Robert Laffont

  • Ce livre lève le voile sur une page décisive de l'Histoire.0300 Quand de Gaulle assume une fois de plus les pouvoirs de la République, en mai 1958, et forme un nouveau gouvernement, l´Algérie est à feu et à sang depuis cinq ans. Et il semble bien être le seul à pouvoir tirer la France de ce bourbier. Mais choisira-t-il l´indépendance ou la fermeté ? Après avoir prononcé le slogan   « Vive l´Algérie française » à Mostaganem, puis le fameux « Je vous ai compris » à Alger, il suscite de grands espoirs parmi les Algériens français. Aussi, le 16 septembre 1959, son discours télévisé créé la stupeur : il lève l´ambiguïté grandissante de son attitude face au conflit et lâche le mot tabou d´« Autodétermination »... Un basculement décisif, le rejet de « l´intégration » : le chef de l´État offre aux Algériens le choix entre l´association et la sécession. Et c´est donc la volonté de la population musulmane, très largement majoritaire, qui l´emportera. Les partisans de l´Algérie française crient aussitôt à la trahison... et c´est le début de l´affrontement.
    Ce choix pour l´autodétermination a-t-il relevé d´une mûre réflexion, après bien des hésitations, ou d´une décision secrète prise de longue date ? En analysant de très nombreux témoignages, souvent contradictoires, en mettant en perspective les événements politiques, sociaux et culturels précédant le discours du  16 septembre 1959, Benjamin Stora tente de cerner les raisons profondes qui ont présidé à cette décision finale.0300La politique algérienne du général de Gaulle a été l´un des enjeux majeurs de sa présidence, et a cristallisé bien des passions et des haines. Porté au pouvoir par les partisans de l´intégration, en mai 1958, alors que l´Algérie est à feu et à sang depuis quatre ans, le Général adopte face au conflit une attitude de plus en plus ambiguë. Aussi, le 16 septembre 1959, son discours télévisé crée la stupeur et marque un basculement décisif : il lâche soudain le mot tabou d´«autodétermination»... et offre aux Algériens le choix entre l´intégration et la sécession. Les partisans de l´Algérie française crient aussitôt à la trahison... et c´est le début de l´affrontement. Avec un grand talent d´historien, Benjamin Stora tente de cerner les motivations de cette mystérieuse décision.0400TABLE DES MATIÈRES      Chapitre I : 16 septembre 1959. Le jour où de Gaulle a parlé Le conseil des ministres L'enregistrement Le discours : de Gaulle à la télévision Comment le FLN a entendu de Gaulle Premiers signes de nervosité Fin de journée   Chapitre II : 1959, l'année « nouvelle » Sur les écrans et dans les livres Une nouvelle République La nouvelle société française : jeunesse et consommation Les anciennes confidences du nouveau président Une guerre nouvelle en Algérie L'émergence d'un monde nouveau   Chapitre III : Les raisons stratégiques de la décision L'impossible intégration ?
    Une question de civilisation...
    La difficile victoire par les seules armes Une immigration algérienne active, menaçante La guerre trop chère Sortir la France de l'isolement international L'attitude américaine Les risques pris par le général de Gaulle   Chapitre IV : Les semaines avant le discours L'ère du soupçon Douce France La guerre et l'offensive militaire durant l'été 1959 Une décision dans la solitude Le conseil des ministres du 26 août 1959 Fin août 1959 : la « tournée des popotes » La rencontre avec Eisenhower Les jours avant le discours     Chapitre V : Les réactions françaises au discours du 16 septembre La gauche partagée La droite ébranlée Les Européens désillusionnés, les parlementaires algériens alarmés Les activistes mobilisés L'armée désarçonnée De Gaulle libéré   Chapitre VI : Les réactions algériennes, troubles et certitudes Rapports de force Les luttes de pouvoir Les déclarations des nationalistes algériens « Un seul héros, lepeuple ! » La peur d'un piège Chapitre VII : Après le 16 septembre La guerre n'est pas finie Le temps des négociations Ruptures d'équilibre

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