Sciences humaines & sociales

  • Cet ouvrage propose une analyse inédite de la place et de la fonction de l'histoire, de la politique et de la culture françaises dans la formation et la réflexion d'Antonio Gramsci. Gramsci pense la France, son histoire, sa politique et sa culture, mais son intention vise bien au-delà. La France lui sert à penser l'Italie et sa place dans un « monde grand et terrible », bouleversé par la Grande Guerre, la révolution russe, l'émergence des fascismes, les débuts de l'hégémonie des États-Unis. Constitué d'allers et retours permanents entre la France, point de comparaison plus que modèle, l'Italie et le monde, ce volume examine à partir des textes - au premier rang desquels les Cahiers de prison - certains de ses concepts les plus importants, à l'instar du jacobinisme ou du national-populaire et plusieurs de ses thématiques historiques, des Lumières à la Révolution française. Le livre explore aussi le volet politique et culturel de la pensée de Gramsci, lorsqu'il s'intéresse à l'Action française et à la pensée de Charles Maurras, au coup d'État manqué du général Boulanger ou aux épisodes de l'affaire Dreyfus. Mais en définitive, c'est bien toujours une double perspective, indissociablement européenne et internationaliste, qui est sous-jacente à cette « France de Gramsci ».

  • Cet ouvrage propose des travaux nourris par les études de Jean-Claude Zancarini. Des travaux qui ont été conduits avec lui, qu'il le sache ou non. Des travaux attentifs à la « qualité des temps », à l'expérience des hommes, au métier de lire. Les articles rassemblés conjuguent ainsi langue et politique. Ils tressent des approches philosophiques, historiques, linguistiques et littéraires, dès lors qu'elles s'avèrent pertinentes pour dévoiler les enjeux des textes, les gestes des acteurs et les conflits dans la cité. Ils font écho à la « philologie politique » dont Jean-Claude Zancarini a posé les jalons à partir de son travail sur les textes cruciaux de la Florence des guerres d'Italie. Mais l'ouvrage fait place également à une série d'études qui sont en dialogue avec ces choix de méthodes ouverts, déclinables au-delà de la période historique et des objets auxquels ils ont été initialement appliqués. Et parce qu'il s'agit de continuer à travailler ensemble, cet ouvrage voudrait être, selon le mot de Machiavel dans la lettre de dédicace du Prince, un « piccolo dono », un « petit don » pour Jean-Claude Zancarini et pour quiconque le lira.

empty