Alain Faure

  • Oeuvre d'historien, ce livre se lit comme un roman. Le lecteur est entraîné sur les pas de Champollion, erre comme lui dans l'aventure du déchiffrement des hiéroglyphes ; il a les yeux de Champollion sur le monde, partage ses rêves, ses doutes et les affres de sa santé précaire, sillonne des contrées lointaines en sa compagnie, réagit aux attaques des jaloux qui lui contestent la gloire de sa découverte. Cette somme révèle des épisodes jusqu'ici inconnus de la vie du savant, notamment les années passées à Grenoble où les guerres napoléoniennes et la Restauration eurent un fort retentissement.

  • Le roman retrace la quête de vérité d'un homme dont le destin familial a été brisé par la guerre. Élevé par sa grand-mère qui nourrit l'espoir du retour de son fils disparu à la fin de la seconde guerre mondiale, Pierre grandit dans l'ombre de ce lourd secret. À 25 ans pour en avoir le coeur net, le jeune homme décide de partir sur les traces de son mystérieux géniteur. Au fil des rencontres, il se mue en enquêteur et réveille les fantômes du passé pour reconstituer la trame de l'histoire. Quelle n'est pas sa surprise quand il découvre que derrière le soldat engagé dans l'armée allemande se cache un déserteur au coeur tendre passionné par l'apiculture. Durant cette période troublée, entre règlements de comptes, mensonges et une sombre affaire de trafic, difficile de démêler le vrai du faux.

  • Plus de 200 élus locaux sur le divan pour percer l'énigme du goût du pouvoir...

    Pourquoi les élus des collectivités territoriales se sont-ils lancés dans la compétition électorale ? D'où leur vient cette passion ? Comment racontent-ils leurs combats ?
    Alain Faure a choisi de décrypter les promesses et les trophées de la politique locale à partir de témoignages personnels. Il nous invite à découvrir l'empreinte des émotions politiques de l'enfance, l'adrénaline du pouvoir et les récits passionnés sur le bien commun local.

    À l'heure où le divorce d'une grande partie de la population avec les élites politiques semble consommé et où les affaires de corruption font florès, Alain Faure dévoile une autre facette de la politique, vécue de l'intérieur. Dans un texte accessible et vivant, fruit de recherches documentées menées en France, en Italie et au Japon, l'ouvrage propose un éclairage humain et souvent intimiste des mystères du « goût du pouvoir local ». Cette approche comparative offre une analyse stimulante sur les motifs de l'engagement politique local, sur le coeur et les invariants du métier politique.

  • Comment l'effroi face à la mort et les angoisses face à l'impuissance publique deviennent-ils politique ? Quelle place les gouvernements accordent-ils aux personnes fragiles et aux reclus ?
    Aussitôt que l'on ouvre un écran, tend l'oreille, lit un carnet de confinement ou que l'on échange quelques mots à l'improviste (et à distance) sur le palier avec un voisin, on est saisi par cette évidence : le traitement médiatique de la crise du Covid-19 et son expression dans les réseaux sociaux donnent lieu à des manifestations émotionnelles d'une densité, d'une intensité et d'une portée qui sortent du commun. Je propose ici de m'inspirer de travaux en cours sur les émotions politiques, et notamment la place des larmes dans l'engagement politique, pour éclairer deux épreuves émotionnelles propres à la crise du Covid-19 : l'effroi face à la maladie et à la mort d'une part, les angoisses de la population face à l'impuissance des autorités publiques d'autre part. "

  • Comment l'effroi face à la mort et les angoisses face à l'impuissance publique deviennent-ils politique ? Quelle place les gouvernements accordent-ils aux personnes fragiles et aux reclus ?
    Aussitôt que l'on ouvre un écran, tend l'oreille, lit un carnet de confinement ou que l'on échange quelques mots à l'improviste (et à distance) sur le palier avec un voisin, on est saisi par cette évidence : le traitement médiatique de la crise du Covid-19 et son expression dans les réseaux sociaux donnent lieu à des manifestations émotionnelles d'une densité, d'une intensité et d'une portée qui sortent du commun. Je propose ici de m'inspirer de travaux en cours sur les émotions politiques, et notamment la place des larmes dans l'engagement politique, pour éclairer deux épreuves émotionnelles propres à la crise du Covid-19 : l'effroi face à la maladie et à la mort d'une part, les angoisses de la population face à l'impuissance des autorités publiques d'autre part. "

  • Placés contre leur gré en situation d'isolement pendant de longues semaines, des milliers d'hommes et de femmes ont pris la plume sur Internet, dans la presse et dans différents cercles sociaux pour exprimer leurs états d'âme. Ces pensées confinées offrent aux politistes un matériau précieux sur le processus mal connu d'intimisation de la politique.

    Les informations sur le Covid-19 sont entrées dans les foyers chargées de la peur de la mort. Ce saisissement initial s'est propagé beaucoup plus vite que le virus lui-même, marquant fortement les opinions. On en trouve des traductions politiques directes dans les médias et sur les réseaux sociaux, avec les nombreuses controverses relatives au péril climatique, au capitalisme mortifère, à l'irresponsabilité des élites ou encore à l'impuissance publique.

    Mais avec le confinement généralisé, la vague émotionnelle a aussi pris une tournure politique inattendue.

  • Placés contre leur gré en situation d'isolement pendant de longues semaines, des milliers d'hommes et de femmes ont pris la plume sur Internet, dans la presse et dans différents cercles sociaux pour exprimer leurs états d'âme. Ces pensées confinées offrent aux politistes un matériau précieux sur le processus mal connu d'intimisation de la politique.

    Les informations sur le Covid-19 sont entrées dans les foyers chargées de la peur de la mort. Ce saisissement initial s'est propagé beaucoup plus vite que le virus lui-même, marquant fortement les opinions. On en trouve des traductions politiques directes dans les médias et sur les réseaux sociaux, avec les nombreuses controverses relatives au péril climatique, au capitalisme mortifère, à l'irresponsabilité des élites ou encore à l'impuissance publique.

    Mais avec le confinement généralisé, la vague émotionnelle a aussi pris une tournure politique inattendue.

  • Derrière des définitions simples et des champs d'aplications apparemment balisés le principe de subsidiarité révèle une étonnante complexité tant par ses usages politiues que par ses interprétations politiques. Ici s'ouvre un débat en testant la subsidiarité comme régime, comme principe d'organisation et comme norme de séparation des pouvoirs. Des exemples poussent la réflexion avec l'analyse des politiques publiques dans le domaine du tourisme, de la gestion de l'eau, de la culture..., et les échanges politiques dans les régions et au sein de l'Union européenne.

  • The Arctic region is undergoing dramatic transformation. With the melting of ice, the circumpolar region is subject to increasing forces of globalization, and navigating through the Northwest and the Northeast passages is rapidly emerging as a practical and commercial position. How can science calculate and assess the scale of change in this geographic space ? To what extent are the Native populations listened to and act as active participants in decision-making concerning the Arctic ? What is the present state of Arctic governance ? What role can be played by the others countries ?

  • Erosion du pouvoir des Etats, gouvernance multi-niveaux, montée en puissance des villes et des agglomérations illustrent la complexité croissante des emboîtements et des superpositions de responsabilités entre les niveaux d'intervention publique. Ces transformations mettent les politiques publiques "à l'épreuve" des changements d'échelles. Ces déplacements de compétences modifient les formes et les contenus de l'action publique aujourd'hui.

  • Cet ouvrage présente une série d'analyses critiques sur la territorialisation des politiques publiques en France et en Europe. Il étudie les politiques publiques à l'épreuve des territoires ; engage une incursion "dans la boîte à outils" des collectivités locales ; resitue les analyses "sur le terrain politique" des compétitions électorales et des stratégies de pouvoir. Ces travaux combinent science politique, sociologie et géographie.

  • Avec la fin du «siècle de l'automobile» et de l'«ère du pétrole», ce sont aussi la télévision, les industries de programme et les industries culturelles en général qui sont entraînées dans une crise profonde, subissant la désaffection d'une partie croissante de la population. L'ensemble du système consumériste s'avère aujourd'hui caduc. Dès son origine, Ars Industrialis a soutenu que le consumérisme constitue un processus autodestructeur, soumettant les technologies d'information et de communication à l'hégémonie d'un marketing irresponsable et empêchant la formation d'un nouvel âge industriel. Car au cours de la dernière décennie, un autre modèle comportemental est apparu qui dépasse l'opposition de la production et de la consommation, dont le logiciel libre et les licences creative commons sont les matrices conceptuelles et historiques. Ce nouveau modèle constitue la base d'une économie de la contribution. Il permet d'espérer qu'après la domination de la bêtise systémique à laquelle aura conduit le consumérisme, les technologies numériques seront mises au service d'une nouvelle intelligence collective et d'un nouveau commerce social - pour autant qu'émergent une volonté politique et une intelligence économique nouvelles, et que s'engage la lutte pour en finir avec la mécroissance.

  • Après un rappel des origines de la Société des Missions Etrangères, ce premier volume analyse les événements et les principales institutions, politiques, sociales et religieuses, d'une société siamoise qui, par son refus de se convertir, constitue une incompréhensible énigme pour les missionnaires. Faut-il donc s'obstiner à évangéliser les Siamois ? Tentatives, débats, échecs accompagnent le repliement sur elle-même d'une mission française désorientée et qui en vient à se vouer exclusivement à la formation de futurs prêtres pour le Tonkin, la Cochinchine et la Chine.

  • Dans ce dernier volume sont exposés les fondements et principes d'action qui distinguent les missionnaires français et qui orientent leur oeuvre de formation d'un clergé comme d'organisation des chrétientés au Tonkin. Les modalités concrètes de la présence missionnaire étant ainsi cernées, l'oeuvre peut déboucher sur l'étude des raisons de la conversion et du dynamisme chrétien au Tonkin, qui permet de mieux éclairer les raisons de la non-conversion et de l'échec missionnaire au Siam.

  • Ce second volume dresse d'abord le cadre événementiel et institutionnel qui au Tonkin, détermine une histoire missionnaire mouvementée. C'est dans la clandestinité que quelques hommes entreprennent et parviennent à former un clergé tonkinois au sein de dynamiques chrétientés. En cela, ils se heurtent à l'opposition des jésuites sous patronage portugais et doivent composer avec les dominicains sous patronage espagnol. Leurs successeurs n'échapperont pas aux terribles évolutions d'un catholicisme occidental qui se fait clérical, inamical à ses propres fidèles et intolérant.

  • Les politiques locales constituent-elles un terrain d'observation privilégié pour comprendre les transformations plus générales de l'action publique en Europe ? L'hypothèse mérite d'être débattue à l'heure où certaines solidarités nationales s'érodent (en matière d'emploi, de protection sociale, de cohésion urbaine, d'aménagement rural...) et où l'économie se développe sur un mode de plus en plus lié aux flux internationaux de capitaux, d'investissement et même de main-d'oeuvre. Un curieux paradoxe veut que le débat sur l'efficacité des interventions publiques place souvent les collectivités territoriales en première ligne. Sollicitées sur des objectifs aussi ambitieux que la lutte contre l'exclusion, l'attractivité du territoire ou la sécurité des individus, ces dernières sont sommées d'inventer des techniques de gestion et des formes de légitimation à la hauteur des défis en présence. En examinant des politiques locales dans plusieurs secteurs d'activité et au sein de différents pays européens, cet ouvrage décrypte cette tendance et ses implications politico-administratives. On attache notamment une attention particulière à la nature et à la portée des modèles explicatifs centrés sur les « systèmes locaux » dans les différents pays européens. On étudie aussi les spécificités fortes apparues ces dernières années dans la mise en oeuvre des politiques publiques locales qui font des interventions publiques un espace d'action collective. Ces spécificités semblent invalider pour partie les grilles classiques d'analyse des politiques publiques (analyse séquentielle, fonctionnalisme, néo-corporatisme...) et ouvrent un champ de réflexion sur la dynamique des institutions. Les pratiques innovantes que cherchent à promouvoir les élites territoriales (services publics locaux, initiatives de développement local, politiques d'intégration) annoncent peut-être des mouvements d'idées moins liés que par le passé aux traditionnelles notions d'intérêt général et de continuité territoriale, et sont révélatrices des nouveaux enjeux et des nouvelles modalités de l'action publique contemporaine.

  • Le présent ouvrage rassemble les communications présentées lors d'une conférence internationale tenue à Paris en décembre 1984. Cette conférence a été le moment fort d'un travail de réflexion, engagé dès 1983 et poursuivi depuis, mené en collaboration entre le Laboratoire C.N.R.S./Paris VII "Tiers-Monde, Afrique", le Central African Project de l'Université Columbia de New York, le Centre d'Etudes et de Documentation sur l'Afrique de Bruxelles. Ce livre se veut à la fois un bilan provisoire des connaissances sur une révolte populaire africaine majeure du milieu du XXème siècle, et une recherche méthodologique sur l'histoire des mouvements de résistance rurale à partir d'une étude de cas. Les réflexions soulignent la nécessité de rejeter les vieux clichés dualistes ou manichéens pour saisir la complexité des forces, les tensions et les contradictions mises en jeu dans le mouvement de nouveaux dynamismes sociaux, économiques et politiques. De ce point de vue, l'étude de cas gagne beaucoup à être confrontée, dans une approche comparatiste, à l'étude d'autres manifestations de contestation ou d'autres tentatives, ratées ou réussies, de prise de pouvoir en Afrique. Deux problèmes majeurs sont, enfin, posés avec acuité : celui des sources et de leur interprétation ; celui de la subjectivité des approches et de la difficulté de concilier les analyses des "observateurs-chercheurs du dehors" et des "militants-acteurs du dedans".

  • Le présent ouvrage rassemble les communications présentées lors d'une conférence internationale tenue à Paris en décembre 1984. Cette conférence a été le moment fort d'un travail de réflexion, engagé dès 1983 et poursuivi depuis, mené en collaboration entre le Laboratoire C.N.R.S./Paris VII " Tiers-Monde, Afrique ", le Central African Project de l'Université Columbia de New York, le Centre d'Etudes et de Documentation sur l'Afrique de Bruxelles. Ce livre se veut à la fois un bilan provisoire des connaissances sur une révolte populaire africaine majeure du milieu du XXe siècle, et une recherche méthodologique sur l'histoire des mouvements de résistance rurale à partir d'une étude de cas. Les réflexions soulignent la nécessité de rejeter les vieux clichés dualistes ou manichéens pour saisir la complexité des forces, les tensions et les contradictions mises en jeu dans le mouvement de nouveaux dynamismes sociaux, économiques et politiques. De ce point de vue, l'étude de cas gagne beaucoup à être confrontée, dans une approche comparatiste, à l'étude d'autres manifestations de contestation ou d'autres tentatives, ratées ou réussies, de prise de pouvoir en Afrique. Deux problèmes majeurs sont, enfin, posés avec acuité : celui des sources et de leur interprétation ; celui de la subjectivité des approches et de la difficulté de concilier les analyses des " observateurs-chercheurs du dehors " et des " militants-acteurs du dedans ".

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