Les Belles Lettres éditions

  • Scoops, sexe et scandales, bienvenue dans le monde des people antiques!
    En matière de célébrité les Grecs et les Romains sont des prédécesseurs illustres et exemplaires. À côté des déchirements des Atrides, les vicissitudes de la famille royale d'Angleterre paraissent bien ternes, les vies fulgurantes d'Achille et d'Hippolyte n'ont rien à envier à celles de James Dean ou Kurt Cobain, les lolitas hollywoodiennes les plus sulfureuses sont des modèles de vertu comparées à l'impératrice Messaline. Quant aux nuits de débauche des empereurs romains, elles feraient rougir les critiques les plus malveillants de nos gazettes contemporaines. Il faut reconnaître que les chroniqueurs d'alors, de Martial à Procope en passant par Plutarque ou même Homère, avaient la formule assassine et l'anecdote vitriolée.
    /> Celebriti recueille plus de cent extraits, issus des traductions Belles Lettres, les rumeurs les plus folles, les ragots les plus incroyables, tous millésimés et édifiants, à dévorer en toute bonne conscience!

  • Les textes du taoïsme ancien ne dissertent pas dans l'abstrait du corps humain. Sous la forme de fictions et de fables, ils mettent en scène ses usages possibles, ses ressorts et ses ressources : un ancien condamné, amputé d'un pied pour ses crimes, rudoie le Premier ministre au sortir de leur cours de méditation, et lui en remontrer sur la notion de vertu. Un ermite malicieux rembarre un aspirant à la sagesse, en se piquant de refuser les « gueules cassées » produite en série par l'éducation confucéenne. Le maussade et concupiscent seigneur de Wei retrouve soudain le sourire à l'écoute des propos d'un reclus des montagnes, venu l'entretenir de chiens et de chevaux galopant librement « dans les steppes du non-être ». Les prouesses de l'archer Lié-tseu sont réduites à rien par Comte Obscur, qui lui enseigne « le tir du non-archer ». On voit défiler dans les premiers écrits taoïstes, le Tchouang-tseu et le Lié-tseu, les figures les plus admirées et les plus détestées de la société chinoise, du gentleman plein de prestance, rompu aux civilités d'apparat, jusqu'au paria hideux et querelleur. Comment l'éthos taoïste parvient-il à discourir du sage en se dispensant de notions morales, en pensant la sagesse comme un régime de puissance, en l'associant à l'ampleur de l'espace, au travail de l'imagination, à l'oeuvre du Ciel ? Par une apparence de paradoxe, ce sont les corps infirmes, les créatures informes, les êtres les plus infâmes qui jouissent d'une affinité de fond avec le Tao, le Principe qui régit le cours des êtres et des choses.

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