Samir Saul

  • Pour le dernier numéro de sa trilogie 75e anniversaire, Relations a choisit le thème de « La puissance de la création ». L'acte de créer, d'innover, d'initier de nouveaux commencements est au coeur de l'existence humaine et au coeur du combat pour une société juste. Souhaiter un monde meilleur passe inévitablement par l'acte d'imaginer un monde différent et de lui donner corps. De l'art à la religion en passant par le politique, l'économique et le social, la création est un mouvement d'expressivité et une quête de liberté qui se déploie dans tous les domaines de l'activité humaine. Elle s'ancre dans un héritage qu'elle tente de renouveler, dans une tension qui accouche sans cesse du monde. Aussi dans ce numéro, un débat sur l'avenir du Bloc québécois avec Claudette Carbonneau et Marc Chevrier, un article de Denise Couture sur la Fédération des femmes du Québec, un article d'Eve B. Araoz sur les paradoxes du gouvernement d'Evo Morales en Bolivie, sans oublier le Carnet de Bernard Émond et la chronique poétique de Natasha Kanapé Fontaine.

  • Depuis plusieurs années, les élites néolibérales martèlent que le Québec est dans le rouge et vit au-dessus de ses moyens. À force d'être répété, le message a fini par être largement accepté. Or, le mythe tenace qui prétend que l'état des finances publiques québécoises est catastrophique et qu'il justifie les mesures d'austérité des dernières années doit être déboulonné. Car ces mesures cachent plutôt un projet politique de privatisation accrue et de dépossession de la majorité au profit d'une minorité fortunée et des multinationales. Pourtant, des solutions existent et d'autres voies permettent de penser un Québec plus juste et solidaire. Il en est question dans le dossier central de ce numéro. À lire aussi hors dossier, une analyse de la montée de la droite en Amérique latine ainsi qu'un entretien avec Gregory Baum, théologien et proche collaborateur de Relations depuis 30 ans, un homme libre au parcours atypique. Également au sommaire, un débat sur la figure du pape François : s'il incarne un vent de fraîcheur au sein de l'Église catholique, peut-il vraiment être un agent de changement et de progrès?

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