Mario Vargas Llosa

  • Dans Le poisson dans l'eau (Éditions Gallimard, 1995), la première partie de son autobiographie, Mario Vargas Llosa partageait avec ses lecteurs deux périodes décisives de son existence : d'une part, le temps de son enfance, de son adolescence et de sa jeunesse ; d'autre part, les trois années qu'il a consacrées à parcourir le Pérou, entre 1987 et 1990, en tant que candidat à l'élection présidentielle.
    Avec L'appel de la tribu, il reprend d'une certaine manière ce récit et nous livre une autre partie de son autobiographie. Mais, à la di érence de la précédente, qui reposait sur un récit factuel, il propose un autoportrait intellectuel, dont le but est de nous aider à mieux comprendre l'évolution de sa pensée politique.
    /> Nous sommes ainsi invités à découvrir les sept auteurs qui ont marqué son passage du marxisme le plus orthodoxe au libéralisme, grâce à une analyse de leurs oeuvres. Il s'agit d'Adam Smith, de José Ortega y Gasset, de Friedrich August von Hayek, de sir Karl Popper, de Raymond Aron, de sir Isaiah Berlin et de Jean-François Revel. L'approche, passionnée et brillante, nous révèle de nouveaux aspects de la pensée de ces philosophes, ainsi que de la trajectoire vitale et intellectuelle du grand romancier péruvien.

  • "Le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit. Vous le savez mieux que personne : nous voulons connaître les secrets et, de préférence, les secrets d'alcôve. Fourrer son nez dans l'intimité des puissants, des célébrités, des importants."
    Lima, années 90. Alors que le dictateur Fujimori a plongé le pays dans la peur et la violence, deux couples de la haute société se retrouvent mêlés à un gigantesque scandale politique, médiatique et sexuel. Quelques photos compromettantes, un maître chanteur, un crime crapuleux : entre érotisme et corruption, chacun cache un secret dans cette sulfureuse comédie de moeurs.

  • Que vient chercher à Saint-Domingue cette jeune avocate new-yorkaise après tant d'années d'absence ? Les questions qu'Urania Cabral doit poser à son père mourant nous projettent dans le labyrinthe de la dictature de Rafael Leonidas Trujillo, au moment charnière de l'attentat qui lui coûta la vie en 1961. Dans des pages inoubliables - et qui comptent parmi les plus justes que l'auteur nous ait offertes -, le roman met en scène le destin d'un peuple soumis à la terreur et l'héroïsme de quatre jeunes conjurés qui tentent l'impossible : le tyrannicide. Leur geste, longuement mûri, prend peu à peu tout son sens à mesure que nous découvrons les coulisses du pouvoir : la vie quotidienne d'un homme hanté par un rêve obscur et dont l'ambition la plus profonde est de faire de son pays le miroir fidèle de sa folie.
    Jamais, depuis Conversation à «La Cathédrale», Mario Vargas Llosa n'avait poussé si loin la radiographie d'une société de corruption et de turpitude. Son portrait de la dictature de Trujillo, gravé comme une eau-forte, apparaît, au-delà des contingences dominicaines, comme celui de toutes les tyrannies - ou, comme il aime à le dire, de toutes les «satrapies». Exemplaire à plus d'un titre, passionnant de surcroît, La fête au Bouc est sans conteste l'une des oeuvres maîtresses du grand romancier péruvien.

  • Que de tours et de malices chez cette «vilaine fille», toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le «bon garçon». Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores «la petite Chilienne» allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher.
    Il n'est jamais facile d'écrire l'histoire d'une obsession. Mais la difficulté est encore plus grande quand il s'agit d'une obsession amoureuse et quand l'histoire que l'on raconte est celle d'une passion. Mario Vargas Llosa avait déjà affronté ce défi par le passé dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l'un de ses romans les plus populaires. Et voici qu'il le relève encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou.

  • À Piura, Felícito, patron d'une entreprise de transports, est l'objet de chantage et d'intimidations mafieuses. À Lima, Ismael, à la tête d'une compagnie d'assurances, est menacé par ses fils qui convoitent sa fortune en souhaitant sa mort. Mais il ne faut pas prendre leur épopée trop au sérieux. Car entre mélodrame et vaudeville, Vargas Llosa s'amuse et nous amuse avec ces deux histoires qui forment un portrait drôle et corrosif du Pérou contemporain.

  • Le 7 avril 1803 naît à Paris la militante féministe et ouvriériste Flora Tristan, fille d'un officier péruvien au service du Roi d'Espagne et d'une bourgeoise parisienne. Un siècle plus tard, le 8 mai 1903, son petit-fils, Paul Gauguin, meurt seul et presque aveugle dans sa case des îles Marquises. Le curieux rapport entre les deux dates, tout comme les liens de parenté entre le peintre et l'activiste politique, ne sont ici que le point de départ d'un récit qui met en scène leurs vies parallèles et leur destin commun. Sous la plume de Mario Vargas Llosa, Flora Tristan et Paul Gauguin deviennent Flora et Paul - Florita l'Andalouse et Koké le Maori -, deux êtres libertaires, passionnés et profondément humains, mais hantés par une quête de l'absolu qui leur donne une dimension tragique. Ils iront jusqu'au bout de leurs rêves et ils paieront cher leur audace. Pourtant, leur chute semble aussi admirable que leur envol, car elle est porteuse d'espoir. Ce roman nous dit que le paradis qu'ils cherchaient se trouve toujours un peu plus loin, mais il le fait dans une langue qui nous le rend très proche : celle des grandes utopies politiques et artistiques qui ont marqué les temps modernes.

  • Le thème central de ce roman, conduit au rythme haletant des expéditions, est la dénonciation de la monstrueuse exploitation de l'homme par l'homme.
    Roger Casement (1864-1916) découvre l'injustice sociale au fil de ses voyages au Congo et en Amazonie. Au rêve d'un monde sans colonies qui guidera son combat s'ajoutera, comme son prolongement nécessaire, celui d'une Irlande indépendante. Tous les deux marqueront la trajectoire de cet homme intègre et passionné dont l'action humanitaire deviendra une référence incontournable mais que son action politique mènera à un destin tragique.

    Après l'assassinat de Leónidas Trujillo, le dictateur de la République dominicaine, dans La fête au Bouc, puis les derniers jours de la féministe Flora Tristan dans Le Paradis ? un peu plus loin (2003), Mario Vargas Llosa fait de nouveau d'une fascinante figure historique un héros inoubliable.

  • Cette pièce est une adaptation libre des nouvelles du Décaméron de Boccace. Après un séjour à la célèbre Scuola Holden de Turin, où il eut l'occasion de rencontrer Alessandro Baricco, Mario Vargas Llosa s'adonna à cet exigeant exercice de réécriture qui dessine un pont entre deux littératures et entre deux siècles.
    Tout comme dans le grand classique de la Renaissance italienne, les histoires d'amour (érotiques, sentimentales, cocasses ou hardies) vont ici s'enchaîner. Elles nous montrent les multiples visages de la passion ainsi que les registres les plus variés de la conduite humaine. Mais Vargas Llosa apporte aussi à cette fresque les formes et les couleurs de sa
    langue et son imagination sud-américaines. Le résultat est inattendu et formidable : une comédie très contemporaine, à la fois grotesque et tragique, sordide et héroïque, picaresque et romantique.

  • Ce livre n´est pas un simple recueil d´articles de Mario Vargas Llosa ou une nouvelle sélection de ses essais. C´est un volume savamment construit qui décrit le parcours politique et intellectuel du romancier péruvien depuis le début des années soixante - l´époque de son engagement marxiste - jusqu´en 2009.
    Le responsable scientifique de cette édition, le journaliste, universitaire et écrivain espagnol Carlos Granés, a accompli un véritable travail de fourmi. Il a cherché et recherché dans des bibliothèques et des archives cubaines, espagnoles, argentines et américaines les textes essentiels retraçant l´évolution de la pensée de Mario Vargas Llosa. Comme il l´explique dans sa préface, son but était de répondre à un certain nombre de questions : «Quels sont les postulats libéraux de Vargas Llosa? Quelle est sa position face à la réalité latino-américaine? Quels sont les dangers et les espoirs qu´il entrevoit pour le continent? Comment ses idées et ses engagements ont pris forme?» À ce récit d´une vie d´écrivain marquée par la politique et le débat d´idées viennent s´ajouter des pages remarquables consacrées récemment à bon nombre d´écrivains et d´artistes latino-américains tels que Frida Khalo, Botero, Lezama Lima, Cabrera Infante, Octavio Paz et Jorge Luis Borges.
    Le résultat est un livre passionnant et original qui apporte un éclairage singulier sur un grand romancier nous permettant de mieux comprendre son histoire, sa culture et son siècle.

  • La culture contemporaine a connu une métamorphose et plus rien, semble-t-il, ne résiste à cette dénaturation, voire à cet effacement de sa valeur. La banalisation des arts et des lettres, le triomphe de la presse people et la frivolité des politiques sont, pour Mario Vargas Llosa, les symptômes d'un mal supérieur : la sacralisation du divertissement comme but ultime de l'existence dans nos sociétés. Alors que, naguère, la culture était un outil de formation et portait une exigence de lucidité, aujourd'hui la primauté du spectacle est devenue la règle qui conduit à la distraction, au sens propre, de toute conscience morale, intellectuelle et politique. Nous vivons l'époque des fausses icônes, des denrées périssables de l'esprit, de la forfaiture morale, en un mot, de l'aveuglement.

    Mario Vargas Llosa, nobélisé pour avoir proposé une "cartographie des structures du pouvoir", tire la sonnette d'alarme et fait ici le procès de notre époque - futile, volage, suicidaire. Il revendique, une fois de plus, le droit à une culture autre qui, plutôt que de nous imposer de nouvelles servitudes, nous rende plus libres.

  • Comment un roman peut-il changer le monde ? Quels sont aujourd'hui les rapports entre création et société, entre politique et fiction ? Deux maîtres de la littérature mondiale tentent de répondre à ces questions et à quelques autres, révélant en même temps les secrets de leur « cuisine littéraire ».
    Selon Vargas Llosa, un livre atteint son objectif quand il est capable de nous extraire de notre quotidien et de nous entraîner dans un monde où la fiction apparaît encore plus tangible que la réalité elle-même. De son côté, Claudio Magris, écrivain du voyage et des frontières, nous montre à quel point la littérature est un espace ouvert où la capacité créatrice de l'écrivain à inventer des fictions rejoint paradoxalement le mouvement de l'écriture vers la vérité.
    Conduites avec grâce et intelligence par le directeur de l'Institut italien de Lima, Renato Poma, ces quatre conversations entre Claudio Magris et Mario Vargas Llosa mettent en lumière les liens étroits qui existent entre le Nobel péruvien et l'un des plus prestigieux écrivains italiens contemporains.

  • Explores the tragicomic relationship between two artists and their material. While each feeds off the other, the narratives of Mario are nourished by the life around him, those of Camacho by the fantasies engendered by his disintegrating mind. The author's other works include "The Storyteller".

  • The Dream of the Celt explores the life of the Irish revolutionary Sir Roger Casement who was executed for treason after his involvement in the 1916 Easter Rising, travelling with its protagonist from Liverpool and Dublin to the Congo and Peru, where Casement worked as a British consul, and to London, where he ended his life in Pentonville jail.With its preoccupation with political issues and its international scope The Dream of the Celt sits firmly in the tradition of the greatest of Vargas Llosa's work.

  • In 1844, Flora Tristan embarked on a tour of France to campaign for workers' and women's rights. In 1891, her grandson set sail for Tahiti, determined to escape civilisation and seek out inspiration to paint his primitive masterpieces. Flora died before her grandson was born, but their travels and obsessions unravel side by side in this absorbing novel. Flora, the illegitimate child of a wealthy Peruvian father and French mother, grows up in poverty, and after fleeing a brutal husband, journeys to Peru to demand her inheritance. On her return, she makes her name as a popular writer and a champion of the dispossessed, setting herself the arduous task of touring the French countryside to recruit members for her Workers' Union. Paul, struggling, profligate painter and stubborn visionary, abandons his wife and five children for life in the South Seas, where his dreams of paradise are poisoned by poverty, syphilis and the stifling forces of French colonialism, though he has his pick of teenage Tahitian lovers and paints some of his greatest works. A rare study of passion, ambition and the determined pursuit of greatness in the face of illness, death and conservative forces, The Way to Paradise shows a contemporary master at the peak of his powers.

  • A novel of guilt and innocence and the impossibility of justice in an unequal society. In Peru, an airman is found brutally murdered. Two policemen set out to investigate, but they do not even have a squad car and have to hitch a lift and cajole a cabdriver to take them to the scene of the crime.

  • Mario Vargas Llosa's A Fish in the Water is a twofold book: a memoir by one of Latin America's most celebrated writers, beginning with his birth in 1936 in Arequipa, Peru; and the story of his organization of the reform movement which culminated in his bid for the Peruvian presidency in 1990. Llosa evokes the experiences which gave rise to his fiction, and describes the social, literary, and political influences that led him to enter the political arena as a crusader for a free-market economy. A deeply absorbing look at how fact becomes fiction and at the formation of a courageous writer with strong political commitments, A Fish in the Water reveals Mario Vargas Llosa as a world figure whose real story is just beginning.

  • Urania Cabral, a New York lawyer, returns to the Dominican Republic after a lifelong self-imposed exile. Once she is back in her homeland, the elusive feeling of terror that has overshadowed her whole life suddenly takes shape. Urania's own story alternates with the powerful climax of dictator Rafael Trujillo's reign.

  • Set in an isolated, run down community in the Peruvian Andes, Vargas Llosa's riveting novel tells the story of a series of mysterious disappearances involving the Shining Path guerrillas and a local couple performing cannibalistic sacrifices with strange similarities to the Dionysian rituals of ancient Greece. Part-detective novel and part-political allegory, it offers a panoramic view of Peruvian society; not only of the current political violence and social upheaval, but also of the country's past, and its connection to Indian culture and to pre-Hispanic mysticism. As in his other novels, Vargas Llosa breathes into this work a magical assemblage of narrators, time frames and subplots. We meet Senderista guerrillas, disenfranchised Indians, jaded army officers, eccentric townspeople and cult worshippers, among many unforgettable characters. The result is a work of broad sweep, powerful narrative drive, and keen insight into one of Latin America's most fascinating and complex countries.

  • The Cubs and Other Stories is Mario Vargas Llosa's only volume of short fiction available in English. Vargas Llosa's domain is the Peru of male youth and machismo, where life's dramas play themselves out on the soccer field, on the dance floor and on street corners. The title work, The Cubs, tells the story of the carefree boyhood of PP Cuellar and his friends, and of PP's bizarre accident and tragic coming of age. In a candid and perceptive foreword to this collection of early writing, Vargas Llosa provides background to the volume and a unique glimpse into the mind of the artist.

  • Don Rigoberto - insurance executive by day, pornographer and sexual enthusiast by night - misses his estranged second wife. As he compensates for her absence by filling notebooks with a steamy mix of memory and sexual fantasy, readers are drawn into his confusion between imagination and reality.

  • Ricardo Somocurcio is in love with a bad girl. He loves her as a teenager known as 'Lily' in Lima in 1950, where she claims to be from Chile but vanishes the moment her claim is exposed as fiction. He loves her next in Paris as 'Comrade Arlette', an activist en route to Cuba, an icy, remote lover who denies knowing anything about the Lily of years gone by. Whoever the bad girl turns up as and however poorly she treats him, Ricardo is doomed to worship her. Gifted liar and irresistible, maddening muse - does Ricardo ever know who she really is?

  • A frightening and impressive portrait of evil by one of Latin America's leading contemporary novelists. 'A monumentally engrossing novel.' Los Angeles Times

  • The War of the End of the World is one of the great modern historical novels. Inspired by a real episode in Brazilian history, Mario Vargas Llosa tells the story of an apocalyptic movement, led by a mysterious prophet, in which prostitutes, beggars and bandits establish Canudos, a new republic, a libertarian paradise.

  • Unravelling the life and career of the Peruvian Jew, Saul Zurates, this book tells the story of his transformation from conscience-stricken liberal, obsessed with the survival of the pre-modern peoples of the Amazon, into a member of the tribe itself, their chronicler and finally their voice.

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