Jacques Doyon

  • Ciel variable numéro 93 présente un dossier spécial, dirigé par Vincent Lavoie, portant sur la pratique et les enjeux de la preuve médico-légale dans le champ des arts visuels. Des oeuvres aux sujets parfois surprenants : traitement des prisonniers à la prison d'Abu Ghraib (Errol Morris), reconstitution de scènes de crimes (Corinne May Botz), archives judiciaires (Emmanuelle Léonard), recréation d'échantillons d'ADN (Paul Vanouse), scènes filmées par la police (William E. Jones), erreurs judiciaires (Taryn Simon) et analyses météorologiques (Phil Chadwick). Également dans ce numéro, un article de Jean-François Nadeau sur les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (2012) et un entretien avec Joan Fontcurberta sur les enjeux de l'image photographique à l'ère du Web 2.0.

  • Chacune à leur façon, les oeuvres de ce numéro parlent de photographie et d'images analogiques en les transposant dans d'autres moyens d'expression artistique (simulation numérique, film, vidéo, sculpture, peinture). L'empreinte de la lumière se retrouve ainsi matérialisée dans des formes abstraites et épurées qui multiplient les registres de référentialité des images tout en relativisant le lien privilégié de la photographie au réel. Les grandes images de Thomas Ruff, réalisées avec des logiciels d'imagerie numérique en 3D, les images animées de Lorna Bauer et Jon Knowles, l'installation vidéo et les sculptures de Jacinthe Lessard L. ainsi que les images abstraites d'Henri Venne sont au coeur de ce dossier.

  • En géologie, le concept de stratification renvoie à l'idée d'un processus au cours duquel des sédiments s'accumulent en couches, pour éventuellement former des ensembles sédimentaires plus ou moins hétérogènes, mais qui n'en demeurent pas moins des unités de sens à part entière. Ainsi en va-t-il de certaines images, dont la compréhension suppose un effeuillage des différentes strates de signes qui les constituent. À ce titre, les séries Scarti d'Adam Broomberg et Oliver Chanarin, Copperheads de Moyra Davey ainsi que les Études préparatoires de Marc-Antoine K. Phaneuf, auxquelles Ciel variable consacre la section thématique de ce numéro, ont ceci en commun qu'elles sont le fruit de processus de stratification. Ces oeuvres permettent d'apprécier comment l'ajout de signes peut modifier, enrichir ou court-circuiter la nature et le sens d'une image.

  • En géologie, le concept de stratification renvoie à l'idée d'un processus au cours duquel des sédiments s'accumulent en couches, pour éventuellement former des ensembles sédimentaires plus ou moins hétérogènes, mais qui n'en demeurent pas moins des unités de sens à part entière. Ainsi en va-t-il de certaines images, dont la compréhension suppose un effeuillage des différentes strates de signes qui les constituent. À ce titre, les séries Scarti d'Adam Broomberg et Oliver Chanarin, Copperheads de Moyra Davey ainsi que les Études préparatoires de Marc-Antoine K. Phaneuf, auxquelles Ciel variable consacre la section thématique de ce numéro, ont ceci en commun qu'elles sont le fruit de processus de stratification. Ces oeuvres permettent d'apprécier comment l'ajout de signes peut modifier, enrichir ou court-circuiter la nature et le sens d'une image.

  • Qu'est-ce qui peut faire se croiser des univers aussi différents que ceux réunis ici, si ce n'est qu'ils abordent certains aspects de cette condition commune que façonne de plus en plus la mondialisation en cours? « Si loin, si proche » présente le travail de trois artistes qui témoignent de réalités de partout autour du monde mais desquelles se dégage une humanité commune qui transcende les distances et l'étrangeté. Parmi les oeuvres de ce numéro, Near You No Cold, la récente série photographique réalisée par Raymonde April lors de multiples séjours à Mumbai, en Inde; The Future is Ours, Classroom Portraits, de Julian Germain, qui s'est attachée à photographier des salles de classes sur tous les continents; et les Carpoolers d'Alejandro Cartagena qui présente la réalité du covoiturage journalier et illégal de travailleurs dans les banlieues mexicaines.

  • Il y a des endroits où la présence de la nature se fait plus vivement sentir, des lieux où la question des interrelations entre la ville et son environnement naturel émerge plus spontanément. Certaines circonstances sont également propices à susciter de telles réflexions : le dépaysement entraîné par un séjour à l'étranger, la nette détérioration de l'équilibre ou de la beauté d'un site, les pressions exercées pour l'appropriation d'un lieu public à des fins privées... L'intérêt des oeuvres présentées dans le dossier « Nature » réside entre autres dans le fait qu'ils reposent sur la conception d'une nature qui est non pas un donné en soi qui serait à préserver intégralement, mais bien plutôt une composante de notre « condition écologique », une composante d'un monde que nous façonnons et qui nous conditionne en retour. Avec les travaux récents de Jessica Auer, Geneviève Chevalier et Isabelle Hayeur.

  • Le numéro 104 de la revue des arts, des médias et de la culture, Ciel variable, nous invite à poser un autre regard sur les choses. Cet automne, c'est par le biais de la photographie que le dossier principal nous propose de regarder la vie selon un « angle décalé ». Cet angle, c'est peut-être l'unique point commun entre le travail des trois artistes invités ici. Yoanis Menge cherche par son oeuvre, caractérisé par un intense noir et blanc contrasté, à modifier la perception négative du public par rapport à la chasse au phoque. Marisa Portolese décortique dans sa dernière série les conventions rigides du portrait de femme victorien : une avenue inusitée pour remettre en question les stéréotypes de l'idéal féminin. Quant aux Outsiders que sont Nan Goldin, Diane Arbus et autres, récemment mis à l'honneur du Musée des Beaux-Arts de l'Ontario, ils s'attachent aux pas des marginaux dont ils révèlent la douloureuse beauté. Tous ont remis en question des préjugés et des systèmes de pensée dominants : voici d'autres sujets, d'autres valeurs à célébrer.

  • En plein dans le mille du 375e anniversaire de la cité, Ciel variable plonge dans les « Montréalités ». Si l'éditorial de Jacques Doyon nous parle de la vie des quartiers, c'est à l'un d'entre eux en particulier, Hochelaga-Maisonneuve, que s'intéresse le photographe Robert Walker. Un quartier chargé d'histoire et à la destinée compliquée, autrefois industriel et aujourd'hui aux prises avec les aléas de l'embourgeoisement. Ses images, ainsi que celles d'autres créateurs, sont témoin du tissu complexe de la ville : ses commerces, ses artères, ses publicités, sa mixité sociale, sa diversité, sa culture, son architecture, son militantisme aussi. La revue revient aussi sur quelques projets photographiques marquants sur le Montréal du passé avec les talents de Gabor Szilasi, Clara Gutsche ou encore David Miller. Également au sommaire, l'exposition présentée à la galerie Artexte examinant les relations entre la photographie et les magazines imprimés au Canada entre 1970 et 1990, et de nombreux autres événements dans la section actualités.

  • Les oeuvres présentées dans le numéro printemps-été de Ciel variable peuvent sembler relever, au premier abord, d'un simple travail sur le motif. Un regard plus attentif montre cependant que ce qui se désigne ainsi, dans une telle focalisation sur les arbres, les icebergs ou les nuages, c'est le façonnement des éléments naturels par l'action humaine en un paysage qui est devenu un environnement. Des essais sur la série Arbres de Jocelyn Philibert, Eidôlon d'Alain Lefort et Espaces aériens de Denis Farley constitue le coeur de ce numéro où l'on retrouve aussi plusieurs portraits d'artistes, comptes-rendus d'exposition dont celui de la récente présentation des oeuvres de Robert Mapplethorpe au MBAM, ainsi qu'une entrevue avec Luce Lebart, directrice de l'Institut canadien de la photographie du MBAC.

  • Pour son édition automnale, Ciel variable s'intéresse à la thématique de la ruine et s'attache à capter les traces d'un monde en train de disparaître, un monde où la mutation de l'image photographique s'inscrit dans une transformation plus fondamentale qui affecte l'ensemble de la culture et des valeurs de nos sociétés. La section Portfolio présente en ce sens The Donkey that became a zebra de Michel Campeau, Fin de siglo d'André Barrette et Trauma de Joan Fontcuberta.On retrouve également dans ce numéro des essais sur les expositions d'Emanuel Licha, au Musée d'art contemporain de Montréal, de Katia Kameli, Délio Jasse et Vasco Araùjo, à Londres, et les Archives du Service de la photographie de l'ONF, de même qu'une entrevue de Claude Goulet des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, et, dans la section Actualités, plus d'une dizaine de recensions d'expositions et de publications récentes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet automne, la revue Ciel variable consacre son portfolio principal à trois artistes intéressés par le phénomène de migration. « La frontière est devenue une sorte de non-lieu, une zone hors nations, où l'identité des migrants est mise en examen et leur statut tenu en suspens pour un temps de plus en plus long et indéterminé. » Ce numéro aborde certains aspects de cette traversée des frontières avec Roxham de Michel Huneault, The Castle de Richard Mosse et The Space Between the Seconds d'Émilie Serri qui traitent de l'accueil réservé aux migrants, de leur intégration et des questionnements identitaires suscités par de telles mouvances territoriales. La section « Focus », elle, propose trois articles, l'un sur le collectif Outre-vie / Afterlife créé par Raymonde April en 2013, l'un sur la photographie comme acte de collaboration et l'autre sur l'exposition Michel Campeau - avant le numérique.

  • Les oeuvres réunies dans le numéro printemps-été, Revisiter | Revisit, de la revue Ciel variable font un retour sur des phénomènes ou événements significatifs de l'histoire récente pour les remettre en mémoire et prendre la mesure de leurs enjeux actuels. Freedom Rocks : The Everyday Life of the Berlin Wall de Blake Fitzpatrick et Vid Ingelevics, Le huitième jour d'Emmanuelle Léonard en écho à Charles Gagnon et The Natalie Brettschneider Archive par Carol Sawyer sont des oeuvres foisonnantes, aux itérations multiples, qui empruntent des formes complexes à l'image de leurs objets d'investigation, soit tout un champ des pratiques artistiques, des oeuvres phares et des moments charnières, des artefacts culturels démultipliés qui sont l'objet d'intenses manipulations idéologiques. Aussi, sous la rubrique « Focus », découvrez L'Arab Image Foundation, l'exposition Exhibit Model de Jonathan Monk présentée chez VOX l'automne dernier, ainsi que celle de onze photographes ayant participé à un portrait collectif de l'ancien hôpital Royal Victoria.

  • Le numéro hivernal de la revue Ciel variable s'articule autour d'expérimentations chromatiques dans la pratique de Yann Pocreau, Jessica Eaton et Bert Danckaert. De la manipulation de la lumière (par filtration, combinaison, diffraction) jusqu'au travail sur ses surfaces d'inscription (pellicules, papiers photo, surfaces murales) en passant par le repérage de compositions picturales dans les rues de la ville, un espace d'exploration s'ouvre pour la photographie autour des diverses manifestations de la couleur. Il en résulte des images qui mettent en question nos perceptions. Le référent de ces travaux est souvent la peinture abstraite et sa longue tradition d'expérimentation, mais le réel aussi comporte sa part d'ambiguïté perceptuelle quant à l'impact des couleurs. On retrouvera également dans ce numéro des articles de fond sur l'exposition récente de Marisa Portolese au Musée McCord et la dernière édition des Rencontres Internationales de la Photographie en Gaspésie de même qu'une réévaluation de l'exposition Camerart, présentée à la galerie Optica en 1974.

  • Trois expositions récentes offrent à la revue Ciel variable l'occasion de jeter un regard inusité sur l'acte de collectionner. Serge Clément présente, avec Archipel, la collection de tous les livres photographiques qu'il a conçus, livres que l'on peut comprendre comme des mises en séquence de collections de ses propres images. Avec Tout ceci est impossible, Bertrand Carrière plonge dans la collection de la Cinémathèque québécoise en s'intéressant au film noir dont il extrait des images-types tout en explorant les jeux de temporalités propres au fondu enchaîné. Enfin, la collection Lazare représente avec États d'âmes, esprit des lieux un exemple assez rare d'une collection rassemblée patiemment au fil des ans pour refléter une vision teintée de mélancolie sur un monde en difficultés. La rubrique « Focus », elle, propose d'explorer le documentaire Le tribunal sur le Congo de Milo Rau, la 22e édition de Paris Photo, Anthropocene fatigue d'Edward Burtynsky et In Pursuit of Magic, exposition rétrospective du travail de Nathan Lyons.

  • A l'aube du Ve siècle, dans une Grèce archaïque, le destin d'un jeune proscrit qui va chercher la réconciliation avec les dieux en parcourant, de Paros à Samothrace, d'épreuves en éblouissements, le chemin des initiations.

empty