Juliette Mézenc

  • Non, ce n´est pas une catégorie particulière de la littérature. Juste, c´est le rouage d´où se transmet la langue. Encore plus qu´elle s´enseigne, c´est d´un partage qu´il est question : parce qu´ici, dans ces communautés qui rassemblées forment la ville, notre ville, se joue aussi la reconduction de la communauté tout entière.
    Pourquoi on a une telle fascination à mener des ateliers d´écriture dans les lycées et autres établissements ? On a une vue sur monde dans son lieu le plus stratégique, là où s´offre d´une génération à l´autre la conduite à venir du monde. Et qu´il n´y a pas un seul équilibre, le don, la justice, la violence, la beauté, et ce qui résonne de la famille, des voyages et exils, de l´appel à l´autre, que la communauté éducative ne pousse pas à sa braise.
    Non, aucun opportunisme à mettre en ligne ce texte : Juliette Mézenc enseigne et écrit, écrit et enseigne, ça ne se décide pas comme ça un beau matin, sous prétexte que continuellement ces questions touchant à l´école trouent la surface de notre société.
    On ne parle pas ici d´un ailleurs. On a en permanence à mener cette tâche parce que c´est de nous qu´il est question, dans le regard et la parole de l´autre, et des rêves à sauver.
    Voilà onze chapitres, onze portraits, qu´inaugure chaque fois un décalage dans la langue, là où l´équilibre de la langue s´articule avec l´équilibre du monde, ou bien qu´ils basculent ensemble dans le contraire.
    Juliette Mézenc tient un blog : origami, et elle enseigne à Sète. Les rives de la Méditerranée sont une circulation accrue, porteuse de mythes.
    C´est un texte d´intervention. Mais qui intervient par la plus simple et la plus exigeante, la plus déséquilibrante des questions : qui est l´autre ? Et que c´est le meilleur chemin, là, où on vit et travaille, mais parce que c´est double expérience de langue, celle qu´on mène vers soi, celle où on mène les autres, pour que ce soit aussi la littérature qu´on interroge.

    FB


  • Nos territoires sont les Thélèmes, les anciennes frontières. Des hommes les traversent, d'autres s'y installent. Certains en partent, d'autres y reviennent. Nos territoires sont poreux, à l'extrême, ils sont refuge, ils sont halte, et depuis très longtemps ils ne barrent plus la route à quiconque.

    Le Journal du brise-lames est un poème épique dit à des tétrapodes. Le Journal du brise-lames est un essai documenté sur le brise-lames de Sète, qui fait barrage de son corps pour protéger le port de la mer. Le Journal du brise-lames est une pièce de théâtre où chaque voix porte une fiction en elle. Le Journal du brise-lames est un roman qui sait sonder les profondeurs du béton poreux, de l'eau violente, et des courants temporels. Le Journal du brise-lames est un jeu vidéo unique réalisé par Stéphane Gantelet donnant à voir respirer le Journal du brise-lames, dont l'accès est inclus dans l'achat de ce livre. Bien sûr, le Journal du brise-lames est aussi un journal. Il s'exprime en son nom propre. Et il s'adresse à vous.
    Matière vivante prise dans un incessant va-et-vient qui évoque autant le rythme des marées que le circuit du sang dans un corps humain, cette oeuvre hybride ne cesse de s'incarner et se réincarner sous la forme de ces coulées de mots qui ne coagulent pas dont seule Juliette Mézenc a le secret.
    Pour en savoir plus sur l'offre complète (papier, numérique, jeu vidéo, journal d'écriture), rendez-vous sur https://www.publie.net/livre/journal-du-brise-lames-juliette-mezenc/

  • Comment passer du bronze à l´image ? La réponse du sculpteur Stéphane Gantelet, en résonance avec les mots de Juliette Mézenc, passe par une recréation en images « quasi-virtuelles » de ses sculptures en bronze.

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