Ursula K. Le Guin

  • "Le Dit d'Aka" se situe dans le vaste cycle de Hain. La civilisation Hainish, techniquement évoluée et bienveillante, qui a maîtrisé le voyage interstellaire, est entrée en contact avec la Terre. Forte de ses propres erreurs, elle est porteuse d'une promesse prudente de paix, de progrès et intervient le moins possible sur les mondes qu'elle essaie d'intégrer à l'Ekumen, vaste confédération de peuples humanoïdes.La Terre est alors dévastée par la pollution et, avant les événements relatés dans le livre, a été l'objet de graves convulsions sociales qui ont conduit un temps à la dictature d'un théisme antiscientifique : l'Unisme. L'intervention d'Ekumène a limité les dégâts.Sutty, une Terrienne originaire de l'Inde, formée par l'Ekumen, est envoyée sur un monde récemment contacté : Aka. Un régime progressiste et musclé, la Corporation, y a pris le pouvoir, et a entrepris d'interdire et d'éradiquer systématiquement les traditions, jusqu'aux bibliothèques des anciennes cultures d'Aka. Cela lui semble le prix à payer pour se moderniser et atteindre les étoiles, selon l'exemple de l'Ekumen.Membre de la petite mission de l'Ekumen sur Aka, Sutty est envoyée en mission dans l'arrière-pays. L'Ekumen en effet ignore presque tout du passé culturel des peuples d'Aka, et le supérieur de Sutty espère qu'elle saura en ramener les éléments. Elle comprend alors comment une société, longtemps statique et dominée par la Tradition transmise à travers des contes, a été bouleversée par l'arrivée des visiteurs venus des étoiles et a entrepris, à marche forcée et au prix du reniement de son passé, de les rattraper.Le parallèle est esquissé entre la situation de la Terre, où l'Unisme a essayé de détruire le savoir scientifique, et Aka, où la Corporation a entrepris de détruire le savoir traditionnel. Ni Sutty ni l'auteur ne prennent position pour ou contre le progrès ou la tradition, mais suggèrent contre tout fanatisme, en particulier religieux, qu'écarter l'un ou l'autre revient pour une société à s'amputer de son passé ou de son avenir.Ce court roman est complété de "Le Nom du monde est forêt", et d'une postface consacrée à l'oeuvre de Le Guin et à la science-fiction écologiste.

  • Lavinia

    Ursula K. Le Guin

    Comme Hélène de Sparte j´ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d´être donnée, d´être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L´homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre.
    Dans l´Énéide, Virgile ne la cite qu´une fois. Jamais il ne lui donne la parole. Prise dans les filets du poète qui n´écrira l´épopée des origines de Rome que des siècles plus tard et sans avoir le temps de l´achever avant sa mort, Lavinia transforme sa condition en destin. De ce qui sera écrit elle fait une vie de son choix. Et cela dans la douceur amère et la passion maîtrisée que suscite son improbable position : elle se veut libre mais tout est dit.
    Lavinia a obtenu le Locus Award 2009, le prix de la plus prestigieuse revue américaine consacrée au domaine de l´imaginaire.
    C´est, en dit le critique, « certainement le meilleur ouvrage pour adultes de l´auteur depuis des décennies »

  • « Le Guin écrit avec une intelligence piquante. Ses personnage se révèlent aussi complexes que hantés, et la grâce puissante de son style est remarquable. » The Times

    Un double retour dans les îles enchanteresses de l'archipel de Terremer, où connaître le nom véritable de chaque chose octroie un pouvoir crucial... Des voyages temporels dans une chambre de bonne du IVe arrondissement de Paris... Un premier contact avec une intelligence extraterrestre fondamentalement autre... Dans une contrée rongée par l'obscurantisme, un astronome trouve la vérité dans les ténèbres d'une mine... Dix clones identiques vivent en symbiose: quand neuf d'entre eux meurent brutalement, que se passe-t-il pour le survivant? Une ville radieuse dont le bonheur éclatant dépend du malheur d'un seul.

    Science-fiction, fantasy, fantastique: les dix-sept nouvelles ici réunies - dont un prix Hugo et un Nebula -, toutes introduites par l'auteure, sont autant de facettes de l'exceptionnel diamant que constitue l'oeuvre d'Ursula K. Le Guin, écrivaine essentielle de la littérature nord-américaine, souvent pressentie pour le prix Nobel, saluée par le National Book Award en 2014 pour l'ensemble de sa carrière, et décédée le 22 janvier 2018 à l'âge de 88 ans.
     

    « Les joyaux de ce recueil magnifique ont le même pouvoir de surprise que ses meilleurs romans. »
    Martin Amis

  • Parmi les mondes appelés à rejoindre l´Ékumen, la ligue humaniste des civilisations de la diaspora, il y a Werel et Yeowe. Werel, où domine une oligarchie de propriétaires d´esclaves ; Yeowe, sa colonie, où quatre « corporations » pillent et saccagent la planète en écrasant sous leur joug une population d´esclaves. Mais où règne l´oppression gronde la révolte. La libération viendra. En ces temps lourds de nuages et de promesses, voici quatre récits, un roman fragmenté, les destins croisés de femmes et d´hommes habités chacun de leur propre histoire, destinés à se rencontrer, à se toiser, à s´affronter, à s´aimer, en chemin vers l´intelligence et le pardon. Prix Locus 1995 et 1996,Prix Sturgeon 1995, Asimov´s 1995... et dernièrement Grand Prix de L'Imaginaire 2007

  • «C´est une mystérieuse expérience que de se priver de la vue, mais je m´y astreignis. Plus je maudissais mon bandeau et plus je redoutais de le soulever. Il me sauvait de l´horreur de toute destruction involontaire. Tant que je le portais, je ne tuerais pas ceux que j´aimais. S´il m´était impossible d´apprendre à user de mon don, je pouvais au moins apprendre à ne pas m´en servir.»   Dans les collines des Entre-Terres vit un peuple de sorciers capables de miracles. D´un mot, d´un geste, ils allument un foyer, convoquent un animal,gué­rissent une blessure. Mais ils savent aussi mutiler,corrompre, asservir et tuer. Isolées dans leurs domaines,les familles de ces contrées vivent dans la crainte lesunes des autres...
      Dons est l´histoire d´Orrec; son héritage est le pouvoir de détruire. Quelle place trouvera-t-il dans ce monde cruel sans laisser sa naissance en décider pour lui?
      Chronique des rivages de l´Ouest se compose de trois romans. Dons a obtenu le Pen/USA Award en 2005 et Pouvoirs le prix Nebula en 2008.

  • Le jeune Gavir, élevé dans le confort de son statut d´esclave de maison au service d´une grande famille, reçoit parfois des visions de l´avenir. C´est un pouvoir qu´il ne peut ni expliquer ni contrôler et que sa chère soeur aînée lui conseille de garder secret pour ne pas s´attirer le courroux de ses maîtres, dénués de telles facultés. Quand une terrible tragédie anéantit sa foi en tout ce qu´il a jamais connu, il s´enfuit, aveuglé par le chagrin. Commence alors pour lui un dangereux voyage vers un but qu´il ne comprend pas : cherche-t-il la liberté ? son peuple ? l´objet véritable de ses étranges pouvoirs ?
        Ce troisième et dernier volume de la « Chronique des rivages de l´Ouest » est consacré au récit épique de la survie et de la recherche de soi d´un jeune héros qui finit par trouver un foyer là où il ne l´aurait jamais imaginé.
      PRIX NEBULA 2008

  • «Mon premier réel souvenir est d´écrire la formule donnant accès à la salle secrète. Je suis si petite qu´il me faut lever le bras très haut pour tracer les signes où il se doit sur le mur du couloir, en l´air, sans toucher le revêtement. Une ouverture se ménage dans la paroi. J´entre.»   Ansul était jadis une ville paisible, riche de ses nombreuses bibliothèques, ses écoles et ses temples.
    C´était avant l´occupation des Alds. Les Alds croient en la présence de démons dissimulés dans les mots. Aussi interdisent-ils la lecture et l´écriture, sous peine de mort.
    Tout cela changera-t-il bientôt? Voici venus des Entre-Terres le poète Orrec Caspro et son épouse Gry. Dans la voix du conteur résonne un appel qui peut éveiller le peuple opprimé.
      « Chronique des rivages de l´Ouest » se compose de trois romans. Dons a obtenu le Pen/USA Award en 2005 et Pouvoirs le prix Nebula en 2008.

  • Les voltigeurs de gy Nouv.

    « Les gens de Gy ressemblent beaucoup à ceux de notre plan à ceci près qu'ils ont des plumes au lieu de poils. Le duvet presque invisible des nourrissons devient la douce brosse beige tachetée des enfants ; puis, à l'adolescence, surgit la coiffe de plumes. Les hommes arborent en général une collerette sur la nuque... »

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