensées qui justifient nombre de rapports de domination dans notre société. En particulier, cet ouvrage montre comment l'assimilation au monde naturel de certains êtres sensibles (les Noirs, les femmes, les animaux) est ce qui a permis et, concernant les animaux, permet toujours leur asservissement par ceux qui se voient appartenir au monde de la culture (les Blancs, les hommes, les humains...). Bref, voici un livre qui invite la société à faire sa révolution antispéciste.

  • Diffusée pour la première fois en 2015, la série d'Éric Rochant Le Bureau des légendes constitue une tentative réussie de raconter à la télévision la vie d'espions français infiltrés, de ceux qui les gèrent et de ceux qui tentent de les démasquer. Vantée pour son réalisme, la série, dont la production est facilitée par la DGSE, est surtout crédible. Elle démontre une réelle compréhension des mécanismes du renseignement humain et ne cache pas son grand classicisme. Elle est aussi la poursuite de l'exploration du monde de l'espionnage commencé par son auteur il y a plus de vingt ans.
    Comme dans Les Patriotes, le cinéaste met en scène des femmes et des hommes engagés dans la lutte sans fin que se livrent les services secrets. Il y décrit aussi les tensions entre un métier de vocation absolue et les imprévus des sentiments, et prolonge élégamment l'un des genres les plus anciens du cinéma.

  • Peut-on fournir une théorie linguistique du vrai sans la lier à une approche phénoménologique ? L'approche phénoménologique, symétriquement, n'appelle-t-elle pas l'aide d'une théorie linguistique de la vérité ? Sans entrer dans les débats qui opposent entre elles les théories linguistiques, en admettant d'autre part que la phénoménologie, surtout chez Husserl, a renouvelé notre intelligence de l'intuition, le livre propose d'en finir avec une opposition stérile. Le vrai est affaire d'intuition et il est affaire de diction. L'alliance de l'une et de l'autre permet d'éviter tout repli sur des théories linguistiques plates sans laisser régner une intuition dépourvue de contenu sémantique.

  • Vingt ans après son Vive la nation, à l'époque aussi controversé que visionnaire, Yves Lacoste se confie dans un livre témoignage. En compagnie de Frédéric Encel, élève puis disciple du fondateur de la géopolitique française, c'est dans un style incisif et sans détour qu'il évoque la nation française qu'il a pensée, comprise, vécue et défendue tout au long de son oeuvre. Après le séisme des régionales et en pleine vague de terreur islamiste, ses propos offrent des repères aux citoyens, de droite comme de gauche, qui s'interrogent sur le sens et l'avenir d'une nation sévèrement ébranlée.

  • Le travail soumet les femmes et les hommes à des épreuves sociales dont l'issue pèsera lourd sur le destin des générations futures. Dans ce nouvel ouvrage, l'auteur s'interroge : la psychologie du travail, en tant que discipline, saura-t-elle seconder l'action individuelle et collective nécessaire pour y faire face ? Pour répondre à cette question, Y. Clot fait l'inventaire des ressources historiques, théoriques, méthodologiques et techniques dont la psychologie du travail dispose pour développer le pouvoir d'agir des sujets sur leurs milieux professionnels. Dans cet ouvrage, l'exercice d'une clinique de l'activité débouche sur un renouvellement de l'idée de métier.

  • Qu'est-ce qu'un point névralgique en philosophie ? C'est une question ou une position particulière, locale, mais autour de laquelle une pensée se joue dans sa totalité. Autrement dit, c'est un lieu de décision philosophique qui n'engage pas seulement sa cohérence, mais aussi et surtout sa spécificité et sa teneur. Un point névralgique est donc un lieu de décision philosophique dont aucune philosophie marquante ne fait l'économie. Dans cet ouvrage sont analysés les principaux points névralgiques de nombres des plus grands philosophes contemporains. Il en va ainsi, par exemple, de la question du sujet chez Foucault, ou de celle du pardon chez Derrida, ou encore de celle de la légitimation postmoderne chez Lyotard, etc. Ces points névralgiques ne sont pas les seuls chez ces penseurs, mais ils ont au moins une importance toute particulière et tous ont joué un rôle majeur dans la construction de la pensée occidentale.

  • Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l'Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l'emblème d'une négation de l'autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd'hui, ...

  • Cet ouvrage a pour but de préparer les candidats aux concours de Sciences Po ou des IEP à l'ensemble des épreuves d'anglais. Il s'adresse aux lycéens comme aux étudiants du Supérieur (classes préparatoires, Université...) et couvre tous les concours, qu'il s'agisse de Sciences Po Paris ou des autres IEP (concours commun, dit « heptaconcours », mais aussi Bordeaux et Grenoble), de Bac 0 à Bac +3. Pensé comme un manuel tout-en-un, il propose des chapitres de vocabulaire sur les grands thèmes de la presse anglophone, des rappels de grammaire assortis d'exercices de mise en application, des conseils pratiques et des corrigés d'annales pour les questions de compréhension, les essais, la synthèse de documents, l'épreuve de synonymes et la version. Ces corrigés sont conçus selon des méthodes pas à pas qui permettront aux lecteurs de se familiariser avec les exigences de chaque concours et d'apprendre à rédiger des réponses pertinentes. 20 chapitres de vocabulaire couvrant les questions sociales, économiques et politiques ainsi que les principales difficultés à connaître. 24 chapitres de grammaire qui permettront aux étudiants de réviser les fondamentaux et de mieux rédiger. 27 corrigés d'annales détaillés portant sur les questions de compréhension, la synthèse de documents, les épreuves de synonymes, les essais et les versions, et assortis de conseils méthodologiques.


  • Nous vivons une époque de révolutions de très grande ampleur touchant les dimensions fondamentales de nos existences individuelles et collectives, présentes et futures. Elles concernent, en particulier, mais pas seulement, notre rapport à la Terre, au développement de la technologie et des biotechnologies, aux nouveaux moyens d'information et de communication, à la reconfiguration due à la mondialisation, aux nouvelles migrations et aux nouvelles formes de guerre. Ces révolutions sont certainement les plus importantes de toute l'histoire de l'humanité. Semblant rendre celle-ci plus puissante, elles la rendent en vérité beaucoup plus dépendante, soumise à des processus qu'elle ne maîtrise plus.

  • Un certain regard sur l'enfant peut amener à passer sous silence l'intensité des drames psychiques qu'il rencontre : la conflictualité oedipienne serait-elle menacée d'affadissement ? Les adultes adoptent parfois un ton moqueur devant le désespoir amoureux des enfants lors de séparations ou de modifications de leur environnement familier. Ils ne soupçonnent pas que, lors de ces drames, ceux-ci peuvent éprouver des affects intenses, cachés, conduisant à des effondrements. Certaines conséquences peuvent devenir si graves et si profondes qu'elles installent un véritable état de « maladie », qui bride les apprentissages, limite la vie affective, intellectuelle et sociale. Les auteurs comme consultants psychothérapeutes sont confrontés à l'émergence de différents états de mal-être psychique de l'enfant témoignant de la dimension touchante et fragile de l'âme enfantine. L'écoute de ces drames allège la douleur de l'endeuillement, relance une dynamique vivante de la vie psychique et entraîne un apaisement des conflits.

  • Pour dire en quelques mots cette destitution : l'intellectuel était traditionnellement un auteur (romancier, poète, philosophe, savant, ou autres) que son oeuvre dotait d'une autorité spirituelle susceptible de donner du poids à ses propos et à ses interventions comme citoyen dans la cité : interpellation du pouvoir, appel de celui-ci à la responsabilité, à la justice ou au droit, appel à l'opinion publique sur une question grave mais ignorée, etc. C'était un citoyen auquel son oeuvre donnait une autorité, parfois considérable. Aujourd'hui l'intellectuel est devenu un histrion sans oeuvre ni autorité, mais doté d'une place dans des réseaux de pouvoirs pour se maintenir dans la visibilité médiatique. Agis de telle sorte que tu continues à être visible ! Tel est son impératif catégorique, la loi qui commande ses faits et gestes. Comment ce changement s'est-il produit ? Cet essai tente de répondre à la question.

  • « Jour du Seigneur », le dimanche a longtemps été dédié à l'assistance aux offices religieux. Le XIXe siècle industriel en a fait un jour travaillé comme les autres, et ce sont finalement les luttes pour l'amélioration des conditions de travail qui ont poussé l'ensemble des pays industrialisés à renouer avec la tradition du dimanche chômé. Si aujourd'hui le dimanche demeure « un jour pas comme les autres », force est de constater que depuis trois décennies un processus de dérégulation du repos dominical est à l'oeuvre tant en France qu'en Europe.
    Cet ouvrage décrypte les enjeux de ces « batailles du dimanche ». Il vise surtout à analyser l'impact de la banalisation croissante du travail dominical sur les conditions de vie des personnes qui travaillent ce jour-là, de même que sur leurs usages du temps. Les effets négatifs sur leur vie sociale et familiale amènent les auteurs à appréhender la question du travail dominical au prisme de son utilité sociale, notamment à l'aune des attentes de la population.

  • La justice suscite en France une attente forte, une méfiance irrationnelle et une crainte ancestrale. Ceux qui ont en charge de dire le droit sont à la fois respectés et soupçonnés d'intentions inavouées, qui viendraient contrarier la neutralité que leur mission suppose. L'indépendance du pouvoir judiciaire - pour autant qu'il existe - implique qu'il se tienne à distance du politique. Y parvient-il ? À ces interrogations s'ajoutent les tourments de notre société, créés par la menace terroriste, la montée du communautarisme et une intolérance affirmée à toute illégalité. Une réflexion sur le système judiciaire était urgente et incontournable. À travers une analyse constructive et argumentée, Jean-Yves Le Borgne livre ici sa vision de ce que devrait être la justice de demain, évoquant les rapports du judiciaire et du politique, la formation des magistrats, la restructuration de la magistrature, les missions du parquet, la diversification nécessaire des sanctions, le devenir des grands criminels, comme aussi le traitement des contentieux de masse qui menacent d'étouffer la justice civile.

  • Repenser la tolérance en régime démocratique c'est se donner les moyens de comprendre pourquoi les démocraties doivent lutter contre deux formes de tyrannie, celle de la majorité comme celle de la ou des minorités. Ce concept de tolérance doit être pensé comme une structure-tolérance.

  • Les textes présentés permettent d'appréhender l'apparition et l'évolution, de 1498 à 1801, de l'organisation de la justice pénale et du rôle des juges et des jurys populaires.

  • Cette introduction cherche à rendre Emile lisible, tout simplement, en soulignant l'ordre des idées selon un plan général, en expliquant les raisons théoriques des changements de style, des contradictions, des ruptures.

  • Cette étude établit la fonction explicative de la causalité à l'intérieur de la philosophie de Rousseau. Le philosophe conçoit une forme de causalité à partir de la réflexion menée sur la révolution pubertaire de l'adolescent et sur la psychologie féminine dans Emile. Cette causalité concerne l'humanité dans son histoire et devient le modèle du passage de la nature à la civilité.

  • Victime de son succès, le Brésil fait l'objet de nombreux clichés, pour la plupart sympathiques ou souriants. Ce livre ne cherche ni à les corriger ni à en faire l'inventaire. Il présente une vision renouvelée de la réalité profonde du pays à partir de l'évolution de sa place dans le monde. Nation emblématique du « Nouveau Monde », mais aussi pays particulièrement sensible à la culture européenne.
    Terre coloniale devenue indépendante, mais sans guerre de libération. Pays tropical et métis qui a attendu le siècle dernier pour découvrir et manifester son identité profonde. À chaque période, le Brésil a fourni le reflet de la réalité du monde.

  • Publié pour la première fois en 1997, cet ouvrage, déjà réédité cinq fois dans la collection « Intervention philosophique », est paru dans un contexte de polémique virulente sur la « valeur » de l´art contemporain en France. L´auteur reprend, dans une préface inédite, les arguments en présence, la réception du livre ayant favorisé, pour le public, une prise de conscience générale et le fait « que les idées (puissent) être discutées et analysées... Le débat a eu un effet positif, ne serait-ce qu´en dédramatisant les choses », car nous avons vécu « la fin de l´utopie de l´art et (...) nous sommes entrés dans un autre paradigme de production et de représentation ».

  • En interrogeant les rapports entre philosophie et politique de la fin du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, cette démarche entend réactiver une interrogation sur les présuppositions et les implications métaphysiques de ces concepts. Ce parcours mène du renouvellement de l'idée de république à la philosophie de la liberté, en passant par la fondation philosophique de la notion de tolérance.

  • La question de la population mondiale est le plus souvent présentée de manière alarmiste. Comment nourrir des effectifs de plus en plus nombreux, alors que les possibilités d´extension des ressources agricoles ne sont pas infinies ? Comment ne pas craindre un épuisement des ressources naturelles énergétiques ? Ce livre défend une position opposée, plus modeste, mais bien plus heuristique : il s´attache à contextualiser les faits démographiques.
    L´introduction rappelle le débat sur la « bombe démographique » et fournit les indispensables données de cadrage à l´échelon planétaire. L´histoire des populations met en évidence un facteur majeur, la violence proprement politique, qui est absente des écrits des spécialistes (chapitre 1). Les explications traditionnelles de la mortalité dans les pays en développement ne sont plus acceptables (chapitre 2). La baisse de la fécondité, désormais acquise, se révèle bien plus complexe qu´on ne l´a longtemps cru (chapitre 3). Enfin, la population est-elle responsable du sous-développement ? Sommes-nous face à une bombe démographique ou à une explosion de la pauvreté (chapitre 4) ?

  • Développé sous l'impulsion de Noam Chomsky, ce programme minimaliste de la grammaire générative est l'une des approches cognitivistes les plus influentes en linguistique contemporaine. L'auteur présente les outils conceptuels fondamentaux d'un modèle qui vise à isoler, à travers l'étude détaillée d'un grand nombre de langues, les propriétés universelles d'un module particulier de l'appareil conceptuel humain, sa faculté de langage.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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