Apogée et mort de la IVe République

À propos

De 1952 à 1958 se jouent des parties décisives, dont l'avenir de la France est l'enjeu. De 1952 à 1954, la France semble à son apogée. Le niveau de vie y progresse régulièrement, l'agitation sociale y est presque nulle, les caisses de l'Etat sont pleines. Lorsque Mendès France arrive au pouvoir, il suscite des espoirs que personne, depuis la Libération, n'a su faire naître. Après la chute de son gouvernement, son action trouve un prolongement dans l'apparition d'un véritable courant d'opinion, le "mendésisme". Ce raisonnement dissimulait des trous d'ombre : la guerre d'Indochine, certes, se termine. Les crises tunisienne et marocaine semblent résolues et montrer que l'inéluctable décolonisation se déroulera relativement calmement désormais. Mais bientôt commence le déclin de la IVe République, confrontée à la guerre d'Algérie. La confusion était inextricable, l'engrenage happait les uns après les autres tous les acteurs, les pions et les témoins de cette guerre fratricide. D'une façon magistrale, l'auteur montre comment, à bout de souffle, les représentants d'une France profondément meurtrie s'en remirent à de Gaulle. De tous côtés, par un formidable malentendu, on se rallia au Général, pour des raisons parfois complètement contradictoires. Que l'homme du 18-Juin eût lui-même une idée de la France, ceux qui firent appel à lui en mai 1958 semblaient n'y avoir pas pensé.

Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire > Epoque contemporaine (depuis 1799)

  • EAN

    9782246795469

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    622 Pages

  • Action copier/coller

    Non

  • Action imprimer

    Non

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Nb Partage

    6 appareils

  • Poids

    6 042 Ko

  • Distributeur

    Numilog

  • Support principal

    ebook (ePub)

Paul-Marie de La Gorce

Historien et journaliste, Paul-Marie de La Gorce, disparu en 2004, fut aussi un homme engagé. A 16 ans, il mentit sur son âge pour rallier les rangs de la résistance et jamais il n'hésita à se rendre au cœur des pays en guerre afin de comprendre de visu. Il entretint une relation personnelle avec le général de Gaulle auquel il consacra son célèbre et désormais classique De Gaulle. La maturité du regard, la justesse des portraits, l'ascèse de l'écriture de Frère, nous sommes tous des salauds, révèlent un romancier que l'on regrette de ne pouvoir découvrir qu'aujourd'hui.

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