Langue française

  • 7

    Tristan Garcia

    "J'ai sept ans, pourtant il faut que je trouve un moyen de me rendre à Paris. Quitte à voler une bagnole, je choisis la Dodge du docteur. Depuis le temps que je conduis, les gestes me reviennent. Sur le siège du passager, un paquet de cigarettes américaines : je m'allume une clope. Quel soulagement, la fenêtre ouverte, les cheveux au vent! Je roule vite. Mes yeux dépassent à peine du volant, mais je connais la route." Dans 7, il est question d'une drogue aux effets de jouvence, de musique, du plus beau visage du monde, de militantisme politique, d'extraterrestres, de religion ou d'immortalité. Sept romans miniatures dont le lecteur découvrira qu'ils sont étroitement liés, récit fantastique d'une humanité qui tourne le dos à la vérité et préfère se raconter des histoires. Prix du Livre Inter 2016

  • Qu'est-ce qu'une chose ? Abattant les dernières barrières philosophiques qui circonscrivaient le champ des choses, ce Traité considérera sur un plan d'égalité une table, un silex taillé, un quark, un gène, une personne humaine, le mot « vérité », une robe rouge, la couleur d'un tableau abstrait, un tiers de branche d'acacia, l'espèce chimpanzé, cinq secondes, un rite de passage, l'inexistence d'un fait ou un cercle carré. Voilà les choses qui sont aujourd'hui les nôtres : un tohu-bohu de réel, de possible, de matière, de mots et d'idées. Face à ce paysage nouveau, ce Traité ne propose ni une phénoménologie réinventée, ni une analyse du concept de « chose », ni une pensée critique de la réification. Il invite plutôt à prendre le large pour une toute autre aventure théorique. Il suggère d'explorer d'abord notre monde comme s'il était vraiment plat, en lui ôtant toute détermination, toute intensité, tout relief. Dans un second temps seulement, à l'aide de concepts forgés dans cette pauvreté ontologique radicale, il invite à retrouver la possibilité d'un univers, c'est-à-dire l'ensemble de choses non plus seules, mais les unes dans les autres. Le désert formel se transformera en encyclopédie luxuriante de nos objets contemporains, de leur ordre et de leur désordre. Ainsi verra-t-on se dessiner les grandes querelles actuelles sur le classement des objets autour de nous, des objets en nous et de nous-mêmes en tant qu'objets : par parties, par espèces, par genres ou même par âges. Comment découper les choses pour vivre parmi elles et en être une soi-même ?

  • 'Dominique Rossi, ancien militant gauchiste, fonde à la fin des années quatre-vingt le premier grand mouvement de lutte et d'émancipation de l'homosexualité en France. Willie est un jeune paumé, écrivain scandaleux à qui certains trouvent du génie. L'un et l'autre s'aiment, se haïssent puis se détruisent sous les yeux de la narratrice et de son amant, intellectuel médiatique, qui passent plus ou moins consciemment à côté de leur époque. Nous assistons avec eux au spectacle d'une haine radicale et absolue entre deux individus, mais aussi à la naissance, joyeuse, et à la fin, malade, d'une période décisive dans l'histoire de la sexualité et de la politique en Occident.
    Ce conte moral n'est pas une autofiction. C'est l'histoire, que je n'ai pas vécue, d'une communauté et d'une génération déchirées par le Sida, dans des quartiers où je n'ai jamais habité.
    C'est le récit fidèle de la plupart des trahisons possibles de notre existence, le portrait de la pire part des hommes et - en négatif - de la meilleure.' Tristan Garcia.

  • Au XVIIIe siècle, un nouveau fluide fascine le monde : l'électricité. L'intensité devient un idéal ordinaire pour l'homme et un concept savant de philosophie, de la puissance nietzschéenne au vitalisme de Deleuze, de l'excitation nerveuse des libertins à l'adrénaline du désir, de la performance et des sports extrêmes.

    L'intensité est une puissance qui organise le monde, et vivre le plus fort possible représente la valeur suprême de l'existence. Un idéal contemporain séduisant mais aussi un piège, qui produit peut-être le contraire de ce qu'il promet...

    Écartant tout renoncement au désir d'intensité, Tristan Garcia en appelle à la «résistance», pour retrouver, enfin, sa vie électrique.

  • "Je ne me rappelle plus clairement notre fuite dans la cour vide du collège. Une lumière blanche aveuglante, à la manière d'un projecteur directement venu du ciel, nous a suivis un instant. Puis Faber a fait le mur derrière les toilettes. Le temps d'enjamber le parapet en ciment, de me râper les genoux contre la pierre crayeuse et le mortier, et nous revoilà en train de galoper dans la ruelle, juste derrière le collège Octave-Joly. Jamais nous n'y sommes retournés.

    Nous avons repris nos esprits. Lorsque le Grand-Cours familier s'est ouvert devant nous, les voitures bourdonnantes du petit matin ont entamé leur ronde routinière sur le boulevard. En s'étirant, Madeleine a ouvert les yeux : "Qu'est-ce qui s'est passé ?" Faber m'a adressé un clin d'oeil.

    Il a indiqué le vieux bâtiment dans notre dos : "On lui a dit adieu." "Ah." Madeleine a bâillé. "À qui ?" "L'enfance, évidemment."'

  • Au XVIIIe siècle, un nouveau fluide fascine le monde : l'électricité. L'intensité devient un idéal ordinaire pour l'homme et un concept savant de philosophie, de la puissance nietzschéenne au vitalisme de Deleuze, de l'excitation nerveuse des libertins à l'adrénaline du désir, de la performance et des sports extrêmes...L'intensité est une puissance qui organise le monde et vivre le plus fort possible représente la valeur suprême de l'existence. Un idéal contemporain séduisant mais aussi un piège, qui produit peut-être le contraire de ce qu'il promet. Tristan Garcia bâtit une magnifique philosophie éthique de l'intensité.

  • "- J'ai peur de la croix. Il paraît que ce n'est pas très long, mais c'est le dernier moment, il faut le passer, et ça fait mal. J'ai peur d'avoir encore mal. Je n'ai pas le courage, et... S'il y avait quelque chose d'agréable après, mais il n'y a rien... J'ai peur que ça dure, j'ai peur d'avoir la respiration coupée, de sentir une enclume contre mes poumons. J'aimerais être mort. Je ne veux pas attendre. Je ne veux plus vivre maintenant, je voudrais que ça finisse tout de suite, sans avoir à y penser.
    - Tu vis. Tu ne mourras jamais."
    À travers les siècles, depuis la toute première étincelle de douleur au sein d'un organisme, quatre âmes se croisent, se battent, se ratent et se retrouvent. Successivement animales et humaines, elles voyagent au néolithique, en Mésopotamie, à travers la Méditerranée à l'âge de bronze, dans la Chine ancienne des Wu, sous l'Empire romain, dans le royaume indien de Samudragupta ou au beau milieu du désert australien. Elles meurent, elles reviennent. Chacune de leurs existences est l'occasion d'un récit, petite partie d'une fresque dont le sens se dévoilera peu à peu : l'épopée des oubliés, le chant des perdants, le grand livre des êtres morts dans l'ombre. Des femmes, des esclaves, des lépreux, des enfants ou des bêtes en sont les héros.
    Âmes est un projet ambitieux et désespéré de ressusciter tout ce qui a vécu, petit ou grand, rare ou nombreux, misérable ou glorieux. C'est aussi un foisonnant roman d'aventures pour notre époque, un roman multiple, décentré de l'Occident et attentif à tous les êtres. C'est enfin la Légende dorée de notre monde, adressée aux temps futurs.

  • Nous

    Tristan Garcia

    • Grasset
    • 9 Novembre 2016

    Dans ce livre à la fois original et rigoureux, Tristan Garcia entreprend de rendre lisible la condition brouillée de notre « nous » ou de nos « nous ». Ces affirmations de nous-mêmes paraissent désormais correspondre à différents plans identitaires, sur lesquels nous revendiquons successivement notre appartenance à une ethnie, à une communauté de croyance, à une classe sociale ou professionnelle, à une orientation sexuelle, à une génération, sans savoir comment nous représenter le « nous des nous », dont nous relevons tous en définitive. En ayant recours à toutes sortes de documents qui nous renseignent sur ce que nous appelons « nous », pamphlets, manifestes, journaux, textes théoriques ou chansons, l'auteur donne à entendre les mille voix qui ont prétendu parler au nom de nous: « nous les jeunes », « nous noirs », « nous blancs », « nous juifs », « nous musulmans », « nous femmes », « nous prolétaires », « nous décolonisés », « nous communistes », « nous homosexuels », « nous animaux et humains »... Tristan Garcia se montre attentif à toutes les traditions, et suspend tout jugement moral sur les contenus politiques, pour s'intéresser à la constitution d'une subjectivité politique: la détermination d'un « nous », d'un « vous », d'un « eux », le tracé de lignes entre amis et ennemis, la formation de solidarités et le creusement de fossés entre les camps. Désireux de comprendre ces phénomènes plutôt que de s'en réjouir ou de les déplorer, Nous est ainsi un premier essai de vision d'ensemble de la fragmentation et de la recomposition des identités collectives. Il examine les modèles qui se sont succédés, pour mieux tenter de rendre compte de cette déconstruction, avant de proposer de reconstruire une idée et une image de ce que nous appelons « nous », qui que nous soyons. Le livre donne ainsi très concrètement à voir le « nous » comme une superposition de calques, de plans transparents de notre imaginaire, sur lesquels nous prétendons tous découper l'espace social et nous y situer. Démontrant que ces calques de l'identité collective ont perdu leur fond, en se trouvant désolidarisés d'une nature sous-jacente, ce livre cherche à nos identités d'autres contraintes, qu'il trouve dans une dynamique d'extension et de contraction, et dans l'histoire de la domination et de la contre-domination. Ce qui en ressort est un modèle inédit, vivant, de ce que nous sommes, de « nous », en tant que forme souple, s'étendant et se repliant sans cesse suivant une logique qu'il révèle peu à peu, au fil d'un récit construit comme une enquête palpitante. C'est aussi une tentative radicale de trouver dans la « guerre de nous contre nous » une forme universelle de subjectivité qui nous tient toujours ensemble, au moment précis où elle paraît nous déchirer.

  • Le narrateur de ce roman, Doogie, est un jeune chimpanzé (Pan troglodytes troglodytes).
    Le sol du continent africain, dévasté par des guerres, des famines et une vague de pollution chimique, a été laissé expérimentalement en jachère. Partout ailleurs, l'espèce humaine s'est retranchée dans les villes et à l'intérieur de vastes stations orbitales. Un immense zoo près du lac Victoria accueille scientifiques et étudiants afin d'observer la faune préservée... C'est là que Doogie a été élevé, dans une famille de chercheurs, en compagnie de deux enfants : Donald et sa soeur, la bien-aimée Janet. Tout autour, à perte de vue, la jungle de jadis a repris ses droits.
    Singe génial et attachant, Doogie a appris à parler ? à l'aide du langage des signes, d'écrans tactiles et de lexigrammes ? un dialecte baroque et rapiécé.
    Son récit commence alors que Doogie revient d'un long voyage en orbite. Après le naufrage de son vaisseau sur un rivage désertique de la côte africaine, le singe civilisé se retrouve seul, perdu dans la jungle. Pour rejoindre Janet et son foyer d'enfance, il devra affronter le monde sauvage, et se dépouiller peu à peu de sa 'fidélité à l'humain', quitte à redevenir un animal...

  • «  Tout ce que je souhaite, c'est de pouvoir aimer ce qui commence et ce qui finit, sans faire semblant, sans faire passer un effondrement pour une révélation, ni une gestation pour une agonie. »
     
    Le deuxième tome de Kaléidoscope rassemble une nouvelle série de textes de l'écrivain et philosophe Tristan Garcia. Tous sont reliés par un fil secret : la recherche d'une limite entre le monde ancien et le monde nouveau, entre la nostalgie et l'impatience, entre ce que nous gagnons et ce que nous perdons dans les changements de l'époque.
     
    Où débute, où s'arrête une frontière ? Qu'est-ce qu'un esprit réactionnaire ? Comment voir quelque chose d'original dans des images sans cesse recopiées ? Pourquoi lisons-nous des romans policiers ? Autant de questions contemporaines, parfois inattendues, auxquelles ces courts essais se proposent de répondre. La pensée de Tristan Garcia est exigeante, rétive aux fausses simplifications, mais toujours éclairante. Là où le monde nous semble défait, abîmé ou incompréhensible, elle nous guide, du moins nous apprend, ici et maintenant, à ne pas confondre les aurores et les crépuscules. »

    Extrait de: Tristan Garcia. « Kaléidoscope II, Ce qui commence et ce qui finit. » Apple Books.

  • Et si le temps s'arrêtait? Si le monde était fini?

    Lorsque David Browser, explorateur spatial, arrive aux confins du cosmos, il arrête l'expansion de l'Univers. Condamnés à l'éternel présent, les hommes peuvent cependant revivre et modifier à loisir leur propre vie en manipulant des cordelettes enfouies dans une console individuelle.

    Explorant les conséquences d'une hypothèse stupéfiante, Tristan Garcia construit une galaxie de personnages survivant dans le temps immobile : de Dreamer Wallace âgé de dix mille ans, à Anita qui déclenche en rêve des paysages nouveaux, en passant par Viv qui monte et remonte jusqu'à la nausée une séquence clé de sa vie...

    Un roman stupéfiant où l'aventure se mêle à une réflexion sur les objets, le temps, le sens de notre existence.

  • Un athlète en quête du saut parfait, un pilote automobile mystique, une volleyeuse amoureuse qui perd la tête en plein match, un champion cycliste sous ecstasy... Que se passe-t-il lorsqu'un grain de sable vient perturber la mécanique parfaite de ces corps surentraînés, de ces esprits tendus vers la victoire ?

    La plume tout à la fois caustique et bienveillante de Tristan Garcia rend aux dieux du stade leur humanité.

  • Cet ouvrage est le premier d'une série de recueils, sous le titre Kaléidoscope.
    Il rassemble seize textes, hétéroclites en apparence, par leur style et par leurs objets, qui expriment pourtant une même vision du monde et de l'époque : il y est question de philosophie, de politique, de foi, de sciences et d'arts, de sons, de textes et d'images, de culture populaire et savante, de réalité et de fiction, du beau et du laid, du faux et du vrai, de l'espace et du temps, d'animaux humains et non humains, de genres, de races, de classes et de générations... L'important étant de les considérer tous sans hiérarchie, mais avec distinction.
    Les articles se répondent et s'enchaînent, en sorte de construire une manière de vivre et de penser, mais ne sont pas soumis à un ordre rigide. Ainsi, le lecteur peut ouvrir le volume au hasard, sans craindre de perdre le sens de l'ensemble.
    Kaléidoscope II paraîtra en octobre 2019.
     
    Tristan Garcia est écrivain et philosophe. Il est l'auteur de nombreux romans et essais, dont, récemment, La Vie intense (Autrement, 2016) ou Âmes. Histoire de la souffrance I (Gallimard, 2019). 

  • Six Feet Under est l´équivalent des grands romans français, russes ou allemands de la fin du XIXe siècle. Elle nous dévoile des vies sans destin, qui sont aussi les nôtres. Autour de la famille Fisher, gérante d´une entreprise de pompes funèbres, cette série suit le parcours d´une poignée de personnages dont la mort est le métier. Une dizaine d´individus de la classe moyenne américaine s´aiment, travaillent, et tous cherchent à tâtons un sens dans un monde qui les laisse libres de croire, ou non, à un Salut.
    Mêlant des réflexions toujours nuancées sur la sexualité, les genres, la famille, la religion, la politique ou la psychologie, la série d´Alan Ball laisse se refléter nos incertitudes actuelles dans le miroir de la mort afin de dresser le portrait de notre humanité. OEuvre discrète, mais qui a bénéficié d´un succès critique considérable, elle est devenue la matrice d´un nouveau réalisme empathique.

     

  • Voici des gymnastes roumaines, des cyclistes espagnols, des volleyeuses cubaines ou des pongistes chinois qui sacrifient leur vie, l'épuisent dans l'effort, espérant une victoire dont le sens demeure énigmatique.
    Chacune des trente nouvelles de ce recueil porte sur une discipline sportive différente, bien connue ou inattendue, du football au kourach ouzbek, du tennis de table au biathlon. Souvent brefs, ces textes drôles et tragiques recueillent la souffrance et la joie du corps, la chance des perdants et le prix payé par les gagnants.
    Arrivés les premiers ou les derniers, sportifs et sportives sont les pièces d'un puzzle qui ne représente rien, sinon la carte approximative du monde actuel : une compétition chaotique, dont personne ne parvient à déterminer les règles ni le classement final.

  • Le puits d'Anita

    Tristan Garcia

    Le Puits était la dernière grande aventure humaine sur Terre : il s'agissait de forer un conduit unique, qui relierait la Terre de bas en haut, de l'Espagne à la Nouvelle Zélande. Anita, la plus petite et la plus agile des « piqueuses » est chargée, à l'aide d'une Vis centrale, de percer le dernier trou qui reliera l'équipe des Têtes-en-bas à l`Equipe des Têtes-en-haut. Mais attention, elle doit absolument tourner la Vis dans le sens des aiguilles d'une montre, sinon c'est la catastrophe planétaire... Au dernier moment, Anita hésite. Et si la Vis obéissait à une logique secrète ?

  • Alors que nous manquons aujourd'hui de repères, Tristan Garcia tente de nous en livrer quelques-uns, essentiels, singuliers, iconoclastes, grâce auxquels la possibilité d'une utopie nouvelle se dessine. Attaché à l'idée métaphysique qu'il « faut laisser être et rendre puissant », l'auteur se refuse à la fois de décrire simplement le réel (dire ce qui est) et de suggérer une prescription (dire ce qu'il devrait y avoir). Son geste d'écriture, sous de multiples formes (essai, roman, écrits sur l'art...), tente plutôt d'opérer une transcription de ce réel, tout en essayant de reformuler les catégories de la pensée. L'ambition immense de son oeuvre tend, en creux, à nous aider à transformer nos conditions d'existence. Son attention égale à ce qui finit et à ce qui commence, aux crépuscules et aux aurores, nourrit une pensée extrêmement riche, qui dans sa singularité même, occupe le centre de la vie intellectuelle contemporaine.

  • L'enfant apparaît au centre d'enjeux sociétaux, idéologiques et politiques cruciaux, et fait l'objet de toutes les contradictions d'aujourd'hui. Cet ouvrage rend compte de l'expérience et de la réflexion des équipes des centres médico-psychopédagogiques (CMPP) qui rencontrent quotidiennement les quelques 200 000 enfants et adolescents en difficulté qui viennent consulter avec leurs familles dans les 310 structures implantées en France. Comment les équipes pluridisciplinaires des CMPP, prises entre réalités cliniques et logiques administratives, travaillent-elles ? Comment perçoivent-elles la pression des nouvelles politiques de soins et de gestion objectivante des populations ? Que deviennent les références, historiquement fondatrices des CMPP, à la psychanalyse et à la psychopédagogie ? Comment, dans ce contexte, construire des espaces de liberté et d'invention ? Tristan Garcia-Fons est pédopsychiatre, psychanalyste et directeur du CMPP de Montreuil.

  • Retrouvez dans ce dossier les premiers chapitres des titres de la rentrée littéraire 2013 des éditions Gallimard :

    Nelly Alard (Moments d'un couple) ; Laura Alcoba (Le bleu des abeilles) ; Thomas Clerc (Intérieur) ; David di Nota (Ta femme me trompe) ; Tristan Garcia (Faber) ; Yannick Haenel (Les renards pâles) ; Jean Hatzfeld (Robert Mitchum ne revient pas) ; Pierre Jourde (La première pierre) ; Antonia Kerr (Le désamour) ; Patrick Laurent (Comme Baptiste) ; Rosa Liksom (Compartiment N°6) ; Javier Marias (Comme les amours) ; Etienne de Montéty (La route du salut) ; Alix Ohlin (Inside) ; Christophe Ono-dit-Biot (Plonger) ; Pierre Péju (L'état du ciel) ; Maria Pourchet (Rome en un jour) ; François Sureau (Le chemin des morts) ; Frédéric Verger (Arden).

    Vous pouvez accéder directement à chaque extrait par la table des matières de ce dossier ou lire les extraits à la suite. Retrouvez aussi photographie et biographie des auteurs. Tous ces livres numériques seront disponibles entre le 22 août et le 12 septembre chez votre libraire.

empty