Langue française

  • « Le plus poignant des romans d´amour contemporain.» Raymond Queneau« L´écume des jours, c´est Roméo et Juliette sans confl its familiaux, Tristan et Yseut qui n´ont pas besoin de philtre, Paul et Virginie à Saint-Germain-des-Prés, une Dame dont les Camélias sont remplacés par un Nénuphar, Héloïse sans castrer Abélard. Voilà un tournant : le moment, après la guerre, où le roman français se dit que ce qui importe, c´est de faire bouger le lecteur sur un air de be-bop. Boris Vian en a marre des académismes, il veut faire rire et swinguer la langue, il veut obtenir les larmes, il veut aussi faire rêver et proposer davantage qu´une romance: une fenêtre ouverte sur le merveilleux.» Frédéric Beigbeder

  • L'arrache-coeur

    Boris Vian

    28 août Le sentier longeait la falaise. Il était bordé de calamines en fleur et de brouillouses un peu passées dont les pétales noircis jonchaient le sol. Des insectes pointus avaient creusé le sol de mille petits trous ; sous les pieds, c'était comme de

  • Mille et une facéties, pensées et humeurs de Boris Vian, mille et une merveilleuses conneries que l'écrivain, chanteur, inventeur, musicien, poète, trompettiste a dites ou écrites, directement ou au travers de ses personnages.
    Une lecture jubilatoire et inépuisable, où s'expriment aussi bien la fantaisie que la sagacité de Boris Vian.

  • Paru pour la première fois en 1948, Et on tuera tous les affreux est le troisième ouvrage de Boris Vian écrit sous le pseudonyme de Vernon Sullivan. Sexe, sang, anticipation scientifique, suspense, espionnage et froide rigolade y sont superbement dosés.

  • Correspondances 1932-1959

    Boris Vian

    • Fayard
    • 19 Août 2020

    Boris Vian a beaucoup écrit. 10  000  pages ont été publiées, restait en suspens la correspondance.
    Dans les échanges avec sa première épouse Michelle se dessinent notamment l'univers de Saint-Germain-des-Prés, celui de Saint-Tropez avec ses clubs et ses personnalités hautes en couleur. Les copains -  écrivains, jazzmen ou artistes  - deviennent source d'inspiration, voire des personnages de son oeuvre. Boris Vian leur écrit, mais répond aussi continuellement aux missives d'admiratrices, de lecteurs anonymes passionnés de musique et aux journalistes qui n'aiment pas son style.
    Quant à la séquence familiale inédite qui ouvre cet ouvrage, elle résonne avec une puissance singulière. Les lettres à sa mère, surnommée Pouche, alors qu'il est en première année de l'École centrale, sont particulièrement touchantes, comme ses charmants échanges plus tard avec ses deux enfants, Patrick et Carole.
    Ses lettres d'amour nous bouleversent, qu'elles soient coquines, drôles ou poétiques. Et puis un jour le premier amour disparaît pour refleurir ailleurs, avec Ursula, son Ourson.
    Si l'on connaissait son esprit facétieux et provocateur, cette correspondance révèle l'humeur parfois assombrie d'un homme qui se sait malade depuis l'adolescence et qui vit différemment. Ressort quelquefois le ton d'un écrivain blessé de ne pas avoir été compris ni sous son nom ni sous celui de Vernon Sullivan. Même si Simone de Beauvoir lui écrit avoir aimé «  en gros et en détail  » L'Écume des jours ou que Raymond Queneau le soutient contre vents et marées.
     
    Nicole Bertolt collabore avec Ursula Vian Kübler (seconde épouse de Boris Vian) à partir de 1980 et est aujourd'hui mandataire pour l'oeuvre et directrice du patrimoine de Boris Vian. Elle nous dévoile ici un trésor, une sélection de près de cinq cents lettres de celui et à celui qui aurait eu cent ans le 10  mars 2020 Un détail qui n'en est pas un  : regardez la date à la fin de L'Écume des jours...

  • Les fourmis

    Boris Vian

    Les onze récits de ce recueil ont été rassemblés par Boris Vian lui-même; leurs nombreuses rééditions ont apporté la preuve de l'importance de cet ouvrage dans son oeuvre.
    Onze récits où se conjuguent l'émotion, la verve, la fantaisie, la tendresse et la saine insolence de Vian.

  • Elles se rendent pas compte paraît pour la première fois en 1950 sous le nom de Vernon Sullivan, traduit par Boris Vian. " D'abord, ça devrait être interdit, les bals costumés. Ça assomme tout le monde et au vingtième siècle, on n'est tout de même plus d'âge à s'habiller en bandit sicilien ou en grand air de la Tosca juste pour avoir le droit d'entrer chez des gens dont on fréquente la fille... "

  • Chroniques de jazz

    Boris Vian

    Boris Vian n'aura jamais fini de nous étonner, (ce qui est une raison supplémentaire de ne jamais désespérer). Et de même que ses romans sont d'une actualité de plus en plus troublante, de même ses chroniques - où le jazz est souvant prétexte aux luttes passionnées d'un homme libre - par leur vivacité, leur ironie et leur amour, ont une jeunesse miraculeusement préservée. Réunies en volume, elles ont même un "punch" supplémentaire : c'est qu'on ne lutte jamais assez contre la bêtise, l'ignorance, la méchanceté, et que le bon Vian est un pourfendeur infatigable, un polémiste irrésistible, un attaquant sagace et généreux. Ceux qui connaissent ces chroniques ne manqueront pas d'être attendris, mais toujours étonnés ; quant aux autres, ils trouveront là un vin généreux d'une force inaltérée. Et quel plaisir rare que celui de la découverte !

  • Jazz in Paris

    Boris Vian

    En 1948, Boris Vian est choisi par une radio de New York pour présenter aux auditeurs " amerlauds " le jazz tel qu'il se crée à Paris depuis les années trente. Pendant près de deux ans, il prend plaisir à enchaîner les disques des jazzmen français ou des groupes franco-américains enregistrés en France. Il le fait dans un anglais bien à lui, avec son élan habituel _ variations comiques et stylistiques, jeux de mots bilingues, fantaisie et humour _, mais aussi avec le sérieux du connaisseur pédagogue.
    Voici donc en édition bilingue un (ultime?) complément indispensable aux quelque 1 200 pages de chroniques de jazz déjà publiées du vice-président du Hot Club de Paris. Il se révèle toujours, même dans des textes d'une forme convenue, un instructeur aimable et un écrivain brillamment original que chaque titre de jazz peut faire glisser vers les régions fécondes de l'imaginaire.
    Gilbert Pestureau

  • Théatre

    Boris Vian

    Boris Vian naît le 10 mars 1920 à Villed'Avray. - Elevé dans le plus parfait mépris de la Trinité Sociale : Armée, Eglise, Argent" (Noël Arnaud), il passe son baccalauréat latin-grec à quinze ans. Il apprend la trompette. 1939 : le 6 novembre, il est admis, avec un rang moyen, à Centrale. 1943 . ingénieur à l'Association Française de Normalisation, Vian s'y distingue en établissant une "Norme des Injures", Il écrit "Troubles dans les andains" (qui ne paraîtront qu'en 1966) et "Vercoquin et le Plancton", texte que Jean Rostand fait lire à Queneau. Sartre, Camus, Prévert sont de ses amis. 1946: Vian entre à l'Office Professionnel du Papier et du Carton, et c'est la qu'il termine "l'Ecume des jours", puis "l'Automne à Pékin", Il publie, sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, "J'irai cracher sur vos tombes". Gros succès (un demi-million d'exemplaires vendus), et scandale (le livre est interdit). 1947:Boris Vian renonce à son poste à l'Office. Il fait désormais figure de "roi" de Saint-Germain-des-Prés. Il joue au Tabou, puis publie "L'Ecume" et "L'Automne". C'est le temps des caves. Mais Vian se détachera bient6t d'un quartier qui lui doit sa légende. 1950 : représentation de "L'Equarrissage pour tous". Echec. 1950/1951 : Vian écrit l'Arrache coeur, que Gallimard refusera. "Découragé, harcelé ", écrit Noël Arnaud, Vian met un terme à sa carrière de romancier. Il abandonne la trompette. 1953 : Vian publie "L'Arrache coeur", avec un avant-propos de Queneau. 1955: entre ses diverses activités (trompette, littérature, bricolage d'envergure, économie, sciences, Journalisme), Boris compose des chansons (plus de 400), parmi lesquelles le Déserteur. 1959 : Boris Vian donne des signes d'extrême fatigue. Il meurt le 23 juin, à 39 ans, pendant la projection privée du film tiré de "J'irai cracher sur vos tombes".

  • Conte de fées à l'usage des moyennes personnes, écrit en 1941, échappe simplement à la définition. C'est déjà du Boris Vian, bien avant L'Ecume des Jours, L'Arrache-Coeur ou L'Herbe Rouge.
    "Il était une fois un prince beau comme le jour. Il vivait entre son chien et son cheval, à l'orée d'un bois, dans un château aux murs gris et au toit mauve..."

  • Chez le même éditeur POEMES Je voudrais pas crever ROMANS L'Arrache-Coeur L'Ecume des Jours THEATRE Les Bâtisseurs d'Empire, Le Goûter des Généraux L'Equarrissage pour tous Le Dernier des Métiers Aux Editions de la Jeune Parque Chroniques de Ja

  • On n'y échappe pas

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    • Fayard
    • 15 Janvier 2020

    Décembre 1950. Frank Bolton, un jeune colonel de l'US Army, rentre de la guerre de Corée avec une main en moins. À peine sa famille et sa ville natale retrouvées, il s'aperçoit que, l'une après l'autre, toutes les filles qu'il a aimées tombent sous les coups d'un assassin. Avec Narcissus, son ami détective, il se lance sur sa piste dans une noirceur croissante.
     
    Boris Vian imagina le déroulé de ce roman aux accents sullivanesques, en écrivit quatre chapitres et s'arrêta là. Pour les cent ans qu'il aurait eus, ses héritiers ont confier à l'OuLiPo la mission d'écrire la suite manquante. L'Ouvroir a répondu oui.
    Un cadeau pareil, on n'y échappe pas.
     
    J'ai un sujet de roman policier que j'écris pour Duhamel (série noire). C'est un sujet tellement bon que j'en suis moi-même étonné et légèrement admiratif.
    Si je le loupe, je me suicide au rateloucoume et à la banane frite.
    Boris Vian.

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