OWNI

  • Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est-il l'ange de la liberté de la presse que sa pâleur christique laisse deviner ? Ou bien le démon des hackers les plus dangereux de la planète web ? « Pire que la Stasi », comme l'a imprudemment qualifié une journaliste française de la vieille garde ? Ou un espoir pour les peuples en lutte contre l'oppression ? En tout cas, l'irruption de cette organisation parfaitement inconnue jusqu'en 2010 a bouleversé le paysage médiatique mondial. Du jour au lendemain, les plus grands journaux -du New York Times au Der Spiegel, en passant par The Guardian et Le Monde- se sont mis à courtiser ce petit groupe de passionnés d'information qui partagent la culture geek.
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    Pour comprendre ce mouvement qui renverse la hiérarchie de l'information et menace les intérêts de la diplomatie américaine, il fallait revenir au parcours de ces hommes et femmes, à leur idéologie et à leur méthode inédite d'activisme. Pendant des mois, Olivier Tesquet, journaliste d'OWNI.fr, a eu l'occasion de suivre la tribut d'Assange, de Londres à Berlin. De longues heures d'entretien où il a pu cerner les objectifs de WikiLeaks, la personnalité de ses principaux animateurs.

    Une plongée dans la partie la plus créative de l'univers du web qui fait tomber quelques idées reçues. En bien, comme en mal.

  • Is the founder of WikiLeaks the ministering angel of press freedom as his pale appearance might suggest? Or is he the demonic leader of the most dangerous hacker collective on the web? As one outspoken critic suggests, is he «worse than the Stasi,» o r does he represent hope for those struggling against oppression? Either way, by the end of 2010 it became clear that a hitherto unknown organization had forever changed the global media landscape. Within a few months, some of the best-known newspapers - The New York Times, Der Spiegel, The Guardian, Le Monde - began to woo this small group of enthusiastic members of information transparency movement.

    To understand this movement, one that overturns the hierarchy of information and threatens the interests of American diplomacy, it's necessary to dig into the stories of these men and women, their ideology, and their unique activism. For months Olivier Tesquet, journalist at OWNI.fr, followed Assange's clan from London to Berlin. Working long hours to complete his investigation, Olivier was able to unveil WikiLeaks' goals and the personalities of its key leaders.

    His full immersion into the most creative part of the web breaks down certain misconceptions - for better or for worse.

  • Arabe

    ,

    • Owni
    • 7 Juin 2011

    Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, est-il l'ange de la liberté de la presse que sa pâleur christique laisse deviner ? Ou bien le démon des hackers les plus dangereux de la planète web ? « Pire que la Stasi », comme l'a imprudemment qualifié une journaliste française de la vieille garde ? Ou un espoir pour les peuples en lutte contre l'oppression ? En tout cas, l'irruption de cette organisation parfaitement inconnue jusqu'en 2010 a bouleversé le paysage médiatique mondial. Du jour au lendemain, les plus grands journaux -du New York Times au Der Spiegel, en passant par The Guardian et Le Monde- se sont mis à courtiser ce petit groupe de passionnés d'information qui partagent la culture geek.
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    Pour comprendre ce mouvement qui renverse la hiérarchie de l'information et menace les intérêts de la diplomatie américaine, il fallait revenir au parcours de ces hommes et femmes, à leur idéologie et à leur méthode inédite d'activisme. Pendant des mois, Olivier Tesquet, journaliste d'OWNI.fr, a eu l'occasion de suivre la tribut d'Assange, de Londres à Berlin. De longues heures d'entretien où il a pu cerner les objectifs de WikiLeaks, la personnalité de ses principaux animateurs.

    Une plongée dans la partie la plus créative de l'univers du web qui fait tomber quelques idées reçues. En bien, comme en mal.

  • 24 mai 2011. Nicolas Sarkozy s´adresse au peuple d´Internet en ouverture de "l´eG8". Préambule à la réunion des grands de ce monde, l´événement veut acter le regain d´intérêt du Château pour le réseau. Et ses entrepreneurs champions. Google, Facebook : la Présidence l´a compris, Internet rapporte. Peu importe son histoire ou son architecture ; ce sont ses industriels que l´Élysée courtise dans la perspective de 2012. Parade électorale dont la réussite dépend aussi d´une opération séduction en direction des "geeks" les plus réfractaires au bilan numérique de la majorité.
    Un virage à 180° amorcé par une machine de guerre informationnelle, et dont les premiers effets se font sentir. Les patrons sont séduits ; les experts admettent la solidité du dispositif. Et s´accordent sur un point : "en face, il n´y a rien". Internet ne séduit pas le Parti socialiste. Désintérêt, désaffection ou simple paresse de se saisir d´un sujet maltraité par la droite, et de fait présumé acquis à la gauche ? Si "on ne gagne pas une campagne sur Internet", il est l´un des enjeux de l´élection présidentielle. Pas simplement en termes de communication... Enquête dans les coulisses des partis, et sur leur difficulté à se saisir du numérique.

  • 24 mai 2011. Nicolas Sarkozy s'adresse au peuple d'Internet en ouverture de "l'eG8". Préambule à la réunion des grands de ce monde, l'événement veut acter le regain d'intérêt du Château pour le réseau. Et ses entrepreneurs champions. Google, Facebook : la Présidence l'a compris, Internet rapporte. Peu importe son histoire ou son architecture ; ce sont ses industriels que l'Élysée courtise dans la perspective de 2012. Parade électorale dont la réussite dépend aussi d'une opération séduction en direction des "geeks" les plus réfractaires au bilan numérique de la majorité. Un virage à 180° amorcé par une machine de guerre informationnelle, et dont les premiers effets se font sentir. Les patrons sont séduits ; les experts admettent la solidité du dispositif. Et s'accordent sur un point : "en face, il n'y a rien". Internet ne séduit pas le Parti socialiste. Désintérêt, désaffection ou simple paresse de se saisir d'un sujet maltraité par la droite, et de fait présumé acquis à la gauche ? Si "on ne gagne pas une campagne sur Internet", il est l'un des enjeux de l'élection présidentielle. Pas simplement en termes de communication... Enquête dans les coulisses des partis, et sur leur difficulté à se saisir du numérique.

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