Sciences humaines & sociales

  • Qu'un enfant de la famille soit atteint d'un handicap a des conséquences variables sur le père, la mère, les enfants, le couple et la fratrie. Tout au long de sa vie, chacun des enfants, seul et en groupe, travaille psychiquement cette réalité. Chaque membre de la famille suit un cheminement singulier avec ses temporalités et ses modalités propres qu'aucune norme ne peut définir à l'avance. Les frères et soeurs d'un enfant handicapé ne développent pas de psychopathologies plus lourdes que la population tout-venant ; toutefois, prendre soin du lien fraternel a des effets positifs sur toute la famille. Cet ouvrage aidera familles, institutions et professionnels à mieux saisir ce qu1 se passe dans la fratrie pour chacun des enfants afin que tous les membres, y compris celui qui est handicapé, puissent bénéficier des fonctions positives de ce lien et que le handicap n'entrave pas le déploiement de la richesse de ce qui s'y joue et évolue avec le temps. Régine Scelles est professeur à l'université de Rouen, psychologue clinicienne dans un service de soins et d'éducation spécialisée à domicile pour enfants atteints de pathologies diverses motrices, sensorielles, métaboliques, psychiques. Elle a publié trois ouvrages sur la question : Frères et soeurs, complices et rivaux... (Fleurus, 2003) ; Fratrie et handicap, l'influence du handicap d'une personne sur ses frères et soeurs (L'Harmattan, 2000) ; et sous sa direction Fratries confrontées au handicap (PUR, 2009).

  • Les pratiques cliniques auprès de personnes en situation de handicap soulèvent de multiples questions fondamentales : l'anormalité, le rapport entre corps et psyché, l'articulation entre pensée et langage, l'altérité, la question du mal et de l'absurde, l'appartenance à l'humain. Il est indispensable pour les professionnels d'en étudier les enjeux psycho(patho)logiques, et en particulier inconscients. Cet ouvrage élaboré à la suite du deuxième séminaire interuniversitaire propose d'aborder la complexité de cette intrication entre éthique et clinique dans une perspective pluridisciplinaire, ouvrant sur la diversité des situations et des recherches engagées et à entreprendre. Albert Ciccone, psychanalyste, professeur à l'université Lyon 2 (CRPPC), Simone Korff-Sausse psychanalyste, professeur à l'université Paris 7 (CEPP), Sylvain Missonnier, psychanalyste, maître de conférences Paris 10 (LASI), Roger Salbreux est pédopsychiatre (ANECAMPS, AIRHM, Conseil national du handicap) et Régine Scelles, psychologue clinicienne, professeur à l'université de Rouen (PRIS)

  • Déracinement, nouvelles configurations familiales, implication plus grande des pères, omniprésence des écrans... Les familles évoluent, tout comme leur manière d'élever leurs enfants et les demandes qu'elles adressent aux professionnels du soutien à la parentalité. Ces changements se nourrissent de l'histoire culturelle, politique et économique de leur pays d'origine, mais aussi de leur histoire familiale. Ce qui est transmis aux enfants se transforme et crée du nouveau. Comment comprendre le sens de ces créations et en repérer les effets ?

    A l'occasion des 50 ans de la Fnepe (Fédération nationale des écoles des parents et des éducateurs), cet ouvrage collectif témoigne de l'inventivité dont font preuve les parents d'aujourd'hui dans l'appropriation et la transformation de la parentalité et de celle, indispensable, des professionnels qui les accompagnent. Il offre des perspectives très stimulantes.

  • Cet ouvrage est entièrement consacré à la subjectivité de la personne handicapée. Que peut dire la personne handicapée de son expérience singulière, en partant de l'hypothèse que toute personne humaine, aussi démunie soit-elle, a quelque chose à dire de sa position subjective ? Encore faut-il l'entendre... Peu de publications font place à cette dimension qui implique d'interroger les places respectives du Soi et de l'Autre. Car la question de la subjectivité engage celle de l'identification. Comment s'identifier à une personne qui paraît si différente ? Si loin de notre expérience quotidienne et de nos certitudes perceptives, de nos éprouvés corporels ? Bref de nos présupposés inquestionnés ? Qu'avons-nous en commun ? Malgré les conséquences invalidantes et l'impact de la réalité traumatique et traumatisante, les personnes atteintes d'un handicap ont quelque chose à dire et nous avons quelque chose à entendre. Simone Korff-Sausse est psychanalyste et maître de conférence à l'université Paris 7 (CEPP). Albert Ciccone est psychanalyste et professeur à l'université Lyon 2 (CRPPC). Sylvain Missonnier est psychanalyste et maître de conférences à l'université Paris 10 (LASI). Roger Salbreux est pédopsychiatre (ANECAMPS, AIRHM, Conseil national du handicap). Régine Scelles est psychologue clinicienne et professeur à l'université de Rouen (PRIS).

  • Tout deuil sollicite le sujet et ses liens aux autres et lui rappelle douloureusement son ontologique dépendance à l'autre. La perte d'un être cher est transformée par la pensée afin que l'espace qu'a occupé l'absent soit modifié ; faute de pouvoir remplacer l'autre, on le recrée. La création, le travail de pensée que suscite la confrontation à la mort sont évoqués dans ce livre comme ce qui permet au sujet de ne pas mettre en jeu le travail impossible qui viserait à recréer « comme avant », comme si la perte n'avait pas eu lieu, mais permet de devenir « comme après » : reconstruire plutôt que reconstituer. Les auteurs proposent à la réflexion des dispositifs d'aide qui peuvent être mis en place lors de la perte réelle d'un être cher mais également lorsque les deuils non faits, non terminés resurgissent sur une autre scène, dans une temporalité décalée. Scelles Régine est professeur à l'université de Rouen, psychologue clinicienne François Pommier est professeur de psychopathologie à l'université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense, psychanalyste, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine à Paris  

  • En définissant le handicap comme une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, la loi française du 11 février 2005 rapproche les secteurs de la pédopsychiatrie et du médico-social : un bilan des connaissances, des tensions et des enjeux qui mobilisent actuellement professionnels et chercheurs de ces secteurs. Les auteurs conceptualisent les liens qui existent entre les champs du handicap et de la psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent, en fonction de l'état des connaissances sur le sujet et en les mettant en perspective avec les nouvelles considérations sociales et législatives, y compris dans leurs dimensions économiques. Ce livre situe dans leur contexte les questions actuelles et les discute au regard des apports de la psychologie, de la psychopathologie, des neurosciences, de la sociologie, de l'anthropologie et plus généralement des sciences de l'éducation et des sciences humaines et sociales.

  • Tout au long de son existence, le sujet vit les modifications de sa vie psychique, de son corps, de ses liens et de sa manière d'être dans le monde. Les situations de handicap, de maladie peuvent avoir des implications existentielles et provoquer des évolutions identitaires. Quels sont les effets réels et imaginaires de ces transitions sur la personne en situation de handicap, prise dans des processus d'intégration, de normalisation et d'inclusion ? Quel rôle joue l'entourage familial, amical et professionnel  dans  le déroulement de ces nécessaires évolutions ?

    Des spécialistes des différents âges de la vie évoquent les résonances entre les processus psychiques en jeu chez le bébé et l'adolescent, l'entrée dans l'âge adulte et le vieillissement. Ils donnent à penser le devenir de la personne en situation de handicap, les aides, les soins qui lui sont proposés aux différents moments du cycle de la vie pour accompagner les remaniements psychiques nécessaires. Ils interrogent la manière dont la personne peut bénéficier du pouvoir symbolisant et structurant des rites de passage que chaque société propose, de manière plus ou moins explicite, pour reconnaître, accompagner les remaniements intrapsychiques et intersubjectifs imposés par l'avancée en âge.

    Ce livre est issu du 10e séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA). Consulter le site : http://www.siiclha.com/

  • La déclaration des droits des personnes handicapées (1975) puis la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées (2007) stipulent la nécessité de se donner tous les moyens pour que les points de vue des personnes en situation de handicap soient pris en compte par les praticiens, les décideurs et également les chercheurs. Mais quelles sont les conditions optimales pour comprendre, s'exprimer, se faire comprendre lors d'un entretien qui implique des personnes en situation de handicap ?

    Cet ouvrage aborde les questions éthiques, épistémologiques et méthodologiques spécifiques qui se posent lors des entretiens cliniques, d'accompagnement et de recherche. Il identifie leurs apports et leurs limites lorsque la personne concernée, enfant, adolescent ou adulte, a des difficultés à s'exprimer, à entrer  en relation ou à comprendre du fait de sa ou de ses déficiences (surdité, surdicécité, infirmité motrice-cérébrale, déficience intellectuelle). Les auteurs, chercheurs et cliniciens, proposent des adaptations et des modalités supplétives en vue d'améliorer la qualité des échanges et de favoriser la production du discours, et évoquent des modalités d'analyse du contenu ainsi recueilli.

    Mise en vente le 10 septembre 2015.

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