Christian Millau

  • Des grands dîners de Louis XIV à la cour de Versailles aux extravagances contemporaines de la cuisine moléculaire, en passant par la joyeuse bamboche des années 1900 ou la franche convivialité d'un repas de chasseurs du pays gascon, ce dictionnaire amoureux est un "régal" de culture, d'histoires et d'anecdotes.0500J'aurai passé un demi-siècle de ma vie à rouler ma bosse et mon estomac sur la Terre entière et n'ai toujours pas perdu l'appétit de le raconter. Non pas en professeur "ès-gastronomie" (oh, le vilain mot !) mais en gourmand, amateur de bonnes et belles choses, de rencontres et de découvertes. Pour faire partager à mon lecteur mes emballements, mes déconvenues ou mes coups de gueule, je me suis coulé dans la peau du conteur, comme il s'en trouve autour d'une table entre amis.Quand je lui fais déguster un lièvre à la royale, nous sommes au Palais-Royal chez Mme Colette. En-semble, nous humons les parfums du miroton de Mme Milord, ma concierge, nous nous glissons dans les mystérieuses cuisines de la franc-maçonnerie, nous nous asseyons chez les plus grands chefs du siècle et nous nous payons la tête des ridicules d'une certaine gastronomie contemporaine.0300J'aurai passé un demi-siècle de ma vie à rouler ma bosse et mon estomac sur la Terre entière et n'ai toujours pas perdu l'appétit de le raconter. Non pas en professeur "ès-gastronomie" (oh, le vilain mot !) mais en gourmand, amateur de bonnes et belles choses, de rencontres et de découvertes. Pour faire partager à mon lecteur mes emballements, mes déconvenues ou mes coups de gueule, je me suis coulé dans la peau du conteur, comme il s'en trouve autour d'une table entre amis.Quand je lui fais déguster un lièvre à la royale, nous sommes au Palais-Royal chez Mme Colette. En-semble, nous humons les parfums du miroton de Mme Milord, ma concierge, nous nous glissons dans les mystérieuses cuisines de la franc-maçonnerie, nous nous asseyons chez les plus grands chefs du siècle et nous nous payons la tête des ridicules d'une certaine gastronomie contemporaine.

  • Le Petit Roman du vin de Christian Millau initiera les amateurs aux plaisirs des grands vins et ravira les habitués qui voient dans la rencontre autour d'une bonne bouteille un heureux moment de convivialité. Christian Millau évoque des dégustations prestigieuses auxquelles il a pu être convié : Yquem, Lafite, Rothschild 1797, Pétrus... qui réservaient parfois de drôles de surprises. Christian Millau raconte les histoires de vin dont il a été le témoin ou qui lui sont arrivées. «L'affaire se noua à Paris, dans le haut de la rue de la Montagne Sainte-Geneviève (la "Montagne sacrée "), juste en face de l'École Polytechnique. Il y avait là une épicerie qui faisait commerce des produits les plus communs, tels les sardines en boîte, les limonades et les roudoudous pour enfants sages. [...] Deux détails insolites qui ne cadraient pas du tout avec la modestie des lieux éveillèrent ma curiosité. Tout au fond de la boutique, sur des étagères, un fouillis inextricable de bouteilles laissait deviner des étiquettes où l'on pouvait lire des noms inattendus, tels que Chassagne-Montrachet, Pommard, Chambolle-Musigny, Coteaux du Layon, Chateauneuf-du-Pape, Beaumes-de-Venise, Condrieu... L 'autre sujet d'étonnement était fourni par la présence, autour d'un gaillard en blouse grise et béret noir dont la bouille ronde et rouge percée de deux petits yeux plissés et sabrée dans le sens de la largeur d'un sourire franchement rigolard, de messieurs qu'on devinait issus des hautes sphères de la société, et non sans raison, car l'un était le général commandant Polytechnique et l'autre le philosophe Gaston Bachelard, dont j'appris qu'il venait là en voisin rafraîchir la trépidation de ses petites cellules grises. Revenons à l'homme au béret. De son nom Jean-Baptiste Besse, mieux connu dans le quartier sous le vocable de «Père Besse», et propriétaire des lieux. Devenu à l'instant même mon ami, je ne pus me passer de lui, jusqu'à sa mort, tant c'était une joie de le retrouver chaque semaine dans son jardin de verre extraordinaire. Il fuyait comme la peste la redoutable engeance des oenophiles-connaisseurs-qui-savent-tout et, en revanche, vous invitait dans le cercle de ses amis dès lors qu'on ne la ramenait pas et qu'on la bouclait quand on ne savait pas. Christian Millau raconte aussi quelques anecdotes savoureuses, comme l'histoire du curé de Saint Emilion qui au confessionnal indiquait à ses ouailles, propriétaires de grands crus : "Six Ave et une caisse". Dans Le Petit Roman du vin, il aborde pour commencer la vieille querelle : bordeaux ou bourgogne ? et conclut qu'avec l'âge, «... un peu lassé des grands noms francs et des armoiries, je me convertirai à nos obscurs du Languedoc, d'Auvergne, de la Loire, de la Corse ou du Pays Basque. Nos oubliés, nos modestes, nos incompris, nos francs-tireurs et nos anars, qui se fichent pas mal de ne pas appartenir à la nomenklatura des AOC, pourvu qu'ils fassent glisser le bonheur au fond du gosier.» L'AUTEUR Christian Millau est le co-fondateur des guides Gault-Millau célèbres dans le monde entier. Grand reporter, critique littéraire, chroniqueur judiciaire, mémorialiste, gastronome, satiriste, romancier, c'est un écrivain éclectique dont le talent est chaleureusement reconnu par la critique et le public. Parmi ses parutions les plus récentes : Au Galop des hussards aux Editions de Fallois (Grand Prix de l'Académie Française de la Biographie et Prix Joseph Kessel), Bon baisers du goulag (Plon), Dieu est-il gascon ? (Le Rocher), Le Dictionnaire amoureux de la Gastronomie (Plon), Le Passant de Vienne - Un certain Adolf, paru le 02 avril aux Editions du Rocher.

  • C'est le Journal d'un jeune hussard de quatre fois vingt ans qui revit sa vie au galop. C'est le grand balayage, d'humeur et d'humour, d'irrévérence et de flamme, d'émotion et de colère d'un siècle tumultueux qui palpite sous la plume d'un écrivain libre de toutes entraves. Glanés de 2011 à 1928, des souvenirs, des rencontres, qui étonnent, passionnent, serrent le coeur ou font éclater de rire. Nimier et Aymé, Morand et Céline, Vialatte et Blondin, Mauriac et Léautaud, Cendrars et Desproges, Hemingway et Orson Welles. Hitler à son balcon, Churchill avec la Callas, l'abbé Pierre au Crazy Horse... Alger sous la mitraille, les grands procès de l'OAS, le goulag de la Mer Blanche, l'été 1940... Les travelos de Singapour, les coupeurs de têtes d'Amazonie... La grande Histoire et la petite filent au galop du siècle. Christian Millau est l'homme de plusieurs vies. Grand reporter, critique littéraire, romancier, mémorialiste, chroniqueur judiciaire, satiriste, voyageur et amoureux de bonne chère, son talent est chaleureusement reconnu par la critique et le public. Parmi ses parutions les plus récentes : Au Galop des Hussards (Grand Prix de l'Académie française de la biographie et Prix Joseph Kessel), Bons baisers du goulag et, aux éditions du Rocher, Dieu est il gascon ?, Le Passant de Vienne (Un certain Adolf) et Le Petit Roman du vin.

  • Après le Journal Impoli et le Journal d'un mauvais Français, Christian Millau nous revient avec un Dictionnaire à sa façon. Ici et là, on fait son bonheur d'une définition d'une ou deux lignes : Alcool : c'est le vin de messe des mécréants. Art contemporain : on se précipite dans les expositions pour voir des choses qu'on ne voudrait jamais avoir chez soi. Caisses : quand François Hollande est arrivé à l'Élysée, elles étaient vides. À présent, il n'y a plus de caisse. Clandestin expulsé : nomade interrompu dans son projet de société. Communisme : ça marche, il suffit de le privatiser. Les Chinois l'ont compris. Femme moderne : variété de cabine téléphonique à hauts talons. Mort : nuit gravement à la santé. Ailleurs, sur quelques pages, Christian Millau croque sur le vif de grandes figures de la littérature ou des arts qu'il a bien connues : Joseph Kessel lui racontant l'Afghanistan, Antoine Blondin sobre, Jean Giono révélant un Machiavel inconnu, Jean Anouilh assailli par des gauchistes qui veulent lui faire la peau, Georges Brassens dans son gourbi où courent les rats, Charlie Chaplin s'asseyant dans le fauteuil où Molière est mort... De A à Z, de Depardieu à Trierweiler, de BHL à DSK, de Céline à Montebourg ou de Bonaparte à Sarkozy, entre vacherie et tendresse, gravité et légèreté, provocation et émotion, grande Histoire et petites histoires, journalisme et littérature, Christian Millau nous entraîne une nouvelle fois dans un tourbillon tonique d'où l'on sort la tête en fête. «Quelle pêche ! Quelle tchatche ! Quelle niaque ! Il est de ces hommes qui avec l'âge se moquent du qu'en dira-t-on, des discours convenus et qui lâchent leur vérité avec une franchise jubilatoire.» Bernard Pivot, Journal du Dimanche «Un siècle palpite dans son style comme la pépite dans la main du chercheur d'or. Ce Millau, c'est un soleil ! François Ceresa, Le Figaro Magazine «C'est la quintessence de l'art de chroniquer.» Marc Lambron, Le Point «Brillantissime et drôle à éclater. C'est le genre de bouquin que je garderai près de moi toute ma vie, entre Jules Renard et Léautaud.» Gérard Collard, Coups de coeur des Libraires, LCI, la 5, France Inter «Un esprit libre qui défouraille à tout va sur notre époque percluse de politiquement correct.» Jérôme Dupuis, Lire «Il a l'Histoire à l'oeil. Sa mémoire est une malle aux trésors. Ni désespoir ni nostalgie mais une vraie gourmandise de la vie.» Bertrand de Saint Vincent, Spectacle du Monde

  • Vienne, 1923. Un obscur agitateur vient d'être incarcéré après un putsch raté à Munich. À l'ambassade de France, on demande à un jeune attaché, Philippe de Gondrange, d'enquêter sur la jeunesse de cet Autrichien sorti de nulle part. Qui est donc cet étudiant recalé aux Beaux-Arts, ce vagabond qui vend des vues de Vienne sur cartes postales à des marchands juifs, bourre ses souliers troués de papier journal et dort sur des bancs de square ? Un trublion de brasserie ? Un démon surgi de la marmite des sorcières ? Ou seulement un passant excité, un petit bourgeois qui rêve de devenir quelqu'un dans le fantastique tourbillon artistique et intellectuel de la Belle Époque viennoise ? «Il s'agit sans nul doute d'un de ces personnages pittoresques dont l'histoire fourmille, dira un colonel du 2e Bureau. Il y a toutes les chances pour qu'on n'en entende plus jamais parler.» Cet homme quelconque mettra le feu à l'univers. Il s'appelle Adolf Hitler. Grand reporter, romancier, mémorialiste, chroniqueur à Service littéraire, Christian Millau a vu enfant, en 1937, un Hitler tout sourire sur son balcon de Berchtesgaden et aussi les détenus de Dachau en tenue de bagnard. Ces images ne l'ont jamais quitté. Le passant de Vienne n'est pas un livre d'histoire. C'est un roman où l'essentiel est vrai. Le reste est imaginé.

  • Les "mauvais Français" qui refusent de marcher au son du clairon du prêt-à-penser vont se régaler. Dans l'irrévérence, l'humour ou la colère, sur fond de campagne présidentielle, Christian Millau bouscule le présent et fait revivre son passé, riche de souvenirs inédits, comiques ou émouvants, littéraires, politiques ou journalistiques. En un bouquet étincelant se croisent des personnages aussi dissemblables que Nicolas Sarkozy et Louis-Ferdinand Céline, François Hollande et Antoine Blondin, DSK et Michel Déon, Marine Le Pen et Gaston Gallimard, Dodo la Saumure et la vicomtesse de Noailles. Après le succès de son Journal impoli, unanimement salué par la critique, le jeune hussard de quatre fois vingt ans est reparti au galop.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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