Albert Ciccone

  • Handicap et mort, ce thème est encore, à double titre, tabou. Pourtant cette question est essentielle, fondamentale. Chaque soignant y est confronté, notamment dans les situations de handicap lourd, de maladie évolutive, dégénérative, dans le travail auprès des sujets en fin de vie, mais aussi partout dans le quotidien des pratiques.

    La question de la mort est envisagée à tous les âges de la vie, et dans des contextes divers. Depuis le deuil périnatal jusqu'à la fin de vie des sujets vieillissants. Depuis la « condamnation à mort » que représentent certains handicaps, certaines maladies génétiques, jusqu'aux handicaps provoqués par des actes suicidaires. Les auteurs parlent de l'approche individuelle, institutionnelle, familiale, groupale, sociétale de la mort. Ils rendent compte de la manière dont le sujet en situation de handicap et son entourage - familial, fraternel, institutionnel - sont convoqués par la question de la mort, réelle, imaginée ou fantasmée.

    Ce livre est issu du 12e séminaire interuniversitaire international sur la clinique du handicap (SIICLHA).

  • Sous prétexte d'aide, d'accompagnement, d'intégration, de soin, les pratiques sociales et les liens aux sujets en situation de handicap peuvent être porteurs de violences non seulement manifestes mais souvent clandestines.

    Comme dans toutes les relations humaines, la violence est mobilisée dans tous les liens autour des sujets atteints par le handicap. En quoi celle-ci est-elle inévitable, voire aux fondements des liens ? Quelle est la part inutile, évitable, désorganisatrice de la violence ?

  • Fondé sur une très riche expérience clinique et sur la recension des travaux psychanalytiques, cet ouvrage présente et analyse les modalités de constitution et de développement de la vie psychique.   Texte réactualisé à l'occasion de cette 3e édition.
     

  • Cet ouvrage est entièrement consacré à la subjectivité de la personne handicapée. Que peut dire la personne handicapée de son expérience singulière, en partant de l'hypothèse que toute personne humaine, aussi démunie soit-elle, a quelque chose à dire de sa position subjective ? Encore faut-il l'entendre... Peu de publications font place à cette dimension qui implique d'interroger les places respectives du Soi et de l'Autre. Car la question de la subjectivité engage celle de l'identification. Comment s'identifier à une personne qui paraît si différente ? Si loin de notre expérience quotidienne et de nos certitudes perceptives, de nos éprouvés corporels ? Bref de nos présupposés inquestionnés ? Qu'avons-nous en commun ? Malgré les conséquences invalidantes et l'impact de la réalité traumatique et traumatisante, les personnes atteintes d'un handicap ont quelque chose à dire et nous avons quelque chose à entendre. Simone Korff-Sausse est psychanalyste et maître de conférence à l'université Paris 7 (CEPP). Albert Ciccone est psychanalyste et professeur à l'université Lyon 2 (CRPPC). Sylvain Missonnier est psychanalyste et maître de conférences à l'université Paris 10 (LASI). Roger Salbreux est pédopsychiatre (ANECAMPS, AIRHM, Conseil national du handicap). Régine Scelles est psychologue clinicienne et professeur à l'université de Rouen (PRIS).

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