Armand Colin

  • Alors que la question de l'enseignement reste plus que jamais discutée, ce volume offre un panorama exceptionnel sur l'histoire de l'enseignement de la maternelle à l'université, de l'époque napoléonienne jusqu'à nos jours.
    Il présente les structures, les pratiques, les réformes, les innovations et les contestations qui ont marqué plus de deux siècles d'activité enseignante.
    L'ouvrage interroge les méthodes préconisées et leurs applications en replaçant le fait éducatif dans ses dimensions politiques, économiques, sociales, culturelles nationales, voire internationales.
    Exhaustif et sans parti pris, il sera utile à tous ceux, acteurs ou témoins, qui interrogent les nouveaux défis de l'enseignement en France.
     

  • Comprendre la vieillesse, découvrir et affirmer la capacité des hommes vieux, malgré les difficultés qui les éprouvent, à vivre leur vie dignement jusqu'au bout, proposer des outils qui permettent d'aider dans le respect et la tendresse, c'est le pari de ce livre. Les auteurs nous guident sur les chemins d'une science pratique au service du bien-être et de la qualité de vie. La philosophie de l'humanitude et les dernières découvertes et connaissances sur les grandes pathologies de la vieillesse (de la maladie d'Alzheimer au syndrome d'immobilisme, en passant par les autres démences) débouchent sur des techniques nombreuses et des savoir-faire qui donnent à tous, familles, soignants ou proches, les éléments nécessaires pour prendre soin.

  • L'approche narratologique présente trois caractéristiques majeures : elle permet l'analyse des différents types de récits (littéraires ou non) ; elle met en lumière leurs principes de composition communs au-delà des différences apparentes ; elle peut s'articuler avec des approches fondées sur la production ou la réception de ces textes. Cet ouvrage expose donc les concepts fondamentaux et les outils descriptifs permettant l'étude précise des grands niveaux du récit : fiction, narration et mise en texte. Afin d'éclairer leurs applications possibles, les notions sont illustrées de nombreux exemples issus aussi bien d'oeuvres littéraires variées que de récits non littéraires.

  • Les notions de ruralité et d'espace rural jouent un rôle fondamental pour la géographie française. L'ouvrage s'interroge sur leur devenir en France depuis un demi-siècle. Les mutations contemporaines sont appréhendées selon une approche géohistorique, les campagnes ayant connu d'importantes mutations, aux effets inégaux dans l'espace et dans le temps. Les principaux phénomènes analysés concernent la complexification des relations villes-campagnes, l'extension du phénomène résidentiel et l'accroissement des mobilités, le développement de l'économie résidentielle, la territorialisation des politiques publiques. Ces questions sont au centre des enjeux d'aménagement des espaces ruraux. Cet ouvrage entièrement mis à jour traite des impacts de la réforme territoriale sur la ruralité en France et des conséquences de la nouvelle politique agricole européenne.

  • La notion de genre est contestée au nom de la liberté du créateur. Mais elle est aussi revendiquée en tant que moyen de description des formes littéraires. Quels traits spécifiques permettent d´identifier les trois grands genres que sont le roman, le théâtre et la poésie  ?
     

  • Julien Chapelant a été fusillé le 11 octobre 1914 pour reddition. Blessé, la jambe fracturée, il a été fusillé ligoté sur son brancard, ce qui a révolté l'opinion et soulevé des débats parlementaires jusqu'en 1934.La question qui se pose encore aujourd'hui est : le sous-lieutenant Chapelant était-il coupable ou innocent? A la manière d'un enquêteur, Jean-Yves Le Naour nous livre les faits et les témoignages qu'il a pu recueillir tout au long de son travail d'investigation. Il fait un travail d'historien inédit : donner la parole aux accusateurs et aux défenseurs. Au lecteur de se faire sa propre opinion.

  • La ville est aujourd´hui à la fois territoire et unité de vie collective, milieu et enjeu, cadre physique et noeud de relations entre les êtres sociaux. Ce livre montre comment les concepts et les méthodes de la sociologie peuvent être mobilisés pour l´étude de la vie urbaine.
    Cette dernière est saisie dans les tensions qui la traversent : tensions entre distance et proximité, entre localisation et mobilité, entre diversité et intégration, entre lignes de force qui commandent le devenir des villes et la gestion collective.
    Comment s´organisent de nos jours les coexistences en milieu urbain et la mise en cohérence des actions publiques ? À l´heure où les ancrages territoriaux des citadins se diversifient et où les espaces sociaux se fragmentent, dans quelle mesure la ville fait-elle encore société ? Cette 4e édition actualisée apporte toutes les réponses nécessaires.

  • Cette remarquable synthèse présente la période hellénistique de la Grèce, soit du IVe au Ier siècle av. J.-C. : débutant avec l'expansion considérable du monde grec lors de la conquête de l'Empire perse par Alexandre le Grand  ses frontières s'étendent désormais jusqu'à l'Égypte et aux contreforts de l'Himalaya  , elle s'achève lorsque Rome s'empare de l'Orient méditerranéen.
    L'ouvrage éclaire cette époque capitale, charnière entre l'histoire grecque et l'histoire romaine et pourtant longtemps considérée comme une période de « déclin » après la période classique. En s'appuyant sur l'historiographie récente, mais également sur l'archéologie et sur l'étude des transferts culturels, il met l'accent sur la créativité et la vitalité des habitants du monde hellénistique, qu'ils soient grecs, juifs, égyptiens ou orientaux.
    Il restitue en outre les débats de l'époque, qui trouvent encore aujourd'hui un écho fort, comme la question des identités politiques et culturelles ou la réflexion sur la notion de « déclin ».
    Cartes, iconographie et citations aident à faire revivre ces quatre siècles majeurs dans l'histoire du monde.
     

  • Très fréquemment cité, Gramsci est pourtant une des figures intellectuelles et politiques majeures du siècle dernier dont la vie est très peu connue. Contre la présentation d'un Gramsci désincarné ou célébré en héros et martyr du communisme, cet ouvrage entend restituer l'homme en chair et en os, en montrant les étapes successives de son existence de sa Sardaigne natale à la prison fasciste, en passant par ses années estudiantines à Turin et son accession à la direction du Parti communiste d'Italie. Trop souvent réduite à quelques formules incantatoires, sa pensée, désormais considérée comme faisant partie du patrimoine classique des doctrines politiques du XXe siècle, trouve, en effet, sa véritable signification et sa modernité dans le contexte dans lequel elle se déploie.
    Dans cette première biographie en français, Jean-Yves Frétigné nous fait découvrir un géant qui, contre Mussolini et Staline, défend un engagement au service d'un projet de renouveau politique adapté aux sociétés occidentales. En condamnant le fascisme et le communisme réel, sa pensée constitue, hier comme aujourd'hui, un remède et un antidote aux dérives et aux dévoiements de l'idéal révolutionnaire.

  • Multiplicité et diversité des romans suscitent souvent chez étudiants un certain « désarroi méthodologique ». Cet ouvrage répond à cette préoccupation au moyen de la narratologie, qui étudie l'organisation interne des écrits, met en lumière les points communs à partir desquels s'élaborent les différences et fournit des instruments descriptifs, explicites et utilisables dans les cadres interprétatifs les plus divers.  Après un rappel historique des mutations du roman, chacun des chapitres de la partie méthodologique expose les notions essentielles en s'appuyant sur des exemples et en proposant des applications et une bibliographie précise sur le thème traité. Cette partie est suivie de commentaires de textes - un conte d'Andersen, Germinal et l'ouverture de Bel-Ami -, qui montrent, concrètement, comment utiliser cette démarche sur des extraits ou des oeuvres intégrales.

  • Le travail demeure une source de plaisir pour certains. Mais, pour trop d'entre nous, il est devenu difficile à supporter et  est en tout cas un souci dont personne n'est complètement à l'abri. Et cela, particulièrement en France. Faut-il alors transformer les travailleurs ? Peut-on concevoir des organisations salubres ? Peut-on aller vers une performance compatible avec la qualité du travail ? Vers des produits et des façons de produire moins toxiques pour la santé publique ? La santé au travail peut-elle être octroyée ou les travailleurs doivent-ils avoir les moyens de la construire ? La 2e édition prend en compte les derniers débats et actualise les exemples de situations concrètes.

  • Les États-Unis et l'islam : une histoire plus longue qu'il n'y paraît. Qui, surtout, ne se résume pas à l'affrontement entre deux « civilisations » sur les champs de bataille d'Irak ou dans les guérillas du Proche-Orient. C'est également une histoire pacifique et politique, faite de conflits ou de divergence d'intérêts, économiques, stratégiques, autour du formidable enjeu de l'approvisionnement en pétrole. C'est enfin une affaire domestique, puisque l'Amérique compte une minorité non négligeable de musulmans. Ce livre est la première synthèse qui prenne en compte toutes les facettes du drame qui se joue aujourd'hui aux quatre coins du monde. Yves-Henri Nouailhat, agrégé d'histoire, docteur ès Lettres, est professeur émérite à l'université de Nantes. Spécialiste d'histoire des relations internationales et d'histoire nord-américaine, il a effectué de nombreux séjours de recherche aux États-Unis, notamment au Woodrow Wilson International Center for Scholars à Washington. Il a déjà publié de nombreux ouvrages sur les États-Unis, dont Les États-Unis et le monde de 1898 à nos jours, coll. U, 3e éd., 2003. Sylvie de la Foye est docteur en histoire. Spécialiste du Moyen-Orient, elle est professeur de Relations Internationales à l'Institute for the International Education of students de Nantes. Elle a écrit plusieurs articles et a fait de nombreux séjours de recherche aux États-Unis et au Proche-Orient, où elle a réalisé les interviews d'une trentaine de dirigeants de premier plan. Les États-Unis face au terrorrisme fondamentaliste islamique depuis le 11 septembre. De la lutte contre Al-Qaida à la guerre en Irak. La création de l'État d'Israël. La politique américaine au Moyen-Orient. Les États-Unis et le pétrole. De la guerre des Six Jours au rétablissement de l'influence américaine au Moyen-Orient pendant la période Nixon-Kissinger. Iran, Irak, Afghanistan : les crises de la présidence Carter. L'utilisation de l'islamisme contre la présence soviétique en Afghanistan. La guerre du Golfe et ses suites : 1990 à 2001. L'islam aux États-Unis.

  • Victime du discrédit dont a été l´objet, jusqu´à un passé récent, l´histoire littéraire, l´étude des écoles et courants littéraires a été délaissée car jugée trop schématique ou réductrice. Or cette manière de décrire la littérature peut constituer une approche féconde que la critique moderne redécouvre et que l´enseignement des lettres ne peut ignorer. En interrogeant la formation d´un mouvement littéraire, de la Pléiade à l´Oulipo, sa définition, sa chronologie, ses représentants, ses textes fondateurs, ses oeuvres emblématiques mais aussi les rapports qu´il entretient avec des sensibilités voisines ou opposées, l´auteur propose un parcours précis et pertinent de la littérature française du Moyen Âge à nos jours.
    Cette troisième édition, revue et corrigée, propose de nouveaux développements sur la littérature du Moyen Âge.

  • Cet essai auquel contribuent trois parmi les meilleurs spécialistes de l'Italie fait le point sur les rapports entre la France et l'Italie depuis le milieu du XVIIe siècle à nos jours ; il retrace entre autres l'histoire des relations tumultueuses des "Républiques-soeurs", entre l'expédition de Rome de Garibaldi, le héros de l'Italie unifiée, jusqu'à l'ère berlusconienne en passant par les malentendus franco-italiens ("doctrine Mitterrand"). Bénéficiant du regard de trois historiens français (Gilles Bertrand et Jean-Yves Frétigné) et d'un historien italien (Alessandro Giacone), l'ouvrage revêt la forme d'un dialogue critique permettant de revenir sur les relations franco-italiennes sur le plan diplomatique mais également sur les échanges culturels, sociaux et économiques.

  • Depuis une trentaine d´années, l´évolution des différentes formes d´agriculture, l´émergence de nouvelles mobilités et l´apparition d´espaces péri-urbains, nécessitent de repenser les campagnes dans leur globalité, et non plus seulement à travers leur fonction agricole et alimentaire, ou leur traditionnelle opposition aux villes. Après un rappel des définitions et concepts essentiels (ruralité, périurbain, etc.), les auteurs analysent les mutations des systèmes agraires, et plus particulièrement les changements récents (filières courtes, conflits entre agriculture et environnement, apparition d´acteurs urbains dans les systèmes de production, mondialisation des méthodes, etc.), à travers une étude régionale des campagnes du monde (Brésil, Argentine, Afrique de l´Est, Afrique de l´Ouest, Chine, Inde, Australie, Europe du Nord et de l´Ouest, Europe centrale et de l´Est, États-Unis). Cette mise en perspective des réalités des pays du Nord et des pays du Sud révèle la concomitance de certains processus, tout comme leur singularité. De nouvelles relations entre villes et campagnes se nouent, qui posent à la ruralité d´autres défis pour l´avenir : le défi urbain, le défi de la pauvreté, le défi alimentaire, le défi environnemental et le défi de l´action publique. Cet ouvrage met à disposition des étudiants une approche renouvelée et indispensable pour saisir les nouveaux enjeux que représentent les espaces ruraux à la fois sur le plan économique, social, culturel et politique.

  • La Terre est dans un état critique. Surexploitée, spoliée, sa finitude est niée par l´appropriation productiviste qui domine notre temps et qui accroît les inégalités au sein des sociétés et entre les parties du monde. La Terre n´est pas simplement le globe terrestre, elle est aussi et fondamentalement le monde habitable. En la détruisant continuellement, l´homme s´autodétruit. Il devient urgent de nous reprendre si l´humanité souhaite rester libre de son destin et transmettre un monde habitable aux générations futures.
    Beaucoup de choses ont été dites ou écrites sur les autres développements possibles, mais il manquait un principe susceptible de rendre compte du sens philosophique du tournant que nous devons prendre.
    Tel est l´enjeu de ce livre qui entend repenser, par le concept d´inappropriabilité, notre être dans son rapport aux autres, à l´humanité et au monde vivant. Cette refondation repose sur trois piliers (cosmopolitique, politique et éthique) et vient revisiter la manière dont nous vivons et agissons, individuellement et collectivement. Elle doit, au final, permettre de surmonter le nihilisme contemporain et restaurer l´espoir en un avenir qui ne soit pas hanté par le spectre de la catastrophe.

  • Nous sortons d´un monde et nous entrons dans un autre. La crise écologique entraîne une des révolutions les plus considérables de l´histoire de l´humanité. Mais cette révolution est encore insensible, presque imperceptible. Elle est due à l´action de l´homme, mais à son insu. Elle n´a été ni conçue, ni prévue, ni voulue par lui et pourtant son issue dépend de lui. Où nous mènera-t-elle  ? Nous ne le savons pas encore. Ce que nous savons, c´est que l´humanité est à la croisée des chemins, son destin dépend de ses choix présents.  Face à nos certitudes qui vacillent, la trilogie du Monde émergent nous entraîne dans cette profondeur de l´interrogation de l´homme sur lui-même, sur ses modes d´être, de penser et d´agir. Le présent volume porte sur les lieux d´émergence, c´est-à-dire les points névralgiques où les nouvelles questions se formulent (territoires, santé, migrations...). Un lieu est un carrefour où se croisent les données diverses touchant globalement les trois notions de territoire, de population et de citoyenneté.  Ce volume a pour ambition d´éclairer nos choix moraux, politiques et écologiques dans un monde en crise. 

  • De Sedan à Bagdad, les divers pacifismes français font l'objet de ce livre dans la mesure où ils signalent une position circonstanciée de refus de la guerre. Les attitudes d'hostilité à la participation aux conflits furent tributaires de la mutation de deux éléments conditionnant également les choix bellicistes : le nationalisme - attentif tout autant à la décadence qu'à la menace externe - et la révolution sociale - y compris sous sa version soviétisée -, deux passions entretenant avec le pacifisme une concurrente et tumultueuse liaison. La chute du Mur et la « dérive des continents » enregistrée entre Vieux Monde et Amérique n'ont, que partiellement altéré cette relation triangulaire. Le choc du 11 septembre 2001 n'a pas davantage gommé les liens tissés par les idéaux de réduction de la violence avec la démocratie et les Droits de l'homme. Mais les passions démocratiques ne jouent pas de façon univoque sur la perception du danger de guerre. Ressort majeur de mobilisation, la peur elle-même est un oracle malaisément décryptable : elle peut aussi bien nourrir l'interventionnisme que la tentation du repli. Pourquoi mourir pour Strasbourg, Danzig ou Pristina et non à Grosny, Kigali ou Falloudja ? Dans tous les cas, les pacifistes savent, tout comme les partisans d'un engagement militaire, mobiliser les « valeurs » plutôt qu'évoquer les intérêts.Yves Santamaria est agrégé d'Histoire-Géographie, docteur en Histoire et en Sociologie. Maître de conférences à l'IUFM des Pays de Loire et à l'IEP de Paris, il est notamment l'auteur de L'Enfant du malheur. Le PCF dans la « Lutte pour la paix », Seli Arslan, 2002.La paix dictée. 1889-1914 : le crépuscule des dieux. 1914-1918 : la paix, le droit, la force. 1918-1933 : la paix inquiète. 1933-1939 : dépression et rémission. 1939-1947 : une drôle de guerre prolongée. 1947-1962 : une paix belliqueuse. 1962-1974 : la guerre par procuration. 1975-1989 : la fille aînée de l'Alliance ? 1989-2004 : vieille Europe, nouvelles menaces.

  • Le roman policier

    Yves Reuter

    Le roman policier a, tout au long du xxe siècle, élargi son lectorat, conquis ses lettres de noblesse et diversifié ses formes.Cet ouvrage commence par raconter la naissance et l'histoire du genre : d'où vient-il ? Comment a-t-il gagné son autonomie dans le domaine romanesque ? Puis il distingue le roman noir, le roman à énigmes et le roman à suspense : comment les identifier à partir de leurs structures, actions, personnages et procédés stylistiques ? Enfin il examine les relations du roman policier avec la littérature, au travers de son histoire, de ses auteurs, de ses thèmes et de ses procédés d'écriture.

  • Génocide. Ce néologisme, créé par Rafael Lemkin en 1943 pour signifier la destruction des Juifs d'Europe, assassinés pour ce qu'ils étaient, n'appartient hélas pas au passé. Avant la Shoah, le monde avait été témoin du génocide des Arméniens en 1915 ; plus près de nous, en 1994, les Tutsi furent également les victimes de ces destructions de masse. Yves Ternon s'est consacré depuis les années 1960 à l'étude de la médecine allemande sous le national-socialisme. Il est depuis devenu un historien de premier plan sur la question du crime de génocide. Cet ouvrage, qui constitue la synthèse de ses recherches sur la question, est consacré dans un premier temps à « décortiquer » les sources idéologiques, juridiques et historiques ; dans un second temps, aux paramètres ayant conduit à leur application visant à la destruction du peuple arménien de l'Empire ottoman, des Juifs d'Europe et des Tutsi du Rwanda. La préface de l'historienne Annette Becker revient sur le parcours d'Yves Ternon, parcours ayant abouti à cette réflexion autour de la genèse du racisme biologique et du crime de génocide. Une réflexion nécessaire à l'heure où le monde est de nouveau plongé dans d'autres formes de violences.

  • La Terre-Sol est le monde habitable. Comme telle, elle est la condition d´existence de l´humanité : depuis les simples besoins vitaux, jusqu´aux plus hautes fonctions de la pensée en passant par l´imagination, le rêve, etc. Inversement, la Terre n´est pas un simple lieu indifférent ou une réalité physico-chimique sans mémoire. Elle porte en elle les archives vivantes de l´histoire humaine et de tous les êtres vivants.
    La corrélation entre l´homme et la Terre est fondamentale. La vie et le devenir de la Terre, trop souvent occultés par le voile de la surexploitation, nous concernent, nous, les hommes. Notre présent et notre avenir dépendent d´elle, car sa dégradation entraîne la nôtre. Nous sommes devenus des acteurs majeurs des transformations considérables - les changements globaux - qui l´affectent. Il nous appartient de prendre la mesure de ce que nous faisons ou défaisons afin d´adopter une autre voie.

  • Ce document décrit les faits, la vie quotidienne des Français et leur comportement, et pose les questions de la responsabilité de Pétain et de Laval, de la nature du régime de Vichy et du rôle de la Résistance.

  • Ces dernières années, l´extraordinaire fortune du terme « gouvernance » n´est certainement pas due au hasard, pas plus que la terminologie de l´évaluation et celle de la transparence qui l´accompagnent. « Gouvernance », « évaluation », « transparence » : voilà la nouvelle trinité d´une religion elle-même nouvelle, la religion managériale. Mais cette gouvernance est-elle compatible avec la démocratie ? Ne s´apparente-elle pas plutôt à une technologie gestionnaire qui aurait pour objectif à la fois d´esquiver la démocratie et, à terme, de lui substituer un nouveau paradigme de légitimité ? C´est là l´un des points majeurs que cet ouvrage tente d´élucider.
    Le paradigme de la légitimité démocratique a été attaqué de trois côtés : par la mondialisation du capitalisme, par des pratiques de gouvernance qui ruinent la dimension publique du politique et par une dérive de la démocratie elle-même, soit la distance qui s´est créée entre « la caste de pouvoir » et les citoyens ordinaires.  Au-delà du diagnostic de l´état critique de la démocratie, le présent ouvrage a également pour ambition de montrer par quelles voies en sortir.  Yves Charles Zarka est philosophe, professeur à la Sorbonne et à l´Université Paris Descartes. Il dirige la revue Cités (PUF) et a entrepris depuis une quinzaine d´année, entre autres choses, de repenser les fondements des démocraties occidentales. Son travail connaît une large réception internationale. Il a récemment publié Le Monde émergent 1 « Lieux » (Armand Colin), Le Monde émergent 2 « L´inappropriabilité de la Terre » (Armand Colin), Repenser la démocratie (Armand Colin) et Refaire l´Europe (avec Habermas) (PUF).  Ont également contribué à ce volume : Gianfranco Borrelli (Naples), Maeve Cooke (Diblin), John Dunn (Cambridge), Franck Fischbach (Nice), Christian Godin (Clermont-Ferrand), Christian Lazzeri (Paris-Nanterre), Paul Mathias (Paris), Jacques de Saint Victor (Paris-Saint-Denis), Stefano Petrucciani (Rome), Jacques Taminiaux (Boston), Francesco Saverio Trincia (Rome), Hans Vörlander (Dresde).

  • La longue période de l'histoire médiévale qui s'étend du IVe au XIIe siècle est dominée par une certaine vision du monde : celle d'une humanité pécheresse en marche vers Dieu, dont le séjour terrestre n'est qu'une étape douloureuse dans l'attente de son Salut. Or, très tôt, les clercs ont développé l'idée que le pouvoir terrestre avait un rôle à jouer au regard de cette destinée spirituelle de l'humanité et qu'une étroite collaboration s'imposait entre puissance royale et puissance sacerdotale.
    Mais sur quelles bases établir cette collaboration et quelle place y assigner au prince ? Ce dernier serait-il perçu comme le médiateur entre Dieu et les hommes, nécessairement placé dans une position de « suréminence » et donc d'irresponsabilité devant ses sujets ? Ou bien le gouvernant ne serait-il qu'un homme parmi d'autres, soumis comme eux à la médiation des prêtres ? Comment, enfin, définir le bon roi et quelles devraient être les formes de son action ? Ces questions ont fait l'objet, dès la fin de l'Antiquité, de grands débats que l'on suit ici, au sein du monde franc et en France, jusqu'au seuil du XIIIe siècle. À travers les cas très concrets des souverains romano-barbares, puis des Carolingiens, au pouvoir hégémonique de plus en plus critiqué, cet ouvrage permet de comprendre comment s'est constituée, autour de la royauté, l'idéologie qui l'a portée, inspirée et contestée.

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