Jean-Pierre Bertrand

  • Si en France certaines régions ont su conserver leur identité culturelle, il est rare de comprendre comment elles y sont parvenues. C'est le mérite de Jean-Pierre Bertrand de nous décrire comment en Vendée, en un demi-siècle, une équipe « d'amateurs » a construit un socle permettant à des « passeurs de mémoire » de jouer leur rôle. Au-delà de la description de la tradition musicale vendéenne c'est une aventure humaine qui est racontée. Le DVD joint en propose une sélection de documents rares.

  • Peut-on inventer en littérature ? Et qu'invente-t-on précisément ? Si ces questions, posées en regard de ce qui s'est produit à la même époque dans les sciences ou les techniques, ne cessent d'être désavouées dans leur pertinence par les inventeurs eux-mêmes, probablement au nom d'une conception magique ou sacrée du littéraire, elles participent néanmoins d'une esthétique nouvelle qui se met en place au XIXe siècle. En effet, une théorie et une pratique de l'invention littéraire – et pas simplement de l'inventivité – apparaissent bel et bien, qui dépassent les dogmes anciens de l'imitation et de l'imagination comme principes organisateurs de la production artistique. Comme dans les sciences naturelles et les arts et métiers, on se met à inventer en littérature et à penser l'invention. On invente ainsi des cadres nouveaux – genres, formes ou techniques – qui se réclament d'un certain " progrès " de l'activité littéraire. En nous faisant assister à la naissance du poème en prose, du vers libre, du monologue intérieur, du calligramme et de l'écriture automatique, le présent essai cherche à comprendre les raisons pour lesquelles ces inventions deviennent les emblèmes des mouvements littéraires de la fin du romantisme à la naissance du surréalisme, mais également ce qui les relie et les sépare.
    Jean-Pierre Bertrand, spécialiste de l'histoire des formes littéraires au XIXe siècle, enseigne la littérature des XIXe et XXe siècles et la sociologie de la littérature à l'université de Liège. Il a notamment publié, en collaboration, Les Poètes de la modernité. De Baudelaire à Apollinaire (" Points essais ", 2006) et Les 100 mots du surréalisme (" Que sais-je ? ", 2014).

  • La compétitivité du Brésil et de l'Argentine sur les marchés internationaux des grains et notamment d u soja, obéit à des déterminants classiques : coûts de production bas (foncier, maind'oeuvre) contrebalancés par des coûts logistiques élevés (transport, commercialisation,) par rapport aux Etats-Unis. Mais elle a surtout été maintenue grâce à des ajustements macro-économiques fréquents, notamment du taux de change. Le recours au crédit subventionné et au soutien des prix agricoles au Brésil, l'abandon progressif des taxes sur les exportations agricoles en Argentine ont constitué les principales mesures d'une stratégie constante d'agroindustrialisation. La politique d'intégration qui se développe entre les deux pays associés au Paraguay et à l'Uruguay vise à la création d'un véritable marché commun (MERCOSUR), construction qui est susceptible, à terme, de modifier les conditions structurelles de la compétitivité : recherche d'économies d'échelle au niveau agroindustriel, relocalisation de la production des grains avec une forte concurrence entre la Pampa argentine et les Cerrados brésiliens.

  • « Voici des histoires sorties d'une étrange galère et d'un passé récent où elles n'ont guère trouvé de place : des histoires de soldats... » Des histoires sans poudre ni balles ; des histoires où victoire et défaite ne sont pas affaire de conquête ou de violence, mais s'inscrivent dans la quête d'une autre morale, d'une autre culture... Née de la misère de l'homme en armes, l'évidence que rien ne vaudra plus la peine d'être vécu qui ne soit se déprendre du pouvoir... Et s'il y avait en toi, soldat, de quoi enrayer l'éternelle spirale du Pouvoir, de quoi désagréger les édifices qui la supportent, des forteresses politiques aux casemates vides qui sont leur matrice en chacun de nous, esclaves volontaires, individus atomisés d'une société faussement « civile »... ?

  • A fin d'éviter que les situations de harcèlement scolaire ne se terminent par des drames, il importe que les professionnels se dotent d'outils permettant de les faire cesser rapidement.
    Jean-Pierre Bellon, Bertrand Gardette et Marie Quartier analysent et décryptent ces phénomènes de groupe complexes pour en comprendre les mécanismes et les déjouer. La méthode de la préoccupation partagée, développée par les auteurs, a démontré son efficacité sur le terrain. L'objectif est d'engager les intimidateurs dans la mise en place d'actions pour mettre fin au harcèlement tout en apportant à l'élève victime un soutien garantissant sa sécurité et son bien-être à l'école.
    L'ouvrage décrit précisément les protocoles à mettre en place dans les établissements scolaires. Les nombreux exemples, études de cas, guides d'entretiens et fiches récapitulatives permettent aux acteurs de l'éducation de se former à la méthode de la préoccupation partagée.
    La 3e édition de ce livre devenu une référence sur le harcèlement scolaire est enrichie des évolutions les plus récentes de la méthode.

  • PRISE DE POSTE, MONTÉE EN COMPÉTENCES, ÉVOLUTION PROFESSIONNELLE, NOS EXPERTS SONT VOS ALLIÉS !
    o Des fiches opérationnelles au quotidien
    o Une structure graphique pour maîtriser l'essentiel en un coup d'oeil
    o Des cas de mise en situation en entreprise
    58 outils en 8 objectifs
    1. Asseoir sa légitimité. 2. Être stratège. 3. Influencer sans lien hiérarchique. 4. Susciter une coopération durable. 5. Susciter l'adhésion. 6. Adapter sa communication. 7. Accompagner les changements. 8. Animer en transversal à distance
    Des vidéos d'approfondissementRenforcer sa légitimitéAgir sur les 3 leviers de l'influenceRépondre aux besoins psychologiquesNaviguer dans les distances
     

  • Les auteurs de cet essai proposent une analyse sur des questions clés posées par l'étude du comportement des animaux.
    Ils présentent les dimensions historiques, conceptuelles et méthodologiques de l'éthologie, décrivent les capacités perceptives et cognitives des animaux et leurs comportements relationnels. Ils proposent des pistes d'actions pour le futur en faveur des animaux

  • Cette nouvelle édition considérablement augmentée et mise à jour du Dictionnaire de la science politique et des institutions politiques couvre deux domaines distincts, la théorie politique (ses concepts, ses méthodes), et la pratique, inscrite dans les institutions politiques et dans l'exercice du pouvoir. 
    Ce dictionnaire traite en priorité de la France et des pays francophones, tout en s'efforçant d'élargir le champ de la comparaison à la dimension européenne et même mondiale. 
    Cette 8e édition s'enrichit de nouvelles entrées : Kleptocratie, Théorie Queer, Gentry, Organisations internationales, Empowerment...
     
     

  • De tous les mouvements artistiques qui ont marqué l'histoire du XXe siècle, le surréalisme est celui qui s'est imposé le plus durablement dans l'imaginaire collectif. Son projet était, il est vrai, d'une envergure rare : ses artistes se sont lancés dans une quête sans fin, qui permettrait de « changer la vie » sous toutes ses formes.
    Voici 100 mots, comme 100 « repères », pour présenter les priorités cardinales du surréalisme, les moyens de son existence, les formes de son organisation, en France et aussi à l'étranger. Cent mots, d'« aphorisme » à « tracts », d'« érotisme » à « scandale », pour restituer la diversité et la richesse du mouvement fondé par Breton, Aragon, Éluard et leurs amis proches. Un mouvement littéraire, mais aussi politique sans être inféodé, ouvert aux arts plastiques, au cinéma, à la photographie, et à toutes les formes de la pensée et de l'inconscient.

  • Longtemps considéré comme un phénomène marginal, le harcèlement entre élèves est identifié aujourd'hui comme une des formes de violence les plus détestables qui gangrène notre institution scolaire. Jean-Pierre Bellon et Bertrand Gardette en ont étudié la montée en puissance et les différentes formes. Ils prolongent ici leur réflexion en s'attachant, plus particulièrement, au cyberharcèlement : ce nouveau phénomène lié à la systématisation de l'usage par les jeunes des smartphones, d'Internet, des réseaux sociaux et des applis, démultiplie dangereusement les possibilités de harcèlement entre pairs.
    La possibilité d'agir sur l'autre à distance, sans face-à-face direct, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, écarte ou minimise l'empathie, neutralise la compassion et accroît la violence des attaques. Les effets de ce type de harcèlement peuvent être dévastateurs et la frénésie de communication « en temps direct », loin d'améliorer la sociabilité, peut engendrer des humiliations systématiques et conduire certains à la dépression, voire au suicide.
    En mobilisant de très nombreuses études françaises et étrangères ainsi
    que leurs propres recherches, les auteurs analysent minutieusement ces phénomènes. Ils montrent ainsi que nous sommes appelés à la construction d'un « humanisme numérique » : il faut que, dans chaque établissement, se mettent en place des plans de prévention et de formation sur les dangers du
    cyberharcèlement ; il faut que les compétences des élèves eux-mêmes soient mises à profit dans ce travail. Il faut que les parents comme les enseignants
    assument leur rôle d'adulte et leur devoir d'éducation : ce livre les y aidera.

  • Serions-nous entrés dans une nouvelle ère politique avec l'élection d'Emmanuel Macron ? Les auteurs analysent les nouvelles façons de faire de LREM, une formation politique qui se construit tout en gouvernant. Quels sont les avantages et les inconvénients d'une telle structure au pouvoir ? Les changements promis par le président sont-ils vraiment en marche" ?"
    Qui est qui en Macronie ? Qui a soufflé à Macron le nom d'Édouard Philippe pour l'Hôtel Matignon ? Quels sont les convives qui participent aux dîners du lundi soir, à l'Élysée ? Quel laudateur zélé a affirmé éprouver " de l'amour " pour le président ?L'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée en mai 2017 a propulsé au premier rang une foule de nouveaux venus qui occupent aujourd'hui des postes clés autour du chef de l'État.Quel a été l'itinéraire et quelle est la personnalité de ces trente ministres, conseillers et amis qui ont la confiance du président ? Quel rôle jouent exactement Alexis Kohler (le bourreau de travail), Ismaël Emelien (le disruptif), Christophe Castaner (le baroudeur), Julien Denormandie (l'apprenti ministre) ou encore Sylvain Fort (le mélomane) au sein du dispositif présidentiel ? Qui, parmi eux, émergera demain ?Étudiant les rites et codes de la macronie, comme ses travers - notamment la défiance et le goût du secret -, Jean-Pierre Bédéï et Christelle Bertrand lèvent un coin du rideau sur ceux qui sont au coeur du pouvoir.

  • «Nous sommes des êtres fragiles et la réalité sociale dans laquelle nous nous trouvons en tient fort peu compte, nous proposant au contraire un idéal de performance ou d'excellence. Une part de ce qu'il y a en nous d'humain est oubliée, comme si nous avions honte de notre humanité et des imperfections qui lui sont inhérentes, et que nous nous rêvions surhumains, dieu ou machine. Il en a d'ailleurs toujours été ainsi sur le plan collectif. L'idéal de sainteté puis celui de sagesse ont précédé l'idéal d'excellence, l'idéal d'aujourd'hui. Toujours l'humanité de l'humain est déniée, telle une tare. Ces idéaux détruisent l'être humain, loin de l'aider à se développer et à réaliser la puissance de son être vivant. En fait, il s'agit d'abord et avant tout de voir la réalité telle qu'elle est. C'est grâce à la vision qu'une solution allant dans le sens de la puissance de vivre peut concrètement se trouver ou s'inventer au sein de la réalité telle qu'elle est. L'important est que la vision, même au sein de la répression, que celle-ci soit brutale ou douce, absurde ou argumentée, demeure intacte, que, mieux encore, elle soit rendue plus vive, plus aiguisée par le défi ou l'épreuve. La vision de la réalité est plus puissante que toute injonction émanant de l'idéal.» P. B.

  • En réaction au naturalisme de Zola comme à la poésie du Parnasse, à l'encontre aussi d'une certaine rectitude bourgeoise, certains écrivains ont, à partir de la fin du XIXe siècle, recherché un « possible » littéraire neuf, loin de tout mercantilisme. Cette aspiration au rêve, à un idéal esthétique, qui a d'abord concerné des poètes, s'est rapidement répandue dans les autres arts. Le symbolisme, qu'il soit pictural, plastique, littéraire, musical, déploie ainsi un art de la suggestion, une quête de l'essence, une exploration des états d'âme, du mystère aussi.
    À travers 100 notions clés, l'ouvrage explicite ce qui, de Mallarmé à Claudel, de Verlaine à Maeterlinck, de Wagner aux Préraphaélites, distingue le mouvement symboliste dans ses choix esthétiques, ses techniques, ses obsessions, ses territoires, ses thématiques.


  • Depuis le milieu des années 2000, l'élevage fait l'objet de vifs débats en raison de ses impacts sur le climat et l'environnement, accentués par la hausse de la consommation mondiale en viandes et produits laitiers. Les impacts et services issus des élevages sont ici étudiés à l'échelle de l'Europe, en examinant leurs effets sur les marchés, l'emploi et le travail, la consommation d'intrants, l'environnement et le climat, ainsi que les enjeux sociaux et culturels associés à l'élevage. Puis les interactions entre ces volets ou « bouquets de services » sont analysées simultanément. Ces bouquets sont déclinés dans une typologie et cartographiés selon six classes de territoires d'élevage européens à partir de deux critères : la densité en animaux et la part de prairies permanentes dans le paysage agricole.
    Cet ouvrage reprend les enseignements d'une expertise scientifique collective conduite par 26 experts de disciplines scientifiques complémentaires et coordonnée par l'Inra, réalisée à la demande conjointe des ministères en charge de l'Environnement et de l'Agriculture, et de l'Ademe.

  • Pour tout savoir sur les gauchers : les savants, les criminels, les sportifs, les rois, les peintres, les écrivains, les musiciens, les militaires, les comédiens, les politiques. Vous connaîtrez leur caractère, leur fonctionnement cérébral, leur écriture, leur histoire, leurs maux et même leur sexualité. Vous verrez passer Léonard de Vinci, Freud, Obama, les Beatles, Michel-Ange, Beethoven, Nadal, Hitchcock, Céline, Maradona, Mme de Sévigné, Verlaine, Chaplin, et des dizaines de personnages hauts en couleur. Vous apprendrez comment bien choisir son violon si vous êtes gaucher. Vous comprendrez pourquoi il faut prêter serment de la main droite, mais mettre l'alliance à la main gauche...

  • « Les gauchers sont des gens qui ne peuvent rien faire de droit, des gens à l'envers dont on se demande s'il s'agit vraiment de gens. »
    Ce jugement implacable de Quevedo reflète bien ce que durent subir les gauchers au cours des siècles.
    Pierre-Michel Bertrand étudie les diverses réactions que les adeptes de la « mauvaise main » suscitèrent dans notre civilisation occidentale, de l'Antiquité à nos jours, et montre que les « senestriers » rencontrèrent, selon les époques, hostilité, tolérance ou admiration. Individus maléfiques ou dégénérés, malappris ou délinquants passibles de la plus sévère répression sociale, mais aussi êtres d'exception, les gauchers n'ont jamais laissé indifférent.

  • La légitimité est le capital de crédit qu'une oeuvre, un auteur, un courant reçoit de l'institution littéraire à tel moment de l'histoire. Elle se définit en fonction des valeurs littéraires en cours, doit son efficience au taux d'intérêt et de reconnaissance qu'elle suscite dans le monde social et peut se figer dans un processus de consécration, voire de canonisation. Toute oeuvre, tout auteur, tout courant se mesure à l'aune des signes de légitimité que lui renvoie l'institution littéraire à travers des instances ad hoc (qui vont de la famille à l'école, en passant par l'éditeur, la critique, les jurys, etc.). La légitimité est donc théoriquement inhérente à la production littéraire, l'oeuvre sécrétant fatalement sa valeur d'usage, d'échange et de reconnaissance. Dans l'économie de marché qui régit la production de la littérature, il se fait néanmoins que c'est le volume de légitimité qui définit la valeur littéraire : les oeuvres (les auteurs) de petite ou de faible légitimité sont celles qui sont reconnues dans leur incapacité à atteindre (ou à rivaliser avec) un niveau d'exigence d'autant plus difficile d'accès qu'il se refuse à toute définition et qu'il relève du jugement social. Au Québec, d'un artiste qui est estimé dans les sphères cultivées, on dit qu'il est « respecté » : l'expression connote tout ensemble reconnaissance, admiration, mais aussi autorité et pouvoir.La notion de légitimité a donc ses frontières. Des frontières floues, mobiles et labiles. Des frontières qui se dessinent aussi en regard de ce qu'elles rejettent ou du moins empêchent de passer. Le légitime n'a de sens qu'en fonction de ce qui ne l'est pas, ne peut l'être, ou ne pourra le devenir qu'au prix d'une reconnaissance marginale ou parallèle.

  • Éloignées ou proches de Paris - et la distance n'est pas que kilométrique - les littératures dites « périphériques » de Belgique, de Suisse, du Québec, des Caraïbes, d'Afrique... subissent de multiples formes de domination mais y trouvent aussi leur « chance ». Celle-ci tient à une situation qui les contraint à s'affranchir ou à disparaître ; et donc à affirmer leur différence.
    Dès lors, ces littératures dites mineures se soustraient aux forces majeures qui régentent, depuis Paris, le bon usage de la langue littéraire, mais tissent avec d'autres cultures et d'autres langues des imaginaires et des formes largement irréductibles aux modèles français. Les études rassemblées dans ce volume apportent une contribution historique et sociologique aux rapports entre langue et littératures à travers des exemples québécois et belges de langue française.
    Langue majeure, au singulier, désigne le français dans toute sa puissance normalisatrice ; littératures mineures, au pluriel, les oeuvres qui se situent dans l'espace des Francophonies.

    Jean-Pierre Bertrand, professeur à l'Université de Liège et président du Centre d'Études québécoises, est spécialiste de la littérature fin de siècle en France et en Belgique francophone, et sociologue de la littérature.
    Lise Gauvin est écrivaine et professeure à l'Université de Montréal, où elle dirige le Département d'Études françaises. Spécialiste des rapports langue/littérature, elle tient également une chronique des « Lettres francophones » dans le journal Le Devoir.

  • La dernière Rencontre québécoise internationale des écrivains, dont Les écrits publient la conférence et l'allocution inaugurales, prononcées respectivement par Suzanne Jacob et André Roy, avait pour titre Éros et ses fictions. Fiction érotique devient érotique de la fiction où l'imagination amoureuse et la créativité propre au désir font un avec l'inventivité verbale. C'est ce dont témoigne tout le numéro, notamment dans les fictions sexuées de Jean Pierre Girard et Jacques Abeille, les essais sur l'amour de Bertrand Leclair et Yannick Haenel, et les poèmes de Gilles Cyr, Hélène Dorion, Benoît Jutras et plusieurs autres. L'oeuvre peinte et sculptée de Garen Bedrossian accompagne les textes de ce numéro.

  • Art Collage Magazine numéro 10.
    Trimestriel, octobre 2016.
    Au sommaire : Arrêt sur collage, En miroir, Sur la toile, Rétro-Collage, sociétal, Chronique du musée Artcolle, Art postal, Poésie, Extra Extrait, La joie des séries, Dans l'atelier de..., Expositions, Souvenirs d'un proto-bulage, etc.
    Editorial :
    Un, deux, trois, soleil !
    Avions-nous l'habitude de crier dans les cours de récréation des écoles de notre enfance.
    Quatre, cinq, six, cimetière !
    Pourrions nous ajouter quelques soixante années plus tard.
    Mais bon pour ne pas ajouter du noir au noir - je rajouterais aussitôt :
    Sept, huit, neuf, Artcolle magazine N° 10 !
    Voici venu le Artcolle magazine dixième du nom en ce joli mois d'octobre, signe de la Balance, et donc d'êtres absolument merveilleux : Lucile, Bertrand et moi-même ... sans parler des autres que je ne citerai pas pour ne pas justement balancer les collagistes nés sous le signe de la Balance !
    Voici donc le dixième numéro d'Artcolle magazine - le premier à deux chiffres - qui rendra hommage à une amie très chère, et explorera la loi des séries d'Hilda..
    Nous irons sur la toile rencontrer Michel Goudet, nous sourirons quelque peu - du moins j'espère - à la lecture des dernières miscellanées collagistiques etc.
    Bref, dix numéros valent bien un petit verre - de Rakia, il va s'en dire - et à défaut de trinquer directement illico presto avec vous actuellement, j'espère vous rencontrer lors de l'exposition de novembre à Paris.
    Ou mieux encore oserais-je dire : au musée de l'art du collage, puisque ce musée unique au monde a été fait pour cela : vous rencontrer, se rencontrer, entre amoureux de l'art du collage.
    L'amour, l'amour toujours.
    Sur son cercueil en carton - pour la crémation - Lucile avait préparé deux petites pancartes, écrites au feutre et collées de chaque côté : l'une disait : " Je t'aime " , et l'autre " Merci la vie ".
    Je t'aime, merci la vie.

  • Dans ce nouveau numéro, Circuit porte un regard sur le métier de compositeur dans le contexte québécois en ce début de XXIe siècle, et aborde en filigrane les questions de l'identité, de la singularité et celle de l'exercice de cette profession, notamment selon le milieu où elle est exercée. Dirigé par le compositeur Simon Bertrand et illustré par l'artiste peintre Rita Ezrati, ce numéro intitulé « Réflexions sur le métier de compositeur : identité et singularités » génère, par la même occasion, des réflexions et des questionnements d'ordre sociologique sur le milieu de la création musicale au Québec et ses racines; celles, encore fragiles, du passé, et celles qu'il reste à inventer. Paul Bazin, Simon Bertrand, Estelle Lemire et Danick Trottier, entre autres, contribuent à ce numéro par le biais de divers portraits, enquêtes, analyses d'oeuvres et textes d'opinion mettant en relief les démarches artistiques ou sociales de compositeurs et de compositrices représentant plusieurs générations.

  • Cet automne, la revue Ciel variable consacre son portfolio principal à trois artistes intéressés par le phénomène de migration. « La frontière est devenue une sorte de non-lieu, une zone hors nations, où l'identité des migrants est mise en examen et leur statut tenu en suspens pour un temps de plus en plus long et indéterminé. » Ce numéro aborde certains aspects de cette traversée des frontières avec Roxham de Michel Huneault, The Castle de Richard Mosse et The Space Between the Seconds d'Émilie Serri qui traitent de l'accueil réservé aux migrants, de leur intégration et des questionnements identitaires suscités par de telles mouvances territoriales. La section « Focus », elle, propose trois articles, l'un sur le collectif Outre-vie / Afterlife créé par Raymonde April en 2013, l'un sur la photographie comme acte de collaboration et l'autre sur l'exposition Michel Campeau - avant le numérique.

  • Avec ce premier bulletin du L.A.R.S.H., ce nest pas seulement une nouvelle publication savante qui sajoute à dautres. Ne serait-il que cela quil témoignerait déjà de la vitalité et de la diversité de la recherche faite aussi et surtout par des intellectuels de la Polynésie. Il est également le résultat dune volonté de ces chercheurs de se rencontrer pour quun échange se fasse entre disciplines et entre générations. Dans ces effets de résonance, dune perspective à lautre, il sagit, à terme, dassocier le timbre de voix dhier et daujourdhui qui, en dehors des cadres institutionnels, témoignent de savoirs et de savoirfaire non moins fondamentaux.Que soient remerciés, ici, tous ceux qui, directement ou indirectement, ont aidé à hisser la voile sur cette nouvelle pirogue.

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