Sophie Coignard

  • On m'avait prévenue, c'est un univers très fermé. Barricadé derrière ses règles de confidentialité. Tout ce qui se dit au conseil doit rester au conseil. On m'a dissuadée de chercher. On m'a affirmé que la « caste », c'était fini. Que tout désormais n'est qu'éthique et ouverture. On m'a assurée qu'avec l'arrivée en leur sein de femmes, d'étrangers et même de salariés, ces hauts lieux de pouvoir n'ont plus rien à cacher.
    À l'ère de la transparence tous azimuts, les conseils d'administration sont pourtant les dernières forteresses. Protégés par de hauts murs de silence, c'est là que les « premiers de cordée » se rassemblent. Ils viennent des grandes écoles, de la haute administration et même de la politique. Ils y nouent de fructueuses alliances avec les héritiers des grandes fortunes.
    Ils se réunissent, une dizaine de fois par an, aux étages nobles de LVMH, Carrefour, Total, Orange... Ils y décident de notre avenir. Vont-ils créer des emplois en France ou en supprimer ? Investir dans la recherche ou maximiser les profits ? Fermer des sites ou relocaliser des industries ?
    Ces nomenklaturistes du XXIe siècle disent oeuvrer pour le bien commun. Ont-ils rompu avec le capitalisme à la française, incestueux et dominateur ? Ou se sont-ils contentés de tout changer pour que rien ne change ?
     
    Journaliste et écrivain, Sophie Coignard a publié de nombreuses enquêtes sur les dessous des administrations et des organisations, dont Un État dans l'État. Le contre-pouvoir maçonnique (Albin Michel, 2009), L'Oligarchie des incapables (Albin Michel, 2012) et, avec Romain Gubert, La Caste cannibale. Quand le capitalisme devient fou (Albin Michel, 2013).

  • La franc-maçonnerie ? Un vrai contre-pouvoir, qui apparaît rarement en pleine lumière. Derrière des rituels qui peuvent sembler désuets, les frères du troisième millénaire s'organisent d'une façon très moderne pour s'entraider, défendre leurs bastions, exercer (infiltrer ?) leur influence. Au sein de l'état, bien sûr mais aussi des entreprises publiques et du secteur privé.
    Très présent, notamment, dans la police, la justice, les finances et les affaires sociales, cet immense réseau, qui compte près de 200 000 personnes, défend jalousement les fiefs où il s'est implanté, comme, parmi bien d'autres, la Poste, Veolia ou le Crédit Agricole. A EDF, c'est une cellule de renseignement digne de la DGSE dont le fonctionnement a reposé pendant des années sur la confiance maçonnique qui effectuait des missions très spéciales.
    Cet univers méconnu, moins uniforme qu'on ne l'imagine, compte des catholiques fervents et des athées militants, et abrite des loges d'élite inaccessibles au commun des mortels. C'est en leur sein que sont traités les vrais enjeux du pouvoir, provoquant parfois des luttes qui n'ont rien de... fraternel.
    Mais, face au " monde profane ", la solidarité l'emporte sur les rivalités internes. Le ciment de cet état dans l'Etat, présent dans toutes les sphères de la société ? Le secret d'appartenance, d'autant plus jalousement gardé que les frères occupent un poste élevé dans la hiérarchie sociale.

  • En 1976, Alain Peyrefitte écrivait Le Mal français. Un livre en forme de miroir, qui racontait avec force anecdotes les blocages dont souffrait le pays. Quarante ans plus tard, l'essentiel du constat demeure.
    Les « cerveaux d'État » continuent de monopoliser les postes. L'« irresponsabilité illimitée » sévit toujours. Le pouvoir défait de la main droite ce qu'il a instauré de la main gauche : il perd des millions sur le marché de l'immobilier, se lamente des déserts médicaux qu'il a lui-même créés, veut ignorer la fuite des cerveaux ou la fiscalité ubuesque qui s'abat sur toutes sortes de produits alimentaires. L'« immobilisme convulsionnaire » lui fait négliger les recommandations des rapports qu'il a commandés, et qui sont les mêmes depuis un demi-siècle. La « société de défiance » a conduit, entre autres, à l'abandon de l'écotaxe, 10 milliards d'euros de manque à gagner fiscal.
    Les sommes astronomiques perdues chaque année ne sont que la partie visible des névroses hexagonales. Plus encore, les prébendes, l'usage inapproprié du financement des partis par certains parlementaires, la valse des ministres à des postes cruciaux érodent durablement le pacte national.
    C'est cette facture immatérielle qui est la plus lourde. Ce sont ses origines qu'il faut combattre, au plus profond de nos moeurs, de nos paresses, de nos désinvoltures. « Parlez, écrivez, agissez ! » recommandait Alain Peyrefitte. Cette injonction est plus que jamais d'actualité.

  • Deux grands lycées parisiens qui se sont déconnectés du système informatique du ministère et ont mis en place des modes d’admission parallèles. Des ministres (et un président) qui annoncent des réformes mais n’arrivent pas à les faire appliquer.Des enseignants qui font faire des dictées en cachette.Le CAPES que l’on donne à des candidats qui n’ont pas eu la moyenne et qu’on lâche ensuite dans des classes difficiles.Une pédagogie « nouvelle » où l’orthographe n’est plus « une fatalité » mais « une matière à discussion ».Après la Nomenklatura, l’omerta, la franc-maçonnerie, entre autres sujets sensibles, Sophie Coignard met à nu l’Education nationale. Ses ministres, ses idéologues, ses syndicats, tous ceux qui depuis 25 ans mènent à la ruine l’école.Le plus scandaleux ? Ils agissent en toute impunité.A l’origine de cet immense gâchis, un Pacte Immoral entre les élites qui prétendent nous gouverner et les apparatchiks qui sacrifient par pur cynisme nos enfants.Ceci n’est pas un livre sur l’éducation. En tout cas pas seulement. C’est d’abord un document féroce et un récit effarant sur l’hypocrisie et la lâcheté du pouvoir.

  • Au cours d'une longue nuit d'hiver, Charles Temple, vieux solitaire, revoit le film de sa vie. Animé par l'espoir d'y trouver un sens caché, il ne cesse d'interroger les épisodes qui l'ont marqué. Avec le jour qui se lève, c'est une étrange innocence que redécouvre ce veilleur inspiré... celle qui rouvre les portes de l'enfance en lui rendant la seule clef universelle : la force d'aimer.

  • C'est votre argent. Des dizaines de milliards d'euros qu'ils gèrent avec le souci constant... de leur propre intérêt. Notes de frais, voitures de fonction, salaires ahurissants, primes en tous genres, honoraires mirobolants... Et quand ce n'est pas directement eux, ce sont les amis du régime qui en profitent. Eux, ce sont les responsables de la Caisse des Dépôts et Consignations, le dernier trésor de la République. Le vôtre, Français, qui lui confiez le fruit de vos économies, l'argent de votre livret A. La Caisse possède des stations de sport d'hiver, le parc Astérix, des milliers d'hectares de forêts et des dizaines de milliards d'actions dans les plus grandes entreprises françaises. Elle construit chaque année plusieurs milliers de logements sociaux et investit dans les grands projets. C'est pour cela qu'elle été créée il y a deux cents ans. Pour protéger votre épargne des appétits du pouvoir. Mais est-ce bien toujours le cas dans un Etat en faillite et prêt à tout pour le cacher ? La Caisse a-t-elle les moyens et la volonté de se protéger d'elle-même ? Peut-elle tenir en respect tous ceux qui en veulent à son argent? Sophie Coignard et Romain Gubert ont enquêté au coeur de cette institution très secrète... et ont décidé de fermer leur livret A. Journalistes au Point, les auteurs ont publié de nombreux best-sellers, parmi lesquels L'Omerta française, L'Oligarchie des incapables ou encore Ça tiendra bien jusqu'en 2017...

  • Comment l'école de Chicago, qui a réinventé le libéralisme a-t-elle transformé la gauche, de Mitterrand à Hollande ?Par quel mécanisme pervers nos impôts financent-ils ce qu'il y a de plus toxique dans les salles de marché ?Le grand patron de Renault, Carlos Ghosn, sait-il vraiment ce qui se passe dans son entreprise ?Pourquoi le Forum de Davos censure-t-il un grand banquier ?Dans quelles conditions trois hauts fonctionnaires français, tous de gauche, ont-ils accéléré la mondialisation financière ?Que fait Nicolas Sarkozy avec le Washington Speakers Bureau ?Que cachent parfois les décisions stratégiques de certains grands patrons ?Dans cette enquête qui mêle reportage et analyse, Sophie Coignard et Romain Gubert, grands reporters au Point et auteurs de L'Oligarchie des Incapables, nous racontent comment, de Londres à Washington en passant par Francfort, Bercy ou Chicago, l'alliance contre nature entre un État immoral et un capitalisme cupide a produit un système cannibale qui peut à tout moment se retourner contre chacun d'entre nous.

  • « De toute façon, ça tiendra bien jusqu'en 2017... » C'est ainsi que François Hollande s'exprime parfois devant des proches. À quoi se réfère-t-il ? À lui ? À notre pays ? Ou plus simplement à ce système de gouvernement qui dissimule l'inertie sous une incroyable mise en scène pratiquée d'ailleurs avec le même cynisme par ses prédécesseurs ?Réformes en trompe-l'oeil, choc de simplification qui n'a jamais eu lieu, concours de pauvreté entre présidentiables, affectations ministérielles délirantes, lutte acharnée des réseaux au sommet de l'État... l'action des gouvernements depuis une décennie est une mascarade.Des voyages calibrés pour endormir la presse aux déplacements destinés à neutraliser les mécontents à coups de subventions en passant par ces ministres qui tremblent devant d'obscurs syndicalistes : nos dirigeants font semblant de moderniser la France. Alors que les menaces s'accumulent sur le pays, l'essentiel de leur temps est en fait consacré... à leur propre survie.Dans ce nouveau livre nourri d'innombrables anecdotes, racontées par les auteurs avec leur férocité habituelle, Sophie Coignard et Romain Gubert, journalistes au Point et auteurs du best-seller L'Oligarchie des incapables, dévoilent une incroyable réalité : nous ne sommes plus gouvernés !

  • Une enquête choc et inédite sur une famille de plus de 300 ans : les Wendel. A travers son histoire, c'est celle de la France - et surtout de la " France d'en haut " - qui se raconte : l'alliance de l'argent et de la politique, la tentation de la finance, la conquête des grands corps de l'Etat, et surtout la force d'un réseau.

    Quelle famille ! Plus de mille héritiers, réunis autour du chef de clan, Ernest-Antoine Seillière. Des noms plus célèbres les uns que les autres. Une histoire qui remonte au règne de Louis XIV. Des beaux mariages et des châteaux. Un pouvoir industriel et politique hors du commun... Rien de ce qui leur arrive au fil des siècles ne nous est étranger, leur destin coupe et recoupe celui du pays. Puis survient la faillite de la sidérurgie. Et l'arrivée au pouvoir de la gauche.
    Les Wendel demeurent, malgré tout. Et certains d'entre eux rêvent de reconquêtes. Le groupe familial renaît, prospère, éblouit. Ces chers cousins voient revenir le temps des dividendes. Et avec lui, pour leur plus grand malheur, celui de l'amour de l'argent. La dynastie se déchire, règle ses comptes devant les tribunaux. Chacun cherche des appuis politiques: Sarkozy, Hollande, Filippetti, Cahuzac...
    Sophie Coignard et Romain Gubert plongent au coeur de cette élite française où, derrière les bonnes manières, tous les coups sont permis.

  • Le terme « Nomenklatura » est célèbre depuis que Michael Voslensky l'a utilisé, en 1980, pour décrire la caste dirigeante soviétique. Mais il existe, tout aussi bien, une Nomenklatura française. Formée de plusieurs cercles qui se recoupent parfois et où évoluent des hauts fonctionnaires, des dirigeants de grandes entreprises, des héritiers (d'un nom, d'une fortune), certaines professions protégées et le cortège des favoris du Président ou de ses ministres, la Nomenklatura tient les rênes du pouvoir, quelle que soit la couleur politique du Parlement. Les Nomenklaturistes se retrouvent aux mêmes dîners en ville, dans les mêmes clubs, dans les mêmes lieux de villégiature. Du lycée aux grandes écoles, ils se sont côtoyés ; leurs familles, souvent, se connaissent. Ce sont les princes de la République. Comment vivent-ils ? Combien gagnent-ils ? Dans quelles conditions les décisions déterminantes sont-elles prises ? Quels sont les réseaux influents et les itinéraires qui conduisent aux postes clefs ou aux « fromages » (les « tours extérieurs » des grands corps, par exemple) que le régime attribue à ceux qui l'ont bien servi ? Comment les dignitaires de la Nomenklatura française ont-ils réagi aux alternances successives, mai 1981, mars 1986 et, enfin, mai 1988 ? Vous le saurez en lisant la première enquête jamais réalisée sur les zones d'influence, les privilèges et la vie quotidienne - des appartements de fonction aux mystérieuses « primes » - d'une classe qui, à beaucoup d'égards, nous ramène au temps de la monarchie de droit divin et de la Cour du Roi Soleil.

  • Ils monopolisent les postes les plus importants, cumulent les privilèges et font de l'argent leur principale passion. Ils se servent de l'Etat pour aider leurs amis, fabriquent des lois sur mesure pour leur bon plaisir et laissent le pays aux mains de bandes rivales. Patrons, hauts fonctionnaires, élus ou experts, ces oligarques nous gouvernent avec un mélange d'incompétence et de lâcheté. Sophie Coignard, co-auteur de L'Omertà française, dont les enquêtes font trembler le monde politique, et Romain Gubert, journaliste au Point, nous révèlent vingt ans de compromissions et d'affaires cachées qui ont permis à une caste de maintenir son règne malgré ses échecs répétés. En toute impunité.

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