Jean-Pierre Durand

  • L'implication au travail, préoccupation centrale des managers et des DRH dans les entreprises ou dans les administrations, est ici questionnée : Qu'est-ce qui fait courir les salariés ? Quels sont les modes actuels de contrôle du travail ? Aujourd'hui l'évaluation individuelle, l'engagement personnel, la responsabilisation, sont au coeur du management des hommes, mais le retrait, la subordination insatisfaite, la simulation, peuvent aussi être une réponse des salariés à ces nouveaux modes de gestion. La question du consentement au travail interroge au plus profond des activités productives salariées.

  • En plein dans le mille du 375e anniversaire de la cité, Ciel variable plonge dans les « Montréalités ». Si l'éditorial de Jacques Doyon nous parle de la vie des quartiers, c'est à l'un d'entre eux en particulier, Hochelaga-Maisonneuve, que s'intéresse le photographe Robert Walker. Un quartier chargé d'histoire et à la destinée compliquée, autrefois industriel et aujourd'hui aux prises avec les aléas de l'embourgeoisement. Ses images, ainsi que celles d'autres créateurs, sont témoin du tissu complexe de la ville : ses commerces, ses artères, ses publicités, sa mixité sociale, sa diversité, sa culture, son architecture, son militantisme aussi. La revue revient aussi sur quelques projets photographiques marquants sur le Montréal du passé avec les talents de Gabor Szilasi, Clara Gutsche ou encore David Miller. Également au sommaire, l'exposition présentée à la galerie Artexte examinant les relations entre la photographie et les magazines imprimés au Canada entre 1970 et 1990, et de nombreux autres événements dans la section actualités.

  • Deux oiseaux tout neufs, au bord du nid... Ce qui a été d'abord le nid-Univers n'est maintenant, pour eux, qu'un balcon sec et rêche. Au-delà, se révèle le monde sans limite, barbouillé de couleurs de légende, d'appels. Deux jeunes oiseaux au bord du nid. Sautera ? Sautera pas ? Ils sont partis ! C'est tout ce qu'il fallait pour l'heure. Bientôt on jugera, mais alors les rémiges seront puissantes. Voyons ces deux sur leurs moignons. Chacun se soutient comme il peut et chacun improvise. Ils se souviennent aussi des leçons apprises au nid. Ils se souviennent, à leur manière, et réagissent avec des articulations propres à leur nature. Donc, l'un volette dans un sens, l'autre est pris par un courant de l'air... De la tendresse chez J.-P. Duran. Une tendresse bien à lui, cachée sous des décalques d'expression venant d'ailleurs, apportées par les vents. L'heure des récitations n'est pas close, et des réminiscences... Il faut un temps pour rejeter les apports du dehors, pour oublier la rime... Mais demain peut venir avec sa charge de miracles. J.-P. Boucher, lui, sait se servir des courants ascendants, et ses spires sont déjà ravissantes. Qui ne goûtera sa définition de l'amitié (page 9) ? Du premier coup, de l'aisance, le sens de la transposition poétique. Bravo ! La forme étant déjà valable, souhaitons une substance rêche qui sera don du ciel. Ce Jean-Pierre là est déjà tout paré de promesse. Je voudrais qu'il puisse voler vite et haut. Gaston Delbourg.

  • Deux oiseaux tout neufs, au bord du nid... Ce qui a été d'abord le nid-Univers n'est maintenant, pour eux, qu'un balcon sec et rêche. Au-delà, se révèle le monde sans limite, barbouillé de couleurs de légende, d'appels. Deux jeunes oiseaux au bord du nid. Sautera ? Sautera pas ? Ils sont partis ! C'est tout ce qu'il fallait pour l'heure. Bientôt on jugera, mais alors les rémiges seront puissantes. Voyons ces deux sur leurs moignons. Chacun se soutient comme il peut et chacun improvise. Ils se souviennent aussi des leçons apprises au nid. Ils se souviennent, à leur manière, et réagissent avec des articulations propres à leur nature. Donc, l'un volette dans un sens, l'autre est pris par un courant de l'air... De la tendresse chez J.-P. Duran. Une tendresse bien à lui, cachée sous des décalques d'expression venant d'ailleurs, apportées par les vents. L'heure des récitations n'est pas close, et des réminiscences... Il faut un temps pour rejeter les apports du dehors, pour oublier la rime... Mais demain peut venir avec sa charge de miracles. J.-P. Boucher, lui, sait se servir des courants ascendants, et ses spires sont déjà ravissantes. Qui ne goûtera sa définition de l'amitié (page 9) ? Du premier coup, de l'aisance, le sens de la transposition poétique. Bravo ! La forme étant déjà valable, souhaitons une substance rêche qui sera don du ciel. Ce Jean-Pierre là est déjà tout paré de promesse. Je voudrais qu'il puisse voler vite et haut. Gaston Delbourg.

  • De jeunes orientalistes chercheurs du C.N.R.S. et de l'école des Hautes Études, ont décidé de mettre en commun leur expérience et leurs curiosités pour publier, à l'intention d'un large public, une série d'ouvrages consacrés aux croyances et aux rites qui eurent cours - ou ont cours, aujourd'hui encore - dans les sociétés traditionnelles de l'Orient et de l'Extrême-Orient. L'originalité de cette entreprise naît de l'optique nouvelle selon laquelle elle entend examiner ces problèmes religieux : au lieu de juxtaposer des ouvrages consacrés individuellement aux aspects de la vie religieuse d'une civilisation, Il s'agit de présenter successivement les divers aspects d'un même phénomène religieux à travers le plus grand nombre possible de civilisations. Chaque volume se présente donc sous forme d'un recueil de contributions intéressant le Proche-Orient, l'Asie centrale et l'Extrême-Orient. Il s'agit ici des procédés magiques exercés par des hommes -dans un but maléfique ou bénéfique - sur d'autres êtres humains, leurs personnes ou leurs biens. Le problème présuppose l'existence de forces latentes et la possibilité de les utiliser. Quelle est l'origine de ces forces, leur nature, leurs manifestations ? Qui utilise ces forces ? Dans certaines traditions, religion et magie sont si proches qu'elles ne peuvent ni se condamner, ni s'exclure. Le charme ne se confond-il pas alors avec le rite et le prêtre avec le sorcier ? Quelles sont ces techniques ? Incantations, amulettes, talismans, envoûtements ? La multiplicité des questions reflète bien la complexité du phénomène de la "sorcellerie", activité sacrée ou maudite.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'écrivain J.P. April, qui dirige ce numéro d'été, s'ennuie des vieux feuilletons d'aventures et d'espionnage dans lesquels s'activaient l'agent 007, IXE-13 ou encore Indiana Jones. Pour contrer sa nostalgie, April a invité une palette d'auteurs, fins amateurs du genre, à se lancer dans un « retour du bon vieux futur ». Les nouvelles recueillies ici replongent dans l'univers du feuilleton avec un humour déjanté et un ton parodique qui se moque des conventions, mélangeant l'aventure, la science-fiction, le fantastique, le policier, l'horreur, l'érotisme et l'exotisme. La section «Thème libre » nous fait découvrir deux jeunes nouvelliers : Antoine Bustros et Morgan Le Thiec tandis que la section « Intertexte » se penche sur l'auteur de nouvelles argentin Cortázar.

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