Jacques André

  • « Si la jouissance se divise en dix parties, la femme en a neuf et l'homme une seule. » Ainsi s'exprime Tirésias que les aventures mythologiques ont successivement conduit à être homme et femme. La négation, le refoulement dont la sexualité féminine a été l'objet à travers les âges et les cultures sont inséparables des représentations dangereuses et démesurées qui l'accompagnent. « Femme tu es la porte du diable » écrit Tertullien.
    Ce qu'il est convenu d'appeler la « libération sexuelle » a principalement concerné les femmes. À ce bouleversement des représentations sociales de la sexualité correspond-il une transformation psychique équivalente ?

  • "L'image arrive souvent sous cette forme : l'analyse touchera à sa fin quand... Ce qui suit a tout d'un inventaire à la Perec : quand elle aimera danser, quand il saura nager sous l'eau, quand il présentera un concours de soliste, quand elle rencontrera un homme autre que "perdu sans collier", quand il pourra penser à rien, quand elle découvrira que j'existe, quand il arrêtera d'avoir faim, quand elle cessera de confondre "faire une analyse" et "faire une scène", quand il (ou elle) prendra une maîtresse, quand elle aura le temps...
    Au fil d'une même analyse, les images changent. Leur valeur prédictive, elle, vaut ce que vaut le bulletin météo. Pour Anaïs l'image était : quand nous pourrons parler tranquillement de la pluie et du beau temps."

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le XXe siècle, tome II : de 1950 à 2000 termine la collection créée par Yves Perrousseaux qui, en six volumes, retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale.
    La lettre ne se déclinait guère, jusqu'en 1900, qu'en lettre d'imprimerie ou en lettre manuscrite. Au XXe siècle, ces lettres à lire vont être complétées par celles, mécaniques, du bureau (machines à écrire), et par des lettres à voir, celles, graphiques, utilisées en communication (affiches, magazines, signalétique). Puis, à partir de 1950, plusieurs révolutions technologiques vont bouleverser les typographies de ces trois mondes (livre, bureau, graphique) au point de les faire converger vers ce qui est devenu « la typographie ».
    En 1950, l'invention de la photocomposition (optique puis informatique) conduit à la disparition du plomb et oblige les grands dessinateurs de caractères à réfléchir sur le concept de fonte. Peu après, le concept de lettre transfert permet à toute une nouvelle génération de typo-graphistes de diffuser, plus facilement qu'en plomb, leurs créations.
    En parallèle, l'informatique naissante s'intéresse à la lettre pour les besoins des scientifiques et de la bureautique et apparaissent ainsi les premiers systèmes de dessin de caractères.
    En 1975 l'invention de l'imprimante à laser et de ses logiciels de pilotage marque une nouvelle étape. Les choses vont alors très vite avec les formats de fonte, la guerre des polices, Unicode et les standards de caractères, pour arriver à une typographie unique utilisable par les éditeurs, les graphistes, les secrétariats, tant sur papier que sur écran (d'ordinateurs, d'affichage urbain ou des téléphones portables).
    La création typographique a d'abord été une adaptation de l'existant aux nouvelles technologies. Les fontes d'aujourd'hui proposent des milliers de caractères différents dans des centaines de variantes graphiques. Mais ces nouveautés technologiques, et leur facilité d'emploi, a conduit à une multitude de fontes que l'on commence à peine à pouvoir cataloguer selon des concepts comme la typographie expressive ou le post-modernisme.
    Ce sixième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle.
    Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux classifications historiques des caractères, à la typographie ludique, à la réinterprétation des caractères classiques et à la préservation du patrimoine typographique.
    Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque
    toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie et de ses techniques, du web, de l'édition et des arts graphiques.

  • L'enfant ne se contente pas d'apprendre à parler sa langue maternelle, il construit à l'intérieur de celle-ci son dialecte singulier. Cet ouvrage va à la rencontre de l'enfant par ses mots, depuis « c'est pas juste » à « t'es plus ma copine », en passant par « encore » et « quand je serai grand ». Au-delà des mots enfantins, il propose aussi ceux - chagrin, cauchemar, ennui, innocence, secrets... - qui permettent de décrire le monde de l'enfance, l'originalité de son expérience.
    Chacun des 100 mots de ce livre est autant une invitation à regarder plus et mieux nos enfants qu'à se remémorer le temps de l'enfance. Il nous rappelle qu'un enfant ne se contente pas de poser des questions que les réponses des adultes ne pourront jamais satisfaire, il est à sa façon un philosophe en herbe qui disserte sur les énigmes de toujours, celles qui ont l'âge de l'homme.

  • La sexualité a une particularité qu'elle ne partage avec aucune autre activité humaine, celle de pouvoir s'emparer de la langue entière, de sexualiser n'importe quel mot, n'importe quelle phrase, quand bien même la situation ne s'y prête pas, au risque de provoquer le rire ou la honte. Sans parler de la langue qui « fourche » et profite d'une proximité phonétique pour faire scandale, le temps par exemple d'un célèbre lapsus qui transforma l'inflation en fellation.
    Les mots de la sexualité sont souvent eux-mêmes des mots sexuels, avec toute leur crudité et leur éventuelle brutalité. Baiser, par exemple, est à la fois la désignation d'un geste (le baiser) et un mot-acte, en lui-même porteur de la violence sexuelle.
    Du plus pastel, « fleur bleue », au plus criard, « fist fucking », ces 100 mots sont ceux de la vie sexuelle. Cerner ce vocabulaire est moins l'occasion de définir ce que chacun connaît que d'interroger le sens (historique, sociologique, religieux, esthétique, psychanalytique...) des faits et gestes de notre sexualité.

  • Les femmes ne sont plus ce qu'elles étaient, le temps où elles découvraient l'érection masculine lors de la nuit de noces a aujourd'hui des airs de préhistoire. Pourtant leur liberté conquise ne crée pas symétriquement des hommes d'autant plus libres. Avec la libération sexuelle, la sexualité masculine a surtout gagné en incertitude et en questions - c'est ce qui la rend intéressante. D'autant plus que ladite « libération » ne s'est pas contentée de libérer la féminité des femmes, la féminité des hommes en a aussi profité. La vague émancipatrice la plus récente a concerné le choix sexuel, la liberté de s'orienter selon le désir pour l'autre sexe ou pour le même. Alors que dire aujourd'hui de la sexualité des hommes ?
    À partir de paroles masculines recueillies sur le divan mais aussi dans les pages de journaux personnels ou de correspondances, Jacques André explore sans détours la vie sexuelle des hommes dans sa part la plus intime.

  • Cet ouvrage est composé d'interventions faites dans le cadre d'un séminaire dirigé par Jacques André à Sainte-Anne, 1998-1999 L'inceste est universellement prohibé mais il est tout aussi universellement transgressé. Crime huamin par excellence comme le parricide, l'inceste et son fantasme occupe en psychanalyse une position privilégiée. Les contributions de ce séminaire en renouvellent l'approche et la compréhension.

  • Ce titre, Psychanalyse, vie quotidienne, est à l'image du contenu, un témoignage, au fil des séances et des analysants, de l'expérience psychanalytique de tous les jours. C'est toujours un défi de rendre compte de celle-ci. Parce qu'elle ne supporte pas de tiers, qu'elle exclut tout observateur, elle n'est véritablement accessible qu'à celui qui s'y prête. D'où le parti pris de moins raconter que
    présenter : un mot, une phrase, un bref échange... avec l'espoir qu'à saisir l'instant d'une séance, on puisse faire entendre ce qui fait l'étrangeté de la psychanalyse, qui est aussi l'étrangeté de l'inconscient, soit le fonds le plus
    personnel, le plus méconnu et le plus inacceptable de la vie psychique de chacun.

  • Jacques André centre ici sa réflexion sur la métamotivation que constitue l'accomplissement de soi, finalité éducative essentielle. Pour lui, se réaliser c'est réussir sa vie en la construisant à partir de rencontres marquantes et d'expériences fondatrices. Des extraits de récits de vie authentiques et émouvants, choisis pour leur exemplarité, sont éclairés par des références théoriques et permettent de définir les conditions les plus favorables pour entrer dans le processus de réalisation de soi.

  • "Le débat psychanalytique sur la féminité ne prolonge pas l'affirmation par Freud de ses thèses (dans les deux articles sur la sexualité féminine de 1931 et 1933), il les précède par les voix de Karl Abraham, Karen Horney, Melanie Klein. Autant dire qu'il a toujours commencé et qu'il n'est pas prêt de s'achever. Est-ce un paradoxe, l'énigme du féminin pour être irrésoluble n'en est pas moins féconde. Fécondité de l'inconnu et de son appel à suivre des pistes qui vont de l'allaitement à l'infanticide, de la douceur des étoffes à l'horreur du cloaque, en passant par les arcanes de la théorie elle-même."Texte de couverture

  • L'amour maternel est-il fou ? Par excès ou par défaut ou bien menacé par la folie du doute ? Qu'est-ce cet amour maternel, folie ordinaire et commune, auquel nul n'échappe ? car hors de cet apprentissage de l'amour l'enfant ne saurait "devenir un être humain capable, doté d'un besoin sexuel énergique et réaliser dans son existence tout ce à quoi la pulsion pousse l'individu" (Freud)

  • De tous temps les hommes se sont creusés la tête sur l'énigme de la féminité. La question de la sexualité féminine appelle un retour aux sources : d'abord celles de la féminité. Comment concevoir la psychogenèse de la féminité de l'enfant en général ? De quelles représentations est constitué le fantasme féminin ? De quels lieux vient l'excitation ? Les réponses apportées par l'auteur conduisent vers une théorie de la féminité en contradiction avec la thèse phallocentrée de Freud : des origines de la sexualité féminine vers la féminité des origines de la sexualité.
    Le refus de la féminité peut ainsi s'entendre comme le refus de l'ouverture sur le deans, sur l'inconscient, bref comme le refus de l'analyse.

  • Quoi de plus familier que le sentiment de notre existence dans le temps, quoi de plus communément partagé que la division du temps en trois dimensions : passé, présent, futur... L'historien et l'anthropologue ont introduit des premières nuances au sein de ce consensus : d'une époque à l'autre, d'une culture à l'autre le temps change. Là il assure le retour du même, l'enfant réincarne l'ancêtre ; ici il voue l'homme à l'innovation permanente et à l'incertitude du lendemain. Pour les uns demain reproduit hier, pour les autres rien ne sera jamais plus comme avant.
    L'expérience psychanalytique oblige à pousser au-delà l'interrogation. C'est une découverte particulièrement surprenante de s'apercevoir que toute existence n'est pas marquée de temporalité. Tout le monde n'a pas de passé, les souvenirs d'enfance se réduisent à quelques on-dit, quelques photos, rien qui prenne la forme d'une histoire. L'avenir n'est pas davantage assuré, prévoir en plonge plus d'un dans le vide et l'angoisse. Plus étonnant peut-être encore, le présent n'est pas donné à tout le monde, on vit sans être là, la vie passe, on passe à côté d'elle.

  • L'homme aux rats se lève brusquement du divan, il arpente la pièce de long en large. Faites-moi grâce des détails. Ne me contraignez pas à tout dire. Tout dire du rat, de son excitation, de sa torture, de la violence de son supplice. Freud le rassure : je ne suis pas celui que vous croyez, je ne suis pas le capitaine cruel. Mais quant à surmonter les résistances, c'est un commandement de la cure. Impossible de passer outre... Face à l'orage des passions, des pulsions, le dispositif analytique sauve qui peut, comme il peut. Au risque d'exciter davantage, et de ne pouvoir empêcher que le feu embrase tout le théâtre...

  • A quelles sources pulsionnelles les hommes puisent-ils ce qui les rassemble et ce qui les divise ? Il ne suffit pas de répondre avec Freud : l'amour. Non seulement parce qu'il faut y ajouter la haine, mais surtout parce qu'il reste à se demander : amour/haine entre qui et qui ? La question de l'homosexualité et de l'exclusion des femmes de la res publica est un fil d'Ariane qui court tout au long de ce livre. Moment fort d'une élaboration de la pensée politique, la Révolution française est indissociablement la mise au jour de sentiments et de comportements archaïques, tant sur le registre unificateur de l'amour - Saint-Just fait de l'inceste une perspective révolutionnaire - que sur le versant destructeur de la haine. Jusqu'à la Terreur, jusqu'à l'autodestruction du corps politique, quand le lien social devient lui-même le vecteur de la déliaison.

  • Dans tous les domaines, les personnes qui réussissent sont toujours animées par un fort désir de vivre, d'apprendre, de communiquer et de se dépasser. Les parents, par leur manière d'être d'agir, de communiquer, exercent une influence plus ou moins puissante sur la croissance de cette force psychologique. Le but de ce livre est de répertorier et d'analyser les attitudes et comportements parentaux les plus efficaces pour la construction d'une motivation forte et durable.

  • Toute réussite est suspendue à la motivation. Cette force qui pousse à agir n'est considérée, en général, que comme un moyen efficace pour atteindre un but. L'auteur dépasse ici ce point de vue pour l'envisager, aussi et surtout, comme une finalité éducative essentielle. Il analyse les sources de cette énergie psychologique, les facteurs de son développement, et défend l'idée qu'il faut éduquer cette force dans le cadre d'une approche relationnelle et d'une éthique humaniste. Son étude est centrée sur les interactions humaines, et particulièrement sur la manière d'être du leader.

  • Voici de nouveau le maudit problème du masochisme ! Ce cri du coeur échappe à Ferenczi en 1931, quand la psychanalyse, arrivée à maturité, a pris la mesure de l'adversaire. Le masochisme bouscule les certitudes. Il pousse la théorie psychanalytique à parler en même temps de plaisir et déplaisir, il menace la pratique dans la mesure où la souffrance psychique devient le but secrètement recherché de la cure et non plus le moteur de son progrès.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Folies de femmes... Les hommes ont aussi les leurs, mais chacun est fou à sa manière. En soulignant que le refus du féminin constitue l'un des obstacles majeurs à la dynamique de la psychanalyse, Freud désignait celui-ci comme un objet privilégié pour tant clinique que théorique. D'obstacle, le féminin est ainsi devenu un analysant privilégié, aussi bien de certaines problématiques psychopathologiques que de difficultés théoriques.
    Ce deuxième volume (après Les brumes de la dépression, Puf, 2007) présenté par le Séminaire Inter-Universitaire Européen d'Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse (SIUEERPP), réunit une série d'articles avec le double souci d'aborder sous des angles multiples les questions psychopathologiques associées à la féminité, et ce, dans la diversité des points de vue théoriques et le respect des divergences.
    La diversité des appartenances universitaires (françaises et étrangères) des auteurs est un autre gage du débat psychanalytique que ce livre espère promouvoir.

  • « Bien ficelé, une écriture qui nous tient en haleine du début à la fin. Des références historiques, littéraires et iconographiques. Que demander de plus? »
    Suzanne Ferland, CTB - TV Lanaudière

    « Ce que j'ai le plus aimé là-dedans, c'est qu'Alexandre Jobin, ce héros, est en fait un anti-héros (...) on s'attache à lui (...) c'est très crédible, on est loin du héros Bruce Willis américain (...) »
    Dominique Lévesque, Radio-Canada - Libre comme l'air

    « Une très bonne histoire (...) j'ai adoré! »
    Dominique Lévesque, Radio-Canada - Libre comme l'air

    « Un polar québécois vraiment bien ficellé (...) »
    Dominique Lévesque, Radio-Canada - Libre comme l'air

    « (...) un bon divertissement, avec un personnage principal fort sympathique. » - Nobert Spehner, La Presse

    « (...) André Jacques écrit d'une main de maître. En effet, son intrigue est bien ficelée, bien documentée et tangible. On ressent chaque scène presque comme si on y était. » - Marie-Hélène Therrien, Autour de l'île

    « (...) histoire marquée par le formidable talent de conteur d'André Jacques. »
    Pierre Turbis, 103,3 FM - Allez debout ! (Longueuil)

    « Un roman mené tambour battant qui nous garde en haleine jusqu'à la toute fin. Une passionnante lecture (...) que je recommande chaudement. »
    Pierre Turbis, 103,3 FM - Allez debout ! (Longueuil)

    « Chapeau à André Jacques et j'espère que nous aurons le plaisir d'ici peu de lire une suite à cette trilogie. Ce monsieur a le don de nous transporter dans un monde de violence et de malice, mais sans jamais alourdir le texte par des scènes cruelles et sanguinaires. L'émotion est toujours présente mais très bien distillée. »
    Suzanne Ferland, CTB-TV

  • L'espèce humaine n'est pas une espèce parmi d'autres, elle est la seule à s'auto-détruire et à détruire les autres espèces. Sauf une... Profitant de la dégradation des écosystèmes marins, la méduse prolifère. Elle a zéro neurone, l'homme, depuis qu'il est sapiens, en a 86 milliards. À la fin, qui l'emporte ? Figure privilégiée du totémisme psychanalytique et du sexe de la mère, lequel pétrifie celui qui ose le regarder en face, de quoi la méduse est-elle aujourd'hui le symbole ?
    À l'heure où la pulsion d'auto-anéantissement s'empare des quatre éléments : la terre, la mer, l'air et le feu, la symbolisation du désastre en terme de castration est presque devenue une aimable figure. La psychanalyse a pour toile de fond ces deux expériences anthropologiques fondamentales que sont la sexualité et la mort. Alternant essais et fragments cliniques, ce livre cherche à restituer le vif d'une expérience, tant individuelle que collective, dont l'inconscient, ce fonds le plus inacceptable de la vie psychique de chacun, est le secret horizon.

  • Ce livre explore les différents aspects que la mère adoptive laisse entrevoir de sa réalité psychique, notamment : l'intérêt, voire la fascination envers les parents biologiques de son enfant et l'idéalisation de la mère de naissance, la transformant, puisqu'elle est inconnue et que la mère adoptive sacralise la venue au monde, en véritable incarnation de la figure mythique de la mère. Le livre présente un fait clinique remarquable : l'enfant adopté propose à sa mère le jeu de sa mise au monde, un vrai levier de la renaissance qu'il attend visiblement de son adoption. Cet ouvrage interroge les paradoxes du désir d'enfant chez la mère renonçant à l'enfant qu'elle a mis au monde et le syntagme de « déni de grossesse ». Il interroge la pratique de « don d'enfant » présente en Océanie, où la relation réelle entre la mère de naissance et la mère adoptive diffère de celle purement imaginaire entre les deux femmes en France.

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