Marion Laurent

  • Mr Alpha

    Marion Laurent

    Elle ignore tout du désir. Il va l'instruire.
    Quand son portable RedLine sonne, Lola devient une autre.
    Elle n'est plus l'assistante fauchée d'un patron aussi charismatique qu'invivable.
    Elle devient Crystal, une femme sensuelle, érotique, se prêtant aux fantasmes de ses clients anonymes par téléphone.
    Entre tous ces hommes, un seul se démarque : Mister A. Autoritaire, possessif, mystérieux, il lui fait vivre des nuits de folie.
    Mais se rencontrer en vrai pourrait bien tout faire voler en éclats !
    ***
    Vingt heures précises, mon téléphone se met à sonner. J'hésite un instant et finis par décrocher en m'asseyant sur mon lit, puis en me redressant aussitôt pour me donner une certaine contenance.
    - RedLine à votre service, dis-je après une longue inspiration.
    - Bonsoir, quel est ton nom ?
    - Crystal.
    - Bonsoir Crystal. Je viens d'appeler la centrale qui m'a dit que tu étais nouvelle. J'adore les nouvelles.
    - Je suis à votre service, réponds-je sans savoir quoi dire de plus.
    - Que portes-tu ?
    J'avale difficilement ma salive. Ce client semble pressé.
    - Une robe fendue noire avec des talons aiguilles.
    - Et dessous ?
    - Des bas en dentelles, dis-je très vite en fermant les yeux.
    - Ça me plaît.
    - Comment dois-je vous appeler ? tenté-je pour orienter la conversation loin de mes sous-vêtements.
    - Tu n'as qu'à m'appeler « monsieur ».
    OK, un mâle dominant, tout ce que je déteste.
    - Très bien, monsieur. Que souhaitez-vous ?
    - Te sens-tu capable de jouer différents scénarios ?
    Mon coeur bat la chamade et mes mains sont moites. Il est encore temps de raccrocher. Je jette un oeil sur mon bureau et regarde la ligne rouge de mon découvert bancaire. Je prends une profonde inspiration et ferme les yeux. C'est parti, Crystal prend les commandes.

    ***

    Mr Alpha, de Marion Laurent, histoire intégrale.

  • Elle ignore tout du désir. Il va l'instruire.
    Quand son portable RedLine sonne, Lola devient une autre.
    Elle n'est plus l'assistante fauchée d'un patron aussi charismatique qu'invivable.
    Elle devient Crystal, une femme sensuelle, érotique, se prêtant aux fantasmes de ses clients anonymes par téléphone.
    Entre tous ces hommes, un seul se démarque : Mister A. Autoritaire, possessif, mystérieux, il lui fait vivre des nuits de folie.
    Mais se rencontrer en vrai pourrait bien tout faire voler en éclats !
    ***
    Vingt heures précises, mon téléphone se met à sonner. J'hésite un instant et finis par décrocher en m'asseyant sur mon lit, puis en me redressant aussitôt pour me donner une certaine contenance.
    - RedLine à votre service, dis-je après une longue inspiration.
    - Bonsoir, quel est ton nom ?
    - Crystal.
    - Bonsoir Crystal. Je viens d'appeler la centrale qui m'a dit que tu étais nouvelle. J'adore les nouvelles.
    - Je suis à votre service, réponds-je sans savoir quoi dire de plus.
    - Que portes-tu ?
    J'avale difficilement ma salive. Ce client semble pressé.
    - Une robe fendue noire avec des talons aiguilles.
    - Et dessous ?
    - Des bas en dentelles, dis-je très vite en fermant les yeux.
    - Ça me plaît.
    - Comment dois-je vous appeler ? tenté-je pour orienter la conversation loin de mes sous-vêtements.
    - Tu n'as qu'à m'appeler « monsieur ».
    OK, un mâle dominant, tout ce que je déteste.
    - Très bien, monsieur. Que souhaitez-vous ?
    - Te sens-tu capable de jouer différents scénarios ?
    Mon coeur bat la chamade et mes mains sont moites. Il est encore temps de raccrocher. Je jette un oeil sur mon bureau et regarde la ligne rouge de mon découvert bancaire. Je prends une profonde inspiration et ferme les yeux. C'est parti, Crystal prend les commandes.

    ***
    Mr Alpha, de Marion Laurent, premières pages du roman.

  • Tapis rouge, paillettes et prises de sexe... non, de tête !

    Camille rêve depuis toujours de travailler au Festival de Cannes. Alors, quand elle décroche enfin un contrat, elle explose de joie !

    Mais lorsqu'elle se retrouve confrontée à Félix Young, l'acteur le plus en vogue du moment, aussi charmant qu'insupportable, son rêve se complique.

    Il adore la faire sortir de ses gonds, elle déteste perdre ses moyens face à lui... mais ils sont forcés de se côtoyer.

    Félix a un défi : la faire craquer. Camille a un objectif : lui résister.

    Qui remportera la Palme ?

    ***

    - Veuillez me suivre, dis-je à Félix sans le regarder.

    Je m'élance dans le couloir sans l'attendre et, une fois de plus, je sens son regard posé sur mon postérieur. Je marche devant lui en prenant soin d'aligner mes pieds à chaque pas.

    - Vous êtes pressée ? me demande-t-il dans mon dos.

    - J'ai beaucoup de boulot, réponds-je d'une voix la plus glaciale possible sans me retourner.

    Je continue d'avancer vers l'ascenseur en tentant de calmer mon coeur, qui bat un peu trop vite.

    Impossible de reprendre l'ascenseur avec lui avec ce qui s'est passé hier par texto. Faut que je trouve un truc, et vite !

    - Nous prendrons les escaliers, l'ascenseur est en panne, annoncé-je.

    - Absolument pas, regardez, dit-il en appuyant sur le bouton.

    Les portes s'ouvrent instantanément et il s'engouffre dedans. Je pousse un long soupir et reprends une grande inspiration avant de le rejoindre. Il s'adosse à la paroi du fond, les mains dans les poches, et j'appuie sur le bouton du sous-sol avant de me retourner pour ne pas avoir à croiser son regard.

    - Vous m'évitez ?

    - Vous vous faites des idées, une fois de plus.

    - Camille...

    - Que voulez-vous ? dis-je sèchement en faisant volte-face.

    Un sourire en coin se dessine sur son visage et sa fossette se creuse, en même temps qu'une chaleur irradie mon bas-ventre. Son regard se voile et se met à pétiller. D'une main, il se touche la lèvre inférieure et ce geste me rend nerveuse. Je déglutis difficilement, mais reste plantée face à lui, m'assurant de ne pas baisser les yeux.
    - Alors, cette douche, vous ne m'avez pas raconté. Elle était bonne ? me dit-il en levant un sourcil et en élargissant son sourire.

    Non mais OH !!!!

    Au même moment, le « ding » de l'ascenseur retentit et ce dernier s'arrête dans un soubresaut. Je manque de tomber mais je retrouve mon équilibre rapidement et je sors précipitamment, choquée, désarçonnée et terriblement excitée. Cet homme me met le feu rien qu'avec un regard, un sous-entendu, un message.

    Je pousse la porte de la salle de visionnage en espérant y trouver Arnaud et quelques autres collègues, mais la salle est plongée dans le noir et le silence. Félix me suit de près et la porte se referme mécaniquement derrière lui, nous plongeant dans l'obscurité. Je cherche à tâtons l'interrupteur et prie le ciel pour le trouver rapidement. Mais au lieu de cela, je sens deux mains m'agripper la taille et me plaquer contre le mur. Ma respiration se coupe et mon sang afflue par vagues dans mes veines. Ma tête se met à tourner et mes jambes à flageoler. Je ne perçois que le souffle court de Félix, près de mon oreille et son parfum poivré qui étourdit mes sens. Un nouveau frisson me secoue de la tête aux pieds et je l'entends sourire.

    - Ah... voilà donc ces fameux frissons, me murmure-t-il.

    ***

    Serial Player, de Marion Laurent, premiers chapitres du roman.

  • Serial Player

    Marion Laurent

    Tapis rouge, paillettes et prises de sexe... non, de tête !

    Camille rêve depuis toujours de travailler au Festival de Cannes. Alors, quand elle décroche enfin un contrat, elle explose de joie !

    Mais lorsqu'elle se retrouve confrontée à Félix Young, l'acteur le plus en vogue du moment, aussi charmant qu'insupportable, son rêve se complique.

    Il adore la faire sortir de ses gonds, elle déteste perdre ses moyens face à lui... mais ils sont forcés de se côtoyer.

    Félix a un défi : la faire craquer. Camille a un objectif : lui résister.

    Qui remportera la Palme ?

    ***

    - Veuillez me suivre, dis-je à Félix sans le regarder.

    Je m'élance dans le couloir sans l'attendre et, une fois de plus, je sens son regard posé sur mon postérieur. Je marche devant lui en prenant soin d'aligner mes pieds à chaque pas.

    - Vous êtes pressée ? me demande-t-il dans mon dos.

    - J'ai beaucoup de boulot, réponds-je d'une voix la plus glaciale possible sans me retourner.

    Je continue d'avancer vers l'ascenseur en tentant de calmer mon coeur, qui bat un peu trop vite.

    Impossible de reprendre l'ascenseur avec lui avec ce qui s'est passé hier par texto. Faut que je trouve un truc, et vite !

    - Nous prendrons les escaliers, l'ascenseur est en panne, annoncé-je.

    - Absolument pas, regardez, dit-il en appuyant sur le bouton.

    Les portes s'ouvrent instantanément et il s'engouffre dedans. Je pousse un long soupir et reprends une grande inspiration avant de le rejoindre. Il s'adosse à la paroi du fond, les mains dans les poches, et j'appuie sur le bouton du sous-sol avant de me retourner pour ne pas avoir à croiser son regard.

    - Vous m'évitez ?

    - Vous vous faites des idées, une fois de plus.

    - Camille...

    - Que voulez-vous ? dis-je sèchement en faisant volte-face.

    Un sourire en coin se dessine sur son visage et sa fossette se creuse, en même temps qu'une chaleur irradie mon bas-ventre. Son regard se voile et se met à pétiller. D'une main, il se touche la lèvre inférieure et ce geste me rend nerveuse. Je déglutis difficilement, mais reste plantée face à lui, m'assurant de ne pas baisser les yeux.
    - Alors, cette douche, vous ne m'avez pas raconté. Elle était bonne ? me dit-il en levant un sourcil et en élargissant son sourire.

    Non mais OH !!!!

    Au même moment, le « ding » de l'ascenseur retentit et ce dernier s'arrête dans un soubresaut. Je manque de tomber mais je retrouve mon équilibre rapidement et je sors précipitamment, choquée, désarçonnée et terriblement excitée. Cet homme me met le feu rien qu'avec un regard, un sous-entendu, un message.

    Je pousse la porte de la salle de visionnage en espérant y trouver Arnaud et quelques autres collègues, mais la salle est plongée dans le noir et le silence. Félix me suit de près et la porte se referme mécaniquement derrière lui, nous plongeant dans l'obscurité. Je cherche à tâtons l'interrupteur et prie le ciel pour le trouver rapidement. Mais au lieu de cela, je sens deux mains m'agripper la taille et me plaquer contre le mur. Ma respiration se coupe et mon sang afflue par vagues dans mes veines. Ma tête se met à tourner et mes jambes à flageoler. Je ne perçois que le souffle court de Félix, près de mon oreille et son parfum poivré qui étourdit mes sens. Un nouveau frisson me secoue de la tête aux pieds et je l'entends sourire.

    - Ah... voilà donc ces fameux frissons, me murmure-t-il.

    ***

    Serial Player, de Marion Laurent, histoire intégrale.

  • Alice, jeune blonde fraîche et séduisante se cherche dans une ville banale de l'Amérique des années 90. Elle cherche l'amour, elle cherche un sens à sa vie. Isadora, la clocharde, alcoolique... qui se cache derrière cette façade, y avait-il une femme avant l'épave ? Billie, est l'amie d'Alice. Elle ne va plus au cours de danse. Billie est noire. Billie est amoureuse d'un blanc. Barack Obama n'est pas encore président. Dwight aurait bien pu s'appeler Kurt. Artiste dans l'âme, il dessine. Il aime dessiner Alice...

  • Pour son plus récent numéro, la revue Cinémas propose un dossier sur l'éclatement du cinéma, ses formes et la théorie. Le cinéma se disperse sur différents supports, mais il se transforme aussi en autre chose, encore indéterminée. Un travail sur les définitions s'impose. Pour saisir théoriquement certains bouleversements récents en s'appuyant sur des concepts forts qui peuvent nous éclairer, chaque auteur de ce dossier propose une notion clé pour observer tant ce qui demeure du cinéma que ce qui change. Penser l'éclatement, ce n'est pas penser une « essence » (une ontologie), même élastique, du cinéma, mais bien s'intéresser aux lignes de fracture elles-mêmes, aux distinctions et aux articulations conceptuelles qu'elles manifestent. Il s'agit de discerner certains phénomènes contemporains tout en affinant les concepts qui permettent de parler de cinéma, quitte à réexaminer certaines définitions acquises ou « organiques », au sens où elles étaient liées à un état précédent du cinéma. (source : Cinémas)

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