Doggy bag saison 3

À propos

Philippe Djian poursuit son inénarrable "série" littéraire. Suspense et rebondissements s'enchaînent pour explorer une fois de plus les contradictions humaines et la complexité des sentiments.0300 Petit rappel... DansDoggy Bag 2,vous avez souffert avec David durant un laborieux marathon sous un déluge tropical dévastant la ville. Vous vous êtes révoltés avec Marc contre les administrateurs véreux de la ville. Vous vous êtes émus du coma prolongé de Joël, le petit ami de Sonia. Vous avez réprouvé les stratagèmes de Josianne pour forcer David à l´épouser. Vous vous êtes étonnés qu´elle le quitte finalement avec perte et fracas. Mais vous vous êtes réjouis de leur réconciliation sur l´oreiller et de leur somptueux mariage. Quand, à la fin de la saison 2, Irène, la mère des frères Sollens, se fait enlever par un menuisier psychopathe avec lequel elle vient de s´ébattre sauvagement à l´arrière d´une camionnette, le suspense est à son comble... Et la saison 3 arrive à point. Victor, le vieil époux éconduit, parviendra-t-il à retrouver Irène en vie grâce à ses relations haut placées ? Qu´adviendra-t-il du mariage de Josianne et de David lorsque ce dernier apprendra que sa femme n´est pas enceinte ? Joël retrouvera-t-il toutes ses facultés durant sa convalescence ? Sonia décidera-t-elle de se sacrifier pour lui ? Quant à Édith, pourra-t-elle enfin choisir entre les deux frères Sollens ? Évidemment, ce n´est pas nous qui vous le dirons...http://philippedjian.free.fr0400 Dieu merci, il ne lui avait pas arraché la croix qu´elle portait au cou. Elle se renfonça dans la sciure et les copeaux, dans le fond de la camionnette. Roger se tenait dans l´encadrement. Le soufflement de la portière s´ouvrant, coulissant sur son rail, semblait encore suspendu dans l´air. Derrière lui, le jour se couchait sur les bois, quelques nuages obscurcissaient le ciel. Un fort parfum de terre et de feuillure frappa le visage d´Irène qui sentit sur ses joues le fil glacé des larmes qu´elle avait versées sur son sort. Sa gorge était paralysée, si bien qu´elle était incapable de dire quoi que ce soit, incapable de hurler. Seul un misérable petit couinement de souris lui échappa des lèvres. Il se pencha et lui saisit une cheville. Il la tira comme un énorme gigot. Avec horreur, elle s´aperçut que c´était sa culotte qui dépassait de la poche de Roger, de sa chemisette ouverte sur son poitrail. Sa culotte qu´elle avait cherchée partout. Puis il l´empoigna ? il empoigna Irène ? et la jeta au bas de la camionnette, sur un sol pierreux. Atterrissage brutal. La forêt tourna dans les airs, autour d´elle. Le choc lui en avait coupé le souffle. Il la traîna. Elle avait à peine le temps de voir ce qui se passait, il la trimbalait au travers d´une herbe coupante, touffue, comme un vulgaire sac de linge sale qui bondissait au gré des bosses. Des brindilles craquaient à leur passage. Des oiseaux s´envolaient, traversaient le ciel qui avait pris des reflets presque verdâtres. Le journée avait pourtant été magnifique, une journée comme les mères les aimaient, mariant un fils le matin et s´envoyant en l´air en fin d´après-midi. Avec cet homme. Avec cet homme qui à présent lui avait cassé le nez et la traînait au milieu d´une clairière sans doute inaccessible, située à des kilomètres du moindre voisinage, au fin fond d´une forêt que d´improbables chasseurs fréquentaient au mieux une fois par an et qui ne figurait même pas sur les cartes de la police. Sa tête valdinguait de droite à gauche. Pourquoi faisait-il ça ? Qu´est-ce qu´elle lui avait fait ? Qu´est-ce qu´elle lui avait dit ? Qu´avait-elle dit ou fait pour que cet homme se transforme en bête sauvage ? Il s´agissait d´une carrière abandonnée. Quelques bâtiments bas, de béton armé, étaient encore debout derrière des sureaux, mais ne possédaient plus ni portes, ni volets, ni fenêtres. Elle ne criait toujours pas. Elle-même s´en étonnait. Ces bâtiments étaient particulièrement bas de plafond, particulièrement déprimants d´apparence, mais elle tenait sa panique à distance, elle s´efforçait de garder un esprit réceptif. De so

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Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782260017912

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    166 Pages

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  • Poids

    943 Ko

  • Distributeur

    Editis

  • Support principal

    ebook (ePub)

Philippe Djian

Philippe Djian est né en 1949 à Paris. C'est en voulant essayer une machine à écrire, donnée par un ami, qu'il entame l'écriture des nouvelles qui composeront 50 contre 1. Mais le succès auprès du grand public vient en 1985 avec l'adaptation au cinéma de 37°2 le matin par Jean-Jacques Beineix. Traduit dans vingt pays, le roman connaît un succès retentissant.

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