fr
Bookeenstore 0 Panier
Menu
chargement
chargement
chargement
chargement
chargement
chargement

Dictionnaire de la musique

de

Editions Jean-Paul Gisserot | | Fiche technique
2,99 €
Format EPUB | Adobe DRM (En savoir plus sur les formats)
Téléchargement immédiat | Lecture multi-support

Résumé

Extrait

A

ABSIL Jean (1893-1974) : compositeur belge. Né à Peruwelz, il utilisa des formes classiques (concerto pour piano, symphonies) et acquit peu à peu, après 1945 surtout, un style personnel.

Brillant dans le domaine de l’instrumentation et dans l’usage de la polytonalité, Absil fut directeur de l’Académie de musique d’Etterbeek et cofondateur de la Revue internationale de musique. Citons de lui l’opéra Peau d’Ane (1937), la cantate Les Bénédictions (1940) et le ballet Les Météores (1951).

ACADÉMIE : lieu d’une pratique culturelle ou artistique. L’Académie était l’école du philosophe grec Platon (IVe siècle av. J.-C.). Au Moyen Age, les académies désignèrent des sociétés savantes. A la Renaissance, les humanistes donnèrent de l’ampleur à ces sociétés. L’une d’elles, la Camerata fiorentina, est restée célèbre pour avoir favorisé des expériences qui ont conduit à l’opéra. Une académie pouvait être une société de musique, comme la fameuse Accademia dei filarmonici de Bologne.

En France, l’Académie de poésie et de musique fut officiellement fondée en 1570 par Charles IX. Antoine de Baïf (qui souhaitait réunir «musiciens et poètes et sages») et Thibaud de Courville en avaient été les instigateurs. Apparue à une époque où la poésie latine était à la mode, l’Académie en prônait l’imitation de la métrique, quitte à malmener la langue française pour parvenir à un rythme de syllabes longues et brèves. Son rôle fut surtout remarquable en ce qu’elle devint un lieu de rencontre d’artistes — dont les musiciens Costeley, Du Caurroy, Mauduit, Le Jeune — et une organisation de concerts privés. La musique pratiquée mettait un terme à l’architecture polyphonique au nom d’une nouvelle sorte d’alliance entre la poésie et la musique. D’une façon générale, les académies ont tenu une place de premier ordre dans le développement et la diffusion de la culture, et cela jusqu’au XVIIIe siècle au moins — «J’ai l’honneur d’être de dix-huit académies», disait Voltaire.

A la Renaissance, la beauté résidait d’abord dans le corps humain tel que l’avaient représenté les artistes gréco-romains. Le terme d’académie désigna aussi la pratique graphique du nu dans les écoles d’art, d’après modèle vivant.

Le pouvoir des académies, lié en France à la centralisation, ne cessa de croître au XVIIe siècle, jusqu’à devenir parfois l’exercice d’un monopole. Après l’Académie française (1635) puis l’Académie de peinture (1648), l’Académie royale de danse fut fondée en 1661 (elle s’ouvrit aux danseuses en 1681) et l’Académie royale de musique, en 1669. Celle-ci avait la charge des représentations d’opéras et c’est de cette situation de monopole que Lully tirera parti.

Le style académique désigna peu à peu le style officiellement admis et considéré. Ce fut contre ce style (et son pouvoir) que les artistes du XIXe siècle, désireux d’avoir accès au public, s’insurgèrent. Le terme d’académisme prit dès lors une connotation péjorative (reprise de formes et de procédés connus, manque d’originalité).

A CAPPELLA : dans le style de la chapelle (cappella, en italien). La musique a cappella est vocale et sans accompagnement instrumental. Cette définition date du XVIe siècle, lorsque furent distingués le style sacré (ou antico ou a cappella) et le style profane.

Le chant byzantin et le chant grégorien étaient a cappella, de même que de nombreuses œuvres polyphoniques de la Renaissance (les chansons de Janequin ou les motets de Lassus, par exemple). A l’époque, les instruments n’avaient, de toute façon, pas de partie indépendante notée. Le développement, au XVIe siècle, de l’art profane et de la musique instrumentale conduisit l’Eglise à exiger de la musique dite religieuse plus de simplicité et de liturgie. Après le concile de Trente, Palestrina illustra le style a cappella. Mais l’écriture a cappella ne fut bientôt qu’un procédé de composition parmi d’autres.

Le XIXe siècle, en découvrant le chant grégorien et l’œuvre de Palestrina, remit en vogue la musique a cappella. Il y entendait surtout séraphisme et extase mystique. Parmi les compositions récentes, citons Rechants de Messiaen.

ACCESSOIRES : sont parfois classés parmi les accessoires des instruments de musique dont le rôle est simplement rythmique ou pittoresque (castagnettes, clochettes, grelots, par exemple). Les interprètes pourraient éventuellement s’en passer, comme les comédiens peuvent se passer de décors et de costumes, accessoires du théâtre.

ACCORD : émission simultanée de trois sons ou plus, de hauteur différente. L’émission successive de ces mêmes sons est un arpège.

Le nombre d’accords possibles est très important, mais tous ne sont pas répertoriés. L’harmonie est notamment l’étude des accords et de leur utilisation. Dans l’harmonie classique, un accord peut être consonant ou dissonant. Un accord parfait est l’émission simultanée de la tonique, de la médiante et de la dominante d’une gamme.

ACCORDÉON : instrument à soufflet et à anches métalliques pourvu d’un clavier.

C’est en 1829 que l’Autrichien C. Demian déposa un brevet pour un «accordion» qui, après diverses transformations, devint le populaire «piano à bretelles». L’accordéon a été, par excellence, l’instrument de musique des bals populaires. Les compositeurs l’ont quelquefois utilisé, Chedrine par exemple dans une Suite de chambre (1965).

Le bandonéon utilisé en Amérique du Sud pour accompagner le tango est un dérivé de l’accordéon.

ACOUSTIQUE : du grec akouein (entendre), science des sons* et, par extension, qualité auditive d’un local ou du timbre d’un instrument de musique.

Le principe fondamental de l’acoustique est qu’un corps produit des sons dans la mesure où il est en état de vibration, c’est-à-dire s’il exécute de rapides oscillations qui provoquent des ondes — comme fait un caillou tombant dans l’eau, pour utiliser une image grossière. La première onde est dite fondamentale et les autres sont les harmoniques.

Les sons normalement audibles par l’oreille humaine sont généralement compris entre 20 et 20 000 hertz (vibrations par secondes). Au-dessous de 20 hertz commence le domaine des infra-sons; au-dessus de 20 000, celui des ultra-sons. Le la du diapason est d’environ 440 hertz.

La science de l’acoustique date de l’Antiquité. Pythagore avait découvert le rapport qui existe entre la hauteur du son et la longueur de la corde qui le produit. Les qualités acoustiques des théâtres grecs (Epidaure, par exemple) ou romains font notre admiration. C’est au XVIIe siècle que l’acoustique s’est réellement constituée comme science, avec les travaux de Galilée, Mersenne et, plus tard, Newton. Leurs recherches conduisirent aux inventions du XIXe siècle : le téléphone (Bell, 1876) et le phonographe (Edison, 1878).

Lire la suite

De la même catégorie

9782755803662

Avis des lecteurs

Noter cet ebook :
Publier mon avis :
Fermer

Partager mon avis

Bookeen Diva
Vous voulez lire « Dictionnaire de la musique » en toute mobilité ?
Lisez cet ebook sur une liseuse Bookeen.

Informations

Titre Dictionnaire de la musique
Auteur
Editeur Editions Jean-Paul Gisserot
Date de publication 1 juin 2012
Catégorie Musique
Langue FR
Date de livraison Immédiat (à partir de la date de publication)

Droits numériques

Ean EPUB 9782755803662
Type de protection Adobe DRM
Ean papier 9782877479189
Haut