Thomas Pavel

  • Univers de la fiction

    Thomas Pavel

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    • 12 Octobre 2017

    Univers de la fiction
    Les auteurs de fiction exigent de leurs lecteurs qu'ils pénètrent dans des espaces étranges, dans le monde d'Antigone, de Don Quichotte ou de Sherlock Holmes. Ces univers factices évoquent – plus ou moins – le monde réel, mais ils s'en éloignent aussi par bien des aspects. Pourquoi et comment la fiction continue-t-elle cependant de nous attirer et de nous parler ?
    Thomas Pavel entreprend ici, dans un style plein de saveur et d'humour, de définir le mode d'existence des êtres imaginaires et de dégager la fonction culturelle des œuvres de fiction.
    L'institution de la fiction ne cesse de changer au cours du temps sous l'effet d'une économie de l'imaginaire : selon les circonstances, un même territoire – un même texte – peut passer de la vérité à la fiction, et réciproquement, en endossant des fonctions hétéroclites. L'histoire de la culture, et de nos croyances, est faite de ces incessantes fluctuations.
    Thomas Pavel
    Universitaire américain d'origine roumaine, spécialiste de la littérature française, il est notamment l'auteur de La Pensée du roman (Gallimard, 2003) et Comment écouter la littérature ? (Fayard, 2006).

  • Cet ouvrage, dès sa parution en 2003, a rencontré un succès immédiat. Pourquoi ?

    Loin d'écrire une énième histoire du roman, Thomas Pavel invite le lecteur à comprendre les grandes orientations de ce genre littéraire. Il traite du roman pour ce qu'il est depuis les origines : une tension, constitutive et qui décrit un nombre limité de scénarios, entre des personnages absolument parfaits et des êtres tout à fait méprisables. Les premiers suivent sans hésitation aucune les normes morales les plus strictes (romans hellénistiques et de chevalerie), quand les seconds, scélérats et filous, enfreignent, sans hésitation aucune, les règles de la vie en commun (nouvelle, roman picaresque, voire élégie).

    Depuis le XVIIIe siècle, les romans qualifiés de modernes, s'ils ont renoncé à l'opposition entre l'élégiaque et le picaresque, n'ont cependant évité que partiellement l'idéalisation des personnages. En vérité, les écrivains n'ont de cesse d'inventer de nouvelles sortes de comportements qui soient impeccables et peu plausibles, voire ridicules, ou répréhensibles assurément mais avérés. Toute l'histoire du genre romanesque naît de cette pensée créatrice, tendue entre l'idéalisation du comportement humain et sa censure.

  • La Sixième Branche ? Une fondation mystérieuse.
    Louis Veghe, un Juif roumain installé au Canada depuis 1967. Steve Ferris, un théologien protestant, devenu présentateur de télévision. Gloss, un écrivain velléitaire, compagnon de jeunesse de Louis Ces personnages et beaucoup d'autres, des femmes surtout, sont-ils complices ? En tout cas, d'un continent à l'autre, rescapés du communisme ou du puritanisme, ils oscillent entre le reniement et le pardon.
    Le roman de Thomas Pavel, dans la tradition picaresque, se joue des frontières, des croyances et des conventions. Et tisse le motif d'une dérive faite d'illusions, de remords et d'espoirs.

    Thomas Pavel enseigne la littérature française et comparée à l'université de Chicago. Il est l'auteur, notamment, de L'Art de l'éloignement. Essai sur l'imagination classique (Gallimard, 1996) et de La Pensée du roman (Gallimard, 2003).

  • Roland Barthes fut un grand lecteur et critique de Balzac. À l'occasion du bicentenaire de la naissance de ce dernier, les auteurs font le bilan de l'oeuvre critique de Barthes et s'interrogent sur l'interprétation d'un texte et les intentions de son auteur. Ils veulent inaugurer un nouvel âge de la critique.

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