Fanny Gallot

  • Alors que depuis la fin des années 1990, le monde ouvrier revient sur le devant de la scène avec des luttes de plus en plus dures (occupations, séquestrations, grèves de la faim, menaces de faire " sauter l'usine ", etc.), le rôle joué par les femmes a été passé sous silence. À la différence des hommes, elles ont souvent effectué leur carrière entière dans la même usine et subissent de plein fouet l'épreuve des restructurations ou de la liquidation pure et simple.
    Qui sont ces femmes décidées à " en découdre " ? Ayant commencé à travailler après 1968, elles n'ont plus grand-chose de commun avec leurs mères : elles ne sont ni fatalistes ni résignées. Grâce à leurs combats, de nouvelles lois ont révolutionné le travail et, plus largement, la société. Elles ont obtenu d'être reconnues comme des salariée s à part entière, et non pas comme des subalternes devant se contenter d'un salaire d'appoint. Elles ont mis en cause le pouvoir des petits chefs disposant d'un quasi-droit de cuissage. Elles ont donné sa dignité au travail en usine jusqu'alors considéré comme dégradant pour une femme. Elles ont changé le fonctionnement syndical en refusant de tout déléguer aux hommes. Les syndicats ont été obligés de prendre en charge des questions comme la contraception, l'avortement ou le partage des tâches familiales.
    Fanny Gallot s'est appuyée, entre autres, sur les témoignages précis des femmes engagées dans cette lente et profonde révolution. Elle raconte leurs histoires surprenantes et émouvantes, comme celles des ouvrières de Chantelle et Moulinex dont les luttes ont marqué l'actualité.

  • Voici le premier panorama des luttes féministes à l'échelle mondiale. De l'Algérie au Mexique en passant par la Thaïlande ou le Sénégal, des femmes cherchent à faire valoir leur place et leur parole et renouvellent les mouvements féministes. Ce sont les 23 témoignages originaux de ces militantes, journalistes ou universitaires, véritable récits incarnés qui sont réunis ici.

  • L'École compte parmi ses missions fondamentales celle de garantir l'égalité des chances entre les filles et des garçons. Les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE) intègrent dans les enseignements du tronc commun la mobilisation contre les stéréotypes, notamment sexistes, et les discriminations ainsi que la promotion de l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes.
    Mettre en oeuvre des pratiques de classe égalitaires ?
    Prendre en compte l'enchevêtrement des discriminations ?
    Questionner les stéréotypes de sexe ?
    Diversifier les représentations ?
    Eduquer à la sexualité ?
    Travailler avec des supports originaux ?
    Tenir compte du genre dans les disciplines et les savoirs scolaires ?
    Découvrez 37 outils indispensables pour enseigner l'égalité filles-garçons.
    o Chaque outil est traité de façon synthétique et imagée sur 2 ou 4 pages.
    o Chaque outil renvoie à des mises en oeuvre concrètes qui s'appuient sur une expérience de terrain des auteurs.
    o   Des conseils méthodologiques, des remarques sur les contextes d'utilisation de ces outils, ainsi qu'un approfondissement des connaissances viennent compléter ces présentations.

  • Les « années 1968 » ont-elles été une époque de contestation des rôles de genre, des stéréotypes sexués ou des clichés virilistes ? Pour le savoir, ce livre veut saisir l'influence du genre dans les multiples formes de positionnement et de conflictualité politique, dans les organisations syndicales comme les groupes et partis politiques, les mouvements associatifs et les collectifs militants, dans cette période marquée par de nouvelles dynamiques féministes.

  • Au travers d'approches variées, ce numéro tente de cerner les effets des mobilisations contre ce que ses opposant·e·s ont appelé la 'théorie du genre', dans le champ scolaire en 2013-2014, et montre comment elles ont fortement marqué le discours sur l'école, bien au-delà des seules questions de genre en éducation, en lien avec la démocratisation scolaire.

empty