I

  • En une de ce numéro de printemps, un père et son fils, également maçon et apprenti. Qui de mieux placé pour incarner l'enjeu crucial qu'est la transmission des savoir-faire en ce qui attrait aux métiers d'art liés au bâtiment ? En une vingtaine d'années, le nombre d'artisans québécois aurait chuté de 2500 à 300. Et les apprentis ne se bousculent pas au portillon... Fort heureusement, un dynamisme renouvelé anime le milieu depuis quelques années. Le dossier de ce numéro de printemps nous fait découvrir de quelles façons les efforts investis commencent à porter leurs fruits, notamment grâce à la reconnaissance des artisans par le Conseil des métiers d'art du Québec et par la formation de la relève, avec des projets comme les Chantiers-apprentissage de la Fondation Saint-Roch.

  • Faire germer ses noyaux et ses pépins, c'est la solution idéale pour avoir des plantes chez soi ! À la clé, des économies et du zéro déchet, c'est bon pour la planète et votre porte-monnaie !Créatrice du blog et de la page Instagram "I do it myself", Céline vous propose dans cet ouvrage de découvrir la culture d'une vingtaine de noyaux et de pépins grâce à des pas-à-pas détaillés, le tout en plus de 100 photos !Mangue, avocat, cacahuète, cerise, kiwi, pomme, melon, citron... ne jetez plus vos noyaux et vos pépins, faites-les germer et obtenez de jolies plantes !

  • Sang chaud

    Kim Un-Su



    Guerres de succession dans la mafia coréenne

    À propos de Kim Un-su :
    " Après le polar scandinave, place au polar coréen ! Kim Un-su, le "Henning Mankell' de Corée, ouvre la voie. "The Guardian

    À propos des Planificateurs, son précédent roman :
    " La Corée à corps et à cru. "Libération

    " Des cinglés et des meurtres sur commande. "The Washigton Post

    " Une narration cinématographique pour des implications métaphysiques. "Corriere della Sera

    " Un roman génial : l'énergie, l'esprit et le lyrisme d'une voix littéraire totalement originale. "Goodreads

  • Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ? Comment l'étudier ? Ces deux questions résument le champ immense de l'histoire de l'art. Discipline autonome, par ses méthodes, son histoire propre et les oeuvres mêmes qui en constituent l'objet, elle est en même temps une branche de l'histoire totale de la culture et de la civilisation. Comment a-t-elle évolué ? Quels sont ses champs d'étude ? Dans quelle mesure les nouvelles technologies lui ont-elles permis de se développer ? Xavier Barral i Altet s'adresse aux étudiants qui commencent ou poursuivent des études d'histoire de l'art, mais également à tous ceux que l'art - ses oeuvres, ses techniques, ses périodes (depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque actuelle), ses institutions, ses théoriciens, ses créateurs - passionne.

  • Derrière tous les assassinats qui ont marqué l'Histoire, il y a toujours eu des planificateurs. Ils se déplacent et agissent dans l'ombre des pouvoirs. En Corée du Sud, depuis l'époque de l'occupation japonaise, la bibliothèque des Chiens a été le trust le plus puissant de l'assassinat. Elle doit son nom étrange au fait que dans ce lieu personne ne lit, en dépit des quelque deux cent mille livres qui garnissent ses rayonnages. Enfant abandonné, Laesaeng a été adopté par père Raton-Laveur, le directeur de ladite bibliothèque. Après la démocratisation du pays, Hanja, autre fils adoptif de père Raton-Laveur et aîné de Laesaeng, fonde une entreprise de sécurité. Avec son diplôme de commerce et ses méthodes expéditives, Hanja gagne vite des parts de marché face à une bibliothèque vieillissante. La concurrence entre les deux entités mène inexorablement à la disparition de l'une d'entre elles... Ce roman crépusculaire nous donne à voir une brillante orchestration d'assassinats made in Korea. Kim Un-su, né en 1972 à Busan (Corée du Sud), est déjà l'auteur de plusieurs nouvelles et romans multi-récompensés, notamment par le prestigieux prix Munhakdongne. Les planificateurs est son premier polar.

  • Salut au grand sud

    Autissier-I+Orsenna-

    • Stock
    • 6 Septembre 2006

    Le dimanche 8 janvier 2006, Isabelle Autissier et Erik Orsenna quittent Ushuaia. Direction : le grand Sud. Isabelle vient de faire l'acquisition d'un très solide voilier de quinze mètres. Quatre personnes complètent l'équipage :
    Deux marins professionnels, un réalisateur de films documentaires et un jeune ornithologue que le mal de mer ne va cesser de torturer. Ce voyage est un vieux projet qui, enfin, se réalise. Isabelle a souvent navigué dans ces parages mais trop vite : elle était en course. Cette fois, elle veut prendre son temps.
    Erik, qui navigue depuis l'enfance, est lui aussi venu dans l'archipel du Cap Horn. Il rêvait de recommencer et d'aller plus bas, plus loin...

    Ce livre raconte les sept semaines de l'aventure. Il raconte les peurs et les émerveillements. Il raconte les traces retrouvées des explorateurs de légende (Charcot, Shackleton, Nordenskjöld). Il raconte la rencontre de femmes et d'hommes étonnants, il raconte les montagnes, les champs d'icebergs, des paysages dont on sait qu'ils ne vous quitteront plus votre vie durant. Il raconte les albatros, les sternes, les terribles prédateurs skuas, les charmants damiers du Cap. Il raconte les baleines et le redoutable léopard des mers qui attaque volontiers les zodiacs (il les confond avec des phoques)...

    Chemin faisant, ce livre explique qu'Isabelle n'est pas seulement marin mais ingénieur. Erik n'est pas seulement écrivain. Depuis son Portrait du Gulf Stream , il se passionne pour l'océanographie. Ce livre explique le continent mystérieux, tellement important pour la planète entière : l'Antarctique, c'est 70% de notre eau douce ; c'est la plus formidable réserve d'archives sur notre lointain passé ; c'est un acteur essentiel de la mécanique climatique... Il explique, preuves visibles à l'appui, le réchauffement. Il explique les forces à l'oeuvre et les fragilités. Il témoigne, il alerte. Il salue le seul exemple de gestion commune d'une richesse terrestre. Au sud du soixantième parallèle commence un territoire immense qui n'appartient à personne. Un territoire sans drapeaux, sans papiers d'identité, seulement dédié à la recherche de la Connaissance et à la Paix. Pour combien de temps ?

  • Le handicap fait peur à ceux qui le croisent. Pourtant, nous n'avons pas le choix. Aujourd'hui, dans notre pays, près de 600 000 enfants sont diagnostiqués autistes. Parmi eux, seuls 75 000 sont pris en charge, et seulement 20 % le seraient dans des conditions adaptées. La société française et l'État abandonnent chaque année des milliers de familles, qui doivent, avec si peu d'aide, inventer un mode de vie pour et avec ces enfants, ces futurs adultes. Ni manuel de survie ni guide médical, cet ouvrage vous accompagne, grâce aux témoignages et aux conseils de parents, dans les différentes étapes que vous allez traverser, depuis le diagnostic jusqu'au choix d'une méthode d'apprentissage, en passant par la vie quotidienne et les innombrables formalités administratives. Parce que rien ne remplace l'expérience des parents pour vivre cette aventure hors norme et mettre en place cette vie sur mesure.

  • À jour des dernières nouveautés législatives, ce livre recense toutes les connaissances pour maitriser le droit applicable aux établissements et services médico-sociaux et comprendre les spécificités propres à chaque type d'établissement du secteur (handicap, personnes âgées, protection de l'enfance). Une synthèse indispensable et accessible à tous.

  • Au plus profond de notre coeur demeure un grand désir d'aimer et d'être aimé(e), pour toujours. Mais ce grand rêve d'amour, comment le rendre réel lorsque l'on est un jeune homme, une jeune fille d'aujourd'hui ? Loin de tout moralisme, Inès Pélissié du Rausas montre dans ce livre limpide et touchant que le véritable mariage d'amour est la réponse à ce désir d'absolu. Appuyant sa réflexion sur les plus beaux passages de la Théologie du corps de Jean-Paul II, elle nous éclaire tant sur le « dessein bienveillant » de Dieu à notre égard que sur la puissance effective de sa grâce, qui vient au secours de notre faiblesse et qui nous donne d'aimer.

  • À l'heure où les pratiques d'enquête et de recherche en sciences sociales se trouvent de plus en plus souvent troublées par les enjeux éthiques qui s'y font jour et par l'importance croissante des dispositifs qui prétendent les réguler, cet ouvrage entend offrir un cadre de réflexion innovant et documenté. Conflits de loyauté à l'égard des enquêtés, poursuites en justice, accusations d'excuser les délinquances, multiplication des chartes et des comités d'éthique, recours aux big data, pressions exercées sur les chercheurs, mise en cause de la sociologie critique au nom de l'impératif de neutralisation axiologique, impossibilité d'enquêter en raison de l'exigence de consentement des acteurs, pression des commanditaires... La liste des difficultés auxquelles le chercheur est susceptible de se heurter pourrait encore s'allonger. S'appuyant sur de nombreux exemples où enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques s'entrecroisent, l'ouvrage constitue un outil précieux pour le chercheur confronté aux dilemmes éthiques de sa pratique.

  • Le présent ouvrage, consacré à l'apparition du tableau, a pour objectif de rendre visible le processus par lequel le travail métapictural a fondé la condition moderne de l'art. Il interroge également le statut du tableau en tant qu'objet figuratif "moderne". Cette étude traite du statut de l'image peinte en Europe occidentale entre 1522, année de la révolte iconoclaste de Wittemberg, et 1675 lorsque Cornelius Norbertus Gijsbrechts - peintre originaire d'Anvers - créa une toile représentant le revers d'un tableau. Stoichita concentre ces analyses sur des exemples venant de l'Europe du Nord, région où se cristallise le discours métapictural, la crise du statut de l'image religieuse et enfin la crise du "tableau" lui-même.

  • Cicatrices

    Rankin-I

    «  Ian Rankin  : le meilleur du polar écossais.  » Rolling Stone
     
    Les mains ébouillantées - accident domestique, prétend-il -, l'inspecteur Rebus ne peut ni conduire, ni téléphoner, ni allumer sa cigarette. Et il a les Affaires internes sur le dos : un truand notoire est mort dans l'incendie criminel de sa maison ; or, ce soir-là, John Rebus a été vu en sa compagnie... À South Queensferry, petite ville côtière au nord d'Édimbourg, deux adolescents sont abattus par un ancien du SAS qui retourne ensuite son arme contre lui. Rebus mène l'enquête.
    Traduit de l'anglais (Écosse) par Daniel Lemoine.
     

  • A la fin de 1947, la Palestine compte près de 2 millions d'habitants : un tiers de Juifs, deux tiers d'Arabes. La résolution 181 des Nations unies décide sa partition en deux Etats : l'un doit être presque exclusivement peuplé d'Arabes ; dans l'autre, les Juifs seraient légèrement majoritaires. Un an plus tard, c'est un Etat à très forte majorité juive, Israël, qui occupe 78 % de la Palestine. Plus de 500 villages ont été rasés, de nombreuses villes ont presque entièrement perdu leur population arabe. Et 800 000 Arabes palestiniens originaires des territoires qui font désormais partie d'Israël peuplent des camps de réfugiés hors de ses frontières. A en croire l'historiographie israélienne traditionnelle, cette situation serait la résultante imprévisible, involontaire, des aléas d'un conflit armé : la « première guerre israélo-arabe ». Mais Ilan Pappe en donne ici une explication bien différente. A l'aide de documents d'archives, de journaux personnels, de témoignages directs, il reconstitue en détail ce qui s'est vraiment passé à la fin de 1947 et en 1948, ville par ville, village par village. Apparaît alors une entreprise délibérée, systématique, d'expulsion et de destruction : un « nettoyage ethnique » de la Palestine. En quelques mois, forts de leur supériorité militaire, de leur accord secret avec le roi de Jordanie, de la passivité complice des soldats britanniques et de l'impéritie de l'ONU, les dirigeants du mouvement sioniste ont organisé le « transfert », par la violence et l'intimidation, d'une population arabe plutôt pacifique, sans défense, abandonnée de tous. A la veille du soixantième anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, ce livre passionnant vient rappeler que la résolution du problème des réfugiés doit être la pierre angulaire de toute tentative de paix dans la région. Ilan Pappe est l'un des « nouveaux historiens » israéliens, connu pour sa critique des politiques d'Israël à l'égard des Palestiniens. Parmi ses ouvrages traduits en français : La Guerre de 1948 en Palestine. Aux origines du conflit israélo-arabe (La Fabrique, 2000), et Une terre pour deux peuples. Histoire de la Palestine moderne (Fayard, 2004). Traduit de l'anglais par Paul Chemla.

  • Le placard Nouv.

    Le placard

    Kim Un-Su

    L'histoire
    Le narrateur est un jeune type, pas bien ambitieux, plutôt lent, tranquille. Il a traîné après ses études, le temps passe, la trentaine arrive quand enfin il décroche un boulot, dans un laboratoire privé. De fait, il n'a pratiquement rien à faire, juste réceptionner les arrivages quotidiens. Au tout début il est gêné, jusqu'à ce qu'il découvre que, grosso modo, personne ne fait rien dans ce laboratoire, si ce n'est faire semblant d'être occupé.
    Un jour, il trouve un placard fermé par un cadenas à combinaison. Par pur désoeuvrement, méthodiquement, il va essayer de l'ouvrir. Et quand il y parvient soudain, il tombe sur des dossiers fascinants. Des personnes consultent un certain Dr Kwon, du laboratoire. Mais les " maladies " de ces gens sont tout sauf habituelles. L'un a un ginkgo qui pousse au bout de son doigt, un autre fait des sauts abrupts dans le temps, une femme devient plusieurs personnes à la fois.
    Et ces dossiers semblent intéresser une étrange société secrète, prête à tout pour les récupérer.
    Le style
    Sur fond de société secrète et de dossiers cachés, délicieusement fantastique, savamment paranoïaque,
    Le Placard est un roman noir unique en son genre, du pur Kim Un-su.

  • La sonate Concord pour piano, première oeuvre que Ives songea à publier à compte d'auteur en 1920, au moment où sa veine créatrice s'épuisait, entend célébrer le mouvement transcendantaliste qui s'était développé au milieu du XIXe siècle dans le village de Concord, près de Boston. Pour mieux faire comprendre le projet d'une oeuvre instrumentale « à programme », Ives conçut l'idée d'une préface explicative ; mais celle-ci prit des proportions telles qu'il dut la publier à part, sous le titre d'Essais avant une sonate. Ce texte majeur du compositeur est un document essentiel pour comprendre dans quel esprit sa musique fut conçue. Il est formé de six chapitres d'inégale longueur : le Prologue et l'Épilogue, qui traitent essentiellement de questions esthétiques et musicales, dont celle de la musique à programme, entourent les quatre chapitres consacrés à Emerson, Hawthorne, Les Alcott et Thoreau, qui correspondent aux quatre mouvements de la sonate, et où le compositeur développe une réflexion aussi bien esthétique que philosophique, avec ses implications politiques et sociales. Les Essais avant une sonate, à l'image des oeuvres du compositeur, se présentent comme un flux charriant tout un lot de réflexions profondes et de métaphores savoureuses, de citations et de paraphrases : ils définissent une éthique de la composition qui s'inscrit dans le droit fil de la pensée des Transcendantalistes, en particulier celle d'Emerson, figure centrale du mouvement. Dans la « Musique et son futur » et dans les « Impressions en quarts de ton », deux textes plus courts, Ives ouvre des perspectives audacieuses concernant la spatialisation du son et l'utilisation des micro-intervalles. L'esprit prospectif du compositeur, qui lui valut le qualificatif de précurseur, a fait de lui le père d'une musique américaine qui tout au long du siècle aura remis en question les postulats de la tradition européenne. Nous avons ajouté à ces textes quelques extraits concernant la sonate Concord publiées dans les Memos, des notes dictées par Ives en 1932. La traduction des Essais avant une sonate, publiée une première fois en 1986 par la revue Contrechamps (aujourd'hui épuisée), a été entièrement révisée. Les autres textes sont inédits en français.


  • Le rattachement du Roussillon à la France. Comme son titre l'indique, le présent ouvrage fait le point sur une période clef de l'histoire des terres catalanes du nord : la signature du Traité des Pyrénées en 1659 (dont de larges extraits sont publiés en annexe). Bien évidemment ce traité a été signé au terme d'un long processus historique que l'auteur retrace, en soulignant pour chaque période les circonstances politiques certes, mais aussi économiques et sociales, ainsi que les mentalités.
    L'annexion des Comtés au royaume de France s'est faite dans la douleur et a engendré de fortes résistances.

    Plus de trois siècles ont passé, mais ils n'ont pas fait disparaître le caratère catalan et la spécificité profonde du pays.

  • Derrière chaque événement historique se cache une vérité occultée...... Découvrez les plus grands complots de l'Histoire. Une série concept jubilatoire...
    14 avril 1912 : le Titanic heurte un iceberg et sombre, entraînant la mort de 1 500 passagers. La commission d'enquête stigmatise le capitaine du Californian qui croisait dans les parages. Son intervention aurait pu sauver de nombreuses vies. Le déshonneur du capitaine suscite l'intervention d'une de ses amies : l'enquête qu'elle mène pour prouver son innocence va révéler une tout autre vérité...

  • Au sommaire de ce premier Cahiers de l'IREA : Habermas et l'Europe des peuples ; la région Ouest de la Côte d'Ivoire ; Crise et démocratie en Afrique et interventions étrangères ; État, peuple et territoire ; Liberté et sécurité ; La chefferie, entité territoriale décentralisée ; Démocratie et bioéthique : le lien social en question dans le technocosme africain.

  • Au début du vingtième siècle, la région de Yalta est un centre intellectuel regroupé autour d'Anton Tchékhov et de Léon Tolstoï. Alexandre Ivanovitch Kouprine fait partie de ces nombreux écrivains, artistes, éditeurs, médecins qui viennent visiter les Maîtres et discuter entre eux. Cette traduction annotée évoque les souvenirs pasionnés de ce monde littéraire.

  • La publication en France du Général de l'Armée morte a apporté une révélation : celle d'un écrivain albanais de 35 ans que son roman a situé, du premier coup, à un rang enviable sur le plan de la littérature internationale.Vingt ans après la défaite des Italiens en Albanie, un général italien, celui que Kadaré appelle le général de I'Armée morte se voit chargé de récupérer les cadavres de ses compatriotes laissés sur place. Il a beau arriver en compagnie d'un prêtre, et ils ont beau avoir les relevés exacts des tombes, les mésaventures s'accumulent. C'est pour l'auteur l'occasion de semer, chemin faisant, anecdotes et réflexions attribuées aux morts, aux vaincus.Et voici que le général italien et son prêtre rencontrent un général allemand. L'Allemand est accompagné d'un maire. Eux aussi cherchent les ossements de leurs soldats tombés autrefois en Albanie. Mais pour eux, cela finira mal, car le maire se livre à une malhonnêteté. Ce roman saisissant nous fait assister en même temps au spectacle du drame et au spectacle de l'humour. lsmaïl Kadaré regarde avec cruauté ses généraux se défaire au fur et à mesure que leur mission perd tout caractère sérieux.Le roman d'lsmaïl Kadaré est important parce qu'il renouvelle le genre du roman de guerre tel que nous le connaissons. Il va plus loin. C'est un grand roman, une histoire limpide qui témoigne, avec un tact extraordinaire, d'une expérience humaine unique.

  • L´Effet Pygmalion procède d´une incursion dans l´immense fortune littéraire, visuelle, audiovisuelle enfin, du mythe fondateur de la première histoire de simulacres consignée par la culture occidentale. La légende raconte qu´un sculpteur chypriote tombe amoureux de l´oeuvre qu´il façonne; dans un élan de magnanimité, les dieux décident de l´animer. Devenue, par la volonté divine, femme et épouse de son créateur, cette dernière reste néanmoins un artefact qui, s´il est doué d´âme et de corps, n´en demeure pas moins un fantasme. Un simulacre, précisément. Artifice privé de modèle, le simulacre ne copie pas un objet réel, il s´y projette plutôt et l´escamote, il existe en soi. Ne procédant pas de la copie d´un modèle, n´étant nullement fondé sur la ressemblance, le simulacre transgresse la mimésis qui domine la pensée artistique.
    Ambitieux, l´ouvrage ne se satisfait pas d´une approche interdisciplinaire. Ainsi définit-il son objet critique non par une succession de témoignages artistiques ou littéraires, mais par la conception même de la représentation, le statut du modèle et de la copie. En ce sens, si un texte d´Ovide ou de Vasari, une miniature médiévale, une statue vivante de la Renaissance, une peinture romantique, une photographie, un film et jusqu´à la poupée Barbie sont convoqués par Victor Stoichita, c´est pour être examinés avec les mêmes principes critiques et contribuer à un discours herméneutique sur la conception occidentale de l´image.
    Le mythe de Pygmalion, parabole de l´infraction même de la représentation, de l´éviction de la mimésis et de la déviation du désir, fonde une anthropologie de l´objet esthétique et donne à voir la feinte originelle dans toute société captivée par les simulacres et ses leurres, telle que la nôtre.

  • Le Christ appelle toujours plus avant celui qui s'efforce de le suivre. Des chemins s'ouvrent ainsi dans le coeur du disciple qui porte en lui la mort et la résurrection de son maître. Un chartreux nous introduit dans ce mystère d'intimité. Les chartreux ont choisi de tout quitter pour suivre le Christ. La relation intime qu'ils vivent avec lui peut servir à tout chrétien. Sans identifier le courage de la foi au courage du renoncement, un chartreux montre jusqu'à quelle qualité d'amour un disciple du Christ peut aller lorsqu'il choisit vraiment de le suivre et de le prendre comme modèle et compagnon de route. Les textes bibliques lus tout au long de l'année liturgique - l'attente du Christ pendant l'Avent, l'attente de l'Esprit saint à la Pentecôte, la naissance de Jésus, sa vie publique, sa passion, sa résurrection et son ascension - servent à l'auteur de base pour démarrer sa réflexion ou sa méditation. À travers eux, il aborde la question de l'accueil de la vie, de la conversion continuelle, de la supériorité et de la pérennité de l'amour, du mystère de la liberté dans la souffrance, du sacrifice, de la joie cachée, de l'union au Christ. Un livre pour tous ceux qui veulent entrer et avancer toujours plus avant dans une relation approfondie, affective et amoureuse avec le Christ.

  • Ida au pays du matin calme

    Daussy-I

    Comment une petite normande, inconnue en France est devenue une star en Corée ?Ida Daussy nous raconte avec humour, tendresse et sans langue de bois, son extraordinaire aventure et nous fait découvrir la Corée du Sud, ce pays du matin clair que nous connaissons mal. Arrivée en Corée pour la première fois en 1992, Ida a vécu le spectaculaire développement de ce pays marqué par des siècles de Confucianisme et qui s'est ouvert en quelques décennies à la modernité, à d'autres cultures, à d'autres moeurs, tout en restant profondément attaché à ses traditions et à une certaine qualité de vie qui lui a valu le surnom d' « Italie de l'Asie ».Mariée à un coréen, mère de deux enfants, journaliste vedette de la télévision coréenne, Ida Daussy a ainsi été le témoin privilégié de ces bouleversements. Fine observatrice, son franc parler, ses manières « so french » et ses talents d'animatrice ont conquis un large public et lui ont permis de faire partager son amour pour la France et sa passion pour la Corée.

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