Jean-Marie Pontaut

  • Chaque policier porte au fond de lui une histoire secrète. Une enquête jamais élucidée des scènes qui l'ont touché, des souffrances qui l'ont marqué. Pour la première fois, 22 patrons de la PJ racontent l'Affaire de leur vie, celle qui leur reste sur le coeur.

    Flirtant constamment avec la violence et les drames, ces hommes et ces femmes de la police judiciaire disent leur émotion, leur colère ou leur regret face à l'affaire qui les hante encore souvent, qu'elle soit criminelle, politique, liée au grand banditisme ou au terrorisme : enquête glaçante pour démasquer un notable prédateur d'enfants, récit haletant de l'assaut de l'appartement de Mohammed Merah, rage de devoir laisser un serial-killer en liberté, multiples rebondissements autour de la disparition de la petite Estelle Mouzin ou encore témoignage émouvant sur la découverte du corps de Robert Boulin.
    Dans un style alerte, Jean-Marie Pontaut nous fait entendre la voix de ces grands flics habités par leur mission. De Belleville à Nice en passant par Toulouse, Marseille ou le Bataclan, leurs récits captivants nous font ressentir et comprendre la réalité de ce métier exceptionnel.

  • « Je dois le début de ma carrière aux filles galantes. Du moins à l'une d'elle qui m'a permis de réaliser ma première enquête pour Le Point. Ma vocation était née : raconter des histoires de flic. »
    Pour la première fois, Jean-Marie Pontaut ouvre sa mémoire et ses carnets de notes pour retracer le rôle que les prostituées ont joué dans une dizaine de grandes affaires judiciaires et politiques.
    De la célèbre Madame Claude à l'affaire Ambiel, de l'épectase du cardinal Daniélou aux safaris de Giscard, de la Rouquine au bordel jet set Le Cléopâtre, d'une escroquerie contre Marcel Dassault au terroriste de la rue Copernic, des fausses révélations sur Dominique Baudis aux incontournables affaires Elf et DSK, les professionnelles du sexe se sont trouvées mêlées à de nombreuses histoires dans tous les milieux du pouvoir.
    Sur le mode du récit vivant, le journaliste d'investigation raconte ces femmes étonnantes, leur personnalité, leur rôle au coeur du système et leur capacité à manipuler les personnages imprudents. À travers ces histoires savoureuses, il lève le voile sur les coulisses du journalisme et de la justice et nous régale d'anecdotes issues de notes secrètes du ministère de l'Intérieur.
    Une enquête passionnante sous les jupes de la Ve République.

  • En huit jours la France a basculé dans l'horreur : trois légionnaires tués de sang-froid. Un massacre dans une école juive - adultes et enfants pris indifféremment pour cibles, achevés à bout portant... et enfin l'assaut du RAID dans une barre HLM de la banlieue de Toulouse. Trente-deux heures de siège, une fusillade interminable et un nom devenu l'expression de la haine aveugle : Mohammed Merah.
    Jamais jusqu'alors les services secrets français n'avaient été confrontés à de tels actes de terrorismes, en apparence isolés mais aux ramifications bien plus complexes. Car l'affaire Merah est bien plus que l'histoire d'une course contre la montre pour stopper un tueur fou. C'est la remise en question de toute la grille de lecture des services du renseignement intérieur français qui jusque-là permettaient de repérer ces individus parfaitement intégrés dans nos sociétés... capables en quelques heures de basculer dans un terrorisme sans limites. Le profil de Merah, ses déplacements à l'étranger, sa vie au quotidien, la surveillance qu'effectua huit mois durant la DCRI : rien ne permettait de le faire entrer dans les profils habituellement connus des services secrets rompus depuis des années aux menaces fondamentalistes.
    Ce livre signé de deux des plus célèbres journalistes d'investigation relate en détail ces huit jours de terreur en apportant une lecture inédite et exclusive des faits - comment Merah par deux fois a pu échapper à la souricière mise en place par la police judiciaire pour rejoindre sa petite amie puis pour téléphoner à France 24 d'une cabine téléphonique sans être inquiété ce qui est ici confirmé ? Quelle fut précisément la teneur de son échange avec une journaliste de France 24 ? Un dialogue édifiant pour la première fois révélé dans son intégralité. En exclusivité également, les neuf heures d'échanges entre Merah et les négociateurs du RAID. Et aussi : quel détail a permis à la police de resserrer son étau ? Comment Merah s'était-il bâtit un vrai camp retranché dans son minuscule appartement...
    Bien plus que l'haletante traque d'un assassin illuminé, cette enquête fouillée - reposant sur des documents secrets auxquels seuls les auteurs ont pu avoir accès - remet en perspective de façon vertigineuse tout le travail de nos policiers et autres agents en France et à l'étranger pour bloquer la menace terroriste qui vient de franchir une étape supplémentaire dans l'horreur.

  • Si tous les présidents de la Ve République ont eu leurs émissaires secrets, jamais, comme sous le septennat de François Mitterrand, ils ne s'étaient entourés d'une garde de choc aussi directement engagée sur le terrain. En donnant parfois l'impression de prendre goût à manipuler les dossiers du contre-terrorisme ou du contre-espionnage, au risque d'exposer le pouvoir à tous les aléas de l'intox et de le compromettre. Les Français en eurent la première révélation d'importance avec les mésaventures, à la fois dramatiques et bouffonnes de la cellule élyséenne des gendarmes Prouteau et Barril, mise en place en août 1982 pour coordonner l'action contre le terrorisme. Avivée par la guerre des clans et des chefs, la rivalité entre les services aboutit rapidement, avec l'affaire des Irlandais de Vincennes, à leur neutralisation réciproque, cependant que la cellule se transformait en cabinet noir de la présidence. Mais non content d'avoir créé une police parallèle, le pouvoir n'hésitait pas ensuite à utiliser le bras armé des services secrets pour monter une véritable action de commando contre le navire écolo-pacifiste de Greenpeace dans le port néo-zélandais d'Auckland. La noyade imprévue d'un photographe suffit, la presse aidant, à transformer en affaire d'État un sabotage qui aurait pu rester de l'ordre du fait divers. Dernier épisode navrant, les otages du Liban symbolisent tragiquement l'impuissance de la France à maintenir sa présence au Proche-Orient, où, de l'assassinat de son ambassadeur en octobre 1981 au raid manqué sur Baalbek, en passant par l'hécatombe du quartier général de sa force de paix, ses services spéciaux n'ont connu que l'amertume de l'échec. Aucun rapport, à première vue, entre les mésaventures des "Mousquetaires au château ", l'affaire Greenpeace et cet adieu au Liban déchiré. Aucun rapport mais un dénominateur commun : l'engagement en première ligne de l'autorité de l'État dans le guêpier d'actions secrètes de nature à la mettre en péril ; la gauche au pouvoir se révélant étonnamment friande de "coups tordus"... et de secrets d'État ! Journalistes rompus aux investigations criminelles, les auteurs, avec le concours d'Alain Louyot, ont conjugué leur expérience pour percer ces secrets. Sans complaisance, mais sans parti pris. En historiens du présent.

  • Si tous les présidents de la Ve République ont eu leurs émissaires secrets, jamais, comme sous le septennat de François Mitterrand, ils ne s'étaient entourés d'une garde de choc aussi directement engagée sur le terrain. En donnant parfois l'impression de prendre goût à manipuler les dossiers du contre-terrorisme ou du contre-espionnage, au risque d'exposer le pouvoir à tous les aléas de l'intox et de le compromettre. Les Français en eurent la première révélation d'importance avec les mésaventures, à la fois dramatiques et bouffonnes de la cellule élyséenne des gendarmes Prouteau et Barril, mise en place en août 1982 pour coordonner l'action contre le terrorisme. Avivée par la guerre des clans et des chefs, la rivalité entre les services aboutit rapidement, avec l'affaire des Irlandais de Vincennes, à leur neutralisation réciproque, cependant que la cellule se transformait en cabinet noir de la présidence. Mais non content d'avoir créé une police parallèle, le pouvoir n'hésitait pas ensuite à utiliser le bras armé des services secrets pour monter une véritable action de commando contre le navire écolo-pacifiste de Greenpeace dans le port néo-zélandais d'Auckland. La noyade imprévue d'un photographe suffit, la presse aidant, à transformer en affaire d'État un sabotage qui aurait pu rester de l'ordre du fait divers. Dernier épisode navrant, les otages du Liban symbolisent tragiquement l'impuissance de la France à maintenir sa présence au Proche-Orient, où, de l'assassinat de son ambassadeur en octobre 1981 au raid manqué sur Baalbek, en passant par l'hécatombe du quartier général de sa force de paix, ses services spéciaux n'ont connu que l'amertume de l'échec. Aucun rapport, à première vue, entre les mésaventures des "Mousquetaires au château ", l'affaire Greenpeace et cet adieu au Liban déchiré. Aucun rapport mais un dénominateur commun : l'engagement en première ligne de l'autorité de l'État dans le guêpier d'actions secrètes de nature à la mettre en péril ; la gauche au pouvoir se révélant étonnamment friande de "coups tordus"... et de secrets d'État ! Journalistes rompus aux investigations criminelles, les auteurs, avec le concours d'Alain Louyot, ont conjugué leur expérience pour percer ces secrets. Sans complaisance, mais sans parti pris. En historiens du présent.

  • Le renouvellement municipal de 1983 aura marqué, à Marseille, la fin d'une équipe et d'une époque. Pourtant tout se passe comme si la deuxième ville de France n'arrivait pas à se débarrasser de son passé de port ouvert à tous les trafics. Comme si, prisonnière de ses mythes, elle ne cessait d'accréditer sa mauvaise réputation : un demi-siècle de saga politico-crapuleuse, ponctuée de sinistres records. Or, depuis l'été 1981, l'histoire semble s'accélérer et tout se passe comme si un scandale pouvait en cacher un autre. Juillet. Le crime atteint les sommets de l'horreur avec la tuerie sauvage d'Auriol (un policier massacré avec toute sa famille par ses propres compagnons du S.A.C.) et révèle, incidemment, un inquiétant noyautage de la police marseillaise par les barbouzes. Octobre. L'assassinat du juge Pierre Michel, salué par l'explosion de joie canaille des rescapés de la "French connection", provoque un premier remue-ménage à la prison des Baumettes où l'on parle, sous le manteau, d'un trafic de faveurs médicales remontant jusqu'aux plus hautes sphères judiciaires. Mars 1982. La mort de l'ex-directeur de la Sécurité sociale, René Lucet, la tête perforée de deux balles de son revolver au lendemain de sa destitution, fait découvrir l'une des plus gigantesques magouilles de la délinquance en col blanc : un écheveau de sociétés bidon, de fausses factures, de marchés frauduleux et de pots-de-vin dont les fils passent par la mairie de Marseille pour s'étendre à des centres hospitaliers régionaux et à des bureaux d'études parisiens. Juillet. Les deux affaires de corruption - grâces médicales et fausses factures - éclatent simultanément, rebondissement indirect de ces deux énigmes non résolues. Après le sang, l'argent. L'arrestation de Nick Venturi éclabousse la mairie. Novembre 1983. Le dernier des caïds, Tany Zampa, tombe, comme Al Capone, pour des délits financiers. Poursuivant leur oeuvre de démythification, après leur Enquête sur les Affaires d'un septennat, les deux grands reporters de L'Express et du Point éclairent les mystères de Marseille en historiens du présent. "Deux valent mieux qu'un", dit l'Ecclésiaste.

  • Le renouvellement municipal de 1983 aura marqué, à Marseille, la fin d'une équipe et d'une époque. Pourtant tout se passe comme si la deuxième ville de France n'arrivait pas à se débarrasser de son passé de port ouvert à tous les trafics. Comme si, prisonnière de ses mythes, elle ne cessait d'accréditer sa mauvaise réputation : un demi-siècle de saga politico-crapuleuse, ponctuée de sinistres records. Or, depuis l'été 1981, l'histoire semble s'accélérer et tout se passe comme si un scandale pouvait en cacher un autre. Juillet. Le crime atteint les sommets de l'horreur avec la tuerie sauvage d'Auriol (un policier massacré avec toute sa famille par ses propres compagnons du S.A.C.) et révèle, incidemment, un inquiétant noyautage de la police marseillaise par les barbouzes. Octobre. L'assassinat du juge Pierre Michel, salué par l'explosion de joie canaille des rescapés de la "French connection", provoque un premier remue-ménage à la prison des Baumettes où l'on parle, sous le manteau, d'un trafic de faveurs médicales remontant jusqu'aux plus hautes sphères judiciaires. Mars 1982. La mort de l'ex-directeur de la Sécurité sociale, René Lucet, la tête perforée de deux balles de son revolver au lendemain de sa destitution, fait découvrir l'une des plus gigantesques magouilles de la délinquance en col blanc : un écheveau de sociétés bidon, de fausses factures, de marchés frauduleux et de pots-de-vin dont les fils passent par la mairie de Marseille pour s'étendre à des centres hospitaliers régionaux et à des bureaux d'études parisiens. Juillet. Les deux affaires de corruption - grâces médicales et fausses factures - éclatent simultanément, rebondissement indirect de ces deux énigmes non résolues. Après le sang, l'argent. L'arrestation de Nick Venturi éclabousse la mairie. Novembre 1983. Le dernier des caïds, Tany Zampa, tombe, comme Al Capone, pour des délits financiers. Poursuivant leur oeuvre de démythification, après leur Enquête sur les Affaires d'un septennat, les deux grands reporters de L'Express et du Point éclairent les mystères de Marseille en historiens du présent. "Deux valent mieux qu'un", dit l'Ecclésiaste.

  • Ces histoires ne sont pas nées de l'imagination d'un romancier. Elle ont fait l'actualité - mais une actualité très discrète... jusqu'à ce que des journalistes braquent sur elles les projecteurs, révèlent les identités, les rôles, les buts cachés. On s'aperçoit alors que la réalité dépasse de loin la fiction. Depuis Kim Philby, le modèle de La Taupe de John Le Carré jusqu'à Shi Bejou, cet étrange agent chinois travesti en femme, en passant par Farewell et " la reine de Cuba "... une plongée en eau trouble, dans l'univers de faux-semblant des vrais espions.
    Au sommaire : John Le Carré parle de Philby - Ben Barka a-t-il renseigné Prague ? - Chasse à l'homme à la CIA - Les taupes de Fidel - Des nazis bons pour le service - L'empoisonnement de Litvinenko - Les écoutes de la NSA...
    Textes extraits des archives de L'Express.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le 21 octobre 1981, à Marseille, le juge Pierre Michel est assassiné, en pleine rue, à l'âge de 38 ans. Les " exécuteurs " ont été condamnés. Pour les commanditaires, c'est une autre histoire. Jean-Marie Pontaut et Éric Pelletier, journalistes d'investigation, ont mené pour ce livre une enquête scrupuleuse, consulté l'intégralité du dossier judiciaire, interrogé des dizaines de témoins de cette affaire...
    Le portrait d'un homme Le roman d'une ville La chronique d'une époque À Marseille, en ce temps-là, les truands tiennent le haut du pavé. Les caïds de la drogue attirent le beau monde dans leurs établissements nocturnes, " rendent service " aux politiciens, sont pratiquement intouchables...
    Venu de l'est de la France, l'incorruptible juge Michel n'apprécie pas ce folklore. Il traque les Parrains locaux et débusque les laboratoires où l'on continue de fabriquer l'héroïne la plus pure, avant de l'exporter dans le monde entier. De l'Arizona à la montagne Sainte-Victoire, du Liban à Palerme, il va se faire ainsi une kyrielle d'ennemis qui ont toutes les raisons de vouloir sa mort.
    Les auteurs ont suivi à la trace chacun des personnages impliqués dans ce drame, et leurs incroyables trajectoires font de ce document exceptionnel un véritable polar.

  • De Bygmalion à Bettencourt, de Jérôme Cahuzac à Nicolas Sarkozy, la République ne connaît guère de répit sur le front des " affaires ". Ce livre le confirme. Les journalistes Philippe Broussard et Jean-Marie Pontaut ont puisé dans les archives de leur journal, L'Express, des articles de référence sur une trentaine de scandales ayant marqué la vie politique nationale des six dernières décennies. Ces articles, précédés de textes de présentation, offrent une vision saisissante de ce gros demi-siècle d'intrigues et de coups tordus, à droite comme à gauche. Au-delà des cas emblématiques que furent par exemple l'affaire Ben Barka sous De Gaulle ou celle dite de la "cellule' de l'Elysée à l'époque de François Mitterrand, des dossiers bien plus récents complètent ce singulier voyage dans les coulisses de la Ve République. Ainsi, cette nouvelle édition, fruit d'un partenariat entre Presses de la cité et L'Express, aborde pour la première fois les dernières affaires, qui concernent Nicolas Sarkozy, Bernard Tapie, Claude Guéant et Dominique Strauss-Kahn, dont le procès lillois se tient début 2015.

  • Au départ, tout semblait devoir séparer leurs destins. François Mitterrand, fin lettré, issu de la bourgeoisie de droite ; Patrice Pelat, ouvrier chez Renault. Mais ces deux-là se sont rencontrés lors d'une séance d'épouillage dans un camp de prisonniers de guerre en Allemagne, et de cette promiscuité humiliante allait naître une indéfectible fidélité. Patrice Pelat, qui fera fortune dans l'industrie, aidera toujours - ô combien ! -, moralement et financièrement, son compagnon de captivité. Et le Président couvrira ses fautes. Sans doute parce que Patrice est son seul véritable ami, et aussi parce qu'il y trouve son compte. Alors bien sûr, ce livre est un document exceptionnel étant donné les qualités d'enquêteurs de ses deux auteurs qui dévoilent les dessous de l'affaire Péchiney comme ceux du suicide de Pierre Bérégovoy - entre autres -, mais c'est également un roman balzacien. Avec pour décor les lambris lézardés du pouvoir où s'infiltrent les forces douteuses de la finance, des moments d'intense émotion, des épisodes drolatiques, et surtout... Pour la première fois, Patrice Pelat révélé sous un jour aussi attachant que condamnable, et une facette du " Sphinx " que l'on ne soupçonnait pas.

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