Franck Michel

  • L'autonomadie, un terme reliant joyeusement autonomie et nomadisme, est au coeur de cet essai. En treize chapitres, à l'exception du premier complètement inédit, il reprend les textes initialement publiés sur le site de La croisée des routes (www.croiseedesroutes), ici réactualisés et réassemblés. Ce recueil interroge notre rapport au voyage. Partir peut être une fuite ou une libération. Ceux qui voyagent partagent tous une quête de paix et de liberté, une recherche de convivialité et d'aventure humaine.

  • Entre analyses pertinentes et bouffées délirantes, cet essai décrypte l'univers du voyage dans un monde à l'arrêt. L'auteur, anthropologue autonomade, se promène entre l'ailleurs et l'ici, abordant les sujets les plus sérieux et les plus futiles. Il partage ses pensées buissonnières autour de nos trips qui ne passent plus et autres nomadismes contrariés. Ouvrage de chroniques sur les tourismes en voie de mutation ou de disparition, on y porte également un regard acéré sur notre planète dévastée mais à la merci du capitalisme. L'auteur entend balayer devant sa porte mais aussi jusque dans les moindres recoins du monde pour débusquer les inepties du tourisme contemporain, les incohérences des voyages dans toutes ses variantes.

  • Le voyage et l'utopie sont étroitement liés. En parcourant le monde, l'envie de le bonifier s'ajoute au bonheur de le découvrir et de mieux le connaître. Quand le voyage mue en tourisme, la part d'utopie s'effrite jusqu'à disparaître. En s'organisant, le tourisme s'éloigne de l'utopie, car il ne laisse plus de place à l'imprévu, et donc à la véritable rencontre. Cet essai fait l'éloge de l'autonomadie. Cette réflexion sur le voyage doux et la place de l'utopie sur nos routes fait la part belle aux voyages lents, à pied et à vélo.

  • Cet ouvrage se veut une introduction, simple et brève, de l'histoire des Toraja (où sont rappelés les souffrances et les conflits, mais aussi les apports étrangers, qu'ils soient bugis, hollandais, japonais ou ... indonésiens), et de la société (organisation, institutions, valeurs, religions, coutumes, arts, langues, et cultures).

  • Décors exotiques et des corps abîmés. Fléau mondial en plein essor, le tourisme sexuel s'accommode parfaitement de l'esprit du capitalisme et de l'attrait de la société de consommation, en particulier de la civilisation des loisirs. Un véritable tourisme sexuel de masse tend à se développer sur fond d'inégalités économiques et sociales mais également de misères éducatives et affectives. L'industrie des corps défile sur le marché international du sexe et le tourisme, fermant souvent les yeux sur le rentable trafic humain, voisine alors avec la prostitution et la pornographie, compléments incontournables de la mondialisation sexuelle en cours. Forme de recolonisation du Sud par le Nord, le tourisme sexuel - ou plutôt les tourismes sexuels tant les formes et les impacts sont variables - autorise avec la bénédiction de la corruption politique et du tout-libéralisme, toutes les exploitations et toutes les humiliations. Les femmes du Sud et de l'Est en sont les premières victimes, les plus nombreuses aussi. Avocats de la mondialisation économique, les industries du voyage et du sexe partagent décidément beaucoup d'intérêts dans la rapide transformation du monde en gigantesque parc de loisirs, voire d'aire de jeux sexuels.

    Cet ouvrage présente l'univers, souvent tabou, des tourismes sexuels avec ses dépendances et ses trafics, ses heurs et ses malheurs, ses liens étroits ou non avec la prostitution, et sa terrible entreprise de mystification de la femme sans oublier la marchandisation du corps fantasmé. Une partie importante du livre est consacrée à la situation dans le continent asiatique, terre où le tourisme sexuel s'est développé dans des proportions dramatiques, enrichissant les États et les nantis sur le dos des plus pauvres, et d'abord des femmes et des enfants. C'est aussi en Asie que les stéréotypes et les clichés entretenus par les médias, tant à propos des cultures locales qu'à l'égard des femmes autochtones, sont les plus ancrés dans l'histoire et les plus tenaces dans l'imaginaire occidental. Tout au long de cet essai, à l'aide d'exemples concrets tant en Asie qu'ailleurs, notre premier souci est d'informer puis, si possible, d'encourager d'autres comportements, à la fois touristiques et citoyens, à l'égard des autres en général et de nos hôtes en particulier.

  • Dans ce recueil, l'auteur nous invite à revisiter douze destinations connues ou méconnues, plus authentiques qu'exotiques, toutes emblématiques à plusieurs titres. L'auteur propose ici douze regards personnels, instructifs ou subversifs, toujours subjectifs, parfois peut-être les trois à la fois, qui sont avant tout des notes de voyage, complétées d'observations historiques, socio-anthropologiques et géoculturelles, et d'analyse pour déchiffrer l'actualité du monde toujours plus complexe.

  • Cet ouvrage nous invite au voyage en Asie, ce continent tant rêvé par les colonisateurs et les missionnaires, les aventuriers et les touristes. Il nous propose, au-delà du seul pittoresque qu'évoque en chacun de nous le rêve du lointain Ailleurs, une réflexion globale et critique de l'exportation de notre modernité et de la rencontre ambiguë des cultures occidentales et asiatiques

  • Dans notre imaginaire du voyage, le simple mot de Bali rime avec Paradis. Le lieu, magique et exotique, met d'emblée en sourdine l'envers du décor, un enfer mondialisé nettement moins glamour qui a atteint les limites de son développement effréné... Une vingtaine de chroniques culturelles réunies en trois grandes parties (Des dieux et des hommes ; Des rites de passage ; Des lieux prisés et une nature outragée) proposent une lecture qui invite à l'aventure humaine et qui incite à voir Bali autrement, c'est-à-dire avec d'autres yeux, d'autres comportements, plus verts et plus ouverts.
    Nomade dans l'âme et libre comme l'air, Franck MICHEL est anthropologue et auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur l'Asie et le voyage dont « En route pour l'Indonésie », paru aux éditions Gope. Ses terrains d'études se situent prioritairement en Asie du Sud-Est qu'il parcourt depuis bientôt trois décennies.

  • L'archipel indonésien comprend 17508 îles et îlots ; il regroupe plus de 200 " minorités ethniques " et au moins 300 dialectes et langues locales, sans évoquer la partie (encore) indonésienne de la Nouvelle-Guinée... La République d'Indonésie est en outre le plus vaste pays musulman de la planète. Tout cela est aujourd'hui remis en cause par la fragile ouverture démocratique de cet immense pays à l'allure d'un continent et encore accentué par les événements tragiques ayant mené le Timor-Oriental sur le sinueux chemin de l'indépendance.

  • Bali résonne comme un mot magique qui nourrit, pour celle ou celui qui s'y aventure, l'espoir de découvrir un univers culturel unique et préservé, une belle terre immaculée pleine de promesses pour des voyageurs en quête d'un improbable paradis. Le paradis exotique se métamorphose parfois en un enfer mondialisé qui peut étonner plus d'un visiteur, soudain effaré, voire désemparé. Pourtant, imperturbablement, la rencontre culturelle sinon économique, opère divinement dans cette île qu'on ne cesse - des voyagistes aux autorités, des voyageurs aux autochtones - de vouer aux dieux et à leurs temples. Mais la rencontre tant souhaitée n'induit pas forcément l'échange et encore moins le partage.

    Hier comme aujourd'hui, les Balinais changent énormément sans vraiment rien changer à certaines habitudes séculaires. Ils s'adaptent et ils adoptent. Et même si l'argent semble désormais diriger leur destin bien davantage que les riches traditions ou spiritualités locales, les Balinais s'accommodent - bon gré mal gré - aux conditions de la mondialisation. Voire à celles de la folklorisation participative sur fond d'affaires rutilantes dans un décor qu'on dit de rêve.

    Ces chroniques culturelles d'une petite île hindoue, véritable plateforme touristique internationale, ont ici été réunies en trois parties et vingt chapitres. Une invitation au voyage, un appel à voir Bali autrement, c'est-à-dire avec d'autres yeux, sans véhiculer de fausses illusions mais en prônant un réel émerveillement toujours présent aux quatre coins d'une île pas comme les autres... En sursis mais superbe.

    Avec toutes les surprises qui sur place attendent puis saisissent les visiteurs, Bali a été et reste l'île de la tentation, celle du diable et celle du bonheur. L'harmonie des contraires s'inscrit dans le quotidien insulaire. On ne revient pas indemne de sa découverte. Dans ce livre, quelques bribes de la riche et complexe culture balinaise tentent d'illustrer à la fois la beauté d'une île et la fierté de son peuple. Une immersion au coeur d'un paradis infernal inoubliable.

  • Franck Michel nous propose une vingtaine d'articles s'intéressant aux questions de culture et de développement touristiques, aux implications culturelles, économiques, politiques et sociales engendrées par un secteur touristique en pleine activité. A l'aide d'études de terrain précises et d'analyses ou de synthèses originales, l'ouvrage offre au lecteur, spécialisé ou non, un premier panorama complet d'une anthropologie du tourisme à la française en pleine effervescence.

  • L'identité contribue au développement touristique autant que le tourisme participe à la refondation des identités. Comment se touristifier sans perdre son âme ? Ou comment le développement touristique peut-il s'accommoder des identités locales, sans les altérer et bouleverser la vie des populations autochtones ? Ces contributions confrontent les identités locales placées devant le défi et l'ingérence du tourisme international et apportent des éclairages originaux sur cette délicate "rencontre" entre univers des voyages et cultures du monde.

  • Il est temps de plonger dans l'univers des redoutables Vikings ! Enfin, pas si redoutables ! Oubliez tout ce que vous savez sur ce peuple... vous allez être surpris par ces Vikings plus dingues les uns que les autres ! Là-bas ils domestiquent les dragons pour en faire des alliés, ils ne se laissent impressionner par personne (sauf peut-être par leurs femmes...) mais surtout ils vivent des histoires hilarantes dans un village complètement fou ! Tous les personnages sont de retour pour de nouvelles aventures encore plus drôles !

  • La réforme des collectivités territoriales engagée avec la loi MAPTAM de 2014 et la loi NOTRe de 2015 est désormais achevée. Cette nouvelle édition présente l'organisation territoriale de la France en 2018, telle qu'issue de ces transformations. Les nouvelles obligations pesant sur les élus depuis les lois de 2017 pour la confiance dans la vie politique, les évolutions relatives au statut de Paris ou la nouvelle collectivité de Corse depuis le 1er janvier 2018 sont également exposées.
    Les questions-réponses sont organisées autour de six thèmes : les différentes catégories de collectivités locales, les grands principes les régissant, leurs compétences, leurs finances, la démocratie locale et l'intercommunalité.

  • Il est temps de plonger dans l'univers des redoutables Vikings ! Enfin, pas si redoutables ! Oubliez tout ce que vous savez sur ce peuple... vous allez être surpris par ces Vikings plus dingues les uns que les autres ! Là-bas ils domestiquent les dragons pour en faire des alliés, ils ne se laissent impressionner par personne (sauf peut-être par leurs femmes...) mais surtout ils vivent des histoires hilarantes dans un village complètement fou !

  • Les tourismes jouent-ils la carte des patrimoines contre celle des mondialisations ? On pourrait le croire. Le tourisme, qui reste en plein essor en dépit d'une crise économique désormais permanente, a besoin du patrimoine pour faire face à la mondialisation ; et en retour, le patrimoine a plus que jamais besoin du tourisme pour exister, pour résister, se préserver. Au-delà du "tourisme autrement", il s'agit de penser différemment les questions de développement durable, de valorisation du patrimoine, de gestion de l'univers des voyages.

  • Les oeuvres présentées dans le numéro printemps-été de Ciel variable peuvent sembler relever, au premier abord, d'un simple travail sur le motif. Un regard plus attentif montre cependant que ce qui se désigne ainsi, dans une telle focalisation sur les arbres, les icebergs ou les nuages, c'est le façonnement des éléments naturels par l'action humaine en un paysage qui est devenu un environnement. Des essais sur la série Arbres de Jocelyn Philibert, Eidôlon d'Alain Lefort et Espaces aériens de Denis Farley constitue le coeur de ce numéro où l'on retrouve aussi plusieurs portraits d'artistes, comptes-rendus d'exposition dont celui de la récente présentation des oeuvres de Robert Mapplethorpe au MBAM, ainsi qu'une entrevue avec Luce Lebart, directrice de l'Institut canadien de la photographie du MBAC.

  • Ce n'est pas parce que l'on change de siècle qu'il faudrait changer l'école ; mais le nouveau millénaire est probablement l'occasion symbolique d'engager un renouveau dynamique et fort et de se donner les moyens d'atteindre les objectifs des dernières décennies. C'est évident, aujourd'hui comme hier, on ne changera pas l'école par décret ; le changement ne peut venir que des acteurs eux-mêmes. Faire confiance aux enseignants, les aider à construire une école de la réussite et du plaisir d'apprendre, une école résolument centrée sur l'intérêt de l'enfant et le développement des intelligences, telle peut être la démarche nouvelle. Innover devient dès lors la plus irremplaçable des fonctions du maître. Mais comment innover ? Quelles références prendre en compte ? Quelles voies emprunter ? Quels paramètres intégrer ? L'ambition de cet ouvrage est d'apporter un ensemble de références pour clarifier les objectifs, pour gérer la communication éducative dans la classe et l'organisation même de l'école. L'école du XXIe siècle reste à inventer ; les grandes directions sont fixées par la loi mais elle ne s'inventera qu'au contact des élèves... et les maîtres ne peuvent pas rester seuls sur ce chantier.

  • Fondements théoriques et études empiriques de la dynamique des prix en France au cours des vingt dernières années.

empty