Langue française

  • Fruit d'une enquête fleuve, ce livre révèle les profondes transformations qui secouent le monde intellectuel français. Sans nier la réalité d'un milieu impitoyable où pleuvent les coups bas, il en montre aussi les aspects les plus vivants, collectifs et inventifs, dans ses marges comme en son centre, où s'inventent les pensées de demain.
    Un climat crépusculaire domine la vie intellectuelle, polarisée par les figures parasitaires de la discussion publique, les bouffons médiatiques et les experts omnipotents. Catégorie centrale de notre histoire politique depuis la fin du XIXe siècle, l'intellectuel ne suscite plus une attente aussi vive que celle dont il fut longtemps l'objet. Désincarnés, mal identifiés, souvent égarés dans les limbes de leurs jargons, les penseurs subissent leur relégation dans les marges de la société.
    Cet éloignement à l'égard des citoyens, combiné à la fragilisation de leur statut économique, n'est pourtant qu'un faux-semblant. Car au coeur de ce paysage spectral se déploie un nouvel élan porté par des générations d'intellectuels, moins charismatiques que leurs illustres aînés, mais inventifs, ouverts aux expérimentations théoriques, aux alliances avec d'autres sphères sociales, notamment les artistes et les militants.
    Au fil d'une enquête dans ce " champ " intellectuel hexagonal fragmenté, peuplé de chercheurs, de lieux de débats, d'espaces de rencontres où s'imbriquent des enjeux théoriques et des questions sociales et politiques urgentes, Jean-Marie Durand dresse une cartographie renouvelée du monde de la pensée. Un monde animé par des auteurs qui préfigurent un modèle inédit de l'intellectuel au XXIe siècle. Un Homo Intellectus mobile, mondialisé, réencastré dans la société. L'intellectuel est mort, vive l'intellectuel !

  • Apparus vers le XIe siècle et disparus en 1789, les prévôts de Paris, en charge du maintien de l'ordre public, de la sécurité du roi et exerçant de hautes tâches administratives, ont joué un rôle considérable dans l'histoire de la capitale, payant de leur liberté voire de leur vie les conséquences d'événements qui ne leur étaient pas toujours imputables...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Conakry, Guinée, dans les années soixante. Un guide de chasse attend à l'aéroport l'avion de UTA pour réceptionner un couple apparemment normal pour un safari apparemment sans histoire. Contrairement aux apparences, le guide n'est pas un guide normal et le couple cache un secret. Il faut savoir que l'Afrique remodèle souvent les destins, surtout ceux des étrangers. Sur ce continent, la sorcellerie est toujours présente et les choses peuvent ne pas se dérouler comme prévu. Il y a aussi l'amour imprévisible qui peut frapper comme la foudre... L'Afrique est une terre magique et fascinante pour ceux qui la connaissent... Cette fiction a été imaginée à partir d'un fait réel et certains des personnages mis en scène vivent encore.

  • Depuis que Miles Davis a annoncé sa naissance à la fin des années 1950 dans son album Birth of the Cool, le cool flotte parmi nous, comme un horizon, une tentation, une respiration. On l'emploie à tort et à travers : " On se voit demain soir ? Cool. "" Elles sont cool, tes baskets ! " Chaque semaine, des " Mister Cool " émergent des circuits de la pop culture, héros fabriqués d'un monde attiré par le beau, le fun, le frais, le sexy, le calme, le détaché, le glamour...
    Le mot glisse dans nos mains comme il fond dans nos bouches. Mais à travers lui, nous disons ce à quoi nous tenons le plus : une vie lavée du tragique, libérée des conflits inutiles, attentive aux mouvements du siècle. Car plus que le mot fétiche d'une société marchande, le cool a la beauté secrète d'une allure de vie, d'une manière d'exister, décentré, au coeur du monde.
    Jean-Marie Durand signe la première histoire du cool, un panorama pop-culturel érudit et pourtant si cool.

  • En 1977, le monde est entré dans une nouvelle ère, celle de l'inquiétude. Tu n'as rien vu en 1977. Rien. Qu'y avait-il d'ailleurs à voir, à saisir, à comprendre ? Le monde occidental était plus ou moins en paix, la guerre froide figeait les positions belliqueuses, pas de chômage de masse, une extrême droite somnolente, la jeunesse profitait encore de l'appel d'air de 68... Tout semblait calme et tranquille. En apparence. Cette année-là pourtant se joue quelque chose d'essentiel : le début de la chute. Le punk, Apple, les " nouveaux philosophes ", Star Wars, Beaubourg, Téléfoot et la bande à Baader. Tout s'y invente, tout s'y déploie, tout s'y transforme, du sentiment de vacuité à l'ivresse du spectacle et de la technique,de la mélancolie postmoderne au triomphe de l'idéologie néolibérale, du deuil d'un avenir radieux à la globalisation des normes. De sorte que 1977 peut être considérée comme la scène primitive de notre époque actuelle. Une année zéro. L'origine de la faille dont nous éprouvons aujourd'hui les secousses. L'année d'une bifurcation vers un monde brutal dans lequel nous nous agitons encore.

  • Se plaçant du côté des femmes depuis ses premiers travaux universitaires à la fin des années 1990, Christine Bard déploie une oeuvre foisonnante renouvelant les modes de connaissance sur l'histoire des femmes, en écrivant par exemple le Dictionnaire des féministes, aujourd'hui reconnu, mais en s'attachant aussi à des objets inédits, comme les antiféminismes, les garçonnes, les travesties, l'histoire du vêtement, tels le pantalon ou la jupe. L'auteur s'attarde sur la corrélation entre la féminisation de l'histoire et l'histoire des femmes, sur les articulations entre savoir et engagement, sur l'utilité sociale de l'activité d'historienne.
    Elle revient aussi sur le moment contemporain du féminisme et sur les enjeux et les polémiques qui le traversent, depuis le mouvement de libération de la parole de #metoo, tout en rappelant tout ce qui l'a précédé : des décennies d'actions et de pensées féministes, trop souvent ignorées. Pour mieux éclairer la puissance de ses propres travaux de recherche, Christine Bard se livre enfin à un exercice de généalogie personnelle, en revisitant son passé intime et tout ce qui l'a poussée sur ces chemins du féminisme. Une manière d'inscrire une trajectoire personnelle dans un mouvement collectif.

  • Alors que nous manquons aujourd'hui de repères, Tristan Garcia tente de nous en livrer quelques-uns, essentiels, singuliers, iconoclastes, grâce auxquels la possibilité d'une utopie nouvelle se dessine. Attaché à l'idée métaphysique qu'il « faut laisser être et rendre puissant », l'auteur se refuse à la fois de décrire simplement le réel (dire ce qui est) et de suggérer une prescription (dire ce qu'il devrait y avoir). Son geste d'écriture, sous de multiples formes (essai, roman, écrits sur l'art...), tente plutôt d'opérer une transcription de ce réel, tout en essayant de reformuler les catégories de la pensée. L'ambition immense de son oeuvre tend, en creux, à nous aider à transformer nos conditions d'existence. Son attention égale à ce qui finit et à ce qui commence, aux crépuscules et aux aurores, nourrit une pensée extrêmement riche, qui dans sa singularité même, occupe le centre de la vie intellectuelle contemporaine.

  • Dans le cadre de la collection du centenaire des Puf, ouverte à des récits de vie et des savoirs de chercheurs, penseurs et écrivains voués à esquisser des horizons et ouvrir des voies d'espérance pour l'avenir, le romancier et essayiste Philippe Forest revient sur son oeuvre traversée par l'idée de deuil, l'expérience de la perte et la question de la survie.
    « J'écris pour recevoir du monde une réponse à la question que je lui pose et qui est identique à celle que, tous, écrivains ou pas, sous une forme ou sous une autre, nous lui adressons. », confie-t-il dans une conversation habitée par les souvenirs de jeunesse, par l'intérêt pour les avant-gardes, par une certaine conception de la littérature et de l'éthique politique. Au fil de l'entretien, l'écrivain met à nu tout ce qui l'anime et l'habite dans le fait d'écrire, de lire, de croire en la littérature, qui même si elle ne sauve de rien, porte sur les choses essentielles de la vie, de l'amour, de la mort. Pour lui, la littérature n'est pas là pour réparer la réalité mais pour porter témoignage de la part d'irréparable, d'irrémédiable que comporte l'existence.

  • Cet ouvrage est le 3ème titre de la série "Psychopathologie et méthodes projectives" dirigée par Catherine Chabert.
    Il analyse la manière dont la méthodologie projective, par ses qualités différentielles, permet une analyse à la fois ferme et nuancée des différents paramètres psychopathologiques habituellement investigués dans la recherche et l'identification des troubles névrotiques de l'enfance : registres de l'angoisse, des mécanismes de défense, des problématiques, des modes identificatoires, des processus de pensée.

  • L'implication au travail, préoccupation centrale des managers et des DRH dans les entreprises ou dans les administrations, est ici questionnée : Qu'est-ce qui fait courir les salariés ? Quels sont les modes actuels de contrôle du travail ? Aujourd'hui l'évaluation individuelle, l'engagement personnel, la responsabilisation, sont au coeur du management des hommes, mais le retrait, la subordination insatisfaite, la simulation, peuvent aussi être une réponse des salariés à ces nouveaux modes de gestion. La question du consentement au travail interroge au plus profond des activités productives salariées.

  • Dans les sciences sociales, on tend de plus en plus à définir les objets de la recherche et à en interpréter les résultats en termes dynamiques de process, de mouvement, d'activité. Cet ouvrage a pour but de présenter la manière dont les chercheurs abordent les liens entre les différentes composantes qui entrent en jeu dans une dynamique ou un process. Il s'inscrit dans une perspective épistémologique considérant la recherche elle-même comme une activité.

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